Hôtels Réunis : pour le relogement de tous les résidents !

Les « Hôtels Réunis » sont situés à l’angle de la rue des Haies et du passage Josseaume, dans le 20° arrondissement . Ils servent  d’hébergement d’urgence dans le cadre des dispositifs mis en place par la ville de Paris et les services sociaux. hotels réunis

Depuis 2006, les « Hôtels Réunis » sont malheureusement devenus célèbres, du fait du plomb, des murs délabrés, des souris, des cafards ,des punaises, des fuites, des sols défoncés, des plafonds qui s’effondrent, et des sanitaires rudimentaires…

Du fait de l’insalubrité du lieu, les familles hébergées aux « Hôtels Réunis » ont été relogées en 2006 et en  2009 .

Mais en 2011, une nouvelle vague de 12 familles avec 33 enfants y a été parachutée, du fait de la pénurie d’hébergements à Paris. Les familles reçurent rapidement un avis d’expulsion, car la Mairie de Paris a fait préemption sur l’hôtel par une déclaration d’utilité publique, pour le transformer en une résidence de jeunes travailleurs, et mettre fin ainsi à des conditions de vie inacceptables.

Pour le relogement de tous les résidents

Les familles se sont fait accompagner par l’Espace Solidarité Habitat Fondation Abbé Pierre et le 3 juillet 2012, le tribunal de grande instance de Paris a rendu un jugement obligeant la Mairie de Paris a reloger toutes les familles « quelle  que soit leur situation administrative ». La Mairie de Paris a fait appel des décisions du jugement, mais rien n’est encore définitif . Les associations Solidarité Habitat, RESF et la Ligue des droits de l’Homme se sont engagés aux côtés des habitants.

En ce mois de mars 2015, le relogement des familles est bien entamé mais il reste des situations critiques . Lors d’une réunion, la Mairie de Paris s’était engagée à reloger tous les habitants ayant un titre de séjour de plus de six mois . A ce jour, quatre familles ont des conditions de vie qui se sont complètement normalisées puisqu’elles ont été relogées ainsi qu’ un homme seul et un couple  . Une famille va obtenir son logement sous peu, et une autre attend une proposition. Trois  familles sont hébergées en résidence en attendant  leur relogement .

Mais deux familles  avec de très jeunes enfants  ne se voient toujours pas proposer de solution de logement pérenne et adaptée, deux ans et demie après l’injonction de la Mairie de Paris à reloger toutes les familles . A une famille avec 4 enfants de moins de 6 ans, on a proposé deux chambres  d’hôtel séparées d’une bonne distance avec  des toilettes et douches communes dans un même local et une cuisine collective à un autre étage, tout cela dans un hôtel à une demie heure de l’école des enfants. Pourquoi proposer si précipitamment une solution si peu adéquate . Les familles attendent un logement !

Un nouvel arrêt du 22 janvier 2015 confirme le jugement initial en matière d’obligation de relogement et modifie légèrement le montant de certaines indemnités de compensation du préjudice pour les familles. La Mairie de Paris a fait appel des décisions du jugement, mais rien n’est encore définitif .

Nous voulons que toutes les familles soient relogées et qu’elles soient indemnisées comme le tribunal de grande instance de Paris l’a décidé .

Des lycéens du 20° vivent dans la rue

Savez-vous qu’à l’heure actuelle, et dans les lycées parisiens, des jeunes vivent et dorment dehors et arrivent en cours sans rien avoir mangé ?

Ils sont mineurs et, bien que leurs papiers attestent de leur minorité, l’Aide Sociale à l’Enfance refuse de les prendre en charge.

D’autres ont été surpris par leur majorité, alors qu’ils étaient en plein milieu de leur formation et ont pourtant été mis à la rue.

Le nombre de ces situations à déplorer s’est accru cette année de manière impressionnante. Près de 40 lycées sont concernés, dans presque tous les arrondissements parisiens. Parmi les 400 mineurs et jeunes majeurs scolarisés à Paris, la moitié à peine bénéficie d’un suivi éducatif et, un bon quart dort dehors.

Dans le XXe arrondissement, à  l’EREA Édith Piaf et au Lycée Étienne Dolet, plusieurs jeunes élèves isolés, dont des mineurs, ne bénéficient d’aucune prise en charge ni de titre de séjour.

Néanmoins, dans notre arrondissement et dans les autres, ces jeunes viennent en cours et réalisent des progrès impressionnants. Tant est grande leur volonté d’intégration, ils ne se laissent pas décourager par les conditions inhumaines avec lesquelles ils sont traités.

Et lorsqu’ils demandent à être régularisés, de nouveau, ils se voient opposer des refus et, trop souvent, des obligations de quitter le territoire français.

La loi nous oblige à prendre en charge les mineurs isolés, l’humanité nous oblige à favoriser leur intégration sans les enfoncer dans la clandestinité.

On trouvera plus d’information dans le très intéressant guide d’ AutonoMIE : L’accompagnement des mineurs isolés étrangers – informer, orienter, protéger à l’adresse infomie.net/spip.php?article1425 sur le site d’ InfoMIE infomie.net

Nous, enseignants, parents d’élèves, citoyens, demandons à ce que l’Aide Sociale à l’Enfance accomplisse sa mission de suivi des mineurs et des jeunes majeurs en cours de formation. Qu’aucun d’entre eux n’aille à l’école après avoir passé la nuit dehors.

Nous demandons à ce que la régularisation cesse de leur être systématiquement refusée.

Collectif créé début juillet sur l’Est parisien suit et aide ces jeunes et cherche des solutions viables pour leur assurer le minimum de nourriture et logement.

Dans le même temps, au nom des droits de l’enfant, nous militons pour que la loi soit changée afin que ces jeunes puissent avoir une vie normale jusqu’à la fin de leurs études.

Signez la pétition :  http://resf.info/P2775

La pétition imprimable :  Pétition MIE 20°

Mars 2015 : parrainage de 30 jeunes mineurs isolés étrangers à la Mairie du 20° . Chaque jeune à deux parrains ou marraines : un membre de la société civile et un élu.

 

Montée des nationalismes en Europe, danger pour les droits !

Partout en Europe l’extrême droite et les droites radicales, propagent leurs idées sur fond de crise sociale et économique. Mensonges et fausses idées sont mobilisés pour des programmes démagogiques, xénophobes, liberticides et anti démocratiques.

L’Europe née pour abolir les frontières et combattre les nationalismes nocifs causes de la seconde guerre mondiale est en panne. Combattre les idées et les programmes des droites extrêmes sera aussi l’occasion de rappeler la nécessaire construction d’une Europe sociale, démocratique et solidaire.

Les sections LDH de l’Est de Paris et le MRAP de Paris 19-20° vous invitent à débattre autour du livre de Pierre-Yves Bulteau « En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite »

Le 18 mai 2014 à 16 heures, au Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20°

La montée des nationalismes en Europe,

un danger pour la démocratie et les droits !

Avec la participation de l’auteur, Pierre-Yves BULTEAU, et de Jean-Pierre DUBOIS, Président d’Honneur de la LDH.

Ce livre répond à 73 idées reçues diffusées par l’extrême droite. Il est édité par Les Editions de l’Atelier en partenariat avec l’Institut de recherches de la FSU, La Ligue des Droits de l’Homme, l’Union syndicale Solidaires, VO Editions, avec le soutien de la CGT, FIDL, FSU, JOC, MRAP, UNEF, UNL.

http://boutique.ldh-france.org/en-finir-avec-les-idees-fausses-propagees-par-l-extreme-droite.html

Pour le respect des droits des Mineurs Isolés Etrangers

Vous trouverez ci-joint le compte-rendu de la rencontre avec la Mairie du 18° vendredi, le vendredi 11 avril. Cette réunion faisait suite à l’appel  lancé par plusieurs associations, dont la LDH, qui se sont donné rendez-vous devant la Mairie du 18°, le jeudi 10 avril, pour soutenir 9 mineurs isolés étrangers mis à la rue. Une partie des jeunes en question étaient avant au DMA-Stendhal dans le 20°. Tous étaient hébergés dans des hôtels du 18°.

La réunion avec la Mairie du 18°, le lendemain, dont l’objectif était d’exposer la situation des 9 jeunes a révélé la volonté commune (Mairie et Associations) de trouver des solutions concrètes. Nous restons en attente de propositions de la part des autorités et nous savons que dans ce genre de dossier la vigilance constante s’impose. Nous vous tiendrons informés, ce qui est la premiére forme de soutien.

Compte-rendu  :  MIE – CR réunion Mairie 18eme 11 avril

Rassemblement devant la Mairie du 18°, le 10 avril 2014

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Pour le respect des droits des mineurs isolés étrangers (MIE)

Pour les six de Stendhal et les autres

En janvier, grâce à la mobilisation de beaucoup d’entre vous, nous avions réussi à empêcher la mise à la rue de 6 jeunes Mineurs Isolés Étrangers (MIE) du Centre Stendhal dans le 20ème.

Aujourd’hui ces mêmes 6 jeunes et 3 de leur camarades viennent d’être priés de quitter l’hôtel où ils étaient logés au motif de leur majorité réelle ou supposée. Certains d’entre eux ont fait un recours contre cette évaluation sans que ceci suspende la décision prise par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance).

Nous demandons à celles et ceux qui le pourront de prendre une heure de leur temps pour se rassembler jeudi 10 avril à 17h devant la Mairie du 18ème comme il est indiqué dans l’appel ci-dessous.

Jeudi c’est demain, mais l’urgence et la solidarité commandent de se rassembler le plus nombreux possible pour demander que les jeunes mineurs isolés soient traités avec dignité et humanité comme s’est engagée à le faire notre pays en ratifiant la Convention Internationale des Droits de l’Enfants et comme le rappelle la circulaire Taubira du 31 mai 2013. 

Nous comptons sur vous.

Le bureau de la section LDH Paris 20°

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– Appel –

Depuis fin décembre, les interventions auprès de différents interlocuteurs ont permis de faire reculer les décisions de mise à la rue pour 6 jeunes, alors au DMA Stendhal.

Depuis le début du mois les mises à la rue se multiplient: vendredi et samedi dernier, ce sont 9 jeunes qui ne sont plus logés en hôtel.

Et ce n’est pas fini. Malgré les interventions, en dépit de la convention internationale  des droits de l’enfant dont la France est signataire, et alors que toute décision doit être prise « dans l’intérêt supérieur de l’enfant », rien n’y fait.

Nous demandons que la prise en charge de leur  hébergement soit maintenue tant que les recours de contestation de leur majorité ne sont pas épuisés,

Nous demandons que les jeunes en cours de scolarisation ou de formation atteignant leur majorité obtiennent un contrat Jeunes Majeurs leur permettant de continuer celles-ci dans des conditions acceptables. 

 C’est pourquoi nous vous invitons à venir manifester votre solidarité avec les MIE et Jeunes majeurs à la rue.

Rendez-vous devant la Mairie du 18° (M° Jules Joffrin)

jeudi 10 avril à 17 heures

Agression raciste de colleurs d’affiches dans le 20°

 [ Communiqué ]

Dans la nuit du 4 au 5 mars, des militants du Parti Socialiste ont été sauvagement agressés par trois individus, lors d’un collage d’affiches à l’angle des rues de Sorbier et de Ménilmontant dans le 20ème arrondissement.

Cette agression soudaine et violente, avec usage de bombes lacrymogènes et coups, s’est accompagnée d’injures du type « sale nègre, sale arabe » ce qui ne laisse aucun doute sur le caractère raciste de cette agression.

La LDH Paris 20 apporte sa solidarité aux victimes, leur souhaite un prompt rétablissement et appelle l’ensemble des organisations démocratiques à dénoncer et combattre ces attaques racistes et ces atteintes à la liberté d’expression.

Les élections municipales sont un temps du débat démocratique. Les dimanches 23 et 30 mars prochain, les citoyennes et citoyens auront à choisir par leur vote parmi la diversité des propositions.

La LDH Paris 20 rappelle que le combat contre le racisme, la xénophobie est un enjeu majeur des élections à venir car il détermine le pacte entre tous les citoyennes et citoyens pour le « Vivre Ensemble ».

Le 20° arrondissement de Paris est une terre d’accueil depuis de longues années, la haine n’y a pas sa place.

 

Paris, le 6 mars 2014

LDH Paris 20°

Le bureau de section

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Format imprimable   LDH Paris 20 – Communiqué – Agression 4-5 mars 2014

Mujeres, Unidas, Jamas Seran Vencidas !

[…] 30 000 personnes ont manifesté hier samedi [1° février] à Paris en défense du droit à l’avortement en Espagne. Des milliers dans plus de 40 grandes villes de France. Les plus grosses manifestations féministes depuis un certain nombre d’années.

Face à cette attaque sans précédent du droit à disposer de son corps, des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes, se sont retrouvé à battre le pavé, exprimant ainsi leur solidarité avec les femmes espagnoles.

Car personne ne s’y trompe en France : ce qui se passe en Espagne, peut très bien nous arriver un jour, comme dans toute l’Europe. L’avortement n’est toujours pas considéré comme légitime. C’est un droit conquis de haute lutte il y a près de 40 ans mais un droit resté fragile. Les récents débats menés à l’Assemblée autour de la suppression de la notion de détresse, les demandes de déremboursement qui ont fusé ici et là en attestent largement.

Les droits des femmes sont en ligne de mire de tous ces conservateurs, néo ou pas, extrême droite et chrétiens intégristes, enivrés par le succès de la manif pour tous, qui cherchent à nier les conquêtes du Mouvement de Libération des Femmes. Tout y passe : le mariage pour toutes et tous, les ABCD de l’Égalité, la PMA, la famille que l’on veut détruire.

Ces gens sont contre l’égalité femmes/hommes. Ils veulent nous renvoyer à la maison pour, comme le disait fort justement une pancarte de la manif parisienne, que nous nous consacrions à nos travaux d’aiguille. Aiguille à tricoter pour avorter sans doute !

NOUS LE DISONS SOLENNELLEMENT : NOUS NE LES LAISSERONS PAS FAIRE.

Paris, le 2 février 2014

Communiqué de presse du Collectif National pour le Droit des Femmes
(transmis par le CIVG Tenon de Paris 20°, l’un des collectifs à l’initiative de la manifestation)

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Lire aussi l’article du collectif IVG Tenon : collectifivgtenon.wordpress.com

La protection au rabais des mineurs isolés étrangers à Paris

La tentative de remise à la rue, en plein hiver, de six jeunes [lire ici], a une fois de plus mis en lumière les  dysfonctionnements majeurs du dispositif parisien de protection de l’enfance lorsqu’il s’agit d’étrangers isolés.

Le dispositif de mise à l’abri Stendhal (DMA Stendhal) est symptomatique de ces dysfonctionnements de l’ensemble du dispositif d’accueil et orientation des mineurs et jeunes majeurs à Paris. Depuis 2011, les responsables parisiens entassent dans un foyer insalubre et des chambres d’hôtels minables des centaines de jeunes, pour des durées de plusieurs mois parfois, sans accompagnement éducatif. 

Ces jeunes sont maintenus dans ce dispositif dans l’attente de toutes sortes de décisions, exécution de décisions, procédures diverses.

Ils sont là… dans l’attente d’une audience devant le juge des enfants ; dans l’attente d’une expertise médicale censée permettre de déterminer leur âge ; dans l’attente des conclusions d’une procédure en appel lancée par les services de l’ASE contre une décision du juge des enfants ; dans l’attente d’une hypothétique place dans un autre foyer parisien ; d’une mise à l’hôtel ;  d’un départ en province ; et, au final, pour certains, dans l’attente d’être remis à la rue le jour de leur dix-huit ans.

Conçu à l’origine pour permettre la « mise à l’abri d’urgence », le DMA, avec le foyer Stendhal et autres hébergements hôteliers,  est devenu un sous-dispositif de la protection de l’enfance parisienne, dont la gestion a été confiée à une association, France Terre d’Asile. Au final, c’est un dispositif discriminatoire et hors-droit. Il constitue à la fois un moyen de dissuasion —  mal accueillir et ne pas scolariser permet de limiter assez efficacement le nombre des demandes de protection    et un  moyen de soulager à moindre frais les services de l’Aide sociale à l’enfance de Paris en créant, en marge du droit commun, un dispositif de seconde zone.

Dans un vœu du Conseil de Paris du 10 octobre 2013, on pouvait lire que « les conditions d’accueil et la prise en charge des mineurs isolés étrangers restent une priorité pour le Département » et que « Paris se doit d’être exemplaire dans l’accueil des mineurs isolés étrangers ».

Si Paris veut véritablement être exemplaire, le DMA doit être entièrement revu et tous les jeunes se présentant comme mineurs étrangers isolés doivent bénéficier, y compris pour le temps de l’évaluation de leur situation, d’une prise en charge immédiate par les services de l’ASE.

C’est en effet la seule attitude qui soit conforme aux règles édictées par le Code de l’action de sociale et des familles et rappelées par le protocole national signé entre l’État et l’association des départements de France.

Une circulaire de la garde des Sceaux, datée du 31 mai 2013 [voir ici] explicite comment doit être mis en œuvre ce protocole.  Les jeunes doivent, dès qu’ils se présentent, faire l’objet d’une mesure administrative de protection de cinq jours, pour que soit évaluée leur situation. Cette mesure devrait faire l’objet d’une décision écrite remise au jeune, et être accompagnée d’une proposition d’hébergement dans la journée.

L’évaluation de la situation du jeune doit, comme le rappelle la circulaire, être conforme aux  recommandations du Défenseur des droits. En particulier, l’éventuel doute sur l’âge doit systématiquement bénéficier au jeune et conduire au maintien de sa prise en charge. En cas de refus de protection, l’ASE doit notifier au jeune une décision écrite et motivée mentionnant les voies de recours.

Si à l’issue des cinq jours l’évaluation n’est pas terminée, le dossier doit être transmis au Parquet, qui peut prolonger la mesure de protection de huit autres jours avant de décider si le jeune doit être orienté vers un autre département ou s’il est confié aux services de l’aide sociale à l’enfance de Paris.

 Les mineurs placés sous la responsabilité de l’ASE de Paris devraient par ailleurs se voir systématiquement proposer,au cours du mois suivant leur prise en charge, une scolarisation dans un établissement de l’Education nationale ou de formation professionnelle conduisant à des qualifications reconnues. Il n’est pas tolérable que des jeunes, quels que soient leur âge et leur niveau scolaire, restent plusieurs mois sans proposition de scolarisation, alors même que les services de l’Éducation nationale ont mis en place tous les moyens pour que les jeunes trouvent une réponse adaptée à leurs besoins.

Document rédigé suite à la réunion de plusieurs associations parisiennes, le 16 janvier 2014. La mise en page et les paragraphes entre crochets sont de notre rédaction.

Vous trouverez le très intéressant guide AutonoMIE : L’accompagnement des mineurs isolés étrangers – informer, orienter, protéger à l’adresse infomie.net/spip.php?article1425 sur le site d’ InfoMIE  infomie.net


Six jeunes étrangers jetés à la rue par le DMA Stendhal

Le 20 décembre, à l’appel de syndicats, d’associations, et de salariés de France Terre d’Asile, un rassemblement a réuni une quarantaine de personnes devant le DMA Stendhal (Dispositif de Mise à l’ Abri, situé 5 rue Stendhal Paris 20°) afin de dénoncer la scandaleuse remise à la rue de 6 jeunes, programmée à la veille de Noël. A l’issue des échanges qui s’en sont suivis, Monsieur Pierre HENRY, Directeur de FTDA, s’est engagé

  • A ce que les jeunes concernés ne soient pas mis à la rue avant un délai de 15 jours
  • A demander à l’Aide Sociale à l’Enfance d’organiser une rencontre avant ces 15 jours, à laquelle seraient conviés des représentants des jeunes, des associations, des syndicats et organisations engagées dans la défense des droits des jeunes étrangers

Par ailleurs, les jeunes se sentant abandonnés, et anxieux pour leur avenir, se sont mobilisés d’eux-mêmes en manifestant le lundi 23 décembre devant les locaux de l’ASE rue  de Reuilly, rassemblement évacué sans ménagement par les forces de l’ordre à la demande des responsables de l’ASE qui ont refusé tout dialogue.

Nous exigeons que les promesses soient tenues et refusons de voir ces jeunes renvoyés à la rue.

Même si nous notons les difficultés d’application de la circulaire Taubira du 31 mai 2013, nous tenons à exprimer à monsieur Pierre Henry que la responsabilité de FTDA ne peut être sans cesse esquivée ; le manque de moyens humains, la précarisation constante des salariés, l’état de délabrement de ce foyer sont avant tout du ressort de cette association qui en a accepté la charge. Vous ne pouvez pas plus continuer de cautionner la maltraitance imposée par l’ASE à travers son Service Educatif Mineurs Non-Accompagnés, aux mineurs isolés étrangers que vous accueillez, et aux salariés qui tentent de mener à bien leur mission de protection et d’accompagnement de ces jeunes.

Nous demandons

  • Que la réunion  prévue avec l’ASE se tienne dans les plus brefs délais
  • Que les 6 jeunes  concernés bénéficient d’un accompagnement auprès de structures d’hébergement  adéquates
  • Que les  recrutements promis de travailleurs sociaux soient réalisés au plus  vite
  • Que la Ville de  Paris réalise un audit de cette structure financée par l’argent des  contribuables parisiens

Nous appelons les militants associatifs, syndicaux, les élu(e)s, responsables politiques à maintenir leur vigilance en ce rassemblant de nouveau le  jeudi 2 janvier à 11 heures devant le 5 rue Stendhal, Paris 20eme – métro Gambetta, pour soutenir les travailleurs sociaux de ce foyer, en lutte contre les pratiques maltraitantes mises en place au DMA Stendhal, et pour s’opposer à l’éviction de ces jeunes d’à peine 18 ans, que l’ASE de Paris et France Terre d’Asile s’apprêtent à mettre dehors au cœur de l’hiver.

Signataires : ADMIE, ADJIE, EELV 20°, Front de Gauche, LDH Paris, NPA, RESF Paris 20°
Contact : Rani Ibn Battouta, raniibnbattouta@free.fr, 06 63 83 15 08
Appel au rassemblement du 2 févrierRassemblement 2 janvier DMA Stendhal

Communiqué suite au rassemblement du 2 janvier

Nouvel An au DMA Stendhal : le changement, c’est pas pour maintenant !—–

A l’appel de plusieurs organisations, une centaine de personnes se sont rassemblées en fin de matinée le jeudi 2 janvier 2014 devant le DMA (Dispositif de Mise à l’Abri) Stendhal, 5 rue Stendhal – Paris 20, pour protester contre les conditions d’accueil de jeunes mineurs dans ce centre et la menace de mise à la rue de six d’entre eux dans les jours à venir.

Au cours de ce rassemblement, une représentante de la direction s’était engagée à recevoir une délégation composée de représentants d’organisations présentes et de jeunes de ce centre. Après une longue attente sur le trottoir, elle nous a signifié que ce rendez-vous n’aurait pas lieu et qu’une réponse aux revendications présentées dans le communiqué d’appel au rassemblement serait donnée ultérieurement sans précision de la date.

Manifestement ni le risque de précarisation des six jeunes menacés d’expulsion, ni l’absence d’eau chaude depuis 10 jours dans ce centre de 75 places, ni encore la présence de punaises ne semblent constituer une urgence tant pour France Terre d’Asile (FTDA) gestionnaire du lieu que pour l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance).

Nous regrettons cette désinvolture qui méprise à la fois les jeunes venus expliquer leur désarroi et leur colère ainsi que les représentants des organisations présentes à la recherche de solutions face aux problèmes constatés.
Nous demandons que France Terre d’Asile reçoive dans les plus brefs délais les représentants des organisations et des jeunes de ce DMA, comme promis le 20 décembre lors d’un précédent rassemblement.

Nous demandons que les six jeunes menacés de mise à la rue restent dans ce DMA Stendhal jusqu’à ce que leur dossier ait pu être réexaminé et que des solutions de relogement réel aient été trouvées.

Paris, le 3 janvier 2014

Signataires : ADDE, ADMIE, bénévoles permanence ADJIE, Droits des Femmes 20e, LDH Paris, MRAP 19e-20e, RESF Paris
Avec le soutien des syndicats et partis politiques : Alternative Libertaire, CGT 20e, CGT FTDA, CGT Educ’action, EELV 20e, Fédération santé et action sociale CGT, NPA 20e, PCF 20e, Parti de Gauche, Union Locale CGT 20e, Union fédérale de la santé privée CGT, USD de Paris Santé et Action Sociale
Comuniqué suite au rassemblement du 2 février : CP Dma Stendhal 3 jan 14

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Dossier : Lire aussi les interventions précédentes de la LDH Paris 20°
dans ce centre d’accueil alors appelé « Foyer George Sand » : ici

La marche est un sport de combats !

Marche dite des beurs, arrivant à Paris le 3 décembre 1983

Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes défilaient à Paris en conclusion d’une marche contre les violences policières entamée un mois et demi plus tôt par une quinzaine de jeunes Français issus de l’immigration. A l’occasion des trente ans de cette «Marche pour l’égalité et contre le racisme» :

Rencontre-débat

« Pour l’égalité et contre le racisme, trente ans après ? »

Le 30 novembre 2013, entre 14 heures et 15 heures 30 (entrée libre)

Débat suivi de la présentation du spectacle  : « Les damnés de la Terre », d’après l’œuvre de Frantz Fanon, mise en scène de Jacques Allaire

Au TARMAC, la scène internationale francophone,

159 av. Gambetta, 75020 Paris, M° Saint-Fargeau 

 

Des familles expulsées de leur logement dans notre quartier

 En 2011, les habitants des « Hôtels Réunis» (2 passage Josseaume) considérés insalubres, ont été chassés. A l’époque, le quartier s’était mobilisé avec succès pour le relogement de toutes les familles.

Quelques mois après, une nouvelle vague de 12 familles avec 33 enfants a été parachutée dans ce lieu indigne: chaque famille dans ses 10m2 se bat chaque jour contre cafards, souris, humidité, moisissures, délabrement des bâtiments et même le plomb (un cas de saturnisme est déclaré). Mais le 15 novembre 2012, les familles recevaient un avis d’expulsion, car la Mairie de Paris a fait préemption sur l’hôtel, par une déclaration d’utilité publique, afin de le transformer en une résidence de jeunes travailleurs.

Les familles se sont fait accompagner par l’Espace Solidarité Habitat Fondation Abbé Pierre et sont soutenues pas diverses associations, des parents d’élèves et des enseignants.

Le 3 juillet 2012, la Mairie de Paris a reçu consigne, par décision de justice, de reloger toutes les familles «quelle que soit leur situation administrative». Les actes d’expropriation des « Hôtels Réunis » ont été signés le 13 novembre entre le propriétaire et la ville de Paris. Des travaux vont se faire et les familles en situation régulière devront être relogées

Les habitants, les parents d’élèves, et leurs soutiens refusent le relogement partiel des familles. Toutes les familles, même celles qui sont sans papiers ont droit à un relogement digne et pérenne à proximité des écoles actuelles de leurs enfants. Il y va de l’avenir de ces enfants de suivre leur scolarité avec leurs enseignants, leurs camarades d’école et de ne pas changer en cours d’année.

Montrons notre solidarité avec ces familles, aidons les dans leur démarche…

Ligue des Droits de l’Homme Paris 20°
Réseau Education Sans Frontière Paris 20°
 
Lire aussi : Article de 75020