Laïcité : A propos de la statue de St-Michel aux Sables d’Olonne

Les sections  LDH  Noirmoutier Nord-Ouest Vendée, Sables d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Fontenay Luçon Sud-Vendée vous prient de trouver ci-après leur communiqué commun

Communiqué :

Nous affirmons notre attachement à la laïcité, à la loi de 1905 et à son application en Vendée, comme sur tout le territoire.  

La loi du 9 décembre 1905 édicte en son article premier que « La République assure la liberté de conscience ». Elle organise donc la Séparation des Églises et de l’État et, par son article 28, interdit l’érection nouvelle de symboles religieux sur quelque emplacement public que ce soit.

Suite à la requête en justice administrative déposée par la fédération de Vendée de la Libre Pensée, le tribunal administratif de Nantes a ordonné le retrait de son emplacement public de la statue de Saint Michel installée en 2018 par la municipalité des Sables d’Olonne. Nombre de cas identiques ont été réglés par le déplacement de statues dans des espaces conformes à la loi (Cinq exemples récents ont été évoqués dans Ouest-France du 6 janvier[i]).

Pourquoi ce sujet prend-il ici une telle dimension polémique ? Car l’instrumentalisation politique de la question de l’installation d’une statue religieuse sur l’espace public nuit à la liberté de conscience des citoyens et à la concorde civique en dressant les citoyens les uns contre les autres.

La situation actuelle illustre le discours du rapporteur de la loi de 1905, Aristide Briand, lors des débats parlementaires à propos de l’actuel article 28 de la loi :

« Ne comprenez-vous pas qu’il serait dangereux pour la paix publique de permettre aux conseils municipaux de se servir des places et des rues de nos villes et de nos villages pour affirmer leurs convictions religieuses sous l’aspect d’emblèmes ou de signes symboliques ?
De quel droit une municipalité cléricale, que demain les hasards de la lutte électorale remplaceront par une municipalité libre penseuse, pourrait-elle, profitant de son court passage à l’hôtel de ville,  marquer d’une empreinte religieuse ineffaçable les places et rues de la commune ? »

Satisfaits de la décision du tribunal administratif de Nantes qui ne fait que respecter les termes de la loi, nous regrettons l’agitation qui dresse la population contre une décision de justice administrative sans en exposer les motifs pourtant clairement énoncés dans le jugement.

Nous assurons la fédération de Vendée de la Libre Pensée de notre soutien face aux calomnies et aux messages malveillants qu’elle reçoit en conséquence de cette agitation.

La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat est une loi de liberté et d’apaisement. Nous engageons élus et citoyens au respect et à la défense de la loi de 1905, notamment de ses articles 1 et 2 et de son article 28.

Le 17 janvier 2022


[i] https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-sables-dolonne-85100/aux-sables-d-olonne-ou-ailleurs-pourquoi-deboulonner-une-statue-religieuse-est-logique-853f3110-6ca4-11ec-8fb5-98ca3d3a13ac

Appel à manifester le 18 décembre à LRSY

« Nous n’allons pas combattre le racisme par le racisme, mais grâce à la solidarité. »
(Fred Hampton, Black Panthers Party – mai 1969)

Notre pays n’a ni carte, ni limites. Il ne fait pas la guerre si ce n’est au fascisme, au colonialisme, au racisme, à l’injustice et aux inégalités.

Notre pays n’existe pas isolé, atomisé, soumis. Il existe dans tout ce qui relie, regroupe, donne confiance et lutte.

Notre pays est en grand danger. Il doit sortir, se montrer, se lever. Vivre.

Car notre pays brûle. Il s’appelle Avenir.
Car notre pays est étouffé. Il s’appelle Liberté.
Car notre pays se meurt. Il s’appelle Égalité.
Car notre pays est opprimé. Il s’appelle Dignité.

Notre pays est en danger. Nous appelons à la mobilisation générale.

Pour l’avenir. Si la planète brûle, cela n’a rien à voir avec les migrations, nos couleurs de peau, nos origines, nos religions. Le monde n’attend qu’une étincelle pour exploser et certain.e.s nourrissent l’incendie qui nous menace.
Nous dénonçons toutes les formes de racisme dont l’islamophobie, l’antisémitisme, l’anti-tziganisme, la négrophobie et le racisme anti-asiatique. Nous exigeons notamment la fin des contrôles au faciès, l’abrogation de la loi dite « séparatisme », le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la fin des dominations économiques, militaires et politiques, en particulier la Françafrique.

Pour la liberté. Nous voyons que lorsqu’on commence à limiter la liberté pour certain·e·s, c’est la liberté de tou·te·s qui recule. C’est ainsi que se mettent en place des pouvoirs de plus en plus autoritaires.
Nous exigeons la liberté de circuler et de manifester et notamment l’abrogation de la loi dite « sécurité globale », la fin des violences et des crimes policiers et pénitentiaires, la suppression des mesures de répression contre les migrant·e·s (OQTF*, IRTF*, …) et la fermeture des Centres de Rétention Administrative. Nous exigeons la destruction des murs qui s’érigent partout dans le monde pour séparer et contrôler les peuples.

Pour l’égalité des droits. Les arguments utilisés contre l’immigration sont faux économiquement et ne servent qu’à justifier les mesures qui amplifient monstrueusement le racisme et les inégalités sociales. L’oppression et la surexploitation des migrant·e·s aggravent les conditions de tou·te·s les salarié·e·s.
Nous revendiquons l’égalité des droits pour tou·te·s, le renforcement et l’accès réel à la santé, à l’éducation, à des revenus décents, au logement et l’arrêt des expulsions dans les foyers de travailleurs/euses migrant-es. Nous exigeons notamment la régularisation des sans-papiers.

Pour la Dignité. Nous refusons la banalisation de l’insoutenable. Nous dénonçons les politiques anti-migratoires et de non-accueil des migrant·e·s. Nous refusons l’instrumentalisation des femmes à des fins racistes. Nous réclamons vérité et justice pour les victimes de violences policières et pénitentiaires. Nous exigeons le respect des convictions et croyances de tou·te·s. Debout, nous redevenons dignes.

Pour la Solidarité. Nous appelons toutes et tous à se lever, se rassembler, s’organiser. À faire vivre notre pays partout où il existe. Dans les quartiers, les villages, les ronds-points, les écoles, les lieux de travail. Autour d’un hôpital menacé, d’une mosquée ou d’une synagogue fermée ou attaquée, d’une église où l’on fait une grève de la faim pour les migrant·e·s, des associations antiracistes dissoutes ou menacées de l’être, d’un théâtre qui avait été occupé, d’un piquet de grève, d’un immeuble menacé d’expulsion, d’une frontière. A partir d’un local associatif ou syndical, d’un lieu culturel et solidaire…

Nous appelons notre pays à se lever en masse, s’organiser et lutter pour la solidarité et contre le racisme.

Notre pays existe. Il s’appelle Solidarité.

150 ans Commune

1871-2021 : La Commune n’est pas morte !

Le Comité de Résistance Sociale Fontenay-le-comte,

la Fédération de Vendée de la Libre Pensée,

l’Union locale CGT Fontenay-le-comte,

l’Union locale Solidaires Fontenay-le-comte,

les Gilets Jaunes Fontenay-le-comte et

la Section Fontenay-Luçon-Sud Vendée de la Ligue des Droits de l’Homme

vous convient le 29 mai 2021, à l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris,

pour évoquer cet évènement majeur et démontrer combien de ses revendications se retrouvent encore aujourd’hui dans nos aspirations.

Vive la Commune !