Rapport du GIEC sur le dérèglement climatique: la vie peut s’en remettre, l’humanité non…

Ce document technique préparatoire au prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) annonce clairement la couleur : le refus des états à limiter le réchauffement à 2° entraînera un emballement climatique aux conséquences cataclysmiques: la vie s’en remettra, pas l’humanité. Pour la LDH les mobilisations sur le climat sont primordiales, pour la justice sociale et climatique…

Publié sur lemonde.fr le 23 juin 2021 avec AFP

Une femme et un garçon passent devant un troupeau de chèvres mortes sur une terre aride près de Dhahar, en Somalie, le 15 décembre 2016. MOHAMED ABDIWAHAB / AFP

Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces… La vie sur terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, voire plus tôt, alerte un projet de rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont le contenu a été dévoilé, mercredi 23 juin, par l’Agence France-Presse.

Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer, assurent des centaines de scientifiques rattachés au GIEC, et devenir douloureusement palpables bien avant 2050.

« La vie sur terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes, note le résumé technique de 137 pages. L’humanité ne le peut pas. »

Le projet de rapport rédigé par le GIEC oscille entre un ton apocalyptique et l’espoir offert aux hommes de changer leur destin par des mesures immédiates et drastiques. Le rapport d’évaluation complet (4 000 pages), bien plus alarmiste que le précédent de 2014, a pour vocation d’éclairer les décisions politiques. Même si ses principales conclusions ne changeront pas, il ne sera officiellement publié qu’en février 2022, après son approbation par consensus par les 195 Etats membres. Trop tard cependant pour les cruciales réunions internationales sur le climat et la biodiversité prévues à la fin de 2021, notent certains scientifiques.

Risque d’« impacts irréversibles » au-delà du seuil de 1,5 °C

Parmi ses conclusions les plus importantes figure un abaissement du seuil au-delà duquel le réchauffement peut être considéré comme acceptable. En signant l’accord de Paris en 2015, le monde s’est engagé à limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, si possible à 1,5 °C. Désormais, le GIEC estime que dépasser le seuil de 1,5 °C de hausse des températures pourrait déjà entraîner, « progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles ». Et selon l’Organisation météorologique mondiale, la probabilité que ce seuil de 1,5 °C sur une année soit dépassé dès 2025 est déjà de 40 %.

« Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants bien plus que sur la nôtre », affirme le GIEC, alors que la prise de conscience sur la crise climatique n’a jamais été aussi étendue.

Le climat a déjà changé. Tandis que la hausse des températures moyennes depuis le milieu du XIXe siècle atteint 1,1 °C, les effets sont déjà graves et seront de plus en plus violents, même si les émissions de CO2 sont freinées. Et les êtres vivants – humains ou non – les moins à blâmer pour ces émissions sont ceux qui en souffriront le plus. Pour certains animaux et variétés de plantes, il est peut-être même déjà trop tard : « Même à 1,5 °C, les conditions de vie vont changer au-delà de la capacité de certains organismes à s’adapter », souligne le rapport, citant les récifs coralliens, dont un demi-milliard de personnes dépendent.

Parmi les espèces en sursis figurent les animaux de l’Arctique, territoire qui se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne. Sur place, des modes de vie ancestraux, de peuples vivant en lien étroit avec la glace, pourraient aussi disparaître.

Jusqu’à 80 millions de personnes de plus auront faim

Agriculture, élevage, pêche, aquaculture… « Dans tous les systèmes de production alimentaire, les pertes soudaines s’accroissent », observe aussi le rapport, pointant les aléas climatiques comme « principal moteur ». Or l’humanité n’est à ce stade pas armée pour faire face à la dégradation certaine de la situation. « Les niveaux actuels d’adaptation seront insuffisants pour répondre aux futurs risques climatiques », prévient le GIEC.

Même en limitant la hausse à 2 °C, jusqu’à 80 millions de personnes supplémentaires auront faim d’ici à 2050 et 130 millions pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici à dix ans. En 2050, des centaines de millions d’habitants de villes côtières seront menacés par des vagues-submersion plus fréquentes, provoquées par la hausse du niveau de la mer, qui entraînera à son tour des migrations importantes. Avec une augmentation limitée à 1,5 °C, dans les villes, 350 millions d’habitants supplémentaires seront exposés aux pénuries d’eau, 400 millions au-delà de 2 °C. Et avec ce demi-degré supplémentaire, 420 millions de personnes de plus seront menacées par des canicules extrêmes.

« Les coûts d’adaptation pour l’Afrique devraient augmenter de dizaines de milliards de dollars par an au-delà de 2 °C », prédit le rapport. Encore faut-il trouver cet argent. Le texte souligne d’autre part le danger des effets en cascade. Certaines régions (est du Brésil, Asie du Sud-Est, Chine centrale) et presque toutes les zones côtières pourraient être frappées par trois ou quatre catastrophes météorologiques simultanées, voire plus : canicule, sécheresse, cyclone, incendie, inondation, maladies transportées par les moustiques… Et il faut de surcroît prendre en compte les effets amplificateurs d’autres activités humaines néfastes pour la planète, note le rapport : destruction des habitats, surexploitation des ressources, pollution, propagation des maladies…

« Le monde fait face à des défis entremêlés complexes », commente ainsi Nicholas Stern, spécialiste de l’économie du climat, pas impliqué dans ce rapport. « A moins de les affronter en même temps, nous n’allons en relever aucun », estime-t-il.

Des choix radicaux

Sans oublier les incertitudes autour des « points de bascule », éléments-clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement violent et irrémédiable. Au-delà de 2 °C de réchauffement, la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest (qui contiennent assez d’eau pour provoquer une hausse du niveau de la mer de 13 mètres) pourrait par exemple entraîner un point de non-retour, selon de récents travaux. C’est pour cela que « chaque fraction d’un degré compte », insiste le GIEC, alors qu’un autre point de rupture pourrait voir l’Amazonie – un des poumons de la planète avec les océans – transformée en savane.

Face à ces problèmes systémiques, aucun remède miracle unique. En revanche, une seule action peut avoir des effets positifs en cascade. Par exemple, la conservation et la restauration des mangroves et des forêts sous-marines de kelp, qualifiées de puits de « carbone bleu », accroissent le stockage du carbone, mais protègent aussi contre les submersions, tout en fournissant un habitat à de nombreuses espèces et de la nourriture aux populations côtières.

En dépit de ses conclusions alarmantes, le rapport offre ainsi une note d’espoir. L’humanité peut encore orienter sa destinée vers un avenir meilleur en prenant aujourd’hui des mesures fortes pour freiner l’emballement de la deuxième moitié du siècle. « Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement », plaide le rapport. « Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation. »

Des dizaines de milliers de personnes marchent pour le climat dans toute la France avant l’examen de la loi au Sénat

Samedi 9 mai 2021, à Paris comme dans de nombreuses villes de province, 115 000 personnes ont manifesté pour une loi climat à la hauteur des enjeux. Le référendum pour l’inscrire dans la constitution a été refusé, Macron se défaussant de ses responsabilité sur le Sénat…

Publié sur lemonde.fr avec AFP et Reuters

Le collectif Plus jamais ça !, qui rassemble des centaines d’associations, de syndicats et d’organisations non gouvernementales, est soutenu par l’ensemble des partis de gauche.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, dimanche 9 mai, pour réclamer au pouvoir plus d’ambition écologique, au moment même où la promesse présidentielle d’un référendum pour inscrire la protection du climat dans la Constitution semble avoir du plomb dans l’aile.

L’Elysée a eu beau assurer que la mesure n’était pas enterrée, écologistes, partis de gauche et syndicats y ont vu une preuve de plus des reniements de l’exécutif, alors même qu’ils manifestaient pour dénoncer comme « un rendez-vous raté pour le climat » la loi Climat et résilience adoptée, mardi, à l’Assemblée.

Selon les organisateurs, 115 000 personnes au total ont participé à 163 défilés à travers le pays, dont 56 000 à Paris, soit un peu plus que revendiqué lors du précédent mouvement à la fin du mois de mars, juste avant le début de l’examen du projet de loi. Selon la police, 46 918 personnes ont été recensées en France dont 8 500 à Paris.

« On se retrouve avec deux ou trois mesurettes »

A Paris, les manifestants, rassemblés derrière une banderole « Loi climat = échec du quinquennat », rallient la place de la République à celle de la Bastille en passant par celle du Châtelet. Plusieurs membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) ont manifesté, comme Patricia Samoun, à Paris, « évidemment déçue » par l’issue du processus : « On y croyait un peu, quand même. »

De nombreuses autres marches se sont élancées dans de grandes villes comme Lille, Strasbourg, Lyon, Toulouse, Nantes, Rennes, Marseille, Bordeaux… « Je ne suis pas là pour sauver la planète et trois tortues, je suis là pour sauver l’humain. Le gouvernement doit avoir le courage d’imposer la transition écologique », lançait à Bordeaux Vanessa, artiste plasticienne et membre de l’ONG de protection océanique Surfrider, venue défiler vêtue d’une robe faite de filets de pêche échoués sur le littoral aquitain.

« Les idées qui ont émergé de la Convention citoyenne sont passées à la trappe, ça devait passer sans filtre et, finalement, on se retrouve avec deux ou trois mesurettes pour gagner du temps », pestait Pascale, 61 ans, retraitée du secteur social dans le défilé de Lyon (7 000 participants selon les organisateurs, 4 500 selon la police).

Des cortèges réunissant plusieurs centaines de personnes, ont également défilé à Besançon, Chartres, Cherbourg, Lannion, Laval, Martigues, Quimper, Saint-Brieuc ou encore Valenciennes. « Il s’agit de continuer à dénoncer le manque d’ambition de la loi climat et (…) l’abandon quasi certain du référendum qui constitue une reculade de plus », a résumé Cyril Dion, garant de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), présent dans le cortège parisien parti à 14 heures de la place de la République, à Paris.

Dénonçant « un nouvel engagement sur l’écologie renié par Emmanuel Macron et LRM, et sans doute l’un des plus importants », le député écologiste Matthieu Orphelin a jugé que « le gouvernement manœuvrait pour que le processus n’aille pas au bout, refusant toutes concertations avec le Sénat ». L’annulation éventuelle du référendum « envoie un signal inquiétant sur la prise de conscience sur ces sujets chez les parlementaires », a noté Greenpeace.Lire ce que contient la loi climat adoptée à l’Assemblée nationale

Plus de 600 associations mobilisées

Ces manifestations ont été organisées à l’appel du collectif Plus jamais ça !, qui regroupe l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac), la Confédération paysanne, la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération syndicale unitaire (FSU), Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam et Solidaires, qui bénéficie également du soutien de plus de 600 associations, alors que la loi Climat et résilience doit être examinée au Sénat à partir de lundi.

Les partis de gauche, de La France insoumise (LFI) au Parti socialiste (PS), en passant par Europe Ecologie-Les Verts (EELV), se sont unis pour signer ensemble une tribune dans Libération, vendredi, appelant à participer à cette marche pour le climat.

« Chaque jour, chaque année, nous détériorons un peu plus notre planète, et nous en subissons les conséquences : pics de chaleur, pandémies, effondrement de la biodiversité… », écrivent ainsi Julien Bayou et Yannick Jadot (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo et Olivier Faure (PS), Sophie Taillé-Polian (Génération·s) ou encore Fabien Roussel (Parti communiste français).

Ces responsables de l’opposition y fustigent les choix « de nos dirigeants [qui] s’entêtent dans la poursuite d’une croissance illimitée » et le manque d’ambition de la loi Climat et résilience, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, mardi. « Seules treize des 149 propositions de la convention citoyenne sont reprises à l’identique » dans la loi, déplorent-ils.

Polémique sur la tenue du référendum

Ces manifestations sont organisées alors qu’est apparue, dimanche, une polémique quant au référendum sur le climat promis par le président de la République, Emmanuel Macron. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche (JDD), le député (La République en marche) Pieyre-Alexandre Anglade accuse la droite, majoritaire au Sénat, d’avoir bloqué la consultation visant à inscrire la lutte pour le climat dans la Constitution, en réécrivant la proposition votée par les députés. « En l’état, les conditions du référendum ne sont pas réunies, affirme le rapporteur du texte de loi. J’espère encore qu’en séance publique, à partir de lundi, les sénateurs rehausseront leur niveau d’ambition. Mais je crains que ce ne soit pas le cas. »

Le projet de loi, inspiré par la convention citoyenne pour le climat, grave dans l’article premier de la Constitution que la France « garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique ». Or, la majorité du Sénat rejette le terme « garantit », qui donnerait, selon elle, à la préservation de l’environnement une forme de priorité sur les autres principes constitutionnels.

La révision constitutionnelle n’est possible que si le texte est adopté en termes identiques par l’Assemblée et par le Sénat. La révision peut ensuite, au choix du président, être soumise soit à référendum, soit au Parlement réuni en Congrès. Celui-ci statue à la majorité des trois cinquièmes.

Alors que Le JDD affirme, citant des sources anonymes dans la majorité et à l’Elysée, que M. Macron a déjà renoncé à organiser ce référendum, l’Elysée a assuré, dimanche matin, que « la bataille n’[était] pas finie » et que « la cause écologique demeur[ait] l’une des priorités du président ».

« Ce dont je suis le garant », c’est qu’« il n’y aura pas d’abandon. Ce texte va vivre sa vie parlementaire, qui seule permet d’aller au référendum si les sénateurs et les députés s’accordent », a ensuite insisté le chef de l’Etat, en marge d’un déplacement à Strasbourg.

LOI CLIMAT, LA MARCHE D’APRÈS LE DIMANCHE 9 MAI

Appel à mobilisation, partout en France, dont la LDH est signataire

Pendant qu’ils avancent à reculons, nous marchons partout en France !

Alors que les débats sur la loi Climat et Résilience viennent de prendre fin à l’Assemblée nationale, nous constatons que le texte, déjà initialement bien en deçà de ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs de réductions des émissions de gaz à effet-de-serre que la France s’est fixés, a encore été raboté par les députés. Malgré l’ambition affichée de « grand texte du quinquennat » et après à peine deux semaines de débats dans l’Hémicycle, cette loi ne sera de toute évidence pas à la hauteur de l’amorce du plan de changement systémique fourni par les 150 de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), et encore moins à la hauteur de l’urgence climatique. Le gouvernement avait pourtant l’opportunité de marquer un véritable tournant dans sa politique pour que la France traduise enfin en mesures concrètes son engagement pris lors de l’Accord de Paris en 2015. Force est de reconnaître que le travail de sape des lobbies a porté ses fruits.

Cette loi aurait pu être l’instrument d’une réorganisation de notre société en donnant les moyens à tous les citoyens et citoyennes de vivre dignement en préservant la planète, et donc notre avenir. Elle aurait pu être l’instrument clé de régulation pour faire payer les plus gros pollueurs et réduire la pression exercée sur les plus précaires, déjà les plus impactés par les effets du dérèglement climatique. Elle aurait pu anticiper la reconversion des emplois des secteurs les plus polluants et la création d’emplois dits « verts ». 

Cette loi devient le symbole du crash de la politique climatique d’Emmanuel Macron. 

En l’état actuel, la loi Climat et Résilience ne permettra pas de nous assurer un avenir juste et soutenable. Le gouvernement d’Emmanuel Macron continue à mener une politique à des années lumières des enjeux climatiques et de la volonté démocratique. Pourtant, l’urgence n’a jamais été aussi criante dans un monde ravagé par la Covid-19 et sous la menace du dérèglement climatique dont l’intensité s’accroît un peu plus chaque jour à mesure que le gouvernement garde le silence. 

Nous n’avons plus le temps d’attendre du Président de la République qu’il mette en adéquation ses actes avec ses paroles, comme si le dérèglement du climat n’avait pas d’impact sur le vivant ou sur le risque d’augmentation de la fréquence des pandémies. Les mesures proposées par les 150 de la CCC auraient permis que la lutte contre le dérèglement climatique soit socialement juste, sans que personne ne soit mis de côté. 

Alors le dimanche 9 mai, nous nous retrouverons une nouvelle fois dans la rue partout en France. Nous marcherons pour clamer le désaveu généralisé de cette loi Climat et Résilience et la trahison de la promesse faite par Emmanuel Macron au processus démocratique de la CCC. Nous marcherons pour dénoncer le pouvoir laissé aux lobbies qui condamnent nos vies en toute impunité. 

Nous exigeons, dès maintenant, la reconversion des emplois dans tous les secteurs polluants, l’accès aux soins, à un logement décent, à de la nourriture saine, de l’eau potable et de l’air pur pour toutes et tous, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles. Des mesures pour modifier nos moyens de production et de consommation doivent être prises en tenant compte que ce n’est possible qu’en réduisant les inégalités pour construire une société plus juste. Nous sommes profondément convaincus que la justice climatique va de pair avec la justice sociale. 

Le dimanche 9 mai, nous marcherons car nous n’avons plus le choix face à ce gouvernement qui demeure éternellement sourd. Nous marcherons, ensemble, dans la joie et avec détermination. Car, si Emmanuel Macron avance à rebours de l’Histoire, nous sommes déjà en train de construire l’après. 

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