ETATS-UNIS ET DROIT À L’AVORTEMENT : UN RECUL DE 50 ANS ! – Communiqué de la LDH

Communiqué de la LDH – le 27 juin 2022

Ce vendredi 24 juin, la Cour suprême des Etats-Unis a annoncé la révocation de l’arrêt Roe vs Wade qui, depuis 1973, garantissait le droit à l’avortement dans le pays. Désormais, même si l’avortement ne devient pas formellement illégal, chaque Etat pourra décider de sa législation en la matière. Sur cinquante Etats, vingt-six à vingt-huit pourraient interdire l’avortement. A peine une heure après la décision de la Cour suprême, l’Etat du Missouri a d’ailleurs annoncé qu’il interdirait l’IVG. Et six autres ont, depuis, annoncé vouloir faire de même.

Cette décision est scandaleuse à plus d’un titre : d’une part, l’égalité des droits entre toutes les femmes des Etats-Unis n’est plus garantie et, d’autre part, des droits durement conquis par les luttes des femmes sont balayés d’un revers.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’alarme du recul des droits des femmes aux Etats-Unis et du signal envoyé ainsi au monde entier. Les premières victimes de cette décision seront bien-sûr toutes les femmes, mais surtout les plus pauvres d’entre elles. Ce seront aussi toutes celles qui, dans le monde entier, y compris en Europe, se battent encore pour conquérir ces droits (sachant qu’une vingtaine de pays l’interdisent totalement, comme Andorre, tandis que de nombreux autres pays en restreignent drastiquement l’accès).

Rappelons que le droit fondamental des femmes à disposer de leurs corps et de leurs droits reproductifs doit être reconnu comme un droit universel, quelles que soient les convictions ou idéologies de chacun.

Ne pas protéger le droit à l’avortement, c’est enfin mettre en danger de mort les femmes qui choisissent, pour des raisons qui leur sont propres, d’interrompre une grossesse. A travers le monde, plus de vingt-cinq millions d’IVG dangereuses sont encore pratiquées chaque année : c’est la troisième cause de mortalité féminine dans le monde.

La LDH exprime tout son soutien à toutes les femmes des USA et à toutes les femmes qui, dans le monde, sont privées de leurs droits fondamentaux, y compris celui de la protection de leur vie et de leur santé.

La LDH sera de leurs combats et appelle aux mobilisations du 2 juillet qui auront lieu partout en Europe.

Paris, le 27 juin 2022

Perpignan : Le Collectif des Droits des Femmes 66 rassemble près de 250 manifestantes, et quelques messieurs

Une manifestation organisée par le Collectif Droits des Femmes 66 dont la LDH 66 est membre.

Publié sur lindependant.fr le 8 mars 2022

Après un bref rassemblement vocal, place de la Résistance, où de nombreuses pancartes féministes ont fleuri et quelques prises de parole se sont fait entendre, le cortège a pris vent debout les grands boulevards avant de revenir par le quai de la Préfecture et de se disperser dans le calme.

  • Près de 250 manifestantes ont répondu ce mardi soir à l'appel à la mobilisation du Collectif des Droits des Femmes 66.Près de 250 manifestantes ont répondu ce mardi soir à l’appel à la mobilisation du Collectif des Droits des Femmes 66. Independant – PAUL MANGIN
  • Près de 250 manifestantes ont répondu ce mardi soir à l'appel à la mobilisation du Collectif des Droits des Femmes 66.Independant – PAUL MANGIN
  • Près de 250 manifestantes ont répondu ce mardi soir à l'appel à la mobilisation du Collectif des Droits des Femmes 66. Independant – PAUL MANGIN
  • Près de 250 manifestantes ont répondu ce mardi soir à l'appel à la mobilisation du Collectif des Droits des Femmes 66. Independant – PAUL MANGIN

Après un bref rassemblement vocal, place de la Résistance, où de nombreuses pancartes féministes ont fleuri et quelques prises de parole se sont fait entendre, le cortège a pris vent debout les grands boulevards avant de revenir par le quai de la Préfecture et de se disperser dans le calme.

Tandis qu’Hermeline Malherbe, la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, se faufilait en manteau rouge le plus discrètement possible parmi les quelque 250 manifestants(e)s rassemblé(e)s place de la Résistance, la sono diffusait des chansons à l’air entraînant, dont l’incontournable La Grenade de Clara Luciani et d’autres moins connues. La sororité fièrement portée en bandoulière, arborant des pancartes où s’affichaient des citations de personnalités de premier rang du féminisme telles que Simone Veil, Gloria Steinem, Benoîte Groult ou encore Françoise Giroud, les femmes et hommes présents en ce mardi soir ne revendiquaient finalement qu’une chose : l’égalité des droits, quel que soit le genre auquel on appartient.

Puis Karine, Katia et d’autres figures de proue du Collectif des Droits des Femmes 66 prirent à tour de rôle la parole pour appuyer là où ça fait toujours le plus mal : les violences sexuelles et autres violences faites aux femmes, évoquant au passage le procès d’assises qui se tenait actuellement à Perpignan sur le 72e féminicide perpétré en 2019   – « cette année-là, 151 femmes sont mortes sous les coups de leur mari ou de leur compagnon » – rappelait sobrement Katia. Saluant par ailleurs « le courage et la dignité des Ukrainiennes », les discours ont ensuite un peu dérivé vers l’incontournable campagne électorale et la « représentativité toujours infime » des femmes. Puis un cortège s’est formé, à la fois revendicatif, joyeux, calme et sans débordements.

V. Pons

Manifestation contre les violences faites aux femmes samedi 20 novembre à 15h, place de la Résistance à Perpignan

Manifestation contre les violences sexistes et sexuelles à l’appel du Collectif Droits des Femmes 66 dont la LDH 66 est membre et de Nous Toutes 66, dans le cadre de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. La place de la Résistance est près du Castillet.