Contre le racisme, la parole décomplexée et la suspicion permanente 



Il ne semble pas inutile de rappeler que toute allusion à la supériorité par la race, l’ethnie ou la couleur de peau est condamnable et détruit le vivre ensemble humaniste.



« Ces intimidations contribuent à créer la peur » : 250 manifestants contre le racisme en soutien à une élue rennaise.

Environ 250 personnes ont manifesté à Rennes ce dimanche contre le racisme et les violences envers les élus. Un rassemblement qui fait suite aux attaques racistes dont l’élue municipale rennaise d’opposition (LFI), Régine Komokoli, explique être victime.



Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, appelle à une grande marche contre le racisme le dimanche 21 juin. Une mobilisation nationale, dans la continuité du rassemblement du 4 avril.

Deux mois après un premier rassemblement local qui avait réuni des milliers de personnes sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis, Bally Bagayoko n’entend pas baisser la garde. Le maire LFI de la ville, élu le 15 mars dernier au premier tour à la tête de la deuxième plus grande commune d’Île-de-France, a lancé samedi 2 mai sur ses réseaux sociaux un appel à une « grande marche contre le racisme et toutes les formes de discrimination » pour le dimanche 21 juin, jour de la traditionnelle Fête de la musique.



Les électeurs du Rassemblement national (RN) sont racistes. Cela peut sembler anodin de le dire pour quiconque veut bien voir ce qu’il y a à voir dans ce parti, mais c’est l’une des conclusions que l’on peut tirer après lecture de l’ouvrage du sociologue Félicien Faury, Des électeurs ordinaires (Éditions du Seuil, 2024). Entretien.




Les témoins n’avaient rien inventé. Le « Canon français » promeut bien le racisme et le néonazisme.



Saluts nazis, propos racistes… À l’intérieur du banquet normand organisé par le Canon français en avril à Caen

Après l’événement, des habitants disent avoir été témoins de saluts nazis et de propos racistes dans les rues de la ville. Les organisateurs démentent, mais un journaliste de France Inter a été témoin de propos racistes et de gestes qui s’apparentent à des saluts nazis à l’intérieur du banquet.



Elections municipales : barrons la route à l’extrême-droite

Blast Info



Les élections municipales des 15 et 22 mars approchent et les extrêmes-droites font du plat quand ce n’est pas du forcing, à la droite, pour constituer des listes d’union, ce qu’hélas la gauche n’est pas toujours prête à seulement envisager.

Ces élections vont non seulement servir de test pour l’élection présidentielle de l’année prochaine, mais elles interviennent dans un contexte d’usure démocratique après les prouesses de la Macronie autour de son leader aujourd’hui adulé par certains en chef de guerre, autant que détesté il y a encore peu pour la centralisation du pouvoir sur sa propre personne.

L’extrême-droite, qui est un poison pour l’Etat de droit autant que pour la démocratie, représente un véritable danger pour les victimes de la pauvreté, pour l’environnement, pour la culture, pour la cohésion sociale, pour la santé autant physique qu’intellectuelle, pour l’égalité, les libertés, l’éducation…

Portée par les milliardaires Bolloré, Stérin et consorts, autant que par une population excédée par les injustices et alimentée des contre-vérités des chaînes d’information continues, l’implantation des extrêmes-droites dans nos villes et nos campagnes, impensable encore il y a quelques années, s’est faite au nez et à la barbe des combattants contre le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre et le repli sur soi.


La mondialisation et ses promesses intenables sont passées par là.

« L’idée qu’il était dangereux pour la démocratie s’est amenuisée entre 2015 et 2024 tout comme celle qu’il était extrémiste ou xénophobe alors que sa proximité aux préoccupations des électeurs était de plus en plus reconnue par divers groupes sociaux tout comme sa capacité à gouverner le pays. Cette intégration dans le champ de la politique légitime a précédé ses victoires électorales. Ces dernières sont alors venues confirmer une banalisation déjà accomplie qui le sortait de la périphérie où il était cantonné depuis la création du Front national par Jean-Marie Le Pen au début des années 1970. »

« Le vote RN n’est plus le vote FN et ne se réduit ni à un vote de pauvres, ni à un vote populiste, ni à un vote fasciste, ni à un vote de racistes systémiques. Son implantation dans la vie politique française s’est sensiblement accélérée après la fin de la crise de la Covid-19 lorsque les enjeux sociaux mis en avant par la crise des Gilets jaunes, comme la mobilité sociale et la volonté d’émancipation économique, qui n’ont pas trouvé de réponse dans le macronisme qui les avait pourtant bien diagnostiqués en 2016, ont ressurgi et mobilisé au-delà du monde ouvrier, touchant les cadres comme les retraités. » 



Le RN est devenu fréquentable dans les urnes pour 34% des Françaises et des Français (législatives de 2024), si l’on ne tient pas compte des sondages d’opinion qui n’ont pas de valeur absolue.


Et la LDH dans tout ça ?

« La LDH est une association politique : les principes qu’elle défend et les propositions qu’elle avance l’amènent à prendre position sur les causes et les remèdes à apporter aux dysfonctionnement qu’elle combat. »

« N’ayant aucune vocation à l’exercice du pouvoir, elle n’est pas un parti politique et elle est indépendante des partis. Pour autant, la LDH considère que les partis politiques sont un des éléments essentiels du fonctionnement de la démocratie et elle entretient avec eux les rapports nécessaires aux combats qu’elle mène.

La LDH n’intervient pas dans les élections, sauf si elle estime que ses principes fondamentaux y sont mis en jeu. »


C’est pourquoi nous ouvrons dans ces colonnes un espace d’expression ouvert. Notre objectif n’est pas de soutenir l’une ou l’autre liste où que ce soit. Nous voulons contribuer à éviter que les extrêmes-droites ne gagnent les mairies et tenons à leur barrer la route avec tous les moyens dont nous disposons. Ce blog en est un.

Vous trouverez à la page VOS TEMOIGNAGES ET COMMENTAIRES ceux qui nous sont parvenus et dont nous espérons qu’ils vont désormais affluer.

Envoyez-les nous à l’adresse: contact.ldh10@gmail.com. Nous les publierons.

Tous les messages ne présentant pas un intérêt avéré pour le sujet qui nous occupe, à savoir les élections municipales, sera rejeté. C’est pourquoi il seront bien évidemment soumis à modération avant leur publication.

RD

À Moulins, des croix gammées sur un bâtiment public



Nous annoncions récemment ce spectacle prêtant à polémique, financé par, entre autres, le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, polémique dénoncée notamment par Guillaume Senet, président de l’association chrétienne et conservatrice Sophia Polis, dont l’université d’été accueillera en guise de prolongement à ce raout ouvertement anti-républicain des figures d’extrême-droite comme Bruno Gollnisch ou Jean-Yves Le Gallou…


Ce 13 juillet 2025, à Moulins, dans l’Allier, la veille de notre Fête nationale, ce ne sont pas les valeurs de la République qu’on a célébrées. Jusqu’où ira la banalisation de l’extrême-droite ?

Par Augustin VINALS, militant CGT depuis 50 ans


Ce 13 juillet 2025, à Moulins, dans l’Allier, la veille de notre Fête nationale, ce ne sont pas les valeurs de la République qu’on a célébrées. Ce soir-là, sur la façade d’un bâtiment public, deux gigantesques drapeaux nazis ont été projetés. En plein centre-ville, dans une ambiance de fête historique, des croix gammées ont illuminé les murs. Ce n’est pas un cauchemar, ce n’est pas une fiction dystopique : c’est bien ce qui s’est produit à Moulins, avec l’argent public.


Quand l’extrême droite privatise l’histoire


À Salbris (41) ou à Moulins (03), l’histoire est prétexte à un laboratoire d’alliances entre la droite, l’extrême droite et les entrepreneurs idéologiques comme Pierre-Edouard Stérin. À l’honneur, la distorsion des faits, et la version la plus rance de l’histoire de France. En face, une résistance tente de reprendre du terrain.



Face aux « Murmures de la cité » et leurs projets… Continuons à résister !

 Publié le 15 juillet 2025 par Solidaires Allier – 03

Le reportage de l’Humanité montre (voir le lien), s ‘il fallait des preuves, que nous avons eu raison de manifester contre ce spectacle qui n’est pas un murmure mais un porte-voie de l’extrême-droite dans l’Allier.

Quand on voit comment la presse est traitée : refus d’entrer pour certains et attaque de journalistes sur les réseaux par des soutiens de l’organisation alors que des médias d’extrême-droite sont invités.

Quand on voit la falsification historique dénoncée préalablement par un collectif d’historien.nes et d’archéologue et réalisée lors des trois représentations avec en prime l’affichage de croix gammées gigantesques sur un musée national du CNCS.

Quant on voit, dans les fervents soutiens aux Murmures, le candidat reconquête et RN aux législatives de 2022 et 2024.

Quand on voit que les organisateurs portent d’autres projets comme des ateliers dans les écoles (et pas seulement privées), voire des classes découverte.

Quand on voit tout cela, les subventions d’argent public accordées par des élus de droite sont encore plus honteuses. A moins qu’elles ne révèlent un projet politique ?

Face à cette volonté d’installation de l’extrême-droite, nous, forces progressives, citoyennes et démocratiques, associatives, politiques et syndicales, avons à continuer à nous organiser collectivement pour résister.

Association Visa

Lien vers l’article de l’humanité, c’est ICI

Un concert « néonazi » s’est tenu mardi 14 novembre en Isère malgré une interdiction préfectorale



Les préfectures du Rhône et de l’Isère avaient adopté samedi des arrêtés pour interdire l’événement dans les deux départements, après en avoir eu connaissance à la suite d’articles parus dans la presse.

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Le « gourmet » Jordan Bardella : Paris Match remet le couvert


« S’il est un art que Jordan Bardella ne prend pas à la légère, c’est bien la cuisine » : et s’il est un art que Paris Match maîtrise à la perfection, c’est bien celui de la peopolisation… y compris avec l’extrême droite. Quitte à resservir deux fois le même plat : après avoir publié un portrait du « bon vivant [et] fin gourmet » Jordan Bardella en août 2020, l’hebdomadaire remet ça trois ans plus tard [1].

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