Rapport Alloncle: l’idée de la privatisation de l’audiovisuel public fait son chemin



Le rapport de la commission d’enquête parlementaire « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été publié ce mardi matin par l’Assemblée nationale. Un document de plus de 550 pages, avec les recommandations du rapporteur Charles Alloncle, mais aussi un long avant-propos de son président, Jérémie Patrier-Leitus. 



La réponse de Delphine Ernotte au rapport Alloncle rendu public : « tout ça pour en arriver là ? »

La réponse de la présidente de France Télévisions ne s’est pas fait attendre sur ce sujet brûlant. Delphine Ernotte Cunci a dénoncé ce mardi 5 mai sur X le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, « à charge » et visant un « affaiblissement historique », selon elle.



Audiovisuel public : qui raconte le pays ? 

Le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public illustre une dérive bien connue : réduire le service public à une querelle sur sa neutralité politique et le prétendre obèse financièrement. Ici se joue une part du récit collectif de notre démocratie.



Comment l’extrême droite veut discipliner l’audiovisuel public avant de le privatiser.

Derrière les discours de rigueur et de neutralité, le rapport porté par Charles Alloncle esquisse bien davantage qu’une réforme technique : une remise en cause profonde du pluralisme médiatique.



Désarmer la France : ce que cache vraiment le rapport Alloncle.

Désarmer un pays ne se fait pas seulement avec des armes. Cela se fait aussi en démantelant ses infrastructures démocratiques. Le service public de l’audiovisuel est l’une de ces infrastructures essentielles. L’affaiblir, dans le contexte actuel, est une faute stratégique majeure.



Rapport Alloncle : un projet de démantèlement de l’audiovisuel public.

La SACD dénonce le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : un projet de démantèlement qui menace la création française et l’indépendance du service public.



Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public n’a aucune chance de s’appliquer. Mais il inscrit le sujet dans la prochaine présidentielle.

La cérémonie des Molières, ce 4 mai sur France 2, était de bout en bout une spéciale dédicace adressée au député Charles Alloncle, le rapporteur ciottiste de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Ouverture avec les travestis de la comédie musicale « la Cage aux folles » ; long dégagement de Paloma, la drag queen gagnante de « Drag Race » – émission honnie par Alloncle ; morceau d’humour de Merwane Benlazar – sa chronique dans l’émission « C à vous » sur France 5 il y a quelques mois avait fait polémique car certains l’avaient imaginé en tenue salafiste, la ministre de la Culture d’alors Rachida Dati avait même été interpellée – cette fois vêtu d’une… marinière. Et même une parodie des auditions de la commission avec Laurent Stocker de la Comédie-Française en Charles Alloncle ! Bref, un festival juste avant la publication, le lendemain, ce 5 mai, du rapport issu des 67 auditions menées du 25 novembre au 8 avril.

Le pavé – 560 pages – qui inclut les contributions, en réplique, d’autres parlementaires, est à l’image des auditions. Il aboutit à 69 recommandations qui partent dans tous les sens, chiffrant même les dépenses autorisées au Festival de Cannes ou le sort des voitures de fonction. Objectif affiché : économiser un milliard d’euros sur les quatre que coûte l’audiovisuel public à l’Etat. « Ce que propose ce rapport, c’est le plus grand plan social de l’histoire culturelle française », dénonce Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions dans un communiqué.

Charles Alloncle joue au grand architecte : il fusionne (France 2 et France 5, mesure la plus incompréhensible ; la chaîne Franceinfo et France 24 ; France 3 Régions et ICI), il stoppe (France 4 ; l’offre numérique France.tv Slash à cause de ses « contenus militants »), il rabote le budget des sports (alors que la diffusion en direct des compétitions reste le monopole des télévisions, comparées aux plateformes de streaming). Mais les choses ne sont pas si simples : supprimer France 4 par exemple, c’est affaiblir drastiquement le secteur de l’animation qui est une filière d’excellence de la France !

Pis, pour Charles Alloncle, les dirigeants de l’audiovisuel public ne doivent plus être élus par le gendarme de l’audiovisuel, l’Arcom, mais désignés directement par… le président de la République, après avis des commissions des affaires culturelles du Parlement et de l’Arcom. Indépendance garantie !

Alloncle n’en reste pas là, il se prend aussi pour le directeur des programmes, ce qui excède ses attributions. Il entend sucrer les trois quarts du budget des jeux, il y en a trop ! Chaque fois, il se justifie ainsi : « On attend autre chose d’une chaîne du service public ». Qui est « on » ? Ses électeurs, dont certains figurent sûrement parmi les 2,5 millions de fans de « N’oubliez pas les paroles », ce karaoké animé, en fin d’après-midi, par Nagui ? Le rapporteur veut faire des économies. Or, les jeux génèrent de la publicité… Charles Alloncle trouve aussi que l’éditorialiste Patrick Cohen, le matin sur France-Inter, le soir sur France 5 dans « C à vous », c’est deux fois trop. Aussi suggère-t-il de « remplacer l’édito “made in service public” par une diversité de courants d’opinion issus de la presse écrite ».

En réalité, s’il est intéressant de voir jusqu’où vont ses obsessions (et donc celles de l’extrême droite), expertiser ce rapport n’a guère de sens car la probabilité qu’il s’applique tend vers zéro. Le vote – houleux – des membres de la commission la semaine dernière qui a conduit à la publication de ce pavé ne préjuge en rien de la suite. Une chose est sûre : il est impossible qu’une loi sur l’audiovisuel public soit mise dans les tuyaux d’ici le printemps 2027. Charles Alloncle va juste profiter, le 25 juin, d’une niche parlementaire réservée à son parti, l’UDR, pour y glisser une proposition de loi sur la prévention des conflits d’intérêts entre France Télévisions et les sociétés de production.

Le président Horizons de la commission Jérémie Patrier-Leitus, qui propose lui-même 40 contre-propositions, est réaliste : « Ce que le rapporteur pense ou ce que je pense… à la fin, ce sont les candidats qui compteront. » Le rapport n’était même pas publié que, la semaine dernière, le Rassemblement national (RN) et ses leaders, le balayaient sans le moindre égard. Ils vont beaucoup plus loin. Le 29 avril, sur X (ex-Twitter), le RN lançait le chantier : « Privatisons l’audiovisuel public ! Signez la pétition. »

Le même jour, sur BFM TV, Jordan Bardella, président du RN, a été très clair : « On a là 4 milliards d’euros, je ne crois pas qu’en 2026 il y ait encore un sens à ce que l’Etat français soit propriétaire de chaînes de télé. (…) Demain à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l’audiovisuel public. (…) L’Etat français en 2026 peut parfaitement se passer d’un audiovisuel public pléthorique qui utilise l’argent de tous les Français pour faire du militantisme politique et pour assumer une idéologie politique. » Charles Alloncle se pose en sauveur de l’audiovisuel public mais le président de son propre parti, Eric Ciotti, dans un courrier au Premier ministre le 18 septembre dernier, proposait lui aussi d’économiser quatre milliards d’euros en le privatisant.

Pour résumer la situation, Jérémie Patrier-Leitus a repris cette phrase de Laurent Fabius : « La différence entre l’extrême droite et la droite, c’est la différence entre une arrière-pensée et une pensée. » Sous-entendu : il n’a jamais été question, en réalité, de réformer. Juste de discréditer l’audiovisuel public auprès de l’opinion publique. Ça marche. Déjà, l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart s’interroge : « Une question fondamentale n’a pas été posée : “avons-nous réellement besoin d’un service public de l’information ?” » Et le rapport fragilise France Télévisions et Radio France qui ignorent à quelle sauce, in fine, elles seront accommodées. Elles, et tout leur environnement : le cinéma, la production audiovisuelle… Pourtant, « aucune des 234 personnes auditionnées n’a appelé à la privatisation » rappelle Jérémie Patrier-Leitus.



RD

Le vengeance (minable) de Sarkozy




Pourquoi Nicolas Sarkozy se rapproche-t-il de Jordan Bardella ?


Vidéo « Il faut qu’il arrive au pouvoir », a osé Nicolas Sarkozy à l’égard de Jordan Bardella alors qu’en 2016, il érigeait « une barrière infranchissable » entre Les Républicains et le Front national. ⁠
La journaliste du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat décrypte les raisons de ce basculement qui permet à l’ex-président de continuer à exister politiquement et de nourrir un récit médiatique construit avec son clan.



Le Nouvel Obs a publié une série d’articles intitulée « Les Sarkozy : la dérive d’un clan »

Le premier épisode intitulé Bolloré, Carla Bruni et… Dieu : comment Nicolas Sarkozy et son clan mènent la guerre médiatique depuis sa sortie de prison, évoque son séjour en prison et ses multiples condamnations pour « financement illégal de campagne électorale », « corruption active » ou « trafic d’influence » auraient dû lui ôter tout crédit médiatique. Mais l’ex-président de la République, entouré de sa famille et de quelques fidèles, a construit un récit alternatif.

Le deuxième, Nicolas Sarkozy, l’ex-président-prisonnier qui rumine sa vengeance contre les juges et les traîtres, rappelle que Nicolas Sarkozy n’a jamais porté la magistrature dans son cœur. Mais depuis sa condamnation et son séjour à la prison de la Santé, il s’estime victime d’une véritable cabale de la part de l’institution judiciaire, au point de se comparer au… comte de Monte-Cristo.

Le troisième, « Il faut qu’il arrive au pouvoir » : comment Nicolas Sarkozy est tombé dans les bras de Jordan Bardella, explique, sans équivoque, qu’animé par un esprit de revanche à l’encontre d’Emmanuel Macron et déterminé à continuer d’exister politiquement, l’ex-président a choisi de servir de marchepied à l’extrême droite.



Les petits déjeuners





1er juillet 2025: un tête à tête Sarkozy-Bardella, qui agite le landerneau politique


C’est une rencontre qui agite le milieu politique cette semaine. L’ancien président Nicolas Sarkozy a reçu le chef du Rassemblement National, Jordan Bardella mardi matin dans son bureau parisien. Selon l’entourage de l’ancien chef de l’État, ce rendez-vous d’une heure a été « très cordial ».



Juin 2025: Jordan Bardella se dit « choqué » par le retrait de la Légion d’honneur de l’ex-président


Soutien surprenant•« J’ai le sentiment qu’il y a une volonté d’humilier Nicolas Sarkozy », a regretté le dirigeant du RN sur RTL, ce lundi, après le retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy en raison de sa condamnation pour corruption dans l’affaire des écoutes.



19 février 2026: l’histoire d’un déjeuner secret





10 décembre 2025, pour Sarkozy : « Bardella, c’est le Chirac des années RPR ! »

L’ancien détenu de la prison de la Santé compare Jordan Bardella « au RPR au temps de Chirac », estimant que « son discours n’est pas très différent du nôtre à l’époque ». Au contraire de l »‘aile » portée par Marine Le Pen et « son projet économique plus proche de celui de LFI que LR ».



11 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le livre peut payer deux fois

Il s’est beaucoup dit que Jordan Bardella voyait des patrons à la pelle ; dans la promotion de son livre, il rencontre la France profonde de la base RN. Avec quel effet sur les idées ?



14 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le temps des tempêtes pour Les Républicains


Déjà affaiblis par la guerre entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Les Républicains voient Nicolas Sarkozy les inciter à se tourner vers le RN, alors que croît la tentation de l’union des droites.



Le fiston n’échappe pas à la malédiction


« Le parachuté a atterri et il ne va pas redécoller » : bien décidé à rester à Menton, Louis Sarkozy envoie un message à ses détracteurs



 C’est la députée RN Alexandra Masson qui l’a emporté avec 49,58 % des voix. 


L’extrême droite a confirmé son avance du premier tour ce dimanche 22 mars 2026. La cité du citron aura désormais une maire RN, Alexandra Masson.

 


Les affaires




Pour mémoire, l’ancien président Nicolas Sarkozy fait l’objet de trois affaires pénales. Deux d’entre elles ont donné lieu à des condamnations définitives : l’affaire dite des écoutes téléphoniques pour laquelle la Chambre criminelle a rendu un arrêt de rejet le 18 décembre 2024, et celle des dépenses excessives de campagnes en 2012 révélées par l’affaire Bygmalion. Dans ce dossier, les investigations avaient permis de révéler l’existence d’un système de fausses factures et conventions liant l’UMP, devenue Les Républicains, et l’agence de communication Bygmalion, chargée d’organiser les nombreux meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Cette manœuvre visait à masquer l’explosion des dépenses de campagne, qui ont atteint près de 43 millions d’euros, pour un maximum autorisé de 22,5 millions. Il a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 26 novembre 2025.

La troisième, l’affaire Sarkozy-Kadhafi (ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007) est toujours en cours. Il est condamné en première instance en septembre 2025 à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Il est écroué le 21 octobre 2025 à la prison de la Santé, puis libéré sous contrôle judiciaire le 10 novembre 2025, dans l’attente de son procès en appel. Un peu moins de six mois après sa lourde condamnation, l’ancien chef de l’État est rejugé à partir du 16 mars 2026 par la cour d’appel de Paris, avec neuf autres personnes, au cours d’un procès prévu jusqu’au 3 juin. Le jugement est attendu le 30 novembre, a indiqué à l’AFP une source ayant connaissance du calendrier.



« Chaque déni est une gifle, chaque mensonge est une chute » : au procès en appel de Nicolas Sarkozy, la réplique des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA face aux prévenus




Des proches des personnes tuées dans l’avion qui a explosé en vol en septembre 1989 au-dessus du Niger ont témoigné mercredi devant la cour d’appel de Paris.


RD




Faisons reculer l’extrême droite



Face à un sentiment de désespoir politique, il est nécessaire de distinguer la montée de l’illibéralisme de l’installation d’un autoritarisme brutal, et donc de ne pas faciliter par passivité une arrivée au pouvoir dans une prophétie autoréalisatrice.



À l’initiative du CADTM international, plus de 230 personnalités issues d’une cinquantaine de pays de tous les continents ont souscrit à un appel international en faveur du renforcement de l’action antifasciste et anti-impérialiste. Cet appel alerte sur la progression mondiale de l’extrême-droite, des forces néofascistes et des agressions impérialistes.




2 aperçus de la capacité inquiétante de mobilisation des différentes composantes de l’extrême-droite





Plusieurs centaines de militants issus de groupuscules d’extrême droite ont défilé samedi 17 janvier dans les rues de Paris, flambeaux à la main, à l’occasion d’un rassemblement présenté comme un « hommage » à Sainte-Geneviève et Louis XVI.



La France a interdit de son territoire dix militants d’extrême-droite britanniques, accusés d’ « actions à caractère violent » contre les migrants sur les côtes du Nord-Pas-de-Calais. Des médias britanniques décrivent un harcèlement qui s’intensifie contre les exilés ces derniers mois.



La réalité est encore bien pire


Au lendemain des élections législatives de 2024, Jordan Bardella estimait que « quatre ou cinq brebis galeuses », tout au plus, figuraient parmi ses candidats calamiteux, tout en assurant que le ménage avait été fait. Raté, tout est faux. Car ses brebis galeuses siègent désormais en masse à l’Assemblée nationale : ils ne sont pas moins de 83 député·es1 sur les 122 que compte le Rassemblement national (RN) à s’être fait épingler par la presse, et notamment par le média Les Jours.



Et, pour conclure, et bien qu’il n’y ait pas lieu de s’en réjouir, terminons avec une pointe d’humour. Le chanteur Francis Lalanne prévoit de se présenter aux élections municipales 2026 à Lyon, sur une liste d’extrême droite issue du mouvement Spartacus. Pourtant, il est actuellement inéligible et n’habite pas dans la commune.


Nétanyahou bénit le soutien à Israël des « fascistes européens »



Stade ultime de l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, la conférence de Jérusalem, réunie le 27 mars 2025, a scellé le pacte entre Israël et l’extrême droite européenne et américaine. Elle a également offert au président du Rassemblement national, Jordan Bardella, l’occasion de s’affirmer sur la scène internationale. Reportage.



PRCS (Croissant rouge Palestinien): Le meurtre de huit de nos médecins est une tragédie contre le travail humanitaire


La Société du Croissant-Rouge palestinien est dévastée par le meurtre de huit de ses médecins à Rafah. Ils ont été pris pour cible par les forces d’occupation israéliennes alors qu’ils accomplissaient leur devoir humanitaire en se rendant dans la zone de Hashashin à Rafah pour prodiguer les premiers soins à un certain nombre de personnes blessées par les bombardements israéliens dans la région. Un neuvième médecin est toujours porté disparu. Le Croissant-Rouge palestinien a également retrouvé les corps de six membres de la défense civile et d’un membre du personnel de l’ONU dans la même zone

Gaza : L’armée israélienne a commis des crimes de guerre en occupant des hôpitaux



Privations de soins, évacuations forcées aux conséquences fatales, destruction de structures médicales. Les forces armées israéliennes ont causé des décès de patients palestiniens et des souffrances évitables quand elles ont occupé des hôpitaux dans la bande de Gaza lors des hostilités qui se poursuivent, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui ; ces actes ont constitué des crimes de guerre.


Plus de 50000 morts dans la bande de Gaza: «C’est une opération de dévastation»


« Le bilan de l’agression israélienne atteint 50 021 martyrs et 113 274 blessés depuis le 7 octobre 2023 », a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza ce dimanche 23 mars. Des statistiques jugées fiables par les Nations unies.  



«La presse est attaquée»: en Cisjordanie occupée, la répression israélienne contre les journalistes s’aggrave


L’armée israélienne multiplie les raids dans les camps de réfugiés palestiniens et ceux-ci s’accompagnent souvent de destructions de maisons et de déplacements forcés de population. La présence de journalistes semble gêner l’État hébreu Arrestations, détentions, matériel détruit, interdiction de se déplacer, notamment à Jérusalem. On savait le quotidien des reporters et des photographes très dangereux à Gaza, mais il l’est aussi en Cisjordanie occupée.



Israël: le gouvernement entame une procédure pour destituer la procureure générale et aggrave la crise avec la justice


En Israël, le bras de fer entre l’exécutif et le judiciaire se poursuit. Après le limogeage du chef des renseignements intérieurs, un Conseil des ministres spécial s’est réuni dimanche 23 mars pour engager un processus de destitution de la conseillère juridique du gouvernement qui est également la procureure générale. Ce faisant, beaucoup accusent Benyamin Netanyahou de conflit d’intérêts, car le Premier ministre est visé par une procédure pour corruption.



L’extrême droite européenne en Israël pour parler antisémitisme, une invitation controversée


Une conférence internationale sur la lutte contre l’antisémitisme se déroulera fin mars à Jérusalem. Pour la première fois, des dirigeants et eurodéputés d’extrême droite européens sont invités à y prendre la parole. Une présence condamnée par de nombreux spécialistes de la question qui ont choisi de ne pas y participer.



« Si la banalisation de l’extrême droite se résumait aux médias Bolloré, ça se saurait »



Pauline Perrenot est journaliste pour l’observatoire des médias Acrimed et autrice du livre Les Médias contre la gauche (Agone, 2023). Elle décrypte les mécanismes de l’extrême-droitisation des médias et rappelle le rôle essentiel des médias indés.

Basta! : Selon une information du Parisien du 19 décembre, l’émission « Touche pas à mon poste ! » (TPMP), présenté par Cyril Hanouna sur C8, s’arrêterait en février. Ça y est, c’est bon, c’est la fin de la surreprésentation de l’extrême droite à la télé ?



Les corbeaux sur nos plaines


2024 se termine. Une année sombre, qui a vu l’extrême-droite répandre encore davantage sa toile sur notre pays. Si le résultat des urnes au soir du 7 juillet a semblé offrir un semblant de sursis, il faudra bien plus qu’une mobilisation ponctuelle pour en venir à bout.



Colère agricole : comment l’extrême droite maintient l’« ordre éternel des champs »


Si de tout temps à jamais la figure du « paysan » a été un enjeu politique, le positionnement messianique de l’extrême droite à son endroit n’en reste pas moins une escroquerie intellectuelle qui tend, exactement comme le système qu’il prétend combattre, à maintenir le monde agricole dans l’« ordre éternel des champs ».

Juin 2024, quelque part en France, sous un ciel bleu marine, Jordan Bardella pose naturellement, devant un tracteur qui n’est manifestement pas le sien, main dans la poche, sourire éclatant, chemise blanche déboutonnée et visage tourné vers l’horizon.



Javier Milei : enthousiasme et hésitations médiatiques


Le premier anniversaire de l’accession de Javier Milei à la présidence de l’Argentine est l’occasion d’une médiatisation suffisamment rare à l’égard d’un chef d’État latino-américain, pour qu’elle mérite que l’on s’y attarde. Alors que l’Amérique latine est une région structurellement sous investie par les médias [1], ce traitement médiatique dénote un intérêt peu commun dont font preuve les rédactions à l’égard de ses « solutions de choc » néolibérales…

Le média identitaire Frontières, ses obsessions, ses alliés et ses dons défiscalisés



Dans la galaxie des médias d’extrême droite, Frontières occupe une place centrale. Le jeune média identitaire peut compter sur le soutien de l’écosystème pour diffuser ses idées réactionnaires, parfois aux frais du contribuable.

Dans une gare, il n’est pas rare de se rendre dans un Relay, pour combler l’attente en achetant un livre ou un périodique. Sur un présentoir de magazines, bien en valeur entre deux rangées de journaux, en gare de Chartres (Eure-et-Loir), un utilisateur de X (ex-Twitter) remarque et photographie un point commun entre des publications alignées. OmertaValeurs actuelles (trois numéros), FrontièresCauseurFront populaireFuria (deux numéros)… Tous ces magazines proposent une vision réactionnaire de la société et se placent à l’extrême droite du champ politique (même si certains s’en défendent).



Les enquêtes de «Frontal» qui ont marqué 2024 : en septembre, «Libé» publie une partie des faux documents fabriqués par Jordan Bardella


Pour la fin de l’année, «Libé» revient sur les enquêtes de «Frontal», la newsletter consacrée à l’extrême droite, qui ont eu un impact médiatique et politique.

Les révélations de Libération sur les faux documents fabriqués par Jordan Bardella pour maquiller l’emploi fictif qu’il a occupé en 2015 ont visiblement traumatisé le jeune président du Rassemblement national (RN).



Tiktok : la stratégie phare de Jordan Bardella pour séduire la jeunesse


Lors des élections européennes, Jordan Bardella a obtenu le vote de 7 765 936 électeurs. Parmi eux, 26% sont des jeunes de moins de 25 ans. Le RN a su utiliser cet outil afin de rallier les jeunes à sa cause et son combat à travers Jordan Bardella. S’affichant en faisant des blagues, mangeant de la nourriture en tous genres, exhibant un grand sourire… tout est minutieusement calculé par Jordan Bardella et son parti.



Le club FoRB : Comment l’extrême-droite tisse sa toile au Parlement européen


Entre Giorgia Meloni et le PPE d’Ursula von der Leyen, ça matche depuis 2019. Blast a suivi la trace de Carlo Fidanza, chef des Fratelli d’Italia au Parlement européen. L’envoyé spécial de la présidente du Conseil italien, qui a notamment investi l’intergroupe parlementaire FoRB. Un club où on encense les chrétiens et diabolise l’Islam.

Aide médicale d’État : pas de financements supplémentaires en 2025, mais un système « préservé »



Le gouvernement fait volte face : alors qu’une hausse du financement de l’Aide médicale d’État avait été annoncée la semaine dernière, ses crédits seront finalement gelés en 2025. Pas question, en revanche, d’en réformer le cadre, ont martelé de concert ministres du Budget et de la Santé. Des positions à contre-courant de celle défendue depuis des semaines par leur collègue de l’Intérieur Bruno Retailleau.



AME, petit débat et grandes oreilles


L’Aide médicale d’Etat, inépuisable point de fixation chez ceux, politiques et media, qui font de l’étranger le bouc-émissaire et la source de tous nos maux.

Sûrement soucieux d’élever le débat, le président du RN Jordan Bardella a dénoncé lundi sur RMC ces migrants qui -je cite- « peuvent venir en France, pour se faire recoller les oreilles aux frais de la princesse ».

Avis à Jordan Bardella: il semblerait qu’il soit désormais envisageable de se faire greffer un cerveau

Affaire des assistants parlementaires : le RN a-t-il berné la justice pour éviter un procès à Jordan Bardella ?



Selon le livre-enquête « la Machine à gagner » du journaliste Tristan Berteloot, le parti d’extrême- droite a créé de faux documents pour justifier a posteriori de l’activité d’assistant parlementaire en 2015 de son actuel président. Et lui éviter de s’asseoir sur les bancs des prévenus dans quelques semaines, aux côtés notamment de Marine Le Pen.



Dossier: L’affaire du financement des campagnes 2012 du RN

Démocratie et compromissions



Libération révèle ceci : Thierry Solère, conseiller officieux d’Emmanuel Macron, a reçu ces derniers mois à plusieurs reprises Marine Le Pen et Jordan Bardella, en présence notamment d’Edouard Philippe ou du ministre des Armées, en toute discrétion. Thierry Solère aurait rempli un rôle d‘agent de liaison entre le camp présidentiel et le RN.

Dans un coin bobo du 9e arrondissement de Paris, la rue d’Aumale est aussi paisible que cossue. La sérénité des riverains est néanmoins parfois troublée depuis que Thierry Solère, élu régional, ancien député, et surtout ex-conseiller d’Emmanuel Macron, s’est installé, dans le vaste appartement qu’il occupe avec sa nouvelle compagne, une communicante.

Thierry Solère reçoit, beaucoup, à toute heure, et pas n’importe qui. Le ballet des berlines au pied de l’immeuble, les gardes du corps qui font le pied de grue : tout indique que le conseiller officieux, un temps écarté des premiers cercles de l’Elysée, est à nouveau dans le jeu.

Et dans un des rôles de l’ombre qu’il affectionne : celui d’agent de liaison entre la macronie et l’extrême droite.

Car ces derniers mois, selon nos informations, le binôme du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, a été reçu à plusieurs reprises rue d’Aumale.

Pas en même temps, mais parfois en présence de membres éminents du camp présidentiel, comme l’ex-Premier ministre Edouard Philippe ou l’actuel ministre des Armées, Sébastien Lecornu, tous deux très proches de Solère.

La dédiabolisation du RN passe aussi par ces rencontres secrètes.

Source



Dîners secrets avec les macronistes : on a cuisiné Le Pen et Bardella


Les législatives, provoquées par la dissolution de l’Assemblée Nationale voulue par le président Emmanuel Macron le soir même des élections européennes, sont passées. Un second tour surprise qui évite largement la prise de pouvoir du RN, mais qui fait entrer 143 députés d’extrême-droite, dont 126 élus sous l’étiquette RN ex-FN. Le reste étant majoritairement des amis d’Eric Ciotti, ex-Républicain. Un qualificatif qui lui va désormais comme un gant, lui qui est sorti du fameux champ républicain en ayant fait le choix d’aller faire le mariage entre les héritiers de Pétain et ceux qui se prétendent l’être de Charles de Gaulle. En voici une alliance contre-nature et un comble pour ceux-là même qui dénoncent la coalition de gauche.

Contre l’extrême-droite, votons pour la République



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Dans le Grand-Est ils ne reculent plus devant rien


Un candidat d’extrême-droite dépose la marque « Nouveau Front populaire »


On a appris le mercredi 03 juillet que Bertrand Potier avait entrepris des démarches pour déposer l’appellation (Nouveau) Front populaire auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Il accuse certains de ses membres d' »antisémitisme » et d’attenter à la mémoire de Léon Blum. Cette intention émane d’un militant d’un parti d’extrême-droite à Épernay (Marne).



Le « point de détail de l’histoire » de Jean-Marie Le Pen n’était pas antisémite, selon un candidat RN du Haut-Rhin


Lors d’un débat sur BFM Alsace mercredi 3 juillet, Laurent Gnaedig, candidat du Rassemblement national dans la 1ʳᵉ circonscription du Haut-Rhin, a estimé que les propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz n’étaient « pas une remarque antisémite ». Il s’est excusé dans la soirée, et a indiqué qu’il était convoqué par la direction de son parti.



« Génocide de masse », ces propos polémiques sur l’IVG refont surface


Dans la 1e circonscription de la Haute-Marne, le duel entre la candidate Horizons, Bérangère Abba et le candidat Rassemblement National Christophe Bentz a fait remonter à la surface des propos polémiques, utilisés comme arguments. Le député sortant avait en effet comparé l’IVG à un « génocide de masse ».



Drôle de campagne

 

L’étrange campagne de Marine le Pen et Jordan Bardella qui ont déserté le terrain

 

Ni meeting, ni déplacement, les deux têtes d’affiche du Rassemblement national ont disparu de la campagne sur le terrain et n’apparaissent qu’en télé ou en radio.

La campagne pour les législatives touche bientôt à sa fin puisqu’il ne reste plus que trois jours de terrain pour les candidats. Certains reçoivent le soutien des cadres de leur famille politique : Gabriel Attal est dans l’Oise, Marine Tondelier en Ile-de-France, et Manuel Bompard soutient des Insoumis dans le Rhône. En revanche, pas de trace de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella sur le terrain, au point que l’on en vient à se demander à quoi jouent les deux têtes d’affiche du RN.



Comment les sphères prorusses tentent d’influencer les élections législatives


Les élections législatives en France ont été ciblées par plusieurs tentatives d’ingérence prorusse sur les réseaux sociaux ou via des sites internet, selon plusieurs publications récentes. Objectif : favoriser l’extrême droite au détriment des autres forces politiques.



Derrière la campagne de désinformation contre RSF, Progressif Media, une boîte d’influence sulfureuse hébergée par Vivendi, le groupe contrôlé par Bolloré


En enquêtant sur un faux site créé pour nuire à Reporters sans frontières (RSF), notre organisation a découvert une vaste campagne de discrédit orchestrée par une société qui, sous couvert de “communication”, mène en réalité des opérations d’influence en utilisant des techniques rappelant celles des officines du Kremlin en matière de désinformation. Cette société n’est pourtant pas liée à la Russie. Elle est hébergée en plein cœur de Paris, par Vivendi, le groupe contrôlé par la famille de Vincent Bolloré.



Marine Tondelier privée de débat sur BFM TV : insupportable invisibilisation des femmes et de l’écologie, déni démocratique et journalistique


Après avoir débattu avec Manuel Bompard et Olivier Faure, Gabriel Attal et Jordan Bardella devaient retrouver Marine Tondelier, la patronne des Ecologistes, ce mercredi soir sur BFM TV. Le patron de la chaîne et celui du RN en auront décidé autrement.



Bardella bientôt à Matignon ? les éditorialistes sont déjà aux ordres !


Comme à son habitude, Ruth Elkrief a alimenté les “flop” par sa mauvaise foi, son outrance et, surtout, son parti pris sans limite, tout comme son frère d’armes Cyril Hanouna et sa sœur de combat, Laurence Ferrari. Les Grandes gueules de RMC et l’inénarrable Pascal Praud ont également été distingués pour leur dérive durant cette campagne de l’entre-deux tours. Un “flop d’or” a été exceptionnellement décerné à l’ancienne députée socialiste Anne-Yvonne le Daim pour un tweet raciste visant Rima Hassan, mais en réponse à un autre tweet de Rima Abdul Malak, l’ancienne ministre macroniste de la Culture.



« Son nom, comme ça, je ne pourrais pas vous le dire… » : dans les Landes, les électeurs du RN votent pour des « candidats fantômes »


Qualifiés pour le second tour des élections législatives, dimanche, de nombreux candidats du Rassemblement national sont aux abonnés absents dans cette campagne d’entre-deux tours.



Ce qui nous attend

 

Éducation, jeunesse, sécurité, préférence nationale : que nous apprennent les propositions de loi déposées par les députés RN depuis 2022


Alors que le deuxième tour des élections législatives approche et que l’extrême droite pourrait former un gouvernement pour la première fois sous la Ve République, il nous a paru utile de nous intéresser aux propositions de loi déposées par les députés du Rassemblement national (RN) au cours de la 16e législature de 2022 à 2024.



Le programme énergie du Rassemblement National : surconsommation et flambée des factures d’énergie


Dans la campagne européenne puis cette campagne législative, les prix de l’énergie et de l’électricité sont devenus un sujet phare pour les candidats. 

C’est bien normal : alors que les factures d’électricité ont grimpé de 40% depuis 2021 et que le pouvoir d’achat est un sujet de préoccupation majeur, tout électeur est en droit de se demander s’il est condamné à payer plus cher ses factures d’énergie. 



Dans le Nord, le RN prêt à sacrifier les nouveaux emplois verts


Arrivé largement en tête à Douai, dans le Nord, le Rassemblement national se pose en sauveur des travailleurs. Tout en se montrant prêt à sacrifier des milliers d’emplois.



« Promotion du charlatanisme », « des mesures à l’encontre des principes de santé publique », des soignants jugent le programme santé du RN


 « Le Nouvel Obs » a soumis les mesures emblématiques défendues par le parti d’extrême droite en matière de santé à plusieurs organisations professionnelles. Toutes sont vent debout.



L’État de droit, cible régulière de l’extrême-droite en France comme en Europe


Forte de son score aux récentes élections européennes et législatives, l’extrême-droite française se trouve en position de force pour accéder au pouvoir en France. Une possibilité qui inquiète au vu de certaines mesures du programme du Rassemblement national et des déclarations passées de certains de ses membres.



« Le RN ne respecte pas les droits de l’homme »


Selon Jean-Marie Burguburu, le président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, l’arrivée au pouvoir du RN pourrait constituer un réel danger pour les droits et les libertés. Il assure que son institution redoublerait alors d’efforts pour leur protection.



Danger immédiat : il n’y a pas de « oui mais » avec l’extrême-droite


Elle consumera tout, ses ennemis, les tièdes et finalement ses amis.

Il n’est plus l’heure de refuser de voter untel ou unetelle sous prétexte qu’ils ne seraient pas démocratiquement purs. Partout, tout le temps, il faut barrer la route au Rassemblement national. Car c’est le parti de la haine et la haine consume tout. Y compris ceux qui auront hésité à faire barrage.



À Paris, un « Comedy club » d’humoristes immigrés pour rire « avant l’expulsion »


À quatre jours du second tour des élections législatives en France, l’association d’aide aux réfugiés Singa a organisé la deuxième édition d’un « Newcomer Comedy Club » à la Gaité Lyrique de Paris autour de sept humoristes issus de l’immigration. Un stand-up mordant où le rire « forcément politique » apparaît comme un exutoire à l’heure où l’extrême droite est aux portes du pouvoir.


Lundi

 

Tout est en place : l’arsenal législatif, le fonctionnement institutionnel, l’habitude de l’obéissance, la surveillance globale, le racisme intrinsèque. Caligula est déjà à l’Elysée ; ses troupes s’apprêtent à envahir l’Assemblée. Chez Camus, l’empereur fou assume : il me faut des coupables. Et ils le sont tous.


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RCI à plat ventre devant l’extrême droite


Pour avoir fait son travail en posant des questions précises à Jordan Bardella, Barbara Olivier-Zandronis, présentatrice du 13H de RCI en Guadeloupe, a été virée de l’antenne par le directeur de la station. Selon nos informations, Hervé de Haro s’est confondu en excuses devant le patron du parti d’extrême droite alors que la journaliste était encore au micro, promettant des sanctions. Depuis, la direction de la première radio des Antilles tente d’éteindre l’incendie. En s’enferrant dans ses explications.

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RCI Guadeloupe : une journaliste sanctionnée pour avoir fait son travail

Le « gourmet » Jordan Bardella : Paris Match remet le couvert


« S’il est un art que Jordan Bardella ne prend pas à la légère, c’est bien la cuisine » : et s’il est un art que Paris Match maîtrise à la perfection, c’est bien celui de la peopolisation… y compris avec l’extrême droite. Quitte à resservir deux fois le même plat : après avoir publié un portrait du « bon vivant [et] fin gourmet » Jordan Bardella en août 2020, l’hebdomadaire remet ça trois ans plus tard [1].

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