Permis de tuer



« À peine une semaine après le vote de la présomption de légitime défense par l’Assemblée nationale, des policiers municipaux de la ville RN du Pontet ont pris en chasse un homme arabe et l’ont tué à bout portant dans le dos alors qu’il était bloqué par deux véhicules au péage du Pontet », déplore Arié Alimi, l’un des avocats de la famille de la victime, pour qui « les députés qui ont voté cette loi ont contribué à sa mort » et « seront tout aussi responsables des morts à venir ».





Présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes : une protection illusoire, voire dangereuse ?

Alors que l’Assemblée a adopté en première lecture la proposition de loi sur la présomption de légitime défense des policiers et des gendarmes, nous avons demandé à Julien Sapori, commissaire divisionnaire honoraire, ce qu’il pensait de cette mesure. À ses yeux, une telle réforme, si elle était définitivement adoptée, comporterait plus de dangers qu’autre chose, y compris pour les forces de l’ordre. Explications.








A Toulouse, un homme tué après un refus d’obtempérer ; le parquet ouvre une information judiciaire



La mort de ce jeune homme, prénommé Maïky, a suscité une vive émotion au sein de la communauté des gens du voyage, à laquelle il appartenait, et qui, depuis le drame, réclame des explications.

Le parquet de Toulouse a ouvert une information judiciaire pour déterminer les circonstances dans lesquelles un homme a été tué dans la soirée du jeudi 25 juillet par un tir de gendarme alors qu’il tentait de fuir un contrôle, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué.



Que deviendra le « permis de tuer » sous la nouvelle Assemblée ?


Au printemps, la Cour de cassation a jugé que les policiers peuvent tirer même en dehors de la légitime défense. Dans la foulée, l’Assemblée nationale a esquissé un geste en faveur de la modification de l’article L435-1 du Code de sécurité intérieure… Juste avant d’être dissoute. Tout reste à faire.