La municipalité pilote la solidarité au niveau de la commune. C’est le conseil municipal qui décide du budget consacré à l’action sociale dans une commune et c’est le centre communal d’action sociale qui la met en oeuvre.
En Moselle, les profils les plus touchés par la grande pauvreté sont :
- Les familles monoparentales (33 %), très présentes dans les quartiers urbains de Metz et très dépendantes des prestations sociales.
- Les jeunes sans diplôme qui sortent du système scolaire sans qualification.
- Les travailleurs pauvres, plus nombreux qu’au niveau national : intérimaires dans la logistique, ouvriers de l’industrie, emplois transfrontaliers précaires (Luxembourg → contrats courts, temps partiel, navettes coûteuses).
- Les personnes âgées isolées, présentes surtout dans les communes rurales et semi-rurales : petites retraites, veuvage, éloignement des services.
- Les ménages immigrés ou issus de l’immigration récente, concentrés dans les zones urbaines et périurbaines et plus exposés au chômage et aux emplois peu qualifiés.
Face à ça, l’action municipale peut changer des vies. Elle peut :
- Garantir l’essentiel : personne ne doit rester sans solution
- Aides d’urgence via le CCAS : alimentation, hygiène, énergie, transports.
- Accompagnement personnalisé pour les personnes en grande difficulté.
- Accès aux droits : aide pour les démarches CAF, santé, logement, RSA, retraite.
- Agir pour le logement : la première protection contre la pauvreté
- Prévention des expulsions : médiation, plans d’apurement, accompagnement budgétaire.
- Accès au logement social : soutien aux demandes, priorisation des situations critiques.
- Dispositifs “logement d’abord” : solutions stables pour les personnes sans domicile.
- Soutenir les familles et les enfants
- Cantine à tarif social, repas équilibrés pour tous les enfants.
- Aides aux fournitures scolaires, soutien aux activités périscolaires.
- Crèches accessibles : tarification adaptée, horaires élargis pour les parents isolés.
- Petits-déjeuners à l’école dans les quartiers prioritaires.
- Accompagner vers l’emploi et l’autonomie
- Ateliers CV, numérique, mobilité, en lien avec France Travail et les associations.
- Chantiers d’insertion municipaux : espaces verts, propreté, restauration scolaire.
- Soutien aux jeunes : missions locales, stages, parrainage par des professionnels.
- Aller vers les personnes les plus fragiles
- Équipes mobiles sociales : maraudes, visites à domicile, repérage des situations critiques.
- Lutte contre l’isolement : visites aux personnes âgées, cafés solidaires, bénévolat local.
- Accès à la santé : accompagnement vers les soins, prévention, médiation santé.
Avis de la LDH
L’action municipale peut changer la vie. Mais la ville de Metz et son CCAS le fait- elle ?
Depuis deux ans, le CCAS de la ville de Metz n’a plus de relations avec les associations de solidarité, alors qu’il devrait être leur premier interlocuteur.
- Il serait urgent de reconstruire des partenariats pour envisager des actions Co‑ construites avec les acteurs locaux (CCAS, associations, missions locales), projets ancrés dans un quartier ou un bassin de vie précis, une articulation avec les politiques de la ville et les contrats de relance.
- Il serait urgent d’accompagner les publics très éloignés de l’emploi avec des dispositifs combinant l’accompagnement social (logement, santé, dettes), l’accompagnement professionnel (formation, remise à niveau, stages), le soutien à la mobilité (permis, transport, voiture solidaire).
- Il serait urgent d’agir pour les familles monoparentales et les jeunes : d’ouvrir des crèches avec horaires élargis, tarification sociale afin de permettre à des mères seules de reprendre une activité
- Il serait urgent de relancer les dispositifs type « Garantie jeunes », contrats d’engagement jeune, avec un accompagnement intensif par les missions locales, ce qui serait efficace pour les jeunes sans diplôme, très présents en Moselle
Une commune fraternelle et solidaire se construit autour d’un projet, d’un contrat social qui mobilise toute la population, sans distinction d’origine ou d’appartenances sociale, culturelles, philosophiques ou religieuses.
Les services publics et leurs implantations locales en sont un élément central, ils sont au cœur de la solidarité. Des transports publics accessibles, une école, un bureau de poste, une médiathèque, un centre social, un foyer d’accueil, un centre de santé créent du lien social et contribuent à la réduction des inégalités. Ils participent aussi à lutter contre le sentiment d’abandon ressenti par une partie de la population. Les choix politiques locaux sont donc d’importance pour améliorer le quotidien de chacune et de chacun et retisser du lien social.



















