« Faire vivre la démocratie à l’école »

C’était le thème du concours des écrits pour la fraternité de 2026.

Le 1er prix a été attribué à Alice Eynius, Candice Mathis, Thibault Weiss, Lana Meyer, du lycée Henri-Nominé à Sarreguemines, pour la création d’un Escape game : la démocratie au lycée.

Bravo à eux et à leur professeure, Noémie Marchaisseau !

Le Lycée est en panne ! Les règles ont disparu et le chaos règne !

Vous devez trouver les clés pour sortir de cette situation! (Le jeu se joue en groupe)

Le jeu a été réalisé avec comme support un diaporama que vous pouvez télécharger ici et la correction est accessible ici.

Bon visionnage!

Marche pour l’enfance et la jeunesse

Le 27 mai, nous avons participé à la marche pour l’enfance te la jeunesse organisée par la maison des droits de l’enfant et des jeunes (MDEJ) dont nous sommes partenaires, en lien avec le COFRADE : un temps fort pour rendre visible les droits de l’enfant et rendre audible la parole des enfants.

Cette évènement a réuni environ 400 personnes.

La marche pour l’enfance et la jeunesse a défilé rue Serpenoise et rue des Clercs à Metz ce mercredi 27 mai 2026.   Photo Miguel Antunes pour le RL

L’évènement s’est déroulé en présence d’Eric DELEMAR, Défenseur des enfants.

La LDH a proposé à Emie , Julia et Kylian de prendre la parole à cette occasion. Tous sont élèves du lycée Julie Daubié à Rombas. Ils ont portés avec force leurs plaidoyer et nous les remercions pour leur intervention.

Pour Emie et Julia, une prise de parole à 2 voix, pour dire l’insuffisance de la prise en compte de la parole et surtout du rythme des enfants. Un plaidoyer pour qu’on prenne le temps. Mais aussi un plaidoyer contre l’esprit de compétition et de concurrence avec une mise en cause de l’évaluation permanente qui accompagne la sélection à l’école. Les réseaux sociaux ne sont pas en reste qui poussent à la concurrence jusqu’à l’addiction. Avec une évocation du piège de l’enfant sage, l’enfant modèle qui se conforme à toutes ces pressions. Lire le plaidoyer d’Emie et Julia

Kylian a plaidé pour un meilleur accompagnement des enfants placés.

Un enfant placé, c’est un enfant qui a souvent vécu des violences, des abandons, des humiliations ou des situations familiales extrêmement difficiles. Ces enfants n’ont pas choisi leur vie. Pourtant, ils doivent en subir les conséquences chaque jour. Kylian plaide pour la prise en charge urgente de la détresse des enfants pris en charge, des problématiques liées à leur scolarisation, de la nécessité d’avoir un interlocuteur externe à l’institution, de la prise en compte de la parole de ces enfants, de l’accompagnement à la majorité…

Lire le plaidoyer de Kylian

Grandir trop vite

Le plaidoyer d’Emie et Julia

« À quel moment cesse-t-on d’être un enfant ?

Grandir trop vite, ce n’est pas seulement faire face à des responsabilités précoces, c’est surtout ne pas avoir le temps de se construire. Notre enfance devient un passage accéléré, où l’on attend de nous des certitudes là où il devrait y avoir des essais, des erreurs, et du temps. Du temps pour douter, pour explorer, pour devenir.

Elisabeth Borne, ancienne ministre de l’Éducation nationale, parlait de choix à « préparer très jeunes, presque depuis la maternelle. » Comme si l’enfance devait déjà se plier aux exigences du monde du travail. Comme si prendre le temps était une perte de temps.

Puis nous arrivons au lycée. À 15 ans, on nous demande de faire des choix qui conditionnent notre avenir.

Lorsque lycée rime avec performance, Parcoursup rime avec excellence. Sur cette plateforme, chaque note, chaque activité, chaque mot du dossier semble devoir prouver une valeur déjà figée. Selon l’OMS, plus d’un jeune sur deux vit avec cette peur de ne pas être assez bon. Alors nous apprenons à optimiser, à construire une image de nous-mêmes avant même de savoir qui nous sommes vraiment. A force de vouloir faire de nous des adultes précoces, on nous vole quelque chose de fondamental : notre droit à l’enfance.

Il nous faut maintenant franchir une autre porte : celle de l’intime.

Regardons d’abord en face ce miroir déformant que sont devenus les algorithmes.

Aujourd’hui, 38 % des jeunes se déclarent dépendants de leur téléphone.

L’algorithme ne montre pas seulement des vidéos.

Il insiste.

Il répète.

Il enferme.

Considérons ensuite une autre dérive : l’hypersexualisation

Aujourd’hui, l’intime est exposé de plus en plus tôt et de façon de plus en plus malsaine. Les chiffres sont sans appel : les échanges de contenus suggestifs, renommés “nudes” ont augmenté de 29 % depuis 2019.

On projette sur des enfants des codes d’adultes.

Le jeu devient séduction.

L’insouciance devient une stratégie.

Enfin, regardons un phénomène plus silencieux, ancré chez de nombreuses familles.

Nous valorisons l’enfant autonome, responsable, “mature”. Mais derrière cette image rassurante, les psychologues alertent sur un phénomène : la parentification.

On le félicite d’être mature ?

Il apprend à taire ses besoins.

On le trouve raisonnable ?

Il s’oublie lui-même.

Cette maturité n’est pas une force.

C’est un poids.

À force de vouloir bien faire, ces jeunes n’osent plus essayer.

Grandir n’est pas une performance,

C’est une éclosion.

Et une fleur que l’on force à s’ouvrir…

n’éclot pas.

Elle se brise.

Déjà, au 18e siècle, Jean-Jacques Rousseau nous mettait en garde :  « Laissez mûrir l’enfance chez les enfants. »

Ces mots résonnent aujourd’hui avec une force saisissante. Protéger l’enfance, ce n’est pas enfermer, ni refuser la modernité.

Aujourd’hui, je vous le dis : défendre les droits de l’homme, c’est aussi défendre le droit d’être un enfant.

C’est refuser un système qui accélère le temps au détriment de l’humain.

C’est redonner aux jeunes la possibilité de se construire librement.

Car un enfant ne devrait jamais avoir à se presser de devenir quelqu’un.

Il est déjà quelqu’un. »

Emie et Julia

Mieux accompagner les enfants placés

Aujourd’hui, je voudrais parler d’enfants dont on parle trop peu : les enfants placés à l’Aide Sociale à l’Enfance, l’ASE.

Quand un enfant est placé, ce n’est pas un choix. Souvent, c’est parce qu’il a vécu des violences, des abandons, des négligences ou des situations familiales très difficiles. Derrière chaque dossier, il y a surtout un enfant qui essaye juste de grandir comme les autres.

Mais être placé, ce n’est pas seulement changer de maison. C’est parfois changer d’école, perdre ses repères, être séparé de ses frères et sœurs, devoir recommencer sa vie encore et encore. Beaucoup de jeunes de l’ASE grandissent avec un manque de stabilité, un manque d’écoute, et parfois le sentiment d’être oubliés.

Pourtant, ces enfants ont les mêmes droits que tous les autres : le droit d’être protégés, écoutés, accompagnés et respectés. Ils ne demandent pas des privilèges. Ils demandent simplement une enfance normale, une chance de construire leur avenir.

On parle souvent de protection de l’enfance, mais protéger un enfant, ce n’est pas seulement le mettre à l’abri. C’est aussi lui donner de l’attention, de la confiance, un soutien psychologique, une stabilité, et quelqu’un qui croit en lui.

Aujourd’hui, lors de cette Marche pour l’Enfance et la Jeunesse organisée à EPE Lorraine et à Metz, je voulais rappeler une chose simple : un enfant placé reste avant tout un enfant. Et aucun enfant ne devrait grandir en ayant l’impression d’être seul.

Kylian

La lettre de la LDH en Moselle : n°106

Pour voir ou télécharger ce numéro c’est ici

Retrouvez le dernier numéro de notre lettre Mosellane.
Un numéro avec de nombreuses références au front populaire, aux luttes contre les politiques portées par les droites radicales.
C’était il y a 90 ans. 
En 1934, les droites radicales menaçaient la république. 
Les partis de gauche , SFIO – PCF –  Radicaux, ne s’entendaient pas. 
Et pourtant, en 1936 l’unité s’est faite, sous la pression de la société, des syndicats, des collectifs antifascistes et des associations. 
La LDH y a pris sa part!

2026, une autre histoire, mais pas mal de similitudes…

UEM et budget

Le budget primitif 2025 de la ville s’élève à 246 M€

L’Usine d’Électricité de Metz (UEM) est créée en 1901. En 2008, UEM se transforme en Société Anonyme d’Economie Mixte Locale et devient SAEML UEM. Outre la production et la distribution d’électricité, SAEML UEM exploite diverses activités grâce en particulier à quatre filiales contrôlées à 100 % : réséda, efluid, energem, et energreen.

Le chiffre d’affaires 2024 du Groupe UEM a atteint 963 millions d’Euros. Son bénéficie net s’est élevé à 29 millions d’Euros. L’assemblée générale a décidé, avec l’accord du conseil municipal de distribuer ce bénéfice et la Ville de Metz a donc reçu 24,65 millions d’Euros (montant en hausse de 26 % par rapport à l’année précédente). Le reste du bénéfice a été versé à la Caisse des Dépôts et Consignation).

Les autres recettes : 107 M€ proviennent de la fiscalité locale et des impôts et taxes, il y a les dotations de l’état, les produits des services….

Éducation à la culture

Quel rôle le Maire peut-il avoir dans l’éducation artistique et culturelle des jeunes enfants ?

Le Maire est un relais important de cette éducation : il mène une politique artistique et culturelle en faveur des enfants, en relation avec d’autres partenaires institutionnels.

A Metz est mis en place depuis septembre 2022 un « Contrat territorial d’éducation artistique et culturelle » co-signé par l’État (le Recteur d’Académie et la DRAC -Direction Régionale des Affaires Culturelles).

L’objectif est de contribuer à la généralisation de l’Éducation Artistique et Culturelle (EAC), sur le territoire de la Ville de Metz, et par extension, de l’Eurométropole, dans un objectif de justice sociale, d’ambition éducative pour la jeunesse et de démocratie culturelle.

Il concrétise le titre de « Ville laboratoire 100% EAC » obtenu par la Ville de Metz en 2019 ». Initialement prévu pour 3 ans (début 2022 à fin 2024), un avenant l’a prolongé pour 2025.

Ce contrat concerne tous les enfants et jeunes de 0 à 25 ans. Il repose sur trois piliers :

  • La rencontre des œuvres, des artistes et des professionnels de la culture ;
  • La pratique artistique ;
  • L’appropriation des œuvres et des lieux de création.

Sécurité – Vidéosurveillance

Police municipale et vidéosurveillance

La police municipale peut accéder à un dispositif de vidéo surveillance dans la rue et dans un hall d’immeuble, mais pas dans votre salon !

Le maire, après accord d’une commission préfectorale peut installer des caméras de vidéosurveillance dans les rues. Certaines règles doivent être respectées de façon à limiter l’accès à la vie privée des citoyens. Il ne peut pas filmer dans votre salon, ni même dans votre entrée. Cependant, il lui est possible de se connecter à la vidéo surveillance du hall d’un immeuble du parc social (possibilité offerte par la loi sécurité globale de mai 2021 et utilisée par le maire de Metz).

Mobilités – Transports en commun

Qui peut prendre la décision d’une gratuité des transports urbains ?

C’est le président de la communauté de communes qui peut prendre la décision d’une gratuité des transports urbains, avec la validation collégiale par le conseil métropolitain, où la ville de Metz joue un rôle important.

Ces collectivités décident ensemble des tarifs applicables au réseau bus et Mettis (loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019).

La Cour des comptes souligne que la gratuité coûte cher, car elle implique de compenser la perte des recettes tarifaires par d’autres moyens ET demande parfois des investissements supplémentaires en cas d’augmentation de l’usage des transports en commun (sinon risque de saturation et impact sur la qualité du service).

À Châteauroux, on a noté une hausse de fréquentation de 100% et à Montpellier plus d’un tiers. À Metz, la navette du centre-ville est gratuite depuis août 2021. Il semble y avoir eu peu d’étude, mais un rapport de l’Eurométropole souligne l’importance de ces navettes pour améliorer l’accessibilité, la fréquentation et la mobilité urbaine, notamment pour les personnes en situation de vulnérabilité.

La gratuité supprime les revenus issus des billets et abonnements, mais pas le versement mobilité (Contribution obligatoire des employeurs   pour participer aux frais de transport de leurs salariés versée aux autorités organisatrices de transport) qui est souvent la principale source de financement. On peut également solliciter la région, l’État, voire l’Union européenne (il y a des fonds spécifiques à la mobilité durable). Au-delà, il faut que la commune réalloue une part de son budget.

Hébergement Logement

Hébergement

La prise en charge de l’hébergement des personnes à la rue est organisée principalement par l’État et les services sociaux, avec le rôle clé du 115, numéro d’urgence national accessible 24h/24 et 7j/7. Ce service coordonne l’orientation vers des places d’hébergement d’urgence disponibles.

Les collectivités locales (communes, départements) et des associations spécialisées participent également à cette prise en charge, notamment via des dispositifs d’hébergement d’urgence, des centres d’accueil, et des maraudes.

En revanche c’est le département qui est responsable de l’accueil des mères avec nourrisson et des mineurs.

  • Et pour un hébergement non urgent ?

Le logement social peut -être une solution, mais actuellement il y a un manque important de logements sociaux par rapport aux besoins.

Il y a par ailleurs 8 204 logements privés vacants à Metz.

Qui peut réquisitionner ces logements pour les personnes à la rue ? Le préfet

La réquisition de logements vacants privés, mais aussi pour des logements publics, est une procédure encadrée par la loi, permettant aux autorités publiques de contraindre temporairement les propriétaires à mettre leurs logements vacants à disposition pour loger des personnes sans domicile.

Le préfet est l’autorité compétente pour ordonner la réquisition des logements vacants, notamment en cas de situation d’urgence sociale.

La commune peut jouer un rôle d’alerte, de coordination, soutenir et faciliter cette démarche, mais ne peut pas réquisitionner directement.

Parmi les logements privés vacants à Metz, certains sont en cours de vente ou dédiés à des projets spécifiques. Malgré ce potentiel, la réquisition reste peu utilisée, car la procédure est longue, complexe et contestée (le logement était-il vraiment vacant ?).

Cadre légal : Loi DALO de 2007 (Droit au logement opposable ; prévoit la possibilité de réquisitionner des logements vacants pour loger des SDF) ; Code de la construction et de l’habitation (articles L. 641-1 et suivants – précise les modalités de la réquisition) ; Loi ELAN (2018 – renforce les dispositifs pour lutter contre le logement vacant)

Étapes de la procédure de réquisition : mise en demeure du propriétaire ; passé un délai, le préfet prend un arrêté de réquisition et les services sociaux y logent les personnes sans domicile. Le propriétaire conserve la propriété, reçoit une indemnisation financière calculée et versée par l’État pour la durée de la réquisition. La réquisition est temporaire, généralement limitée à une durée de 6 mois renouvelable.