
« Individuellement, nous sommes une goutte d’eau, mais ensemble nous sommes un océan. » – Ryunosuke Satoro, poète japonais
Combien de temps Robinson Crusoé aurait-il survécu seul sur son île ? L’histoire ne le dit pas, mais elle nous montre que l’arrivée de vendredi changea sa vie.
Bien sûr, il est peu probable que certaines ou certains d’entre nous se soient retrouvés dans une situation aussi dramatique que les deux héros de Daniel Defoe. Mais une chose est sûre, ensemble, ils purent mieux faire face aux difficultés quotidiennes et chacun des deux apporta beaucoup à l’autre.
Dans notre quotidien, nous ne vivons pas des aventures aussi extrêmes. Pourtant, une chose est vraie pour chacune et chacun d’entre nous, quels que soient notre âge, notre genre, notre origine sociale ou culturelle, nous avons besoin des autres pour grandir, pour apprendre, pour nous sentir en sécurité.
Quand quelqu’un nous encourage, nous explique, nous rassure, nous montre un chemin possible, nous comprenons que nous ne nous construisons pas seuls. Les rencontres que nous faisons peuvent éveiller en nous des admirations, guider nos comportements ou susciter des vocations qui, le moment venu, nous permettent d’envisager l’avenir, voire de choisir un métier.
Ce sont ces mains tendues qui nous évitent le découragement, la peur de nous tromper et d’être moqué, et qui nous font comprendre que chacune et chacun d’entre nous peut apporter quelque chose de positif au groupe, que chaque voix compte.
De telles démarches s’opposent à l’individualisme que renforce l’esprit de compétition. Elles reposent sur la coopération, l’entraide, la valorisation du travail collectif et le partage des compétences.
Je réussis mieux si je profite des conseils de mon voisin, ou si moi-même je l’aide… Je joue mieux si je passe la balle à mes amis au lieu de la garder pour moi.
A l’école, au collège, au lycée, au centre de loisirs, dans les ateliers du périscolaire, je ne me construis pas contre les autres, je me construis et je grandis avec les autres.
En choisissant ce sujet, la LDH vous propose d’encourager une société basée sur la coopération plutôt que sur la concurrence, une société qui tourne le dos au repli sur soi et valorise la richesse du collectif.
Transmettez-nous vos réflexions, vos propositions sous les formes qui vous conviendront le mieux : textes, chansons, dessins, vidéos… Comme chaque année nous attendons avec impatience vos productions.
Françoise Dumont,
Pour participer, téléchargez la plaquette du concours et la fiche de participation
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) propose aux jeunes de 5 à 18 ans de participer au concours des Ecrits pour la fraternité. En proposant aux enfants et jeunes de s’exprimer librement sur un thème lié aux droits de l’Homme, la LDH souhaite apporter sa contribution à la formation de celles et ceux qui seront les citoyennes et citoyens de demain.
La forme de l’œuvre est libre (textes en prose ou en vers, dessins, graphismes, vidéos, musiques etc.) mais les créations doivent répondre à une thématique commune. Cette année c’est le thème de la liberté qui a été retenu.
Pour voir les thèmes proposés les années précédentes
C’est le thème des frontières que nous vous invitons à interroger pour cette nouvelle édition du concours des « Ecrits pour la fraternité », sur la base d’une réflexion de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) de 1997 à 2006 et prix Nobel de la paix : « Les frontières ne devraient pas nous séparer, mais nous rappeler que nous sommes tous membres de la même famille humaine. »
On sait qu’il existe des frontières visibles, matérialisées, repérables sur une carte de géographie. Créées par les hommes, souvent à la suite de conflits, elles peuvent évoluer au cours de l’histoire, mais leur but est de délimiter des territoires et donc de séparer les peuples, au moyen de postes de contrôle, de barrières, voire de murs, plus ou moins difficiles et dangereux à franchir pour toutes celles et tous ceux qui veulent quitter leur pays en quête d’une vie meilleure.
Ces frontières peuvent donner l’impression de nous protéger en nous enracinant dans nos traditions, notre langue, mais elles peuvent aussi nous empêcher de découvrir la diversité du monde et de nous ouvrir à la différence.
Il existe aussi des frontières invisibles, à l’intérieur même de nos pays. Ce sont celles qui sont liées aux inégalités sociales et économiques qui se creusent toujours de plus en plus entre les riches et les pauvres, celles liées aux différences culturelles entre diverses communautés, entre les citadins et les ruraux, les jeunes et les personnes âgées…
Alors que les droits de l’Homme devraient être des valeurs fondamentales partagées par toutes et tous, quels que soient le statut, l’origine, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle, l’ethnie ou toute autre condition, nous pouvons observer que des discriminations, des séparations, de fait, existent entre les êtres
humains. La frontière, c’est alors de rester enfermé dans ses convictions, ses croyances, par peur de ne pas être dans la norme du milieu auquel on appartient.
Il est donc essentiel, surtout pour les plus jeunes, de s’émanciper des contraintes imposées. L’école joue un rôle important car, en permettant de développer l’esprit critique, elle favorise l’émancipation et la liberté.
Les êtres humains, depuis toujours, n’ont cessé de franchir les limites territoriales, d’un pays voisin à l’autre, d’un continent à l’autre. Rien ne peut empêcher l’être humain de vouloir aller plus loin, plus
haut, pour conquérir de nouveaux espaces de vie, pour se nourrir, pour accéder aux ressources, pour grandir et avoir de meilleures conditions d’existence, un avenir plus sûr…
En choisissant ce thème des frontières, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) souhaite engager avec les jeunes une réflexion sur ce sujet d’actualité, dont les enjeux sont la défense des droits et libertés
pour toutes et tous.
Transmettez vos réflexions, vos propositions sous les formes qui vous conviendront le mieux : textes, chansons, dessins, vidéos… comme chaque année nous attendons avec impatience vos productions.
Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH, présidente du jury.
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) propose aux jeunes de 5 à 18 ans de participer au concours des Ecrits pour la fraternité. En proposant aux enfants et jeunes de s’exprimer librement sur un thème lié aux droits de l’Homme, la LDH souhaite apporter sa contribution à la formation de celles et ceux qui seront les citoyennes et citoyens de demain.
La forme de l’œuvre est libre (textes en prose ou en vers, dessins, graphismes, vidéos, musiques etc.) mais les créations doivent répondre à une thématique commune. Cette année c’est le thème de la liberté qui a été retenu.

