Manifester n’est pas une infraction : C’est l’exercice d’une liberté ! Que la manifestation soit déclarée1 ou non, peu importe : Manifester est l’exercice d’une liberté que l’Etat doit même protéger ! La participation à une manifestation non déclarée n’est pas une infraction
Débat introduit et animé par Claude Calame historien, EHESS, LDH
Les enjeux de la loi asile et immigration 2023 : emplois précaires et rejet des exilé-es. Il s’agira de se demander en quoi les dispositions prévues par la future loi, en modifiant le Ceseda, correspondent à une négation des droits fondamentaux, aussi bien individuels que sociaux, des personnes concernées, qu’il s’agisse de celles qui sont installées de longue date en France et y résident régulièrement, de celles qui sont contraintes à l’exil et qui tentent de trouver un refuge dans un pays de l’UE, singulièrement en France, ou encore des personnes migrantes qui, pour différentes raisons, n’ont pas obtenu de titre de séjour.
évident que ces deux dernières catégories se recoupent. S’y ajoute la précarisation des personnes, hommes et femmes, qui, pour satisfaire aux besoins de main-d’œuvre dans certains secteurs dits « en tension » pourront accéder à un droit au séjour et au travail dont rien ne garantit la pérennité, cela au risque de redevenir des « sans-papiers » vivant sous la menace, renforcée par le projet de loi, d’être frappés d’OQTF.
Informations, le 6 mars 2023, 18h-20H Événement organisé par les sections EHESS, Paris 5/13 et Paris 14/6/7 de la LDH Contact : ehess@ldh-france.org Adresse : 54 Bd Raspail, 75006 Paris
Halte aux mesures bâillon contre les opposants au régime algérien à Paris !
Alors que la dégradation de la situation des droits de l’Homme en Algérie est dénoncée par nombre d’organisations non gouvernementales (dont la LDH), la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme s’indigne contre les pratiques abusives de la préfecture de police pour museler l’expression des soutiens au Hirak à Paris.
Le journalisme d’investigation est- il en péril en France et dans le monde ?Aligre FM 93.1 le 30 janvier
La question est légitime étant donné le nombre de tentatives enregistrées ici et là pour restreindre la capacité des journalistes à rechercher et exposer la vérité.
Dans nos vieilles démocraties, les tribunaux le plus souvent, la société civile également, constituent des boucliers relativement efficaces. Mais, même dans ces pays, il n’est pas facile d’être un lanceur d’alertes, dont le destin est parfois de finir en exil…ou en prison. Dans d’autres pays, journalistes d’investigation et lanceurs d’alerte risquent leurs vies,..Dernier exemple en date, l’assassinat la semaine dernière. au Cameroun du journaliste Martinez Zogo.
L’Unesco donne la définition suivante du métier :
“Le journalisme d’investigation implique d’exposer au public des affaires dissimulées de manière délibérée par une personne dans une position de pouvoir ou cachées accidentellement car elles étaient noyées dans une masse de faits et de circonstances qui en obscurcissaient la compréhension. Il nécessite d’utiliser des sources et des documents confidentiels ou publics ».
Les journalistes d’investigation font-ils peur aux dirigeants et autres pouvoirs ? Oui, car ils cherchent à accroître la transparence des politiques et autres figures publiques et institutions et les amène à rendre des comptes.
Parfois, pour étouffer, les pouvoirs inventent des artifices juridiques ; ainsi, en France, récemment, le site Mediapart s’est vu interdit de publier une enquête : une sorte de “censure préalable”.
La concentration des médias est un autre frein au travail des journalistes d’investigation ; tout comme le manque de moyens : l’investigation coûte cher et peu de médias ont les reins assez solides pour financer des enquêtes au long cours.
Les moyens de résister a ces divers moyens de censure existent. Exemple, pour garantir l’avenir du journalisme d’investigation, le travail international en réseau permet de poursuivre des enquêtes fouillées, collaboratives et à distance. Ces collaborations internationales se sont accélérées depuis le début du siècle à mesure que se multipliaient les « leaks », ces fuites massives de données informatiques, tellement vastes qu’un média seul peinerait à exploiter.
Souvent au départ informel, ces groupes de médias se sont progressivement structurés.
Et ce travail collaboratif a débouché sur des révélations fracassantes : « OffshoreLeaks » (2013), puis « SwissLeaks » (2014), les « Panama Papers » (2016), les « Paradise Papers » (2017) et les « Implant Files » (2018) et la création d’organisations structurées « le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), puis n 2015 le réseau EIC (« European Investigative Collaborations »).
Bref, le combat pour une presse d’investigation n’est pas gagné, mais les moyens mis à sa disposition pour lutter existent. Claude Cirille, journaliste et Boudjemaa Dahmane, président de la section 10-11 recevront nos invités :
– Arie Alimi, avocat membre du bureau national de la LDH
– Emmanuel Coupard, membre du SNJ (Syndicat des journalistes)
Mylène Stambouli, membre de la section Paris 5-13 de la LDH
Jean-Jacques Grunspan, distributeur du film et membre de l’AFPS
Gilles Manceron, historien membre du GT Maghreb/Moyen-Orient de la LDH
A la création de l’État d’Israël, des centaines de villages palestiniens ont été détruits. Le documentaire remet en question le mythe fondateur d’Israël et l’incapacité de sa société à accepter son sombre passé.cf.
compilé et présenté par Claude Cirille, journaliste et adhérent LDH Pour cette dernière émission de l’année 2022, nous vous proposons ce soir un regard rétrospectif sur les 12 mois écoulés et sur le travail réalisé par les équipes de la ligue des droits de l’homme section Paris 10/11.
En 2022, année électorale, les sujets de préoccupation et de mobilisation n’ont pas manqué,
l’équipe de « Fréquence Droits » s’est ainsi intéressée :
– à la ville de Stains, stigmatisée par l’extrême droite,
– à la justice restaurative,
– aux failles du droit international,
– à celles de nos institutions,
– au projet alternatif que constituent les « communs ».
Nous avons aussi travaillé sur :
– le racisme structurel à la faveur d’une production théâtrale, réalisée en collaboration avec la compagnie Naje,
– et nous avons traité des questions d’hygiène des plus déshérités de notre société.
Et le meilleur est à venir. Nous abordons 2023, la tête et le cœur pleins de projets, de détermination et d‘enthousiasme.
Mais la section Paris 10/11 de la Ligue des droits de l’homme, ce sont aussi plusieurs initiatives militantes qui ont rythmé l’année. Nous en parlerons.
Boudjemaa Dahmane, Président de la section 10/11 de la LDH de Paris, nous en donnera tous les détails.
Pour cette séance de rentrée proposée par Amnesty international, venez découvrir L’Empire du silence, un documentaire qui témoigne des souffrances mais aussi des espoirs du peuple congolais, enlisé dans des conflits qui comptent des centaines de milliers voire des millions de victimes.
Depuis vingt-cinq ans, la République démocratique du Congo est déchirée par une guerre largement ignorée des médias et de la communauté internationale. Les victimes se comptent par centaines de milliers, voire par millions. Les auteurs de ces crimes sont innombrables : des mouvements rebelles, mais aussi des armées, celles du Congo et des pays voisins… Tous semblent pris dans un vertige de tueries, pour le pouvoir, pour l’argent, pour s’accaparer les richesses du Congo en toute impunité, dans l’indifférence générale. Parcourant le Congo caméra au poing depuis trente ans, Thierry Michel a été témoin des combats, des souffrances mais aussi des espoirs du peuple congolais. Relayant le plaidoyer du Docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, et dans la continuité de son précédent film L’homme qui répare les femmes, il retrace les enchaînements de cette impitoyable violence qui ravage et ruine le Congo depuis un quart de siècle.
Le coup de cœur d’Amnesty Le film L’empire du silence est l’un de nos coups de cœur de l’année. Nous le soutenons car nous sommes sensibles au sujet abordé et partageons les messages qu’il porte, y compris au travers de nos actions en faveur de la lutte contre l’impunité des crimes commis en RDC.Retrouvez ici les articles publiés sur le site d’Amnesty en lien avec la République démocratique du Congo.Ainsi que la ficheLa LDH soutient le film « L’Empire du silence » de Thierry Michel – Ligue des droits de l’Homme (ldh-france.org) La rencontreLa projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur Thierry Michel et Catherine Escurier, référente pour la République démocratique du Congo, Amnesty international France.
Informations pratiquesDimanche 8 janvier 2023 à 11h00 Au cinéma Majestic Bastille Infos et réservationsBande-annonce du film
Chaque mois depuis 10 ans un collectif inter-associatif œuvrant pour la défense des droits humains organise une rencontre-débat autour d’un film, avec le Majestic Bastille (2-4 Bd Richard Lenoir 75011) / Dulac Cinémas comme précieux partenaire. Ce rendez-vous mensuel initié par la Ligue des Droits de l’Homme, et rejoint par Amnesty International, l’Observatoire International des Prisons et Autour du 1er mai, s’intitule L’écran Des Droits. Nous accueillons le public autour d’une programmation et l’animation de débats en présence de l’équipe du film et d’expert.e.s du ou des sujets abordés dans la tradition des ciné-clubs, nés de l’éducation populaire.
Le Groupe Éducation aux droits de l’Homme et à la citoyenneté
La LDH s’engage pour promouvoir une citoyenneté active et engagée ; c’est un contrepouvoir qui exerce un droit de critique et fait connaître à l’opinion publique et aux responsables politiques ses positions et ses propositions.
De préférence en binôme, les intervenants s’assurent d’une bonne interaction avec l’enseignant, en préparant en amont la thématique en lien avec les attentes de l’enseignant ou de l’établissement. Les interventions sont interactives et si possible en sous-groupe. L’objectif est de faire réfléchir et s’exprimer les élèves sur leurs représentations et leurs comportements tout en leur rappelant les principes sous-jacents aux droits de l’Homme et aux lois.
Contact : fedeparis@ldh-france.org (préciser Groupe Education)
EN PRÉSENCE DE CAMILLE PONSIN, REALISATEUR ET DE MARIE-CHRISTINE VERGIAT, VICE-PRÉSIDENTE DE LA LDH
L’ÉCRAN DES DROITS : LA COMBATTANTE
Dimanche 11 décembre à 11h au Majestic Bastille
Marie-José Tubiana, 90 ans, est une ethnologue à la retraite, spécialiste du Darfour. Chaque jour, elle recueille minutieusement des témoignages de réfugiés pour authentifier leur récit et compléter leur dossier de demandeur d’asile. Malgré son âge, elle met à contribution son savoir et le travail de toute une vie de recherche, pour mener son combat. Le combat d’une vie dédiée à autrui.