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Vous trouverez sur notre site des informations sur les événements organisés à Paris, les activités auxquelles participent les militants, des documents pour mieux connaître et défendre vos droits.

Bonne visite et à bientôt !

 

Les combats de Jean-Jacques de Félice et le référendum en Kanaky/Nouvelle-Calédonie, Paris 2°, 27 octobre

Les combats de Jean-Jacques de Félice
et le référendum en Kanaky/Nouvelle-Calédonie
Samedi 27 octobre 2018 de 18h à 22h, salle Jean Dame

À l’occasion des dix ans de la disparition de Jean-Jacques de Félice et à quelques jours du référendum d’autodétermination en Kanaky/Nouvelle-Calédonie,

les sections parisiennes de la LDH

 l’AISDPK  (Ass. information et soutien aux droits du peuple kanak)

 

soirée d’hommage et de réflexion, avec le soutien de Médiapart.

Jean-Jacques de Félice (1928-2008)
Avocat des droits humains, défenseur des Algériens du FLN, fondateur du comité français de liaison contre l’apartheid, vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme, défenseur des objecteurs de conscience, des pacifistes et des insoumis, fondateur du groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés (GISTI), avocat de Droit au Logement (DAL), des militants antinucléaires de Polynésie, des paysans du Larzac en lutte, président de l’Association information et soutien aux droits du peuple kanak (AISDPK) qu’il a contribué à créer, défenseur des hommes et des peuples opprimés, des militants kurdes, basques espagnols, italiens, des sans-papiers et des sans-droits…

 Avec la présence de :
• Sylvie Boitel (LDH, avocate)
• Monique Hervo (travailleuse sociale dans les bidonvilles
de Nanterre)
• Mehdi Lallaoui (AISDPK, réalisateur)
• Isabelle Leblic (AISDPK – anthropologue au CNRS)
• Gilles Manceron (LDH, historien)
• Edwy Plenel (Médiapart)
• Michel Tubiana (président d’honneur de la LDH, avocat)

Débat autour des enjeux de la décolonisation aujourd’hui :

Trente années après les « Événements » qui ont vu la Kanaky/Nouvelle-Calédonie au bord de la guerre civile, lors du référendum du 4 novembre 2018, 174 154 électeurs – sous statut civil coutumier et sous statut civil de droit commun – seront appelés à répondre à la question suivante :
Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?

Samedi 27 octobre 2018 de 18h à 22h, salle Jean Dame
17 rue Léopold Bellan 75002 PARIS
Métro : Étienne Marcel/Sentier

Ciné débat, L’homme qui répare les femmes, Paris Majestic Bastille 10 novembre

 

Séance exceptionnelle  proposée par la section Paris 10-11 de la

Ligue de Droits de l’Homme : 

Le docteur Mukwege vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix 2018 

 

 

avant-première : Le procès contre Mandela et les autres, Paris 13, 30 septembre

Un documentaire de Nicolas Champeaux et Gilles Porte

Dimanche 30 septembre 2018 à 11 h,  Cinéma  L’Escurial 

Le procès contre Mandela et les autres,

Alors qu’il était envoyé spécial permanent de RFI à Johannesburg, Nicolas Champeaux, réalisateur avec Gilles Porte de ce remarquable documentaire, avait rencontré quelques-uns des co-accusés de Nelson Mandela, survivants du procès de Rivonia (1963-1964), le grand procès de l’Apartheid, qui avaient été condamnés comme lui à la perpétuité. Leur personnalité l’avait impressionné…Après avoir écouté des extraits des 256 heures des archives sonores du procès, tardivement numérisées, l’idée de ce film jaillit en lui : outre une mise en scène de moments déterminants du procès, il donnera la parole à ces « survivants »…qui, tout en étant demeurés dans l’ombre de Mandela, « ont fait de lui ce qu’il est devenu », ainsi qu’à deux de leurs avocats toujours en vie, à Winnie Mandela et quelques autres. A tous, ils font écouter des extraits des archives sonores, les laissant commenter ces enregistrements qu’ils n’avaient jamais entendus, et évoquer leurs souvenirs…
Au moment où est célébré le centenaire de la naissance de Mandela, ce film est un hommage à son action et à celle de ses compagnons de lutte.

Le débat qui suivra sera animé par les réalisateurs Nicolas Champeaux et Gilles Porte,

et Gilles Manceron, historien, membre du CC de la LDH

A L’ESCURIAL, 11 Bd de Port-Royal PARIS 13e
(métro Les Gobelins) Tarif unique 6,20€. (& Cartes d’abonnement CIP & UGC illim.)

 

Ligue des Droits de l’Homme Paris 5-13 Maison des associations BP 36, 11 rue Caillaux 75013 Paris 06 42 72 87 63 /

paris.5.13@ldh-france.org

www.ldh-paris513.fr/

facebook.com/ldhparis513

Rassemblement de soutien aux lycéens d’Arago – 7 septembre

Arago la riposte – Banquet des libertés

Organisé par Le Souffle et Comité De Mobilisation D’Arago

Le 22 mai, en réponse aux résultats de Parcoursup qui viennent alors de tomber où près de 50% des lycéens n’ont reçu aucun voeux positifs, une centaine de personnes décident d’occuper le lycée Arago. Ce geste spontané s’inscrit également suite à une manifestation particulièrement violente où les CRS chargent à plusieurs reprises le cortège de tête, tabassant tout ce qui se trouve devant eux : jeunes masqués ou non, syndicalistes, personnes âgées.

Très vite les CRS encerclent le lycée, chargent les occupants, nassent, cassent, fichent… Les 102 personnes présentes dont une quarantaine de lycéens mineurs sont placés en garde à vue pendant 24h prolongée à 48h pour la plupart d’entres-eux tandis que les vices de procédure se multiplient.

 

 

Reprise des Rondes et Banquet des libertés

en soutien aux interpellé-e-s du Lycée Arago et du 22 Mai

 

mercredi 19 septembre 19h à 21h
devant le lycée Arago 4, place de la Nation 75012 Paris

Contre les violences policières et contre la répression judiciaire du mouvement social lycéen et étudiant en lutte contre la loi ORE (Parcousup)

Le 22 mai dernier, suite à la manifestation de la fonction publique, 102 personnes dont une quarantaine de mineurs sont interpellées dans le lycée Arago qu’ils occupaient afin d’organiser pacifiquement une assemblée générale.

Leur garde à vue, prolongée par une nuit au dépôt et un déferrement au parquet pour la plupart d’entre eux, sera particulièrement indigne, longue (48h en moyenne) et entachée d’erreurs de procédures.

A ce jour, le jugement d’une dizaine de manifestants a été reporté en décembre (4 décembre) alors que les avocats ont mis en avant le caractère politique de l’affaire et argué de ce fait l’incompétence du tribunal de grande instance. La question sera délibérée le 19 octobre.

D’autres procès auront lieu en octobre.

Certains mineurs ont eu des rappels à la loi, des alternatives aux poursuites et 14 autres sont mis en examen dans l’attente d’un procès qui n’aura pas lieu avant plusieurs mois.

En revanche, quasiment tous ces jeunes lycéens ont fait l’objet d’un fichage photo, digital et parfois ADN.

Nous dénonçons les sanctions particulièrement sévères eu égard aux faits qui leur sont reprochés, lourdes de conséquences pénales, sociales et psychologiques.

Le gouvernement joue la carte de l’intimidation en usant de la violence policière et judiciaire pour réprimer toute contestation politique et ce, même auprès des plus jeunes.

Rejoignez la Ronde et le banquet des libertés du mercredi 19 septembre

C’est à 19h devant le Lycée Arago, 4 place de la Nation (Paris 12e) !

Non aux répressions policière et judiciaire !
Suivre, soutenir et rejoindre le comité :

Banquet participatif pour lequel chacun est invité à apporter sa contribution (plats, boissons, verres, etc.)

« Les droits de l’Homme : un combat d’avenir », mardi 25 septembre, Paris 14°

La section de Paris 14° 

Vous invite à un débat

Avec Malik Salemkour

Président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)

sur le thème

« Les droits de l’Homme : un combat d’avenir »

mardi 25 septembre 2018 de 20h00 à 22h00

 En 2018, la Ligue des droits de l’Homme et du Citoyen a 120 ans !

Que signifie aujourd’hui et surtout demain, militer pour les droits de l’Homme ?

Comment réinventer ce combat universel ?

 

Pour en discuter, nous avons invité Malik Salemkour

 à la Maison des Associations du XIVème

22 rue Deparcieux 75014 Paris

Métro : Denfert-Rochereau – Bus : 28, 38, 58, 88

La réunion se terminera par un pot amical

Nous comptons sur votre présence

paris.14.6@ldh-france.org – www.ldh-paris-14-6.org

Pour Resf Paris Sud-ouest et LDH Paris 14/6, concert le mardi 18 septembre

Le quatuor Capriccio jouera pour Resf Paris Sud-ouest et pour la LDH Paris 14/6

le mardi 18 septembre 2018 à 20h à la salle des mariages de la mairie du 14e.

Au programme Felix Mendelssohn, Ludwig van Beethoven et Paul Hindemith. 
Cette soirée s’inscrit dans le soutien aux familles et aux jeunes majeurs sans papiers.

 

 

Participation Libre.

Nord-est de Paris, Situation toujours aussi désastreuse pour les exilés – 

Paris 9 août 2018

Communiqué de la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme,

Le Nord-Est de Paris devient un territoire où le droit des personnes n’existe plus. Ce constat n’est pas le reflet d’un militantisme hargneux, il suffit de venir observer ce qui s’y passe et de parler avec ces personnes exilées.

Depuis maintenant plusieurs mois, les militants de la Ligue des droits de l’Homme se rendent au moins une fois par semaine dans ces espaces délaissés, dans l’objectif de répondre aux demandes de conseils sociaux ou juridiques et d’orienter au mieux ces personnes vers des structures de prise en charge. Avec des associations présentes, nous avons interpelé la Mairie de Paris et l’Etat en mai puis en juin sur les conditions faites à ces populations, sur ces sites où les principes du droit ne sont que plus que de lointaines idées non appliquées.

Fidèles depuis trois ans, et rendus impuissants devant l’ampleur et la difficulté de la tâche, les bénévoles du Collectif Solidarité Migrants Wilson viennent d’annoncer qu’ils arrêtent les distributions de repas depuis le 1er août. Dès lors, les maraudes de FTDA, d’Utopia et les visites médicales de MDM et MSF ne parviennent en aucun cas à répondre aux besoins humanitaires constatés au quotidien.

Ce mardi soir 7 août, square de la porte d’Aubervilliers, les militants de la LDH ont encore pu constater que plus de 500 personnes erraient, en quête de nourriture donnée par les Restaus du cœur, et espérant obtenir une des rares places d’hébergement que les bénévoles d’Utopia 56 parviennent parfois à trouver pour les familles. Ce soir encore, comme tous les soirs de maraude, avec les femmes et les hommes seuls présents sur le site, nous rencontrons plusieurs familles avec des enfants en bas-âge et des mineurs isolés étrangers en attente d’une évaluation ou en rejet de leur minorité. Aucune tente ni toit pour les abriter cette nuit, alors que des orages sont annoncés, et que le jour la canicule affaiblit chacun. Dans ce contexte de promiscuité forcée, d’attente incertaine et de dénuement, la tension éclate d’un coup sans prévenir lors de la distribution.

Si nous saluons les dernières annonces de la Mairie de Paris d’apporter son soutien en organisant des distributions alimentaires et en permettant l’accueil de trente personnes par jour, nous constations que les besoins demeurent importants ; les centres d’accueil de jour parisiens sont pleins et les exilés dorment devant la porte en y espérant une place, un jour.

Quant à l’Etat, il ne répond pas à nos sollicitations, feignant de croire que les places mises à disposition dans les 4 Centres franciliens sont suffisantes. L’Etat semble s’être affranchi de ses obligations et de ses responsabilités et continue de refuser l’hébergement inconditionnel aux personnes en procédure Dublin. Les préfets parisien et francilien ne se donnent plus la peine de répondre aux lettres des associations. Quant à l’Office Français pour l’Intégration et l’Immigration, en charge du pré-accueil des demandeurs d’asile, il vient de décider le 6 aout de fermer la ligne téléphonique gratuite avec laquelle les exilés pouvaient espérer un rendez-vous pour commencer leur procédure, rendant dès lors payant l’accès à la demande d’asile.

Aujourd’hui, mercredi 08 août, nous apprenons que ces mêmes personnes rencontrées la veille ont été dispersées de la Porte d’Aubervilliers par les forces de l’ordre, pour éviter toute forme de regroupements ou constitution de campements. Encore, des dispersions brutales sans logiques, encore demain sûrement, une évacuation qui ne comblera pas les demandes.

Aujourd’hui, nous constatons que les droits des personnes à la dignité, à la santé et à un hébergement ont disparu. C’est pourquoi, face à cet immobilisme politique qui dure depuis près de trois ans, la LDH persévère à demander que des mesures respectueuses des droits des personnes exilées soient rapidement mises en place, notamment sur les sites des Porte de la Chapelle et d’Aubervilliers.

Communiqué de la Fédération de Paris de la Ligue des Droits de l’Homme,

Gilles Affaticati, Président,

Fédération de Paris LDH – fedeparis@ldh-france.org

« Les balles du 14 juillet 1953» , suivi d’un bal populaire, 13 juillet Place de la Réunion

 
 
Le 14 juillet 1953, à l’arrivée d’une manifestation, place de la Nation, la police parisienne charge le cortège de nationalistes algériens pour leur arracher banderoles, drapeaux, pancartes… Affrontements, heurts, bousculades, les policiers tirent. On relèvera 7 morts : 6 Algériens et un syndicaliste français et de nombreux blessés dont 50 par balle. 
Jean Laurans avait 18 ans ce jour-là et il voulait aller au bal mais au lieu de cela, il s’est retrouvé blessé par balle et hospitalisé.
C’est pour ces raisons, pour cette réparation symbolique, que 65 ans plus tard, nous voulons commémorer de manière festive, ce drame quasiment inconnu de l’histoire et que la mairie de Paris a célébré en apposant une plaque le 6 juillet dernier.
En souvenir de la répression du 14 juillet 1953, une soirée est organisée par la Ligue des droits de l’homme de Paris (section 11,12 et 20ème), la mairie du 12ème, le conseil de quartier Nation-Picpus, Attac 12, la commune libre d’Aligre, l’UL CGT et d’autres associations… (voir affiche/Flyer en PJ)
Déroulé de la soirée festive. 
18H30 Hommages. Prises de parole Catherine Barrati-Elbaz (maire du 12ème) et des témoins de la manifestation.

19H00 1ère partie du bal (avec de la valse musette mais aussi du rock, de la pop ou du disco)
22H Extrait du film documentaire « Les balles du 14 juillet 1953» (20-25 minutes)
22H30 2ème partie du bal avec les musiques du monde (Salsa, reggae, raï, zouk, musique africaines etc…)
Place de l’ile de la Réunion , près de la place de la Nation
(à côté de la colonne du Trône, Bd de Picpus) 

Migrants à Paris, démantèlement, harcèlement, mais aucune réponse du Préfet

Communiqué Interassociatif en date du 25 juin 2018 

Migrants à Paris : après les démantèlements, le harcèlement

(Paris, le 25 juin 2018) – Après 3 opérations de démantèlement des campements parisiens au début de ce mois, une mécanique infernale se met en place, connue, celle du harcèlement policier à l’encontre des migrants, les poussant à se cacher et à vivre dans une rare précarité. Aujourd’hui, entre 300 et 500 exilés sont en errance dans le Nord de Paris et à Saint Denis.

En août 2017, suite au démantèlement du campement de la Porte de la Chapelle, les forces de l’ordre avaient renforcé leur présence afin de dissuader tout nouveau regroupement. Aujourd’hui, l’histoire se répète. En dépit des démantèlements et des mises à l’abri, rien n’est résolu.

Nous, associations et collectifs engagés sur le terrain, nous retrouvons encore une fois aux côtés de personnes perdues, épuisées, extrêmement fragilisées, qui font face jour et nuit à un harcèlement des forces de l’ordre, et que nous ne sommes plus en mesure d’informer et de rassurer. Parmi elle, nous rencontrons de plus en plus de primo arrivants, dont des femmes seules, des familles, des mineurs.

« Je dors dehors, dans le quartier de la Porte de La Chapelle. La police vient souvent nous réveiller la nuit et nous demande de partir tous les matins. Un ami qui ne bougeait pas assez vite a même été gazé… On est dans le sale toute la journée, il n’y a même pas de toilettes et de point d’eau, et ça fait 2 semaines que je n’ai pas pu me doucher…»

Seydou, 20 ans, passé par la Libye, naufragé en Méditerranée, aujourd’hui à la rue.

Pendant que les sénateurs et sénatrices s’ingénient à durcir le Projet de loi asile & immigration, à quelques kilomètres de là, les forces de l’ordre se livrent à une véritable chasse aux migrants.

A la dureté de la politique française et des pratiques violentes, viennent s’ajouter les effets d’un règlement Dublin qui maintient les personnes dans l’errance, augmente les craintes d’expulsion et pousse les personnes exilées vers une plus grande précarité.

  • Combien de temps encore l’Etat français se dérobera-t-il à ses obligations en se défaussant sur les citoyens, les collectifs, les associations pour porter assistance aux personnes vulnérables ?

  • Combien de fois encore se répètera le cycle : campement – inaction – démantèlement – retour des ‘invisibles’ – harcèlement policier ?

  • Jusqu’à quand l’Etat agira-t-il en violation de ses propres obligations de prise en charge des plus vulnérables et de ceux qui viennent demander protection à la France ?

Nous exhortons les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités. L’Etat doit :

  • Remplir ses obligations de prise en charge des personnes vulnérables en détresse, par une mise à l’abri réellement inconditionnelle ;

  • Suspendre l’application des expulsions liées au régime actuel de Dublin et initier une refonte des textes européens qui soient plus respectueux des droits et de la dignité des personnes ;

  • Porter une politique migratoire ambitieuse, empreinte d’humanité, et en cohérence avec les valeurs de notre pays, pour assurer un véritable accueil et une protection des personnes migrantes tout au long de leur parcours et un accompagnement de tous vers leurs droits.

 

Médecins du Monde,Utopia 56; La CIMADE ;Le Secours Catholique – CEDRE

Première Urgence Internationale ;Dom Asile ;Le Gisti ;Solidarité Migrants Wilson

La Chorba ; Les P’tits dej à Flandres ;La Gamelle de Jaurès ;  LDH – Fédération de Paris 

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Lettre ouverte  diffusée le vendredi 26 avril 2018

Si les adjoints de Madame Hidalgo, suite à la réception de cette lettre  ont reçu une délégation de la LDH Paris, aucun signe, aucun accusé de réception de la part de la Préfecture !

A

Madame la Maire de Paris,

Madame la Présidente du conseil Régional d’île de France

Monsieur le Préfet de Paris

Au voisinage du nouveau campement de la Villette à Paris, les sections parisiennes LDH des 18ème et 19ème arrondissement appellent à une action urgente des pouvoirs publics. L’existence de ce nouveau camp à Paris est une honte et traduit un déni des droits fondamentaux. Un tel dénuement de milliers de personnes signe une faillite de l’Etat, rentrant en violation de ses engagements internationaux, décrédibilisant les engagements des responsables politiques.

 
Les faits sont terribles : une dizaine de toilettes pour 2000 femmes, hommes et enfants, une maraude professionnelle de simplement 15 personnes déléguées par la Mairie de Paris. L’absence de douche entraîne des conditions sanitaires critiques (tuberculose, gâle). Le délaissement et l’absence de prise en charge ont motivé une personne à une tentative d’immolation. Des barrières et des cadenas ont été installés autour du camp rendant impossible des distributions de nourriture dignes. L’absence de soins a obligé une femme à accoucher au sein même du camp.

Ces conditions de vie imposées à des personnes déjà traumatisées par un exil violent ne sont pas en conformité aux droits accordés à chaque personne en application de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la législation française. Pourtant à l’heure actuelle, tant les mesures municipales que les dispositions nationales conduisent ces personnes à se méfier, se cacher et à survivre dans des conditions indignes d’un être humain.

Face à l’urgence de la situation, les services locaux et nationaux doivent cesser de se renvoyer la responsabilité de cette prise en charge. En tant que garantes du respect du principe constitutionnel de dignité humaine, les autorités dotées du pouvoir de police sont tenues d’agir pour que soit garanti le droit, pour toute personne, à ne pas être soumis à des traitements inhumains ou dégradants. Devant une carence manifeste des services publics français, la responsabilité des institutions ne peut être que partagée.

 Nous soutenons l’appel du Défenseur des droits dont nous partageons les  inquiétudes et les recommandations :

  • Les personnes survivant dans ce camp sont en majorité en procédure Dublin et ces conditions de vie sont malheureusement les conséquences terribles d’une politique européenne d’asile inefficace et désordonnée. Nous demandons ainsi à l’Etat d’utiliser la clause 17 du règlement Dublin et d’user de son pouvoir discrétionnaire pour donner l’accès de ces personnes à la procédure d’asile et à un hébergement.

  • Le projet d’une plateforme téléphonique pour le premier rendez-vous des exilés primo-arrivants va accentuer le repli de ces personnes. Ce projet ne doit pas être mis à exécution, ou doit l’être en complément des possibilités d’inscription à un guichet d’accueil maintenues.

  • La bulle humanitaire de la Porte de la chapelle a été fermée sans qu’aucune structure ait pris le relais. Il est nécessaire que le gouvernement mette des moyens logistiques et budgétaires pour permettre dans la capitale et aux environs immédiats un accueil inconditionnel, un hébergement et un accompagnement professionnel dignes.

  • Ni la loi de finances 2018 ni la réforme actuelle du CESEDA ne prévoient un recrutement suffisant pour assurer correctement le pré-accueil associatif ou en préfecture. Le nombre de places en hébergement de personnes en procédure d’asile reste largement en deçà des nécessités (45 000 places de CADA pour 100 000 demandeurs d’asile en 2017).

Nous exhortons l’Etat Français à prendre en compte la situation internationale, à respecter ses engagements internationaux et à ouvrir dans les meilleurs délais un nombre suffisant d’hébergements appropriés.

Comité régional, Fédération de  Paris de la LDH 

Sections  LDH  Paris 18 et 19° . 

Paris accueille la marche solidaire La Roya Calais du 17 au 20 juin

Accueil des marcheurs 

 

La Fédération de Paris de la LDH soutient la Marche solidaire

Soyons nombreux pour les accueillir

dimanche 17 juin, 

Place de la Bastille, dès 16h

Accueil des marcheurs place de la place de la Bastille, entre le boulevard Henri IV et

le boulevard de la Bastille, au niveau du port de l’Arsenal 

16h30 : départ du cortège côté ouest  de la place de La Bastille ;

via le boulevard Beaumarchais, et le boulevard du Temple ;

18 h : arrivée sur la place de la République, prises de parole ;

19h30 : fin de la marche et dispersion.

mercredi 20 juin, Place de la République, à partir de 14H

à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, sur le stand LDH

Venez rencontrer une délégation des marcheurs pour échanger et débattre

à partir de 15h sur le stand LDH :

quels sont les objectifs de cette marche, quelles suites envisager?

 

 

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Le Collectif Paris 5/13 « Immigration / Asile » dont fait partie la section LDH Paris 5/13 organise 

dans le cadre des États des Migrations

 

« DÉBAT : UNE FRANCE QUI ACCUEILLE LES MIGRANT.E.S – 19 JUIN 18»

 

Nous aurons la participation de Jean-François Corty de Médecin du Monde
Auteur d’Une France qui accueille
Ainsi que des participant.e.s de la Marche Citoyenne
Ce débat aura lieu le Mardi 19 juin 2018 à 19h
École 13 rue Fagon – 75013 Paris

http://site.ldh-france.org/paris-5-13/debat-france-accueille-migrant-e-s-19-juin-18/

 

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