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Vous trouverez sur notre site des informations sur les événements organisés à Paris, les activités auxquelles participent les militants, des documents pour mieux connaître et défendre vos droits.

Bonne visite et à bientôt !

 

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Manifestation à Paris « Sauvons l’hôpital public ! », Port Royal, 14 novembre

 

Rassemblement entre 12h et 14h à Port-Royal, pour un départ à 14h

Trajet / parcours: Départ 14h de Port-Royal
destination et trajet en cours de négociation avec la préfecture

13h30: Rv Comité hôpitaux 91 nord – angle Av observatoire / bd Montparnasse

Rendez Vous LDH  Devant le restaurant « le bal bullier » 

angle Avenue de l’Observatoire  Bd du Montparnasse,  face gare du RER Port Royal. 

La Ldh soutient cette manifestation

Ensemble pour défendre
notre hôpital, notre système de santé et d’action sociale
AMUF, APH, CFE-CGC, CFTC, SFDT, SGT, CIB, Coord. Nat., Ψ, SUD, UNSA

Depuis le printemps, les personnels des urgences se mobilisent dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et revendiquant des effectifs, une augmentation de salaire et l’ouverture de lits pour accueillir les patients en sécurité et dans la dignité. Ces revendications se sont étendues depuis à l’ensemble des professionnel.le.s de nos différents secteurs d’activités parce qu’il y urgence à obtenir des moyens supplémentaires pour l’hôpital et l’ensemble des établissements de Santé et d’Action Sociale.

Les député.e.s n’en ont pas tenu compte, en votant en première lecture le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale proposé par le gouvernement. Ils ne font qu’amplifier la colère et la détermination des personnels et des usager.e.s

Réuni.e.s à la bourse du travail ce lundi 4 novembre 2019, les collectifs : Inter blocs, Inter Hôpitaux , Inter Urgences et le printemps de la psychiatrie, et les organisations syndicales représentatives médicales ainsi que paramédicales AMUF, APH, CFE- CGC, CFTC, CFDT, CGT, SNPHARE, SUD, UNSA et la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appellent à la mobilisation des salarié.e.s et des usager.e.s pour défendre notre hôpital, notre système de Santé et d’Action Sociale.

Nous exigeons d’être reçus par le Premier ministre pour engager des négociations urgentes en particulier sur les thèmes suivants :

Recrutement de professionnel.le.s supplémentaires immédiatement et plan de formation pluridisciplinaire
Revalorisation générale des salaires pour rattraper les 10 ans de blocage, et reconnaissance des qualifications des professionnel.le.s
Renforcement des moyens financiers significatifs pour les établissements, ce qui passe par une revalorisation de l’ONDAM à au moins 5% dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale
L’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits et la réouverture de lits là où c’est nécessaire
De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et une prise en charge optimale en terme de qualité et de sécurité des soins pour toutes et tous partout.
Toutes et tous ensemble le 14 novembre 2019 pour une journée nationale de grève et de manifestations !

Manifestation à Paris :
Rassemblement entre 12h00 et 14h00 à Port-Royal,

pour un départ à 14h en direction du Sénat, de l’Assemblée Nationale et de l’hôtel Matignon.

OBSERVER LES PRATIQUES POLICIÈRES : UN CONTRE-POUVOIR CITOYEN, Paris 17 novembre

Le dimanche 17 novembre à 17h30 au Lieu-Dit, 6 rue SORBIER 

A l’image des observatoires de Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, la Ligue des droits de l’Homme en partenariat avec le Syndicat des Avocats de France a créé sur Paris un observatoire des libertés publiques se donnant pour mission de rendre compte des stratégies actuelles de maintien de l’ordre par une présence concrète sur le terrain des manifestations.

Nous vous proposons d’échanger avec :

● Arié Alimi, avocat, membre du Bureau national de la LDH

● Des membres de l’Observatoire parisien des libertés publiques

 

Si comme nous, vous constatez que le bilan des manifestations n’est plus dressé en termes de revendications mais se chiffre en nombre de blessés, de bonbonnes de gaz tirées et d’interpellations effectuées,

si comme nous, les limitations du droit de manifester institutionnalisées dernièrement par la loi du 10 avril 2019 ou des arrêtés préfectoraux d’interdictions de manifester vous inquiètent,

si, tant la judiciarisation du droit de manifester que l’évolution du maintien de l’ordre vous interpellent,

 

 venez en parler lors de notre réunion d’information 

dimanche 17 novembre 2019

à 17 h 30 au Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.

Entrée libre et gratuite

https://www.facebook.com/pg/LDHParis20/events/

 

Observatoire parisien des libertés publiques , 2 novembre

Samedi 2 novembre 2019 –

 

Trois observateurs de l’Observatoire parisien des libertés publiques (OPLP), ont été

délibérément agressés par les forces de l’ordre, à la fin d’une journée marquée par de multiples abus à l’encontre des manifestants.
A la fin de la journée, et alors qu’ils ne faisaient face à aucun rassemblement, des agents de la
compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) ont reçu l’ordre de charger une équipe de trois
observateurs indépendants, qui se trouvait à l’intersection de la rue du faubourg St Martin et rue du
Terrage, dans le 10eme arrondissement de Paris.

Placée en retrait, statique et clairement identifiée, l’équipe a été directement ciblée par les agents de police, qui ont chargé sans sommation, porté plusieurs coups de matraque et lancé une grenade lacrymogène directement sur ses membres.

 

lire ici le communiqué rédigé suite à cette agression.

GILETS JAUNES : QUEL SENS POLITIQUE ? débat à l’EHESS, Paris, 17 octobre

 

 La section EHESS de la Ligue des Droits de l’Homme

vous invite à une rencontre et à un débat

 GILETS JAUNES : QUEL SENS POLITIQUE ?   

    Jeudi  17 octobre    2019  17 h – 20 h

EHESS, salle 8, 105 bd Raspail, 75006 Paris

avec

Magali DELLA SUDDA,  sociologue (Centre Émile Durkheim, CNRS, Sciences Po, Bordeaux)

Collaboratrice de l’enquête nationale „Gilets Jaunes“

Gérard NOIRIEL, historien (IRIS, EHESS)

auteur de Les Gilets Jaunes à la lumière de l’histoire, Ed. de l’Aube 2019

Discutante et discutant :     Rose-Marie LAGRAVE et Emmanuel TERRAY

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Deux questions organiseront l’essentiel du débat :

1) Que disent les mobilisations des Gilets Jaunes des fractures de la société, et quels déplacements nous obligent-elles à opérer  en termes d’approches?

2°) Que révèlent tant la répression policière et juridique à l’encontre des Gilets Jaunes que son traitement médiatique quant au mépris de classe dont elles et ils sont les victimes, empêchant la perception collective et politique de leur action ?

NB : Attentive au lien entre recherche et engagement, la section EHESS de la LDH appelle à assister aussi au prochain colloque de l’IIAC consacré à „L’approche ethnographique des Gilets Jaunes“ et organisé par Marc Abélès et Serena Boncompagni, à l’EHESS les 28 et 29 octobre prochains.

Droit de manifester : pour le droit à observer et témoigner aussi !

LA CRIMINALISATION DE L’ACTIVITÉ D’OBSERVATION DES PRATIQUES DES FORCES DE L’ORDRE N’EST PAS UNE OPTION !

Communiqué LDH
Camille Halut, membre de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et observatrice au sein de l’Observatoire des libertés publiques (Legal Team) de Montpellier, a une nouvelle fois été interpellée dans le cadre de ses missions, ce samedi 21 septembre 2019 à Montpellier.Alors qu’elle était, cette fois encore, mandatée par la section LDH de Montpellier pour exercer une mission d’observation et parfaitement identifiable, elle a été interpellée et placée en garde à vue pendant 23 heures. Pacifique et n’entravant en aucune façon l’action des forces de l’ordre, il lui est pourtant reproché de s’être rebellée et d’avoir dissimulé son visage dans l’espace public alors qu’elle portait uniquement du matériel de protection, nécessaire dans le cadre des manifestations au vu du contexte actuel.

Ce n’est pas la première fois qu’elle est inquiétée dans le cadre de ses missions. Interpellée lors d’une précédente manifestation qui s’est tenue en avril dernier, elle, et elle seule, est poursuivie pour « entrave à la circulation » alors qu’elle observait une manifestation de plus de 300 personnes sur une voie de circulation. Lors des observations menées en marge du sommet du G7, Camille fait encore partie des observatrices interpellées et placées en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » en raison de la possession de matériel de protection dans leurs sacs (casques et lunettes).

La LDH entend rappeler qu’observer et rendre compte de l’action de la police et de la gendarmerie est un droit. Elle s’inquiète donc de ce qui semble être une volonté délibérée des services de police et du parquet d’interdire les missions d’observation et de cet harcèlement policier et judiciaire à l’encontre d’une observatrice identifiée et pacifique. La criminalisation de l’activité d’observation des pratiques des forces de l’ordre n’est pas une option !

Nous condamnons donc ces pratiques d’intimidation inacceptables à l’encontre de personnes qui ne font qu’exercer leurs prérogatives citoyennes et nous n’entendons pas y céder : nous continuerons à documenter les faits et à demander une protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Paris, le 24 septembre 2019

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ AU FORMAT PDF

POUR SOUTENIR CAMILLE, SIGNEZ LA PÉTITION

Universalistes –Racisé.e.s : Quelles alliances possibles contre le racisme,Paris 10 octobre, 19h

Une soirée avec Pap Ndiaye

Professeur à Sciences-Po et auteur de La Condition Noire, Calmann-Lévy, 2008

Universalistes –Racisé.e.s

Quelles alliances possibles contre le racisme ?

 

 Aujourd’hui la France est un pays dont les citoyens ont des origines diverses. Le temps où la majorité blanche dictait sa norme est révolu et le temps n’est pas encore arrivé où les racisé.e.s bénéficient d’une manière égale des opportunités offertes par la société. La confiance réciproque n’est pas acquise.

 

Dans une interview au Monde du 20 juillet 2019, Pap Ndiaye analyse la position de la gauche dans la décennie qui vient de s’écouler :
La gauche, elle, est tiraillée, plus encore qu’il y a dix ans, entre un courant républicaniste rigide (…) et un courant plus ouvert, qui considère que le renouveau passera par la prise en compte non exclusive de ces questions.Ce qui intéresse Pap Ndiaye c’est d’aller au-delà de cette fracture et convaincre tous les gens de bonne volonté. Il engagera la réflexion avec nous sur les alliances possibles entre racisé.e.s et universalistes.
Comment aller au-delà des méfiances dans un combat commun contre le racisme ?

Rencontrez Pap Ndiaye autour d’un dîner convivial (12€)
Pour réserver : parcoursldh1011@gmail.com

 

*(https://histoirecoloniale.net/Pour-l-historien-Pap-Ndiaye-parler-de-race-est-indispensable.html)

MANIFESTATION ANTI G7 À BAYONNE – 25 août 2019

DES INTIMIDATIONS INACCEPTABLES

Communiqué LDHDans le cadre du sommet anti G7 à Bayonne ce samedi 24 août, plusieurs membres de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ont été abusivement arrêtées à la suite d’un contrôle d’identité alors qu’elles y assistaient comme observatrices des pratiques policières dûment identifiées avec leurs chasubles de la LDH.Eléonore, membre de la direction nationale de la LDH, Camille et Natti ont été placées en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » en raison de la possession de matériel de protection dans leurs sacs (casques et lunettes).La LDH dénonce fermement ces tentatives d’intimidations et ces procédures autorisées par le procureur de la République de Bayonne qui visent à dissuader des missions d’observations citoyennes qui sont organisées par la LDH et ses partenaires depuis plusieurs mois lors des mouvements sociaux afin d’éclairer les stratégies de maintien de l’ordre et les violences connues sur la base de faits dument constatés.

Paris, le 25 août 2019

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ AU FORMAT PDF

 

CHARTE de l’Observatoire parisien des libertés publiques

 

CHARTE de l’Observatoire parisien des libertés publiques

Depuis plusieurs années, la mise en œuvre de lois sécuritaires alimente un climat de tension entre la police et la population, au prétexte du maintien de l’ordre public.
Dans les rues, les quartiers, les commissariats, les relations de la police avec la population se dégradent.
L’instrumentalisation des forces de police et de gendarmerie par le Gouvernement aboutit, de fait, à faire obstacle à l’expression de la contestation dans l’espace public, notamment par l’emploi d’armes de guerre (LBD, grenades GLI F4…), d’abord dans les quartiers populaires, à l’encontre des jeunes en particulier, puis lors des manifestations, avec pour conséquence des traumatismes, des blessures graves, ou même des mutilations.
En attestent les multiples réactions des instances nationales (Défenseur des droits, Commission nationale consultative des droits de l’Homme) et internationales (Comité des droits de l’Homme du Conseil de l’Europe ; Rapporteur spécial des droits de l’Homme de l’ONU), ainsi que les vives inquiétudes exprimées publiquement par les services soignants, qui ont eu à traiter ces derniers mois un nombre sans précédent de personnes victimes de lésions graves. Pourtant, le Gouvernement français persiste à nier la réalité, comme l’a dénoncé le Rapporteur spécial de l’ONU.

Face à l’ampleur et à la gravité de cette situation, et à la suite des initiatives locales (Toulouse, Nantes, Quimper, Montpellier, Perpignan et Gironde…), la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme a décidé, en partenariat avec la section de Paris du Syndicat des avocats de France, de constituer un Observatoire des libertés publiques.
L’observatoire parisien se fixe comme objectifs de documenter les pratiques policières, l’utilisation abusive des procédures, notamment judiciaires, et d’informer de leurs droits les personnes concernées par ces pratiques.
Des observatrices et observateurs sont présents sur les lieux où s’exercent ces pratiques et recueillent des témoignages. Des rapports et analyses seront rendus publics afin de sensibiliser les citoyens, les acteurs de la justice et les pouvoirs publics, d’alimenter le débat d’intérêt général sur les libertés et d’apporter une réponse collective à ces dérives.

contact@obs-paris.org
Paris 10 juillet 2019

Non à la ratification du CETA

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Vous le savez peut-être, le traité dit CETA  (Europe Canada) , signé en 2017, actuellement en « application provisoire partielle »,  sera discuté à l’assemblée nationale  mi juillet .
La LDH  avec 71 autres organisations  a décidé  d’appeler les députés et sénateurs  à ne pas voter  cette ratification.
texte du communiqué commun :   cliquer ici

RASSEMBLEMENT CITOYEN
contre le 
CETA 

A Paris, 16 juillet, de 17h à 20h
Place Edouard Herriot         

 ( près de l’Assemblée nationale) 

 

Repoussé après les élections par Emmanuel Macron, le processus de ratification du CETA vient de débuter !
Les députés voteront le 17 juillet, en séance plénière de l’Assemblée nationale. La volonté d’Emmanuel Macron est claire : ratifier le CETA en catimini, dans la torpeur de l’été, en espérant le moins de contestation possible.
L’appel à rassemblement est disponible ici
Au nom de l’urgence climatique, de la santé, de l’agriculture, de l’emploi, des services publics et de la démocratie, aidez-nous à interpeller les députés et sénateurs.
Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chance de bloquer la ratification du CETA !
Voici du matériel à votre disposition : 

Pourquoi vous mobiliser contre le CETA ?

1⃣ parce qu’il n’est pas climat-compatible
2⃣ parce qu’il met en danger notre agriculture et notre santé
3⃣ parce qu’il donne trop de pouvoir aux multinationales
4⃣ parce qu’il pourrait conduire à des suppressions d’emplois
5⃣ parce qu’il aura des impacts sur nos services publics

Manifeste national des associations et des collectifs citoyens, Paris juin 2019

En finir avec les situations inhumaines d’errance et de campements en France

Manifeste national des associations et des collectifs citoyens

Nous, associations et fédérations accompagnant des personnes en situation de précarité et collectifs citoyens de soutien aux personnes migrantes/exilées, ne cessons de constater et d’alerter sur l’augmentation du nombre de personnes, de femmes, de familles et de mineurs non accompagnés à la rue, vivant en squats, en bidonvilles ou en campements dans des conditions sanitaires et sociales indignes.

C’est pourquoi, nous dénonçons :

  • Le manque de volonté politique et de moyens pour respecter le principe d’accueil inconditionnel, socle fondamental de solidarité vis-à-vis des personnes en situation de précarité en France ;

  • Le durcissement actuel des conditions d’accès à l’hébergement et aux droits fondamentaux dont sont victimes les familles et les personnes qui demandent protection à la France ou qui fuient des conditions de vie inhumaines.

La dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des personnes et des familles les plus vulnérables devient une méthode des autorités pour décourager la demande d’asile.

Les personnes sans abri, isolées ou en famille sont victimes de discrimination pour l’accès ou le maintien dans les structures d’hébergement généralistes, à la demande de l’Etat et en violation du principe d’accueil inconditionnel. Le « tri » des personnes qui sollicitent un hébergement se généralise dans le territoire, laissant à la rue et sans soins des familles, parfois avec des enfants malades, comme cela a été récemment dénoncé par les associations à Caen ou Brest.

Malgré l’obligation d’hébergement et d’accompagnement des demandeurs d’asile, moins d’une personne sur deux est aujourd’hui hébergée dans le Dispositif National d’Accueil (DNA). Une situation qui résulte d’un manque structurel de places d’hébergement (90 000 places dans le DNA pour 180 000 personnes dont la demande d’asile est en cours d’instruction ou récemment réfugiées) et qui alimente le développement des squats et des campements indignes, comme à Paris, Saint-Denis, Nantes, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Lille…

Par ailleurs, au nom de la « fluidité » dans les structures d’hébergement, l’OFII1 demande même aux centres d’hébergement de mettre fin à la prise en charge des personnes et des familles ayant obtenu l’asile ou en situation de détresse, sans solution de relogement. Ici non plus, le gouvernement n’atteint pas ses objectifs (8 700 relogements réalisés en 2018 contre 16000 promis) qui nécessite aussi un engagement fort des collectivités locales.

Cette politique a pour conséquence de maintenir un cycle infernal aboutissant à plus de personnes à la rue.

Ce durcissement des conditions d’accès à l’hébergement et aux droits fondamentaux n’est pas une fatalité. Nous déplorons le manque de volonté politique et de moyens pour respecter le principe d’accueil inconditionnel qui fonde la tradition de solidarité vis-à-vis des personnes en situation de précarité en France.

Face à la dégradation constatée des politiques d’accueil et d’hébergement, les fédérations, associations et collectifs citoyens s’unissent pour demander au gouvernement le respect de la loi et des droits fondamentaux de toutes et tous, dont font partie les plus vulnérables :

  • Une protection et un hébergement d’urgence, immédiats et inconditionnels des personnes en errance dans différentes villes de France, leur permettant d’accéder à leurs droits fondamentaux ;

  • Un accès rapide aux procédures de demande d’asile, dans le respect des délais définis par les textes, y compris pour les personnes sous procédure Dublin, ainsi qu’aux conditions matérielles d’accueil ad hoc ;

  • L’accès aux conditions matérielles d’accueil (hébergement, ADA2, accompagnement dans les procédures et l’accès aux droits) tel que prévu par les textes européens pour tous les demandeurs d’asile, la création de 40 000 places d’hébergement et l’abandon des orientations directives des demandeurs d’asile vers les régions sans garantie d’hébergement qui auront très bientôt pour conséquence la création de nouveaux campements et bidonvilles ;

  • L’assurance d’une continuité de l’hébergement pour toutes les personnes sans domicile fixe, quelles que soient leurs situations administratives, qu’il s’agisse de structures dédiées aux demandeurs d’asile ou de structures d’hébergement généraliste ;

  • La garantie de conditions d’hygiène dignes (sanitaires, urinoirs, accès à l’eau, gestion des déchets), arrêt des confiscations de matériels tant que les campements et les bidonvilles perdureront ;

  • La protection des personnes vulnérables face aux réseaux de passeurs, de trafiquants et de traites des êtres humains.

1 Office Français de l’Immigration et de l’Intégration

2 allocation pour demandeur d’asile

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