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Liberté pour Daniele, étudiant italien enfermé et menacé d’expulsion
Des clés pour comprendre la lutte du peuple algérien
Réunion publique organisée par la LDH de Paris 10, 11, 12 et 20e : comprendre la lutte des millions d’algériennes et d’algériens qui revendiquent un Etat de droit et exigent le changement radical du système politique actuel
Avec :
— François Gèze, éditeur et membre d’Algéria-Watch
— Omar Benderra, ancien président de banque publique (chargé de la négociation de la dette extérieure de l’Algérie durant le gouvernement réformateur 89-91), membre d’Algeria-Watch
— Houria Benaziza, militante féministe, cadre supérieur à la retraite de l’enseignement national
— Animation par Alain Esmery de la Ligue des droits de l’Homme
Mardi 3 décembre à 19h à l’Ageca, 177 rue de Charonne, 75011
Organisée par la Ligue des droits de l’Homme de Paris 10, 11, 12 et 20e
Si certains militants sont sortis le 18 février pour exprimer leur ras-le- bol en brandissant des pancartes contre le cinquième mandat consécutif du président Abdelaziz Bouteflika, aucun observateur averti ne s’attendait à voir, quelques jours après, une marée humaine braver la peur et investir les rues à travers tout le territoire algérien. Très vite ce soulèvement populaire s’est transformé en un rejet radical d’un système politique fortement corrompu.
En Algérie, depuis le 22 février, chaque vendredi est un rendez-vous pour des millions de manifestantes et de manifestants qui revendiquent inlassablement un Etat de droit et exigent le changement radical du système politique actuel.
Face à une crise politique inédite dans l’histoire récente de l’Algérie, dans un climat de tension extrême et dans un fort rejet populaire de l’élection présidentielle dans l’état actuel du système, le chef des armées persiste à vouloir l’imposer en date du 12 décembre prochain. Malgré le climat festif et pacifique qui caractérise les manifestations, depuis quelques mois des arrestations massives font ressurgir des pratiques anciennes très éloignées de l’Etat de droit revendiqué par les manifestantes et les manifestants.
Le changement démocratique tant espéré par les Algériennes et les Algériens en octobre 1988 s’est terminé dans un terrible bain de sang qui a duré dix ans. Trois décennies plus tard, la mobilisation exemplaire et durable du peuple algérien peut-elle être entendue ?
Parce que l’Algérie est un pays ami et voisin,
Parce que de nombreuses personnes ont en France un lien direct avec ce pays
Parce que le combat des Algériennes et des Algériens nous concerne tous
La Ligue des droits de l’Homme de Paris 10, 11, 12 et 20e vous invite à un débat sur la situation politique et l’Etat de droit en Algérie.


Pour le droit de manifester, allocation de la LDH Paris, lors de la commémoration du 14 juillet 1953
Le 14 juillet 1953, un drame terrible s’est déroulé en plein Paris. Au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes (6 algériens et un français) ont été tuées et plus de quarante blessés par balles. Révélée par un film de Daniel Kupferstein https://daniel-kupferstein.com/, cette histoire est quasiment inconnue en France comme en Algérie.
Pour la seconde année consécutive le LDH et d’autres partenaires a organisé avec le concours de la mairie du 12° une commémoration de cet événement, suivie d’un bal populaire. Vous trouverez ici l’allocation faite au nom e la Fédération de Paris de la LDH, sur le droit de manifester hier et aujourd’hui : Allocution 13 juillet 2019
Bal POPULAIRE à Nation le 13 juillet 2019

Pourquoi ce bal à Nation le 13 juillet ?
communiqué de l’observatoire parisien des libertés publiques juillet 2019
BESOIN DE DONS EN NATURE et d’hébergements pour les exilés et réfugiés
la situation s’aggrave sur les campements parisiens abritant les exilé-e-s et les réfugié-e-s et ne va pas s’arranger avec l’été.
Violences policières, stratégie de maintien de l’ordre et Gilets Jaunes [Vidéo]
Le 27 mars, Arie Alimi, avocat et membre du Bureau National de la LDH était au Lieu-Dit (Paris 20°) pour un café-débat à l’invitation des Amis du Monde Diplomatique de Paris sur « Violences policières, stratégie de maintien de l’ordre et Gilets Jaunes ». Voici l’enregistrement intégral de ce débat https://youtu.be/B6cvQbyFfBM
Lettre à Madame la Maire du 20° sur l’interdiction de la projection du film « Police, illégitime violence »
A Madame Frédérique Calandra, maire de Paris 20°.
Madame la Maire,
Vous avez refusé que le documentaire « Police, illégitime violence » de Marc Ball soit diffusé par les animateurs de Perm’ Belleville le 16 mars 2019, dans les locaux scolaires de Pali Kao. La Ligue des droits de l’Homme est naturellement amenée à réagir à cette décision d’interdiction, que nous trouvons inappropriée et dangereuse.
Vous n’ignorez pas que ce documentaire montre comment, pour la première fois en France, des adolescents, pour la plupart mineurs, avec l’aide de leurs éducateurs, ont porté plainte collectivement pour violences volontaires contre une brigade de police du 12° arrondissement de Paris. Le procès s’est déroulé publiquement. Des policiers ont été condamnés par le tribunal. Ils ont, comme c’est leur droit, fait appel de ce jugement.
La Ligue des Droits de l’Homme, notamment par sa section de Paris 12°, a soutenu cette action des jeunes et des animateurs, sur le terrain comme devant les tribunaux. Elle continue et continuera de le faire et d’être à leurs cotés.
Vous considérez, Madame la Maire, que ce documentaire est « à charge » contre la police. Mais, ce sont, précisément, ces mêmes « charges » qui ont été portées devant le Tribunal et reconnues par la justice.
Certes, dans ces conflits entre jeunes et policiers, la responsabilité n’est pas à chercher uniquement et unilatéralement du côté de la police. Mais ne devons-nous pas considérer que la Police Nationale, corps d’Etat, dépositaire du monopole de la violence physique légitime, composé d’adultes formés et encadrés, a de ce fait une particulière responsabilité et doit avoir « un comportement irréprochable » comme l’a rappelé le tribunal ?
Des agissements policiers comme les humiliations, le tutoiement, le harcèlement quotidien, les contrôles au faciès (parfois violents), les arrestations arbitraires, l’usage illégitime de la force, la discrimination, les qualificatifs « d’indésirables »… sont très souvent des éléments qui mettent précisément le « feu aux poudres ».
Notre opinion est que cette vérité aussi doit être dite, discutée et débattue publiquement. La projection censurée du 16 mars en est une occasion ratée.
Outre la diffusion sur France 3, des projections-débats de ce documentaire ont été organisées au Café d’Aligre dans le 12° arrondissement, au Centre Social Relais 59 (annexe Rondelet) dans le 12°, à la Maison des Métallos dans le 11°… Ces projections et ces débats, loin de « mettre le feu aux poudres » (comme vous le craigniez) ont permis discussions et échanges d’une grande richesse, y compris parfois entre jeunes et policiers.
Nous regrettons vivement que cela n’ait pas pu se faire le 16 mars sous le patronage de la Mairie du 20° et dans le cadre de la Semaine de Lutte contre les Discriminations, ce qui aurait donné à cet événement un sens politique fort et positif. Au lieu de cela, interdire la projection a suscité, pour le moins, une incompréhension et une indignation que nous partageons.
Aujourd’hui, plus que jamais, La Ligue des Droits de l’Homme apporte son soutien aux actions des jeunes et des animateurs qui, à Paris 12e comme à Belleville, contribuent à faire vivre la discussion, le débat citoyen et la confrontation démocratique.
Nous restons ouverts à un échange avec vous sur ces questions et nous vous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de nos sincères salutations,
Sylvie Boitel, présidente de la LDH Paris 12e
Jean-Luc Deryckx, président de la LDH Paris 20e
Urgence écologique, sociale, démocratique
L’écologie est aujourd’hui un enjeu majeur, c’est l’avenir de la planète et de l’humanité qui est menacé. La LDH est partie prenante de l’importante mobilisation citoyenne face au danger, réfléchit sur la façon de poser cette question du point de vue des droits de l’Homme, considère que les droits écologiques ne peuvent être dissociés des droits sociaux et démocratiques.
Les sections du 10/11e et du 20e arrondissements de Paris ont organisé un débat à la Maison de la vie associative et citoyenne du 20e, le 9 mars 2019. Plus de 40 personnes ont participé à cette rencontre, ont été appelées à réfléchir sur trois problématiques posées par le dérèglement climatique : Comment mieux vivre ? Quelle justice écologique ? Quels droits du citoyen et quelle exigence démocratique ?
Les participants se sont répartis en plusieurs groupes de travail pour réfléchir, partager, proposer, chaque groupe a ensuite restitué en séance plénière le résultat de ses réflexions. Nous vous soumettons ici la synthèse des réflexions et propositions partagées : LDH – Urgence Ecologique Sociale Democratique [9 mars]
