Les morts de la rue



Un homme sans abri retrouvé mort de froid à Reims durant la nuit de Noël.

Alors que les températures sont descendues sous zéro dans la nuit de Noël, un homme sans abri a perdu la vie à Reims. Âgé de 35 ans et connu des bénévoles, il vivait à la rue depuis deux ans. L’autopsie a confirmé que la victime est morte de froid.



« Des logements pour tous » : alors que les températures baissent, des associations réclament des hébergements dignes.

Alors que la température moyenne nationale est estimée à 3 degrés ce jeudi 25 décembre, une vingtaine de départements ont activé le plan « grand froid ». À Reims une personne sans abri est décédée dans la rue. À Paris plusieurs associations manifestent pour réclamer la réquisition de logements vides.



Hébergements d’urgence, maraudes… face à la chute des températures, le plan « grand froid » est activé dans plusieurs départements.

Les préfectures s’organisent face à la chute soudaine des températures. Ainsi, une vingtaine de départements ont déclenché le plan « grand froid ». Des mesures qui interviennent alors qu’une personne sans-abri est décédée du froid, à Reims, le jour de Noël.



La Charte pour le respect des droits et la dignité des habitant-e-s de lieux de vie informels.

En France, les droits des habitant-e-s de lieux de vie informels – bidonvilles, squats, campements, habitats de fortune ou autres formes d’habitat précaire – continuent d’être largement ignorés, voire bafoués. Ces situations d’habitat, rarement choisies, sont le résultat d’un cumul de précarités économiques, sociales et juridiques, et d’un déficit structurel des politiques publiques d’hébergement, de logement, d’accueil et d’inclusion.



«Je ne veux plus, d’ici à la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi. » Emmanuel Macron, 27/07/2017



40 associations attaquent l’Etat en justice pour non-assistance à personnes mal logées.

Depuis des années, les associations du Collectif des associations pour le logement* alertent sur la dégradation des conditions de vie des personnes mal logées. Malgré nos propositions récurrentes, le nombre de personnes laissées à la rue augmente. Le nombre de ménages en attente d’un logement social aussi. Accompagnées par quatre cabinets d’avocats, nos associations ont donc décidé de saisir la justice pour rappeler que l’hébergement et le logement sont des droits fondamentaux et lancent l’affaire Non-assistance à personnes mal logées.



Hommage aux morts de la rue Place Stalingrad juin 2013

Hommage aux morts de la rue 17 mars 2015

Hommage aux morts de la rue 2 avril 2019 Jardin Villemin

Hommage aux morts de la rue 30 mars 2021 Jardin des Buttes Chaumont

Hommage aux morts de la rue 19 mars 2024 Arènes de Lutèce # Pour eux les jeux sont faits




Plus de 850 personnes sans domicile fixe morts en 2024, selon le Collectif Les Morts de la Rue



Le chiffre est en hausse par rapport à 2023.

En 2024, 855 personnes sans domicile fixe sont décédées en France, un chiffre plus élevé qu’en 2023, indique, lundi 19 mai, le décompte du Collectif Les Morts de la Rue communiqué à France Inter. Ce collectif, qui mène ce recensement depuis 2012, a décompté 855 personnes mortes, ayant vécu « durant les trois derniers mois avec leur décès » dans des lieux « non faits pour l’habitation » ou en « hébergement d’urgence ou temporaire ». En 2023, 735 personnes étaient décédées dans la rue.

En 2023, 735 personnes sans domicile fixe sont mortes, selon le collectif Les Morts de la rue



Ce collectif dénonce un nombre de décès qui n’a jamais été aussi élevé, en hausse par rapport à 2022, où 624 personnes étaient mortes dans la rue.

Sept cent trente-cinq personnes sans domicile fixe sont mortes en France en 2023, un nombre d’une ampleur inédite, a annoncé, mercredi 30 octobre, le Collectif Les Morts de la rue, en dénonçant l’« indifférence » dont cette partie de la population fait l’objet.