Déficit public : il est temps de mettre fin au bal des démagogues


Face à la dette, s’obstiner dans la démagogie actuelle ne peut qu’aboutir à ruiner notre pays ou à dépecer notre modèle social. Contrairement à ce que tout le monde pense, celui ou celle qui affichera l’importance d’un effort collectif pourrait très bien y gagner, affirme Louis Maurin de l’Observatoire des inégalités (extrait du quotidien Libération).

La France compte 3 000 milliards d’euros de dette, et son déficit dépasse 5 % de la richesse produite en une année. Chaque année, nous dépensons plus de 50 milliards d’intérêts, l’équivalent de 80 % du budget de l’Éducation nationale, à payer nos créanciers. La hausse des taux d’intérêt a au moins eu un mérite : vu le coût des emprunts, ceux qui songent à s’endetter à l’infini ne sont plus nombreux. Un large accord existe sur la nécessité de régler l’addition. Il n’existe que deux solutions pour cela : baisser les dépenses ou augmenter les recettes. Réduire les dépenses semble plus indolore, car en apparence on ne touche pas au porte-monnaie des Français. Encore faudrait-il expliquer aux Français de quoi on parle concrètement.

Leur morale, chroniques d’audience


Mira B. et Jelena D., nées à Sarajevo il y a 19 ans, comparaissent pour avoir volé leur carte bleue à 27 personnes, approchées sous différents prétextes pendant qu’elles rechargeaient leur titre de transport.

D’emblée, la présidente est réprobatrice : « La plupart des victimes sont des dames âgées. L’une d’elles avait même une canne ! » Avec les cartes volées, les prévenues allaient immédiatement retirer de l’argent et faire quelques courses. Deuxième indignation de la présidente : « Il y a des achats au bureau de tabac et dans un magasin de cosmétiques ! »

Toulouse, chambre des comparutions immédiates, mars 2024.

AME : « Nous alertons sur le risque éthique, humain, économique d’une nouvelle restriction de l’accès aux soins »



Une tribune publiée dans Le Monde et co-signée par un collectifs de médecins, professionnels de santé et sociétés savantes, alerte sur les dangers d’une réforme de l’Aide médicale d’Etat (AME), qui engendrerait un risque humain et économique. 

« A la veille d’une réforme annoncée, nous, professionnels de santé, appelons à nouveau à la défense de l’AME contre toute réduction risquant de dégrader son contenu et, par extension, le système de soin français. Nous souhaitons rappeler que les personnes sans couverture maladie sont plus souvent que les autres prises en soins à des stades plus avancés, au risque d’augmenter la saturation du système de santé et le coût des soins », écrit le collectif composé entre autres du Pr Paul Frappé, président du Collège de médecine générale, ou encore du Pr Olivier Saint-Lary, président du Collège national des généralistes enseignants.



Aide médicale d’État  : les femmes précaires dans le collimateur du gouvernement ?


Le gouvernement s’oriente vers une réforme de l’Aide médicale d’État (AME) via une série de mesures techniques, sans information de l’opinion publique ni débat parlementaire et malgré les alertes de nos associations. Si le texte est adopté, il aura pour conséquence de priver de soins des dizaines de milliers de femmes étrangères en situation de précarité.



France: Gabriel Attal souhaite une nouvelle réforme de l’assurance chômage


Le Premier ministre français s’est exprimé au 20 heures de TF1 ce mercredi 27 mars. Gabriel Attal a préconisé mercredi un durcissement des conditions d’indemnisation du chômage en France dans le cadre d’une nouvelle réforme afin de favoriser, selon lui, le retour à l’emploi.

Lire ICI


« Fabriquer des pauvres », « taper sur la tête des chômeurs »… Tour d’horizon des réactions à l’annonce de Gabriel Attal


Déficit public : une réforme de l’assurance-chômage pour renflouer les caisses de l’État ?


Une dégradation de la condition des femmes


Comment le régime s’est durci pour les demandeurs d’emploi depuis 2019

«Pour eux, les jeux sont faits»: le collectif Les morts de la rue alerte sur le nettoyage social avant les JO


L’année dernière, 656 personnes sont décédées dans la rue en France, selon le triste décompte fait par le collectif Les morts de la rue. Une lecture des noms de ces sans-abris était organisée à Paris ce mardi 19 mars, dans les arènes de Lutèce.

Lire ICI

« Je suis en colère, ça n’aurait jamais dû arriver » : le fléau invisible des morts au travail en France


La France est souvent présentée comme une mauvaise élève en Europe pour les accidents mortels du travail. Cette hécatombe silencieuse touche particulièrement les plus jeunes et les plus précaires.

Lire ICI

Le nombre de sans-abris a augmenté de 17% en un an à Paris


Selon les derniers chiffres de « la Nuit de la Solidarité », le nombre de personnes vivant à la rue a augmenté de 17% à Paris, par rapport à l’an dernier. Parmi eux, des mineurs. Ils seraient entre 400 et 500 à dormir sous des tentes dans les rues de la capitale.

Lire ICI

Urgence logement


On dénombre 624 sans-abris décédés à la rue, 17 500 expulsions locatives, 330 000 sans abris, 2.4 millions de ménages en attente d’un logement social, 4.1 millions de mal logés. Le droit au logement est un droit fondamental.

Lire ICI

Comment lutter contre la précarisation du travail ?


Face à la montée de la précarité du travail, une autre voie est possible. Elle consiste à mieux contrôler les licenciements, limiter l’usage des contrats de courte durée, faire appliquer le droit du travail par les plateformes numériques et donner plus de pouvoir aux représentants des salariés. Les propositions de la professeure de sociologie Dominique Méda.

Lire ICI

Quand le gouvernement ne respecte pas ses engagements sur l’assurance chômage


En deçà de 9% de chômage, le gouvernement prévoit de réduire de 25% la durée d’indemnisation de la plupart des demandeurs d’emploi, à l’exception des allocataires qui se trouvent en outre-mer et des intermittents du spectacle.

Lire ICI

A ne pas manquer


Une étude de l’extrême droite française
  Qu’en est-il aujourd’hui des idées attribuées autrefois à l’extrême droite, idées qu’on retrouvait chez Pétain, avec des emprunts à Mussolini ou Franco : l’antiparlementarisme, la haine de la gauche et plus particulièrement du communisme, l’antisémitisme, l’homophobie, le sexisme, le nationalisme, le racisme. Est-ce que ce sont encore aujourd’hui les marqueurs de l’extrême droite ou y en a-t-il de nouveaux ?  
Journaliste et essayiste, Gérard Streiff propose une étude de l’extrême droite française contemporaine, à partir du RN, en se penchant sur son origine, son idéologie, ses mutations et ses ambitions.


RAPPEL HISTORIQUE
 
Extrêmes droites : qu’évoquent ces noms et expressions ? Les ultras de la Restauration, le boulangisme, les antidreyfusards, l’Action française, Maurras, les Camelots du roi, les Croix-de-feu, Mussolini, Franco, Doriot, Déat, Pétain, puis Poujade, l’OAS, Occident, Le Pen, etc. Personne ne mettra tout ce monde et ces faits dans le même panier, les époques et les enjeux sont différents. Mais les historiens ont en main une riche matière qui leur permet d’analyser les idées qu’on retrouve en permanence dans le discours d’extrême-droite.

13 février à 18 h 30

Auditorium de St-Julien-les-Villas

Entrée libre


___________________________________________


La terrible actualité que nous vivons, notamment depuis le 07 octobre, nous a incités à vous proposer à nouveau un film évoquant la Palestine, inédit à Troyes “ALAM” (DRAPEAU), de Firas Khoury sorti à peine deux mois avant le 07 octobre et couronné dès sa sortie de trois prix.

 » Le film éparpille à bas bruit et avec intelligence les signes de grands combats dans le quotidien serré de cette poignée de gamins qu’on ne quitte jamais et dont les actions sont toujours à la lisière de l’héroïsme et du potache, pour concentrer dans un final très réussi toute la cruauté et la violence de leur situation ».

« Cahiers du cinéma, » Lucie Commeaux :

« Premier long métrage du cinéaste, ALAM montre avec une remarquable intelligence les doutes d’une jeune génération en quête d’avenir et d’émancipation, dans une société marquée par le patriarcat ».

« L’Humanité », Pierre Barbancey :

Par l’Association Pierre Chaussin

MARDI 13 février 2024 à 14h30 et 20h

à la salle Deterre Chevalier

(face à la mairie) de St Parres aux Tertres.

Entrée gratuite

_______________________________________________



_______________________________________________


Dernière semaine !


Il y a 70 ans, le 1er février 1954, l’abbé Pierre lançait à la radio un appel désespéré :

« Mes amis, au secours. Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures. »

Réalisée par Le Centre abbé Pierre – Emmaüs d’Esteville(en Seine-Maritime), avec l’aide du pôle mémoire d’Emmaüs international et proposée par la communauté Emmaüs de Troyes, l’exposition vous invite à vous remémorer les événements de cet hiver glacial. Cet anniversaire est aussi l’occasion de présenter la communauté Emmaüs troyenne avec une série de portraits, réalisés par le photographe Thierry Plumey, accompagnés de témoignages. 

Ici, compagnons et compagnonnes ont trouvé un lieu d’accueil et de travail et surtout une famille. Qui sont ces femmes et ces hommes qui un jour, ont dû changer de vie, tout quitter, pour se reconstruire ailleurs ?

Du 23 janvier au 17 février 2024, découvrez l’exposition « De l’hiver 54 à aujourd’hui, Emmaüs », à la Médiathèque Jacques-Chirac centre-ville de Troyes (entrée libre et tout public). 

Remaniement : « une déclaration de guerre aux locataires », la nomination de Guillaume Kasbarian au Logement passe mal auprès des associations


Guillaume Kasbarian, député d’Eure-et-Loir a été nommé ministre du logement par le Premier ministre Gabriel Attal, jeudi 8 février. Une annonce qui passe mal auprès des associations de lutte contre la précarité.

Lire ICI

JEUX OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES PARIS 2024 : ON N’EST PAS ENCORE PRÊTS


Assouplissement de la loi sur le logement social : « Une attaque symbolique contre l’une des plus grandes lois de la République »


Gabriel Attal veut désormais comptabiliser les logements dits intermédiaires dans le calcul du quota de logements sociaux que les communes doivent respecter. Une « falsification » de la loi selon Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat et ex-ministre du Logement.

Lire ICI

Soixante-dix ans après l’appel de l’abbé Pierre, « il reste encore énormément de travail à accomplir » pour aider les sans-abri, juge le président d’Emmaüs France


Dans un appel resté célèbre, le 1er février 1954, le fondateur d’Emmaüs appelait aux dons pour créer des hébergements d’urgence. Aujourd’hui, en pleine crise du logement, son combat est toujours d’actualité.

Lire ICI


Parc HLM saturé, record d’expulsions, enfants à la rue… « La bombe sociale du logement a explosé », alerte la Fondation Abbé-Pierre


Mal-logement : « bombe sociale », logement indigne… Ce que contient le rapport de la Fondation Abbé-Pierre

Des actions ciblent les hypermarchés et l’agroalimentaire, accusés de « mal payer » les agriculteurs


Alors qu’un « siège de la capitale » est annoncé par la FNSEA, d’autres agriculteurs préfèrent cibler les multinationales agroalimentaires et de la grande distribution qui entravent leur juste rémunération et les empêchent de vivre de leur travail.

Lire ICI


« Nous ne pouvons plus vivre de notre travail »


Libre-échange : comment nos dirigeants ont ruiné les agriculteurs


«Je ne vois pas comment les forces de l’ordre vont bouger nos tracteurs»

Les cinq hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune depuis 2020 tandis que cinq milliards de personnes se sont appauvries depuis le début de la « décennie des fractures »



  • La fortune des cinq hommes les plus riches du monde a bondi de 114 % depuis 2020.
  • D’après les prévisions d’Oxfam, nous pourrions voir pour la première fois la fortune d’un multimilliardaire franchir le cap des 1 000 milliards de dollars dans seulement dix ans, alors qu’il faudra plus de deux siècles pour mettre fin à la pauvreté. 
  • Un milliardaire est à la tête ou est actionnaire principal de sept des dix plus grandes entreprises mondiales.
  • Au total, 148 des plus grandes entreprises ont réalisé 1 800 milliards de dollars de bénéfices, ce qui représente une hausse de 52 % par rapport aux bénéfices moyens des trois dernières années. Elles ont redistribué des bénéfices records à leurs riches actionnaires, alors que des centaines de millions de personnes sont confrontées à une baisse de leur salaire réel.
  • Oxfam appelle à une nouvelle ère d’action publique, incluant les services publics, la régulation des entreprises, le démantèlement des monopoles et l’instauration d’impôts permanents sur la fortune et les bénéfices excédentaires.

Lire ICI

 

Avons-nous vraiment besoin d’un « trillionaire » ?


Inflation : le RSA ne suit pas

« Ça ne devrait pas exister, des gens qui vivent dans la rue » : on a suivi une maraude auprès des sans-abris


Premières victimes du froid, les personnes sans-abri sont 330.000 en France, d’après le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre. Avec leur association « Réchauffons nos SDF », Sarah et Salima leur viennent en aide.

Voir ci-dessus et lire ICI

Santé mentale : les enfants les plus pauvres sont trois fois plus souvent hospitalisés pour des problèmes psychiatriques que les autres


Selon cette étude de l’Assurance maladie et de Santé publique France, chez les deux à trois millions d’enfants les plus modestes, les pathologies psychiatriques, notamment des retards mentaux ou affectifs, sont plus fréquentes.

Lire ICI


Les pygmalions parlementaires de la psychiatrie sécuritaire ?

Pauvreté : « Un pays n’est pas fort lorsqu’on fonde sa cohésion sur les pressions des plus faibles », dénonce le président de la Fédération des acteurs de la solidarité


Depuis lundi, France Travail remplace Pôle emploi. L’objectif du gouvernement est d’atteindre l' »objectif de plein-emploi » mais le président de la Fédération des acteurs de la solidarité dit redouter mardi que cela soit « l’occasion de taper encore un peu plus sur les plus fragiles ».

Lire ICI