Morts de la canicule : « Le gros du problème, c’est le logement ».
Les chaleurs de l’été 2026 ont déjà provoqué près de 6 000 morts en excès. D’où l’urgence de mettre en place des actions ambitieuses et égalitaires sur le logement, estime l’épidémiologiste Basile Chaix.
Feux, déni climatique et gouvernements pyromanes : alerte rouge partout dans le monde.
Des incendies ravagent les espaces naturels en Europe comme en Amérique du Nord et du Sud, où 2026 s’annonce une année record. Ces catastrophes sont le résultat du changement climatique, mais le climatoscepticisme fait encore des ravages.
Joëlle Zask : « La pensée écologiste devrait prendre le pas et c’est le silence absolu. »
Une fois que le feu est là, il est trop tard. Les conditions climatiques sont telles que la moindre étincelle peut provoquer un feu extrême. Il faut donc agir en amont, plaide la philosophe Joëlle Zask.
« Les incendies sont politiques » : une partie de la gauche appelle au basculement pour dépasser la crise.
Les feux qui ravagent plusieurs départements du Sud-Ouest placent les élus socialistes, insoumis et écologistes en première ligne. Comment transformer la colère légitime ? Un seul espoir demeure : que la force des images remette l’urgence climatique au cœur du débat public.
Un homme sans abri retrouvé mort de froid à Reims durant la nuit de Noël.
Alors que les températures sont descendues sous zéro dans la nuit de Noël, un homme sans abri a perdu la vie à Reims. Âgé de 35 ans et connu des bénévoles, il vivait à la rue depuis deux ans. L’autopsie a confirmé que la victime est morte de froid.
« Des logements pour tous » : alors que les températures baissent, des associations réclament des hébergements dignes.
Alors que la température moyenne nationale est estimée à 3 degrés ce jeudi 25 décembre, une vingtaine de départements ont activé le plan « grand froid ». À Reims une personne sans abri est décédée dans la rue. À Paris plusieurs associations manifestent pour réclamer la réquisition de logements vides.
Hébergements d’urgence, maraudes… face à la chute des températures, le plan « grand froid » est activé dans plusieurs départements.
Les préfectures s’organisent face à la chute soudaine des températures. Ainsi, une vingtaine de départements ont déclenché le plan « grand froid ». Des mesures qui interviennent alors qu’une personne sans-abri est décédée du froid, à Reims, le jour de Noël.
La Charte pour le respect des droits et la dignité des habitant-e-s de lieux de vie informels.
En France, les droits des habitant-e-s de lieux de vie informels – bidonvilles, squats, campements, habitats de fortune ou autres formes d’habitat précaire – continuent d’être largement ignorés, voire bafoués. Ces situations d’habitat, rarement choisies, sont le résultat d’un cumul de précarités économiques, sociales et juridiques, et d’un déficit structurel des politiques publiques d’hébergement, de logement, d’accueil et d’inclusion.
«Je ne veux plus, d’ici à la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi. » Emmanuel Macron, 27/07/2017
40 associations attaquent l’Etat en justice pour non-assistance à personnes mal logées.
Depuis des années, les associations du Collectif des associations pour le logement* alertent sur la dégradation des conditions de vie des personnes mal logées. Malgré nos propositions récurrentes, le nombre de personnes laissées à la rue augmente. Le nombre de ménages en attente d’un logement social aussi. Accompagnées par quatre cabinets d’avocats, nos associations ont donc décidé de saisir la justice pour rappeler que l’hébergement et le logement sont des droits fondamentaux et lancent l’affaire Non-assistance à personnes mal logées.
Que ce soit pour le logement, pour la santé ou même pour les violences, plusieurs études montrent que la chaleur fait ressortir les inégalités dans la société française.
« Il faut bien avoir en tête que le revenu est le premier facteur d’inégalité face à la chaleur », souligne Amandine Richaud-Crambes, ingénieure urbaniste au service Organisations urbaines de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
« Le niveau de vie est un élément déterminant pour son confort au sein du logement », poursuit-elle, appelant à prendre un compte le phénomène de bouilloires thermiques. Les chiffres de l’Ademe montrent que 37 % des foyers modestes souffrent de la chaleur, contre 18 % des plus favorisés.
« On est vraiment sur quelque chose qui tue, on n’est pas seulement sur de l’inconfort », assène l’épidémiologiste Kévin Jean, professeur junior en Santé et Changement Globaux à l’ENS-PS, rappelant qu’une première vague de chaleur, fin juin, début juillet, a provoqué un excès de 500 décès sur une dizaine de jours, selon Santé publique France.
L’épidémiologiste note également une augmentation des violences lorsque le mercure grimpe. « On sait qu’avec chaque degré de température, les troubles de santé mentale augmentent, les troubles de l’humeur, des troubles anxieux, même la schizophrénie augmente avec la chaleur ».
Pour l’architecte Éric Daniel-Lacombe, « la grande question, c’est celle du refroidissement et finalement l’inégalité dépend de votre accès au refroidissement ». Il estime que l’eau est la grande oubliée: « Si vous regardez les forces puissantes, les forces riches, sont toujours à capter l’eau alors que les personnes modestes n’y ont pas accès directement ».
Le Collectif des associations pour le logement tire la sonnette d’alarme face à l’augmentation des demandes non satisfaites pour les personnes sans abri, dont de nombreux enfants.
Logement : la crise d’aggrave, les associations dénoncent une situation « catastrophique »
Hausse du nombre d’enfants et de femmes à la rue, record des expulsions locatives, baisse de construction de logements sociaux, le Collectif des Associations pour le logement alerte, dans son dernier rapport, sur « l’aggravation » de la crise du logement en France.
Nous sommes des citoyens, personnels éducatifs, parents d’élèves, travailleurs sociaux, mobilisés pour soutenir les mamans et leurs enfants mineurs, qui dorment à la rue.
Suite à la fermeture le 31 mars dernier des chambres réservées au Plan Grand Froid, plus d’une dizaine d’enfants, parfois très jeunes, ne sont pas orientés par le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation et dorment à la rue, dans des parcs ou dans des halls d’immeubles avec tous les risques que cela comporte (agressions, violence, problèmes de santé, aléas climatiques, absentéisme scolaire, harcèlement, troubles psychologiques…) et sont de plus en plus exposés à des chaleurs caniculaires et des orages violents.
Cette situation nous est insupportable ! Nous ne pouvons accepter les silences ou les « on ne peut rien faire » des pouvoirs publiques qui se renvoient la balle ! Nous ne pouvons accepter la résignation ! Des solutions existent et doivent être mises places de toute urgence !
Nous demandons la réouverture des chambre fermées le 31 mars ainsi que la mise à disposition d’un bâtiment réservé aux familles avec enfants en partenariat avec des associations locales telles que Un Digne Toit.
Nous sommes au pied du mur et il va nous tomber dessus
En pleine cuisson sous un dôme de chaleur, nous continuons d’alimenter la chaudière avec opiniâtreté. Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent de battre des records, la transition énergétique apparaît impossible à réaliser dans les délais impartis par le climat, c’est un « tueur de conneries » qui nous le dit. La solution existe, mais on ne veut pas en entendre parler.
Fait chaud, merde, épisode 2. Lettre à ceux qui nous tuent
En 2022, j’avais subtilement écrit un billet titré « Fait chaud, merde », pour « hurler ma haine contre ces tarés qui ont fait qu’on en arrive là ». Trois ans plus tard, voici la suite. Il fait encore plus chaud. Les tarés écocidaires sont toujours là. Il faut les stopper avant qu’il soit trop tard. Faisons révolution contre la fin du monde.
Nommons les canicules du nom de leurs responsables, en débutant par TotalEnergies
Logement : des inégalités face à la chaleur et au froid
Trop froid ou trop chaud dans son habitation ? Selon son niveau de vie, on peut plus ou moins contrôler la température de son logement. Les personnes modestes souffrent deux fois plus de la chaleur que les personnes aisées. C’est quatre fois plus en ce qui concerne le froid.
Prison : quand la canicule rend les conditions de détention particulièrement indignes
L’annonce d’une canicule au niveau national inquiète l’administration pénitentiaire et tous les professionnels qui travaillent à leurs côtés. Entre la vétusté des bâtiments et la surpopulation carcérale, les fortes chaleurs viennent aggraver significativement des conditions de détention déjà jugées plusieurs fois indignes par la Cour européenne des droits de l’homme. Explications.
« Les personnes sans-abri n’ont que très peu d’espaces où s’abriter de la chaleur »
L’Etat attaqué en justice par des citoyens pour son manque d’adaptation au changement climatique
Deux mois après avoir demandé au gouvernement de revoir son plan national d’adaptation, 14 sinistrés ont déposé ce mercredi 25 juin un recours en excès de pouvoir au Conseil d’Etat. Une première dans l’Union européenne.
Qui vit avec moins de deux dollars par jour en France ou en Roumanie ? Si on appliquait à l’Europe et aux États-Unis les mêmes seuils de pauvreté qu’au monde en développement, on révèlerait l’ampleur de l’extrême pauvreté dans les pays riches. Une analyse du sociologue Julien Damon.
Plus de 2,6 millions de ménages dans l’attente d’un logement social, un chiffre en hausse en 2024
Guillaume Kasbarian, député d’Eure-et-Loir a été nommé ministre du logement par le Premier ministre Gabriel Attal, jeudi 8 février. Une annonce qui passe mal auprès des associations de lutte contre la précarité.
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À Limoges, comme partout en France, des familles vivent dans la rue. Voici l’histoire de l’une d’elle, à travers le témoignage d’un adolescent que nous prénommerons Abdel.
Dans un podcast en forme de coup de poing, l’artiste Catherine Perrocheau donne à entendre l’immense lassitude de ceux qui au quotidien accompagnent les sans-abris, confrontés à leur impuissance grandissante face à l’abandon des pouvoirs publics.
Dans son ouvrage De gré et de force, le sociologue Camille François fait un état des lieux inédit de la hausse des expulsions en France. Après 10 ans de travail, il explique comment l’État met dehors des milliers de ménages endettés par an.
Les exilés et la Chapelle Debout occupent les bureaux depuis le 18 avril. / Crédits : Clémentine Eveno
80 exilés et des associations comme le collectif La Chapelle debout occupent des bureaux vides depuis le 18 avril. Parmi eux, des personnes qui ont obtenu l’asile tentent de faire entendre leur droit à un logement décent.
« Quelle conception de l’habitat adopter ? », « comment adapter la politique du logement au pouvoir d’achat des ménages, des bailleurs privés et publics ? », « quelle est la bonne répartition des compétences en matière de logement ? », « la politique du logement peut-elle demeurer une composante isolée de l’action publique » ou encore « comment organiser le secteur de l’habitat ? ». Intitulée « Quelle politique du logement pour le prochain quinquennat », une note, que dévoile La Tribune en exclusivité, circule actuellement dans les états-majors des candidat(e)s à l’élection présidentielle. Objectif: interpeller le futur(e) ministre du Logement pour définir une politique « cohérente ».
Diawo, Inaya et leurs deux enfants ont été expulsés illégalement du squat qu’ils occupaient. Pour les aider, un voisin appelle la police… qui les a placés en garde à vue.