N’oublions pas Abdourahmane

Lors de la manifestation du 3 octobre, des jeunes Mineurs Non Accompagnés ( MNA ) se sont exprimés pour rendre hommage à Abdourahmane qui s’est donné la mort alors même qu’il était confié à l’Aide Sociale à l’Enfance du département du Puy-de-Dôme.

Pas d’enfants sans toit

✊ Près de 300 personnes mobilisées dans les rues de Clermont-Ferrand ce 3 octobre !
Sous les fenêtres de la préfecture et du Conseil départemental, nous avons
dénoncé la situation inacceptable des familles à la rue et porté ensemble une exigence :
un toit, des papiers et une école pour toutes et tous !

Nous avons également rendu hommage à Abdouramane, aux
côtés des jeunes mobilisé·es pour leur camarade. Sa mémoire nous oblige à
exiger une protection et un accompagnement dignes pour chaque jeune.

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé, relayé l’appel et fait vivre cette solidarité.
Cette mobilisation montre notre détermination collective :
aucun enfant, aucune famille ne doit être abandonné·e à la rue.

La solidarité continue, la mobilisation aussi !

Stop à la répression des jeunes

l’école n’est pas un champ de bataille
La société civile doit agir en protection des mouvements de la jeunesse

La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique. …/…

Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.

C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.

En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.

Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.

Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.

Nous, signataires, sommes du côté de la mobilisation légitime de la jeunesse de notre pays pour son avenir, et non de celui des LBD, des grenades, des matraques et des arrestations de masse.

Nous exigeons de l’Assemblée nationale et du gouvernement :

  • la mise en place prioritaire d’un dialogue avec les jeunes mobilisés ;
  • le traitement systématique des enfants pour ce qu’ils sont, des personnes à protéger comme le stipule la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) ;
  • l’application d’une politique de désescalade des tensions ;
  • l’abolition définitive des pratiques de maintien de l’ordre liberticides, matérialisées notamment par l’instruction ministérielle sur les violences urbaines (le Govu qui doit être abrogé) : le retrait immédiat des unités de la BAC et de toutes celles non formées à la gestion des rassemblements, des brigades équestres et des unités cynophiles ; l’interdiction stricte de l’usage des armes de guerre sur les manifestations, du gaz lacrymogène de façon indifférenciée, ainsi que l’arrêt des interpellations massives et de la criminalisation de la jeunesse ;
  • une réelle prise en compte de la parole des jeunes par la recherche de la démocratie éducative pour construire les politiques publiques.

L’État doit recréer de toute urgence les conditions permettant la libre expression civique des jeunes, ce d’autant plus que leur revendication d’un service public d’égale qualité pour toutes et tous est totalement légitime et nous la soutenons.

Aucun jeune ne doit risquer son intégrité physique ou sa liberté lorsqu’il fait entendre sa voix.

Stoppons l’escalade. Protégeons la jeunesse.


Voir le communiqué complet sur le site de la LDH :
https://www.ldh-france.org/stop-a-la-repression-des-jeunes-lecole-nest-pas-un-champ-de-bataille-2/

Rassemblement ce lundi 22 juin 19h contre les violences sexuelles

Signez la pétition pour une loi cadre intégrale

En mai 2024, 100 personnalités faisaient la Une du journal Le Monde, ces 100 personnes avaient pris la parole dans le cadre de #MeToo. Cette mobilisation fut le point de départ d’une pétition réclamant une loi intégrale contre les violences sexuelles. Plus de 250 000 personnes ont rejoint le mouvement sur le site de la Fondation des Femmes !

Pour donner de la voix à la Coalition Féministe pour une Loi Intégrale et aux 150 associations qui la composent, rejoignez, vous aussi, les signataires !

https://www.loi-integrale.fr

Pas d’enfants sans toit

Depuis plusieurs semaines, des familles d’élèves de l’école Aristide Briand, des parents, des personnels et des habitant·es se mobilisent face à une situation inacceptable : des enfants dorment à la rue à Clermont-
Ferrand. …/…

Nous rappelons que l’hébergement d’urgence est une obligation légale et morale. Les dispositifs existants sont saturés, les réponses ponctuelles ne suffisent plus.

Le mardi 25 février des représentant·es du collectif Clermontoit Solidaires et du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 63) ont été reçu·es par la préfète du Préfecture du Puy- de-Dôme. Les conclusions de cet entretien sont sans appel : La Préfète propose à plusieurs mères seules avec des enfants en bas âge un hébergement à la condition qu’elles acceptent de retourner dans le pays qu’elles ont fui, parfois après avoir subi des violences.

Conditionner la mise à l’abri d’enfants à un retour contraint est inacceptable.
Cela revient à nier la réalité des parcours d’exil et la vulnérabilité de ces familles.
…/…
Nous demandons :
Un hébergement immédiat, stable et adapté pour toutes les familles concernées ;
Une solution pérenne garantissant la continuité scolaire des enfants ;
La régularisation des familles concernées;
Un engagement clair des autorités compétentes pour que plus aucun enfant ne dorme à la rue.

Nous appelons les écoles de la ville à se mobiliser à nos côtés. Parce que ce qui se joue ici dépasse un établissement : c’est la protection de tous les enfants et le respect de leurs droits fondamentaux.
L’école doit rester un sanctuaire.

Nous continuerons à agir avec responsabilité et détermination pour que chaque enfant puisse apprendre, grandir et dormir en sécurité. Tant qu’une solution digne et durable ne sera pas proposée, la mobilisation se poursuivra.