Pas d’enfants sans toit

Depuis plusieurs semaines, des familles d’élèves de l’école Aristide Briand, des parents, des personnels et des habitant·es se mobilisent face à une situation inacceptable : des enfants dorment à la rue à Clermont-
Ferrand. …/…

Nous rappelons que l’hébergement d’urgence est une obligation légale et morale. Les dispositifs existants sont saturés, les réponses ponctuelles ne suffisent plus.

Le mardi 25 février des représentant·es du collectif Clermontoit Solidaires et du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 63) ont été reçu·es par la préfète du Préfecture du Puy- de-Dôme. Les conclusions de cet entretien sont sans appel : La Préfète propose à plusieurs mères seules avec des enfants en bas âge un hébergement à la condition qu’elles acceptent de retourner dans le pays qu’elles ont fui, parfois après avoir subi des violences.

Conditionner la mise à l’abri d’enfants à un retour contraint est inacceptable.
Cela revient à nier la réalité des parcours d’exil et la vulnérabilité de ces familles.
…/…
Nous demandons :
Un hébergement immédiat, stable et adapté pour toutes les familles concernées ;
Une solution pérenne garantissant la continuité scolaire des enfants ;
La régularisation des familles concernées;
Un engagement clair des autorités compétentes pour que plus aucun enfant ne dorme à la rue.

Nous appelons les écoles de la ville à se mobiliser à nos côtés. Parce que ce qui se joue ici dépasse un établissement : c’est la protection de tous les enfants et le respect de leurs droits fondamentaux.
L’école doit rester un sanctuaire.

Nous continuerons à agir avec responsabilité et détermination pour que chaque enfant puisse apprendre, grandir et dormir en sécurité. Tant qu’une solution digne et durable ne sera pas proposée, la mobilisation se poursuivra.

Familles sans abri à Clermont-Ferrand

A lire dans La Montagne de ce 11 décembre 2024

« Ma mère est stressée pour nous » : dans les rues de Clermont-Ferrand, les nuits froides d’enfants sans toit

Malgré l’approche de l’hiver, des familles avec parfois des enfants en bas âge et vulnérables errent sans abri, la nuit, dans les rues de Clermont-Ferrand ou dans le hall de la gare. Travailleurs sociaux, militants et élus tentent d’alerter sur la détresse de ces invisibles. »

Contre l’application locale d’une politique migratoire dictée par l’extrême-droite Rassemblement le 16 octobre à Clermont-Fd

Sous la direction du Préfet du Puy-de-Dôme, nous assistons à une multiplication des OQTF (Obligations de Quitter le Territoire Français) et des assignations à résidence, qui frappent aveuglément des hommes et des femmes qui vivent, travaillent et contribuent à notre société.

Parmi les familles visées, certaines viennent de passer 4 mois sous tente à la Maison du Peuple, sans solution d’hébergement. Leur calvaire continue avec une volonté préfectorale de les expulser vers un pays qu’elles ont fui. Ces familles n’ont pas vocation à être sacrifiées sur l’autel d’une dérive xénophobe.

La plupart de ces familles vivent sur notre territoire depuis des années, leurs enfants sont scolarisés dans nos écoles et certains sont mêmes nés ici. D’autres travaillent dans des associations locales et d’autres encore ont même déjà vu leur situation régularisée par le passé.

Les travailleuses et travailleurs étrangèr.es, en situation régulière depuis plusieurs années, perdent quant à eux leurs emplois et leurs droits sociaux parce que la préfecture ne leur délivre pas leur titre de séjour en temps et en heure. N’ayant plus de salaire, ces travailleuses et travailleurs peuvent à tout moment perdre leurs logements.

Cette politique pousse des familles entières dans une précarité insoutenable tandis que l’administration reste sourde à leurs droits les plus fondamentaux.

Ensemble, demandons justice et dignité pour toutes et tous !
La fin des expulsions et des assignations à résidence arbitraires,
– Le traitement rapide et équitable des renouvellements de titres de séjour et de régularisation,
– Le respect des droits des travailleurs étrangers,
– Un titre de séjour et un logement pour toutes et tous,
– Une politique d’accueil basée sur la solidarité et l’humanité.