appel aux forces politiques progressistes et libérales

Nous, LDH, appelons les citoyennes et citoyens à se mobiliser et à faire entendre une voix forte de résistance et d’opposition, de solidarité et d’espoir, en suivant l’exemple de celles et ceux qui dans le monde résistent face aux régimes fascistes et illibéraux, et remportent des victoires comme dans le Minnesota, en Italie, en Pologne ou en Hongrie.

Seul ce double choix permettra un vivre ensemble et en paix en barrant la route à l’arbitraire et à la violence de la loi du plus fort.

Partout, la LDH portera cet appel aux forces politiques progressistes et libérales.

L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues.

Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de s’unir et de se mobiliser pour empêcher que s’impose un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire.

Textes issus de :

Nécessité d’une alternative progressiste pour 2027

Contre l’extrême droite, la nécessité d’une alternative progressiste unie pour l’échéance électorale de 2027

Les forces progressistes sont diverses et cela se traduit par de nombreuses divergences, c’est une réalité. Pour autant, perdre de vue l’impératif de rassembler autour de mesures essentielles pour la société toutes les forces qui affirment se reconnaître dans l’approche de tous les droits pour toutes et tous revient à nier le risque systémique qu’est l’extrême droite. Privilégier un objectif d’hégémonie dans le camp progressiste battu revient à capituler face à elle. Cette conduite serait irresponsable. La LDH appelle donc instamment les forces politiques à construire pour l’échéance de 2027 une alternative écologique, sociale et démocratique promouvant l’accès effectif aux droits, sans nier les divergences mais en refusant d’en faire un obstacle insurmontable.

Contre l’extrême droite, les forces libérales qui veulent défendre l’État de droit doivent accepter la démocratie sociale

Dans nos pays développés, jamais l’extrême droite au pouvoir ou aux portes du pouvoir n’est défaite quand le combat pour les droits et la démocratie ignore l’État de droit, ni quand ce combat pour l’État de droit ignore l’urgence sociale. On l’a vu récemment en Pologne puis en Hongrie. La montée de l’extrême droite en réaction aux politiques de régression sociale le confirme pleinement.

Alors que l’extrême droite peut arriver au pouvoir en 2027, les forces libérales qui ne partagent habituellement pas avec les progressistes l’impératif de politiques publiques pour l’effectivité des droits, mais qui ont pris la mesure du péril doivent accepter la démocratie sociale.

Les tenants du libéralisme politique historique, qui, y compris à droite, sont attachés à l’État de droit, au pluralisme et au fait qu’il doive exister des règles d’égalité pour qu’un système politique fonctionne n’ont d’autre choix que de rejoindre les progressistes dans leur préoccupation d’urgence sociale, dans les quartiers et les territoires délaissés.

C’est ainsi seulement qu’il sera possible de faire échec durablement à l’instauration d’une société fondée sur l’exclusion et la loi du plus fort.

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Défendre ensemble la démocratie et les droits…

Un champ politique avec trois approches des droits, deux approches de l’État de droit

Parce que dans l’exercice du pouvoir, aucune force politique ne respecte absolument l’État de droit, il est indispensable d’avoir des institutions, des procédures de recours, qui en assurent le respect.
Mais, au-delà de ces non-respects qui se constatent régulièrement au fil du temps, le champ politique se divise entre, d’un côté, toutes les forces politiques qui reconnaissent la légitimité et la nécessité d’un État de droit pour le fonctionnement de nos sociétés et, de l’autre, l’extrême droite qui nie totalement sa légitimité.
Même si ce n’est pas immédiat, les extrêmes droites au pouvoir prennent toujours rapidement des mesures qui aboutissent à ce que l’État de droit ne fonctionne plus.

S’emparer de l’État de droit pour défendre ensemble la démocratie et les droits…

3ème partie et 4ème parties de https://www.ldh-france.org/resolution-synthese-resolutions-ldh-2024-2026/
1ére et 2ème parties déjà publiées ci-dessous. Parties suivantes à venir.

Du néolibéralisme au fascisme

Du néolibéralisme au fascisme : certes des continuités, mais fondamentalement une rupture

Aujourd’hui, le moment néolibéral et le moment fasciste se chevauchent. On peut voir des convergences d’intérêt, des rapprochements tactiques entre les forces qui les représentent. Cela ne signifie pas que ces deux moments sont de même nature.

Électoralement cela se traduit selon les lieux et les moments par des votes d’extrême droite, par des niveaux d’abstention historiquement élevés et par une instabilité des choix électoraux.

Pourtant, si les néolibéraux attaquent la démocratie et les libertés publiques, mènent des politiques remettant en cause l’effectivité des droits et portent atteinte à l’État de droit, il y a une différence fondamentale entre eux et l’extrême droite.

Le non-respect de l’État de droit par les néolibéraux ne relève pas d’une remise en cause de sa légitimité et de son existence. Dans le cadre néolibéral, on peut faire appel de décisions en recourant aux procédures de l’État de droit, ce qui se traduit parfois par des succès.

2ème partie de https://www.ldh-france.org/resolution-synthese-resolutions-ldh-2024-2026/
Parties suivantes à venir.

De l’extrême-droite au fascisme-illibéralisme

La démocratie, les droits et l’État de droit sont confrontés en France à une menace existentielle, celle de la bascule vers le fascisme-illibéralisme qui a infailliblement lieu lorsque les extrêmes droites arrivent au pouvoir d’État. Des pays considérés comme démocratiques ont connu cette bascule systémique : Hongrie, Pologne, Italie, États-Unis.

Les extrêmes droites ont une même vision de la société. Un rôle essentiel est dévolu au chef, l’individu est conçu comme un atome isolé, les corps intermédiaires sont rejetés, comme tout ce qui contribue à faire société. Les extrêmes droites considèrent que l’élection confère aux dirigeantes et dirigeants politiques une légitimité supérieure qui les dispense du respect de l’État de droit, c’est-à-dire de tous les processus institutionnels visant à garantir l’absence d’arbitraire et à prévenir la confiscation du pouvoir. Les extrêmes droites pensent tout au prisme d’une « guerre des identités ». Certaines populations sont considérées illégitimes à bénéficier des droits fondamentaux au nom d’une identité qu’on leur assigne et qui justifierait leur exclusion. « La loi du plus fort » est revendiquée comme la loi naturelle des sociétés humaines, ce qui s’accompagne d’un rejet radical des protections permettant de réduire les inégalités et répondre aux précarités.

1ère partie de https://www.ldh-france.org/resolution-synthese-resolutions-ldh-2024-2026/
Parties suivantes à venir.

Commémoration antifasciste de la Résistance Samedi 26 avril

Organisée pas le Collectif de Lutte contre les Extrêmes-Droites

1er temps / Sur le plateau de Gergovie
Cérémonie et déambulation
A 14h30 à la Maison des Gergoviotes

Parking dit « principal » du plateau de Gergovie
( 1 km après le mini-circuit ARMCA / Patrick Depailler )


2ème temps / à Clermont-Ferrand
Discussion / Débat
à 18h à l’ Hôtel des Vil·es
63 Avenue de l’Union Soviétique


3ème temps / à Clermont-Ferrand
Soirée anti-répression
à 20h à l’ Hôtel des Vil·es

Johann Chapoutot – Les Irresponsables

Le KAP – Learning Centre – 5 rue Kessler Clermont-Ferrand

Jeudi 03 avril, de 18h à 20h, Johann Chapoutot sera au KAP Learning Centre (à 2 minutes à pied de la librairie) pour une rencontre suivie d’une dédicace autour de son livre Les Irresponsables, paru aux éditions Gallimard.

Dans ce livre, Johann Chapoutot plonge au cœur de l’Allemagne de la fin des années 1920 et du début des années 1930, une époque où un consortium libéral-autoritaire perd son soutien populaire et cherche désespérément à maintenir le pouvoir sans majorité, sans parlement, et sans démocratie. À travers cette période, il révèle une stratégie politique fascinante : comment l’extrême centre, loin de la progression irrésistible de l’extrême droite, choisit de capter son énergie pour instaurer un libéralisme autoritaire, imprégné de dilettantisme et d’irresponsabilité.

Historien reconnu et spécialiste du nazisme et de l’Allemagne, Johann Chapoutot nous livre ici une lecture inédite des événements, nourrie de recherches dans les archives politiques, les correspondances et les mémoires des acteurs de cette époque. À travers son analyse, il dévoile les ressorts de l’histoire en montrant comment un système apparemment irrésistible peut se construire sur une base d’illusion et de manipulation.

Venez rencontrer cet auteur engagé et échanger avec lui sur cet ouvrage percutant.