Des décisions administratives plongent des enfants et des femmes vulnérables dans la détresse et le danger.RESF 63 demande au préfet de revenir immédiatement sur ces décisions et de mettre fin à ces drames humains.
Un toit est un droit Un toit pour toutes et tous !
Partout en France, des mobilisations se préparent pour le 28 septembre avec le mot d’ordre CLIMAT JUSTICE LIBERTÉS ! Ces Marches des résistances s’inscrivent dans une séquence de journées mondiales de mobilisation organisées à travers le monde sous l’impulsion de peuples autochtones de toute l’Amérique latine, de Brasilia à Londres, en passant par Johannesburg, Belém et Suva, fin septembre.
À Clermont-Ferrand, plusieurs organisations locales, dont Alternatiba/ANV63 ont préparé cette mobilisation qui s’élancera depuis la Place de Jaude à 14h ce dimanche 28 septembre.
Nous marcherons pour :
?Le climat – sortir de la dépendance aux énergies fossiles et protéger les populations face aux dérèglements en cours.
⚖️La justice – défendre les vies brisées par l’injustice, la colonisation, la guerre et la précarité organisée par nos dirigeants. et dirigeantes
✊Nos libertés – défendre nos droits, nos solidarités et nos démocraties face aux attaques autoritaires et réactionnaires.
J’ai filmé pendant un an environ, entre avril 2018 et avril 2019, alors que je vivais en Argentine. C’était le moment où le pays débattait de la légalisation de l’avortement. Bravant les interdits, les socorristas faisaient déjà depuis plusieurs années de l’accompagnement à l’avortement. Le film est une plongée dans leur merveilleux groupe militant. …/…
A Córdoba, au centre du pays, elles sont une quinzaine : Laura, Lidia, Patricia, Sofia, Jime… aucune n’est médecin, toutes sont activistes. A l’heure où le pays débat sur la légalisation de l’avortement, leur action est collective, politique, passionnée.
gazage au visage à bout portant de militantes et militants pacifiques lors de distributions de tracts filtrantes,
jet d’une barrière par un policier sur un passant,
gazage au visage à bout portant de cyclistes circulant sur la voie publique,
gazage d’une assemblée pacifique en plein goûter !
interpellations et détentions brutales : étranglements, insultes : « terroristes », « antisémites », intimidations et menaces : « on vous choppera tous, vous allez jamais gagner »
…
Nous ne pouvons que constater que ce sont les forces de l’ordre qui génèrent désordre et violences.
Avec l’interpellation tôt le matin mercredi d’un de nos co-secrétaires nationaux par la police en pleine interview, en direct sur France Info, il semblait déjà clair que les agents publics des forces de l’ordre se sentaient dotés des pleins pouvoirs… les exactions qui ont cours depuis dans tout le pays ne font malheureusement que le confirmer.
Les automobilistes et les habitant.es découvrent pour beaucoup et avec stupeur – effroi pour un certain nombre – la réalité des brutalités policières.
Ces brutalités sont loin d’être une nouveauté, néanmoins sous quel régime des agents publics ont pour mission de maltraiter, terroriser, blesser, mutiler voire tuer… les habitant.es de leur pays ? ont pour mission de réprimer l’exercice des libertés fondamentales ? ont pour mission de réprimer l’implication du plus grand nombre dans la chose publique ?
Rien ne saurait légitimer ces brutalités policières et tout légitime cette mobilisation populaire et démocratique !
Les habitantes et habitants de notre pays expriment leurs aspirations et leurs colères depuis bien longtemps, dans le vide …/…
Les voies institutionnelles épuisées, méprisées… cette mobilisation sociale est la seule qui vaille pour instaurer la justice sociale, fiscale et environnementale.
Qu’espère l’État en déployant une force répressive à tout va ?
En tout cas, n’espérez pas nous rendre responsables, ni des exactions policières ni des éventuelles réponses populaires, car « c’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. » Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, 1996
Appel du Collectif 63 pour une Paix Juste et Durableà rassemblement à 13h ce mercredi 17 septembre devant le tribunal de Clermont-Ferrand
La répression contre les militant·es et organisations politiques, syndicales et associatives qui dénoncent la politique de l’État d’Israël et qui expriment leur soutien à la lutte du peuple palestinien se poursuit. Après le projet d’interdiction d’« Urgence Palestine », c’est maintenant Zoé, une militante clermontoise du « Collectif Intifada » qui est visée. Son « crime » ? : Soutenir la résistance palestinienne en vertu du droit international. Elle est convoquée en justice le 17 septembre 2025. L’audience initialement prévue en mai 2026 a été avancée de 8 mois. N’y aurait-il pas là un coup de pouce du ministre Darmanin ? En tout cas, cette précipitation ressemble à s’y méprendre à une démonstration supplémentaire de la politique répressive du gouvernement. Les griefs de « provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe, une nation, une race, ou une religion déterminée, en l’espèce la population juive » évoqués dans la convocation sont reprochés à Zoé. On lui fait grief également d’affirmer son soutien inconditionnel à la résistance palestinienne. En clair, le dossier est vide, et l’objectif est limpide : faire taire les soutiens au peuple palestinien en instrumentalisant la lutte légitime contre l’antisémitisme.
Le pouvoir veut une nouvelle fois utiliser la justice pour criminaliser le mouvement de solidarité internationale. Des personnalités, des institutions, des États se réveillent enfin et commencent à dénoncer cette guerre atroce et criminelle. Doivent-ils être également poursuivis par la justice ? -Nous refusons cette criminalisation des consciences. -Nous affirmons que l’on peut critiquer un État, fût-il Israël, sans sombrer dans la haine. -Nous affirmons que soutenir la libération du peuple palestinien est une position légitime, morale, nécessaire. -Nous dénonçons les intimidations judiciaires, les pressions politiques, les campagnes de diffamation dont sont victimes ceux et celles qui osent dire non à l’impunité.
Nous signataires de cette tribune apportons notre soutien à Zoé et nous appelons à la mobilisation le 17 septembre 2025 à 13h en prévision du procès attendu au tribunal de Clermont-Ferrand.
Collectif 63 pour une paix juste et durable (34 organisations) : AFPS 63, Amis Huma 63, Amis Temps Cerises, Amnesty Int CF, Asso Educ Interculturelle (AEDI), Attac 63, Cimade 63, Comité Action Syndicale, CGT-UD 63, Collectif Blouses Blanches pour Gaza 63, Collectif Nous aussi-63, Confédération Paysanne 63, DAL 63, Écologistes 63, FPRA, France Insoumise 63, FSU 63, Génération.s 63, Jeunes communistes 63, Jeunes écologistes 63, Jeunes Génération.s 63, Libre Pensée 63, LDH 63, MRAP 63, Nouvelle Donne 63, PCF 63, PG 63, RESF 63, Solidaires 63, Syndicat Avocats France 63, Union Etudiante Auvergne, Urgence Gaza 63, US Lycéenne 63, 4ACG Auvergne.
Nous relayons cet appel du C.I.E.L. dont nous partageons les constats et jugements sur la crise sociale et politique actuelle, et nous appelons chaque citoyen·ne à déterminer sa participation aux mouvements en cours et à venir.
Communiqué du C.I.E.L :
Le 10 septembre, contre le gouvernement patriarcal, mobilisation féministe !
Depuis bientôt 10 ans, E. Macron et ses différents gouvernements s’emploient méthodiquement, directement ou indirectement, à précariser celles et ceux qui sont déjà vulnérables, et notamment les femmes et personnes LGBTI+. Quand les services publics sont un à un démantelés, ce sont les services gynécologiques qui s’éloignent. Ce sont les séances d’éducation à la vie sexuelle et affective qui sont réduites à l’état de mirage, malgré leur importance primordiale pour les jeunes femmes et LGBTI+. Ce sont des écoles et universités qui, plutôt que de permettre une réelle émancipation, viennent réaffirmer des filières genrées et des violences faute de moyens pour lutter pour l’égalité. Quand Macron et ses ministres s’attaquent aux conquis sociaux, ce sont, là aussi, les plus précaires qui subissent en premier lieu. Parmi elles et eux : les temps partiels, les carrières hachées, celles et ceux qui subissent la discrimination à l’embauche, les bas salaires, celles et ceux qui ne peuvent pas compter sur la solidarité familiale. En résumé : celles et ceux que le système patriarcat exploite et dont le capitalisme tire profit.
Avec sa proposition de budget, F. Bayrou ne fait qu’aggraver une situation déjà catastrophique. Ce budget s’attaque aux salaires, aux prestations sociales, aux services publics et même directement aux plus vulnérables puisqu’il s’attaque aux droits des personnes malades. Rappelons aussi que les femmes constituent 70% des travailleur·ses pauvres !
Ajoutons à cela la baisse dangereuse des moyens des associations qui, déjà, pallient aux manquements de l’Etat, et une politique raciste en termes d’immigration menaçant directement la vie de nombre de femmes, personnes LGBTI+ et de familles. Ainsi, plus de 70% des associations féministes déclarent une situation financière dégradée et doivent réduire leurs actions. Ici, dans le Puy-de-Dôme, la survie du CIDFF63 ne tient qu’à un fil. Dans le Puy-de-Dôme, ce sont des femmes et des enfants mis à la rue régulièrement par la Préfecture, par l’application des directives racistes du gouvernement.
Enfin, l’extrême droite, profitant à l’échelle mondiale de la détresse sociale créée par les libéraux, œuvre à renvoyer les femmes à la cuisine et les personnes trans au placard. Nous n’accepterons pas de régressions supplémentaires ! Pour défendre une autre société, celle de la justice, de l’égalité et de l’émancipation de tous et toutes, nous appelons l’ensemble des militant·es féministes à rejoindre les rassemblements “bye bye Bayrou” le 8 septembre et l’appel à “Tout bloquer” du 10, ainsi qu’à l’ensemble des mobilisations à venir
Les mesures annoncées en juillet 2025 en lien avec le projet de loi de finances 2026 emportent des conséquences lourdes pour l’accès à des droits fondamentaux avec de nouveaux reculs dans l’action des services publics, pour l’accès aux soins, des régressions du droit du travail, des droits niés pour les personnes étrangères.
Cette perspective a naturellement conduit à des réactions de rejet par des segments entiers de la population, et l’annonce de mobilisations dès ce mois de septembre 2025. Des appels sur les réseaux sociaux comme par la plupart des syndicats vont se traduire par des mobilisations le 10 et le 18 septembre 2025. Ces appels mettent en avant le refus de politiques d’austérité qui vont aggraver les inégalités et les précarités qui marquent les temps présents.
Le Premier ministre a fait le choix de déposer une motion de confiance pour le 8 septembre 2025 qui devrait se traduire par un vote ouvrant une nouvelle étape de la crise politique, toujours en l’absence de majorité au Parlement.
Cette conjonction de crise sociale et de crise institutionnelle provoquée par les décisions du gouvernement est porteuse de risques majeurs pour les droits et libertés.
La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’inquiète particulièrement de la réaction des pouvoirs publics contre l’expression d’une contestation sociale qui pourtant s’inscrit pleinement dans les voies constitutionnellement garanties de l’expression collective et sociale des opinions et notamment pour les manifestations, les réunions, l’exercice du droit de grève. La LDH en appelle solennellement aux autorités pour ne pas enclencher une telle fuite en avant.
Elle le fait à la lumière de la brutalisation du maintien de l’ordre, des interdictions et entraves aux manifestations, de la répression judiciaire des manifestantes et manifestants, des dissolutions d’associations et de collectifs qui se sont développés depuis une quinzaine d’années contre les expressions légitimes et salvatrices de protestation, composantes nécessaires à une bonne santé de la démocratie. Elle en appelle à l’ensemble des responsables dans les institutions et les lieux de pouvoir politique pour un respect absolu et scrupuleux de l’Etat de droit, des libertés et des droits fondamentaux.