- Les comptes rendus de la dernière assemblée générale
- 7 ans de présidence – G Grethen
- Projet de loi asile immigration – H Leclerc
- La santé dans tous ses états – G Grethen
- Liberté de la presse – Perquisitions judiciaires – Grace FAVREL
- La plus belle déclaration d’amour : les 70 ans de la DUDH – Françoise MAIX
- Le rapport Spinetta
- Les écrits de la fraternité
La Lettre Mosellane
Ne pas s’habituer
« Un premier SDF mort à cause du froid » titrait le journal local ce 3 décembre 2017, cela faisait juste quelques lignes dans les faits divers.
La formulation choisie, précisant volontairement « un premier » laissait bien entendre, que d’autres personnes allaient mourir de froid dans nos rues au cours de l’hiver…
A cause du froid… certes oui, sans doute au sens physiologique du terme « quand une personne meurt de froid, son métabolisme se ralentit, son cœur bat moins vite, sa respiration s’atténue, la personne n’a plus de défense, puis tout s’arrête » explique ce médecin du Samu.
Il est devenu fréquent, pour ne pas dire banal, de voir des personnes recroquevillées dans des abris de fortune, sur un matelas, ou sans matelas du tout, dehors, au coin des rues, au centre de nos villes, ou en périphérie, quand les températures sont négatives… Alors, seulement à cause du froid, ou aussi à cause de ce qu’on appelle pudiquement aujourd’hui la grande précarité, pour ne pas dire la misère, l’exclusion sociale ?
Est « habituel » ce qui est constant, ordinaire, courant, selon la définition du dictionnaire, un geste habituel devient vite une habitude, un regard aussi !
Serions-nous devenus des habitués de l’inacceptable ?
Il arrive parfois qu’une image bouscule les consciences, ce fut le cas en 2015, quand le monde entier a découvert la photo glaçante du petit Aylan, enfant syrien retrouvé mort sur une plage…
L’attitude de l’Europe a-t-elle changé face aux réfugiés ?
Il arrive parfois qu’un appel au secours comme ce cri de colère poussé par l’abbé Pierre en février 1954, dérange lui aussi les consciences… il faisait moins quinze cet hiver là ! Le lendemain, France Soir titrait : « personne n’a couché dehors à Paris la nuit dernière »
Mais après l’indignation, les jours passent, d’autres événements prennent place dans l’actualité, pourtant, aujourd’hui comme hier, la misère et l’exclusion sont et restent une atteinte totale aux Droits de l’Homme ;
Selon le témoignage du Collectif ‘Les Morts de la Rue’, « Nous apprenons chaque jour des décès de personnes dites SDF, âge moyen, 49 ans, espérance de vie nationale, 80 ans »
Contrairement à une idée reçue, c’est durant toute l’année que des personnes sans domicile fixe meurent dans la rue. Les associations humanitaires font tout pour venir en aide aux plus démunis, mais elles savent aussi que la vraie réponse a pour nom la Justice !
Lutter contre l’exclusion sociale, contre la pauvreté, c’est vouloir vivre sans la crainte du lendemain, c’est avoir un logement, vivre de son travail et non dépendre de l’assistance, cette lutte passe par une remise en cause totale de la manière dont fonctionne notre société.
On entend parfois dire autour de nous : « Aidons en priorité ceux qui sont ici, les autres, on verra après » comme si nous devions établir une grille de la misère… »
Réfugiés, Migrants, Sans-papiers, Sans-abri, d’ici où d’ailleurs, refusons cette concurrence entre les personnes en détresse, quel que soit son statut, son origine, un Homme reste un Homme, sans papiers, sans domicile, mais pas sans Droits.
L’année prochaine, le 10 décembre 2018, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme aura 70 ans, certes, ce texte reste l’idéal commun à atteindre pour tous les peuples, mais au présent, il demeure porteur de tous les combats à mener dans les enjeux contemporains qui sont les nôtres.
« Où commencent les Droits Universels après tout ? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte du monde. Ils constituent pourtant l’universel personnel de chacun : le quartier où l’on vit, l’école ou l’université que l’on fréquente, l’usine, la ferme ou le bureau où l’on travaille. C’est là que chaque homme, chaque femme et chaque enfant aspire à l’équité dans la justice, à l’égalité des opportunités, et à la même dignité sans discrimination. Si dans ces lieux les Droits sont dénués de sens, ils n’en auront guère davantage ailleurs. Si chacun ne fait pas preuve du civisme nécessaire pour qu’ils soient respectés dans son entourage, il ne faut pas s’attendre à des progrès à l’échelle du monde »
Françoise Maix Pour la section de Metz
article paru dans le N° 76 de la Lettre Mosellane
La lettre n°76
- En finir avec les violences faites aux femmes
- la convention d’Istanbul
- la loi du 4 août 2014
- le plan de mobilisation contre les violences faites aux femmes
- Où en est-on de l’antiracisme à l’école?
- Big data et libertés du numérique
- nos pratiques du numérique, le droit à la vie privée, les libertés…
- Ces états qui n’en sont plus vraiment – le pouvoir des multinationales
- Les écrits de la fraternité
- Ne pas s’habituer : « un premier SDF est mort de froid… »
- Accueil des migrants, avec le réseau de solidarité des associations messines :
- dénoncer les propos du secrétaire général de la Préfecture
- lettre aux députés afin de se donner les moyens pour éviter un camp à Blida en 2018
- Combat d’aujourd’hui et traces du passé colonial : le Rif marocain
LA LETTRE 75
- Les écrits pour la Fraternité
- Les enfants de Blida ont droit à la scolarisation- Convention LDH ADOMA
- Mineurs étrangers isolés
- Tu me diras ce que tu veux (Cédric HERROU)
- Lutter contre le terrorisme
- Lettre aux députés
- Conférence de Patrick CANIN
- Pour la liberté … François SUREAU
- Ces peurs qui nous habitent
- Horizon théâtre
La lettre 74
- Vers un état d’exception permanent
- Droits des enfants-scolarisation
- Revenir à la république
- Le bien commun
- Allocation adulte handicapé et âge de la retraite
- Voter en prison
- et les activités de la LDH
La lettre 73
Au sommaire de ce numéro :
- Edito: la probité en politique
- Formation au droit des étrangers
- Théâtre et droits de l’Homme
- Pour en finir avec le délit de solidarité
- L’art de gouverner la cité
- Le printemps du Maitron
- Voter en prison
- La sociale
La lettre 72
Au sommaire de ce numéro :
- Le rapport moral de l’association.
- Le rapport d’activité.
- « Le permis de séjour, c’est la peine de mort de notre temps ».
- Blida, l’accueil des migrants.
- Voter en prison : nous cherchons des mandataires habitant Metz
- Accès à la culture pour les plus démunis avec le réseau de solidarité des associations messines.
La lettre mosellane N°71
Au sommaire:
- Trois bonnes nouvelles
- Ecrits de la fraternité
- Quand un vêtement devient un piège
- Laïcité : lettre au rédacteur en chef du Républicain Lorrain
- Réfugiés ; réponds Europe
- Novembre de l’égalité
La lettre mosellane N°70
La LETTRE_70, au sommaire :
- l’édito,
- Une lettre ouverte à Monsieur Jacquat
- Les écrits pour la fraternité
- Les actions laicité
- Protection des lanceurs d’alerte
- Etat d’urgence
- Les droits de l’homme dans la ville
- Le féminisme au siècle dernier
- Les droits de l’homme en prison
Le numéro 69 de la lettre mosellane
La LETTRE_69 , au sommaire:
- démocratie vivante
- activités de la section
- violences policières
- détermination de l’age des mineurs isolés étrangers
- « quand le pessimisme de la raison oblige à l’optimisme de la volonté »
- Les droits de l’homme dans la cité
- Apprendre le français pour accéder à ses droits
- …



