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Voeux LDH 50


Contacter la Ligue des droits de l’Homme de Paris 20°   ldhparis20@gmail.com

Mujeres, Unidas, Jamas Seran Vencidas !

[…] 30 000 personnes ont manifesté hier samedi [1° février] à Paris en défense du droit à l’avortement en Espagne. Des milliers dans plus de 40 grandes villes de France. Les plus grosses manifestations féministes depuis un certain nombre d’années.

Face à cette attaque sans précédent du droit à disposer de son corps, des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes, se sont retrouvé à battre le pavé, exprimant ainsi leur solidarité avec les femmes espagnoles.

Car personne ne s’y trompe en France : ce qui se passe en Espagne, peut très bien nous arriver un jour, comme dans toute l’Europe. L’avortement n’est toujours pas considéré comme légitime. C’est un droit conquis de haute lutte il y a près de 40 ans mais un droit resté fragile. Les récents débats menés à l’Assemblée autour de la suppression de la notion de détresse, les demandes de déremboursement qui ont fusé ici et là en attestent largement.

Les droits des femmes sont en ligne de mire de tous ces conservateurs, néo ou pas, extrême droite et chrétiens intégristes, enivrés par le succès de la manif pour tous, qui cherchent à nier les conquêtes du Mouvement de Libération des Femmes. Tout y passe : le mariage pour toutes et tous, les ABCD de l’Égalité, la PMA, la famille que l’on veut détruire.

Ces gens sont contre l’égalité femmes/hommes. Ils veulent nous renvoyer à la maison pour, comme le disait fort justement une pancarte de la manif parisienne, que nous nous consacrions à nos travaux d’aiguille. Aiguille à tricoter pour avorter sans doute !

NOUS LE DISONS SOLENNELLEMENT : NOUS NE LES LAISSERONS PAS FAIRE.

Paris, le 2 février 2014

Communiqué de presse du Collectif National pour le Droit des Femmes
(transmis par le CIVG Tenon de Paris 20°, l’un des collectifs à l’initiative de la manifestation)

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Lire aussi l’article du collectif IVG Tenon : collectifivgtenon.wordpress.com

La protection au rabais des mineurs isolés étrangers à Paris

La tentative de remise à la rue, en plein hiver, de six jeunes [lire ici], a une fois de plus mis en lumière les  dysfonctionnements majeurs du dispositif parisien de protection de l’enfance lorsqu’il s’agit d’étrangers isolés.

Le dispositif de mise à l’abri Stendhal (DMA Stendhal) est symptomatique de ces dysfonctionnements de l’ensemble du dispositif d’accueil et orientation des mineurs et jeunes majeurs à Paris. Depuis 2011, les responsables parisiens entassent dans un foyer insalubre et des chambres d’hôtels minables des centaines de jeunes, pour des durées de plusieurs mois parfois, sans accompagnement éducatif. 

Ces jeunes sont maintenus dans ce dispositif dans l’attente de toutes sortes de décisions, exécution de décisions, procédures diverses.

Ils sont là… dans l’attente d’une audience devant le juge des enfants ; dans l’attente d’une expertise médicale censée permettre de déterminer leur âge ; dans l’attente des conclusions d’une procédure en appel lancée par les services de l’ASE contre une décision du juge des enfants ; dans l’attente d’une hypothétique place dans un autre foyer parisien ; d’une mise à l’hôtel ;  d’un départ en province ; et, au final, pour certains, dans l’attente d’être remis à la rue le jour de leur dix-huit ans.

Conçu à l’origine pour permettre la « mise à l’abri d’urgence », le DMA, avec le foyer Stendhal et autres hébergements hôteliers,  est devenu un sous-dispositif de la protection de l’enfance parisienne, dont la gestion a été confiée à une association, France Terre d’Asile. Au final, c’est un dispositif discriminatoire et hors-droit. Il constitue à la fois un moyen de dissuasion —  mal accueillir et ne pas scolariser permet de limiter assez efficacement le nombre des demandes de protection    et un  moyen de soulager à moindre frais les services de l’Aide sociale à l’enfance de Paris en créant, en marge du droit commun, un dispositif de seconde zone.

Dans un vœu du Conseil de Paris du 10 octobre 2013, on pouvait lire que « les conditions d’accueil et la prise en charge des mineurs isolés étrangers restent une priorité pour le Département » et que « Paris se doit d’être exemplaire dans l’accueil des mineurs isolés étrangers ».

Si Paris veut véritablement être exemplaire, le DMA doit être entièrement revu et tous les jeunes se présentant comme mineurs étrangers isolés doivent bénéficier, y compris pour le temps de l’évaluation de leur situation, d’une prise en charge immédiate par les services de l’ASE.

C’est en effet la seule attitude qui soit conforme aux règles édictées par le Code de l’action de sociale et des familles et rappelées par le protocole national signé entre l’État et l’association des départements de France.

Une circulaire de la garde des Sceaux, datée du 31 mai 2013 [voir ici] explicite comment doit être mis en œuvre ce protocole.  Les jeunes doivent, dès qu’ils se présentent, faire l’objet d’une mesure administrative de protection de cinq jours, pour que soit évaluée leur situation. Cette mesure devrait faire l’objet d’une décision écrite remise au jeune, et être accompagnée d’une proposition d’hébergement dans la journée.

L’évaluation de la situation du jeune doit, comme le rappelle la circulaire, être conforme aux  recommandations du Défenseur des droits. En particulier, l’éventuel doute sur l’âge doit systématiquement bénéficier au jeune et conduire au maintien de sa prise en charge. En cas de refus de protection, l’ASE doit notifier au jeune une décision écrite et motivée mentionnant les voies de recours.

Si à l’issue des cinq jours l’évaluation n’est pas terminée, le dossier doit être transmis au Parquet, qui peut prolonger la mesure de protection de huit autres jours avant de décider si le jeune doit être orienté vers un autre département ou s’il est confié aux services de l’aide sociale à l’enfance de Paris.

 Les mineurs placés sous la responsabilité de l’ASE de Paris devraient par ailleurs se voir systématiquement proposer,au cours du mois suivant leur prise en charge, une scolarisation dans un établissement de l’Education nationale ou de formation professionnelle conduisant à des qualifications reconnues. Il n’est pas tolérable que des jeunes, quels que soient leur âge et leur niveau scolaire, restent plusieurs mois sans proposition de scolarisation, alors même que les services de l’Éducation nationale ont mis en place tous les moyens pour que les jeunes trouvent une réponse adaptée à leurs besoins.

Document rédigé suite à la réunion de plusieurs associations parisiennes, le 16 janvier 2014. La mise en page et les paragraphes entre crochets sont de notre rédaction.

Vous trouverez le très intéressant guide AutonoMIE : L’accompagnement des mineurs isolés étrangers – informer, orienter, protéger à l’adresse infomie.net/spip.php?article1425 sur le site d’ InfoMIE  infomie.net


Six jeunes étrangers jetés à la rue par le DMA Stendhal

Le 20 décembre, à l’appel de syndicats, d’associations, et de salariés de France Terre d’Asile, un rassemblement a réuni une quarantaine de personnes devant le DMA Stendhal (Dispositif de Mise à l’ Abri, situé 5 rue Stendhal Paris 20°) afin de dénoncer la scandaleuse remise à la rue de 6 jeunes, programmée à la veille de Noël. A l’issue des échanges qui s’en sont suivis, Monsieur Pierre HENRY, Directeur de FTDA, s’est engagé

  • A ce que les jeunes concernés ne soient pas mis à la rue avant un délai de 15 jours
  • A demander à l’Aide Sociale à l’Enfance d’organiser une rencontre avant ces 15 jours, à laquelle seraient conviés des représentants des jeunes, des associations, des syndicats et organisations engagées dans la défense des droits des jeunes étrangers

Par ailleurs, les jeunes se sentant abandonnés, et anxieux pour leur avenir, se sont mobilisés d’eux-mêmes en manifestant le lundi 23 décembre devant les locaux de l’ASE rue  de Reuilly, rassemblement évacué sans ménagement par les forces de l’ordre à la demande des responsables de l’ASE qui ont refusé tout dialogue.

Nous exigeons que les promesses soient tenues et refusons de voir ces jeunes renvoyés à la rue.

Même si nous notons les difficultés d’application de la circulaire Taubira du 31 mai 2013, nous tenons à exprimer à monsieur Pierre Henry que la responsabilité de FTDA ne peut être sans cesse esquivée ; le manque de moyens humains, la précarisation constante des salariés, l’état de délabrement de ce foyer sont avant tout du ressort de cette association qui en a accepté la charge. Vous ne pouvez pas plus continuer de cautionner la maltraitance imposée par l’ASE à travers son Service Educatif Mineurs Non-Accompagnés, aux mineurs isolés étrangers que vous accueillez, et aux salariés qui tentent de mener à bien leur mission de protection et d’accompagnement de ces jeunes.

Nous demandons

  • Que la réunion  prévue avec l’ASE se tienne dans les plus brefs délais
  • Que les 6 jeunes  concernés bénéficient d’un accompagnement auprès de structures d’hébergement  adéquates
  • Que les  recrutements promis de travailleurs sociaux soient réalisés au plus  vite
  • Que la Ville de  Paris réalise un audit de cette structure financée par l’argent des  contribuables parisiens

Nous appelons les militants associatifs, syndicaux, les élu(e)s, responsables politiques à maintenir leur vigilance en ce rassemblant de nouveau le  jeudi 2 janvier à 11 heures devant le 5 rue Stendhal, Paris 20eme – métro Gambetta, pour soutenir les travailleurs sociaux de ce foyer, en lutte contre les pratiques maltraitantes mises en place au DMA Stendhal, et pour s’opposer à l’éviction de ces jeunes d’à peine 18 ans, que l’ASE de Paris et France Terre d’Asile s’apprêtent à mettre dehors au cœur de l’hiver.

Signataires : ADMIE, ADJIE, EELV 20°, Front de Gauche, LDH Paris, NPA, RESF Paris 20°
Contact : Rani Ibn Battouta, raniibnbattouta@free.fr, 06 63 83 15 08
Appel au rassemblement du 2 févrierRassemblement 2 janvier DMA Stendhal

Communiqué suite au rassemblement du 2 janvier

Nouvel An au DMA Stendhal : le changement, c’est pas pour maintenant !—–

A l’appel de plusieurs organisations, une centaine de personnes se sont rassemblées en fin de matinée le jeudi 2 janvier 2014 devant le DMA (Dispositif de Mise à l’Abri) Stendhal, 5 rue Stendhal – Paris 20, pour protester contre les conditions d’accueil de jeunes mineurs dans ce centre et la menace de mise à la rue de six d’entre eux dans les jours à venir.

Au cours de ce rassemblement, une représentante de la direction s’était engagée à recevoir une délégation composée de représentants d’organisations présentes et de jeunes de ce centre. Après une longue attente sur le trottoir, elle nous a signifié que ce rendez-vous n’aurait pas lieu et qu’une réponse aux revendications présentées dans le communiqué d’appel au rassemblement serait donnée ultérieurement sans précision de la date.

Manifestement ni le risque de précarisation des six jeunes menacés d’expulsion, ni l’absence d’eau chaude depuis 10 jours dans ce centre de 75 places, ni encore la présence de punaises ne semblent constituer une urgence tant pour France Terre d’Asile (FTDA) gestionnaire du lieu que pour l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance).

Nous regrettons cette désinvolture qui méprise à la fois les jeunes venus expliquer leur désarroi et leur colère ainsi que les représentants des organisations présentes à la recherche de solutions face aux problèmes constatés.
Nous demandons que France Terre d’Asile reçoive dans les plus brefs délais les représentants des organisations et des jeunes de ce DMA, comme promis le 20 décembre lors d’un précédent rassemblement.

Nous demandons que les six jeunes menacés de mise à la rue restent dans ce DMA Stendhal jusqu’à ce que leur dossier ait pu être réexaminé et que des solutions de relogement réel aient été trouvées.

Paris, le 3 janvier 2014

Signataires : ADDE, ADMIE, bénévoles permanence ADJIE, Droits des Femmes 20e, LDH Paris, MRAP 19e-20e, RESF Paris
Avec le soutien des syndicats et partis politiques : Alternative Libertaire, CGT 20e, CGT FTDA, CGT Educ’action, EELV 20e, Fédération santé et action sociale CGT, NPA 20e, PCF 20e, Parti de Gauche, Union Locale CGT 20e, Union fédérale de la santé privée CGT, USD de Paris Santé et Action Sociale
Comuniqué suite au rassemblement du 2 février : CP Dma Stendhal 3 jan 14

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Dossier : Lire aussi les interventions précédentes de la LDH Paris 20°
dans ce centre d’accueil alors appelé « Foyer George Sand » : ici

La marche est un sport de combats !

Marche dite des beurs, arrivant à Paris le 3 décembre 1983

Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes défilaient à Paris en conclusion d’une marche contre les violences policières entamée un mois et demi plus tôt par une quinzaine de jeunes Français issus de l’immigration. A l’occasion des trente ans de cette «Marche pour l’égalité et contre le racisme» :

Rencontre-débat

« Pour l’égalité et contre le racisme, trente ans après ? »

Le 30 novembre 2013, entre 14 heures et 15 heures 30 (entrée libre)

Débat suivi de la présentation du spectacle  : « Les damnés de la Terre », d’après l’œuvre de Frantz Fanon, mise en scène de Jacques Allaire

Au TARMAC, la scène internationale francophone,

159 av. Gambetta, 75020 Paris, M° Saint-Fargeau 

 

Des familles expulsées de leur logement dans notre quartier

 En 2011, les habitants des « Hôtels Réunis» (2 passage Josseaume) considérés insalubres, ont été chassés. A l’époque, le quartier s’était mobilisé avec succès pour le relogement de toutes les familles.

Quelques mois après, une nouvelle vague de 12 familles avec 33 enfants a été parachutée dans ce lieu indigne: chaque famille dans ses 10m2 se bat chaque jour contre cafards, souris, humidité, moisissures, délabrement des bâtiments et même le plomb (un cas de saturnisme est déclaré). Mais le 15 novembre 2012, les familles recevaient un avis d’expulsion, car la Mairie de Paris a fait préemption sur l’hôtel, par une déclaration d’utilité publique, afin de le transformer en une résidence de jeunes travailleurs.

Les familles se sont fait accompagner par l’Espace Solidarité Habitat Fondation Abbé Pierre et sont soutenues pas diverses associations, des parents d’élèves et des enseignants.

Le 3 juillet 2012, la Mairie de Paris a reçu consigne, par décision de justice, de reloger toutes les familles «quelle que soit leur situation administrative». Les actes d’expropriation des « Hôtels Réunis » ont été signés le 13 novembre entre le propriétaire et la ville de Paris. Des travaux vont se faire et les familles en situation régulière devront être relogées

Les habitants, les parents d’élèves, et leurs soutiens refusent le relogement partiel des familles. Toutes les familles, même celles qui sont sans papiers ont droit à un relogement digne et pérenne à proximité des écoles actuelles de leurs enfants. Il y va de l’avenir de ces enfants de suivre leur scolarité avec leurs enseignants, leurs camarades d’école et de ne pas changer en cours d’année.

Montrons notre solidarité avec ces familles, aidons les dans leur démarche…

Ligue des Droits de l’Homme Paris 20°
Réseau Education Sans Frontière Paris 20°
 
Lire aussi : Article de 75020

Enfin un vrai CIVG à Tenon !

Depuis 2009, année de la fermeture du centre IVG de l’hôpital Tenon, un collectif large et unitaire composé d’habitants du 20°, de militants de partis politiques, de syndicats , d’associations, n’a cessé de se mobiliser pour défendre ce CIVG. 

En 2011, la réouverture du CIVG a été obtenue. Depuis, le collectif a dû s’opposer aux intégristes catholiques qui sous prétexte de prières sont venus chaque mois aux portes de l’hôpital pour faire pression sur les femmes, les hospitaliers, la population du 20°, en espérant empêcher les avortements et faire passer leurs idées rétrogrades.

Mais le Collectif a aussi continué à œuvrer afin que le CIVG soit un centre dédié avec des locaux accessibles, du personnel formé et permettant le choix des méthodes aux femmes.

Une forte mobilisation a eu lieu le 3 octobre pour réclamer les conditions nécessaires au bon fonctionnement. Enfin, ce 25 octobre le nouveau centre dédié a ouvert !

Des locaux réaménagés et refaits à neuf permettant d’accueillir les femmes dans un seul lieu avec du personnel formé, attentif et à l’écoute des femmes, et en augmentation.

En 4 ans, la lutte a payé alors continuons la mobilisation pour un CIVG de qualité. Nous resterons mobiliséEs pour les droits des femmes, pour un hôpital public au service de la population.

Un centre d’IVG dans chaque hôpital public!
Abrogation de la loi Bachelot !
Annulation de la T2A!
L’avortement un droit, un choix, notre liberté !
Non à l’ordre moral qui voudrait contrôler nos vies !
 

Le Collectif Tenon : des habitants du XXème, et des militantes et  militants de l’Association pour les Droits des Femmes du  XXème, d’AC,  d’APEIS, ATTAC XXème, Femmes libres, Femmes Solidaires, LDH Paris XXème,   Marche mondiale des femmes,  MRAP, le Planning Familial , Alternative libertaire, EELV, FASE, GA,  NPA, PCF, PG,  les syndicats CGT et Sud-Santé  Tenon.
Soutenu par la CNT-UR, la Fédération Anarchiste, Les Alternatifs,  Les Effrontées,  Rasl’Front-MLV,  SCALP,  Solidaires, l’ULCGT XXe, et Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et  maternités de proximité.
 
http://collectifivgtenon.wordpress.com/

Les conditions d’hébergement aux Hôtels Réunis : témoignages

Nous publions ici deux témoignages de mères de famille hébergées aux Hôtels Réunis. On trouvera dans d’autres articles de notre site des informations sur cette affaire suivie de prés par RESF, la Fondation Abbé Pierre, la LDH et des habitants du quartier, en soutien aux familles hébergées qui sont mobilisées et solidaires entre elles.

Je suis madame Doumbouya. J’ai 30 ans et vivait avec mes deux enfants âgés de 4 ans et demi et 2 ans et demi aux «Hôtels Réunis» dans une chambre de 9 m2 . Dès mon arrivée dans cet établissement tous mes cauchemars sont nés avec les problèmes de nuisances ( rats, cafards , humidité) . Mes enfants et moi-même avons eu des problèmes d’allergie. Ma chambre était la plus insalubre de toutes et je payais une participation financière tous les mois. On vivait au jour le jour. On se faisait agresser pour rien mais on n’avait pas le droit de se plaindre. Nos courriers n’étaient pas distribués à temps. Il y avait des coupures fréquentes d’eau chaude, et un sanitaire pour une dizaine de familles. Mais malgré nos difficultés quotidiennes, on essayait de vivre normalement et aussi correctement que possible, comme tout le monde. Il y a deux mois le sol de ma chambre a failli s’effondrer, et j’ai été déplacée d’urgence en attendant d’être tous relogés par la Ville de Paris suite au jugement d’expropriation rendu en 2012 qui oblige la ville à nous reloger.

Je suis madame Camara. J’occupe la chambre 19 avec mes 4 enfants de 7 ans à 14 ans. Je réside à l’hôtel depuis 2 ans maintenant. J’occupe une chambre de 10 m2 avec mes 4 enfants pour laquelle je dois régler une participation de 400 euros environ selon mon salaire, le reste du loyer étant assuré par la mairie allant jusqu’à 3000 € par mois. Nous vivions depuis dans des conditions très difficiles : un lit deux places pour 5 personnes, j’ai dû renouveler à mes frais l’aménagement de la pièce (lits superposés, frigo …). Nous sommes envahis par les cafards, les souris, il y a du plomb sur les murs, les peintures se décollent du fait de l’humidité abondante, des trous dans toute la pièce au niveau du plancher, toutes nos affaires sont enfermées dans des valises, des coupures d’eau chaude sont fréquentes, le manque de chauffage en hiver; en gros nous vivons dans une insalubrité totale. L’hôtelier ne cesse de nous injurier et refuse de distribuer notre courrier.

En juillet 2012, un jugement a été rendu, l’hôtelier devant être exproprié la mairie est tenue de nous reloger. La mairie ayant fait jouer son droit de préemption sur les lieux, nous attendons tous d’être relogés. Nous voulons pour nos enfants de meilleures conditions de vie qui puissent leur permettre un bon apprentissage à l’école et une bonne intégration.

Contre le droit des femmes, les CRS envahissent l’hôpital Tenon, à l’appel de la direction !

Devant les difficultés de fonctionnement du CIVG ces derniers mois, le collectif avait demandé un rendez-vous à la direction de l’hôpital. Celle ci n’ayant pas daigné répondre à cette demande, le collectif a donc décidé d’occuper pacifiquement le jeudi 3 octobre le hall du BUCA pour attendre ce rendez-vous.

La quarantaine de personnes présentes a alors vécu 2 heures hallucinantes :

Le service sécurité, nous arrachant des mains notre banderole,la police nationale nous encerclant dans le hall. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que la police était l’interlocuteur privilégié de la direction, lui servant d’intermédiaire dans la négociation, du jamais vu !

Devant notre détermination, le principe d’une délégation, auprès de la direction fût accepté. Le parcours de « combattantEs » du collectif pouvait commencer : menaces, intimidations, blocage des ascenseurs, interdiction de passer par les jardins…

Pour nous retrouver à proximité des bureaux de l’administration, attenduEs par une escouade de CRS. EncercléEs, bousculéEs, puis devant nos protestations, nous fûmes repousséEs avec brutalité vers l’extérieur, la police s’acharnant sur un jeune camarade de la CGT le molestant, le plaquant avec violence contre les grilles de l’hôpital où il fut retenu par les forces de police.

L’Administration en laissant la police devenir les maîtres des lieux ouvre une brèche sans précédent : jamais de mémoire de personnel, de syndicalistes, d’usagerEs, la police n’avait pénétré dans l’hôpital.

« Police partout » serait-il le nouveau mot d’ordre ? L’hôpital est fait pour les malades, la police n’a rien à y faire !

Lorsqu’enfin, nous avons pu rencontrer la directrice, accompagnée d’un directeur adjoint du pôle, nous avons exprimé nos demandes, pour un vrai centre dédié qui répond à l’attente des femmes, avec les personnels et le matériel nécessaire. Nous avons obtenu, un nouveau rendez-vous le 4 novembre.

Ce qui s’est passé à Tenon est une grave atteinte à la démocratie. Face au personnel et aux représentants syndicaux, face à la défense des Droits des Femmes, au droit de choisir, les responsables de l’administration ont choisi les CRS. Nous ne céderons pas, nous continuerons nos luttes. Nous ne lâcherons rien !

Le Collectif IVG Tenon

Communiqué du Collectif IVG Tenon en format imprimable
CICG Tenon – Communiqué de protestation

Le collectif Tenon : des habitants du XXème, et des militantes et militants de l’Association pour les Droits des Femmes du XXème, d’AC, d’APEIS, ATTAC XXème, Femmes libres, Femmes Solidaires, LDH XXe, Marche mondiale des femmes, MRAP, le Planning Familial , Alternative libertaire, EELV, FASE, GA, NPA, PCF, PG, les syndicats CGT et Sud-Santé Tenon. Soutenu par la CNT-UR, la Fédération Anarchiste, Les Alternatifs, Les Effrontées, Rasl’Front-MLV, SCALP, Solidaires, l’ULCGT XXe, et Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. 

Lire aussi le communiqué de la LDH du 4 octobre
http://www.ldh-france.org/Une-dangereuse-contradiction.html

Pour le droit à l’avortement, contre l’extrême-droite catholique

C’est la rentrée, l’extrême droite catholique continue ses nuisances contre le droit à l’ IVG : SOS tout-petits reviennent le 14 septembre à proximité de l’hôpital Tenon pour tenter comme d’habitude d’intimider la population et les hospitaliers. Ce groupe anti-IVG va continuer ses campagnes de remise en cause du droit à l’avortement cette année ! après Tenon, ils seront auprès de Port Royal.

POUR LE DROIT A L’AVORTEMENT ! CONTRE L’EXTREME DROITE CATHOLIQUE !
NOUS NE LEUR LAISSERONS PAS LA PLACE !

Malgré nos interpellations au ministère de l’intérieur et à la préfecture de police restées sans réponse et l’appui que nous avons reçu de nombreux élus de l’arrondissement et de Paris, les intégristes s’installeront auprès des centres d’IVG, toujours protégés par la police.
Nous sommes encore et toujours présent-Es contre leur propagande et continuerons d’autre part à nous battre pour un bon fonctionnement, des moyens au centre IVG de Tenon.
Nous ne céderons pas à la pression de cette extrême droite. Nous resterons mobilisées pour affirmer :

  • Les femmes ont le droit de choisir d’avoir un enfant ou non et à dire : un CIVG dans chaque hôpital,
  • L’hôpital public au service de la population,
  • Abrogation de la loi Bachelot

Signez la pétition pour que ces intégristes arrêtent définitivement leurs provocations aux portes de l’hôpital :  www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N38963 

Le collectif Tenon : des habitants du XXème, et des militantes et militants de l’Association pour les Droits des Femmes du XXème, d’AC, d’APEIS, ATTAC XXème, Femmes libres, Femmes Solidaires, LDH XXe, Marche mondiale des femmes, MRAP, le Planning Familial , Alternative libertaire, EELV, FASE, GA, NPA, PCF, PG, les syndicats CGT et Sud-Santé Tenon.
Soutenu par : la CNT-UR, la Fédération Anarchiste, Les Alternatifs, Les Effrontées, Rasl’Front-MLV, SCALP, Solidaires, l’ULCGT XXe, et Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité.
Site : collectifivgtenon.wordpress.com/
 

« Hôtels Réunis » : réunion entre les habitants et la Mairie

Le 21 mai, les habitants des « Hôtels Réunis » menacés d’expulsion ont rencontré les représentants de la  Mairie de Paris et de la Mairie du 20° arrondissement. Nous publions ici le compte-rendu résumé de cette réunion, rédigé avec l’accord de tous les habitants et de leurs soutiens : 

Dans le 20°, beaucoup de monde s’était mobilisé pour le relogement des familles des Hôtels Réunis en 2011  Quelques mois après, malgré l’insalubrité, une nouvelle vague de 12 familles avec 33 enfants a été parachutée dans ce lieu. Le 15 novembre de cette même année, les familles recevaient un avis d’expulsion car la Mairie de Paris a fait préemption sur l’hôtel par une déclaration d’utilité publique pour le transformer en une résidence de jeunes travailleurs.

Les familles se sont fait accompagner par l’Espace Solidarité Habitat  Fondation Abbé Pierre et le 3 juillet 2012, la Mairie de Paris a reçu la consigne par décision de justice de reloger toutes les familles « quelle  que soit leur situation administrative ». La Mairie de Paris a fait appel des décisions du jugement.

Une réunion entre les habitants, un représentant de la Mairie de Paris, un représentant de la Mairie du 20° et des soutiens a eu lieu, le 21 mai .La mairie s’est engagée à reloger tous les habitants ayant un titre de séjour de plus de 6 mois. La procédure ne pourra commencer que lorsque le gérant aura accepté sa dernière proposition de logement. La Mairie va vérifier la sécurité et les questions sanitaires dans l’hôtel.

Tous les habitants et leurs soutiens refusent le relogement partiel des familles, les familles sans papiers doivent avoir droit au relogement. Les familles ne veulent pas non plus être séparées et déplacées dans des hôtels les éloignant des écoles en attendant leur relogement.

Courrier envoyé par la Ligue des droits de l’Homme de Paris 20° à la Maire de l’arrondissement, le 5 avril 2011 : Hotel Réunis – Courrier Maire 20

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