Iran: les disparitions forcées, une autre arme redoutable de la République islamique



« Où sont-ils ? » Alors que le nombre de morts, victimes de la répression de janvier 2026, est aujourd’hui estimé par certaines ONG à plus de 30 000, de nombreux Iraniens continuent de chercher leurs proches arrêtés et/ou disparus et s’inquiètent de leur sort. Outil de répression de la République islamique, le recours à la disparition forcée, reconnu comme un crime contre l’humanité par l’ONU, rappelle la répression massive des années 1980.



« Nous parlons d’une tuerie de masse sans équivalent » : en Iran, la répression des manifestants aurait fait plus de 30 000 morts, selon certaines ONG.

Malgré la coupure internet imposée par le régime, des témoignages se multiplient sur le nombre de victimes de la répression depuis début janvier.



Internet en grande partie rétabli après près d’un mois de coupure.

Est-ce la fin d’un interminable silence ? Un mois jour pour jour après le début de la contestation en Iran et la coupure générale d’internet imposée depuis le 8 janvier sur fond de répression meurtrière, le black-out pourrait toucher à sa fin. Ce mercredi 28 janvier, la connexion internet semble rétablie dans le pays, alors que le bilan de la répression pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers de morts.



Téhéran a maté le soulèvement, mais le risque de désintégration économique demeure.

Alors que la crise monétaire a atteint son paroxysme fin décembre, la suspension des communications et d’Internet pour mater la révolte de début janvier a porté un coup supplémentaire à une économie iranienne déjà aux abois. Résultat : le pays est quasiment à l’arrêt, tandis que l’inflation poursuit son envolée sans aucune solution à l’horizon, explique cette journaliste dans “Iran International”, un média d’opposition en exil.



L’Iran meilleur ennemi d’Israël.

Longtemps, Téhéran a été le grand allié de Tel-Aviv dans la région. Avec les crises à répétition qui fragilisent le régime d’Ali Khamenei, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou oscille entre « changement de régime » et tentation du chaos, sous l’œil attentif de Washington qui dépêche une armada dans la région. Et il mise – sans trop d’illusions – sur Reza Pahlavi, le fils du dernier Chah.



Washington accroît la pression sur l’Iran en annonçant un exercice militaire au Moyen-Orient.

Les États-Unis ont de nouveau laissé planer mardi la menace d’une action militaire contre l’Iran en affirmant qu’ils allaient mener un exercice aérien de plusieurs jours dans la région. Dans le même temps, les efforts diplomatiques “s’intensifient pour parvenir à un accord qui empêcherait un embrasement régional”, rapporte la presse internationale.



« S’il y a une guerre, ce sera encore pire » : à Téhéran, des Iraniens redoutent les conséquences d’une intervention américaine.

Les États-Unis enchaînent les manœuvres militaires au large de l’Iran, ce qui fait craindre une possible intervention dans les prochains jours ou les prochaines semaines, alors que de nombreux Iraniens déplorent leurs conditions de vie.


La lettre du prisonnier politique iranien Saeed Masouri au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

Le prisonnier politique iranien Saeed Masouri écrivait dès décembre 2025 à la session actuelle du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève pour dénoncer de nouvelles agressions du régime des mollahs contre les prisonniers politiques en Iran, un message qui fait suite à la publication d’une lettre conjointe de prisonniers politiques insistant pour que le Conseil prolonge la mission de ses enquêteurs sur les violations des droits de l’homme en Iran.





Zuckerberg vs European Union : que peut faire l’UE après les déclarations chocs du patron de Meta ?



L’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis entraîne un revirement brutal de la politique de modération des grandes plateformes. Ce changement, conforme au droit états-unien, se heurte aux exigences de l’Union européenne en matière de sécurité et de lutte contre la désinformation. Une confrontation juridique et géopolitique se profile entre ces deux approches.



Les contenus haineux et négatifs sont rentables pour les médias sociaux publicitaires


Ce 20 janvier, 5 personnalités d’associations citoyennes expliquent dans cette tribune les liens, entre médias sociaux publicitaires et les contenus haineux et négatifs. Elles appellent à aller sur des réseaux sociaux sans pub, à bloquer la publicité sur internet, à financer autrement les médias et à avoir des lois protégeant les usager·éres d’internet de ces dérives.

« L’extrême droite a gagné la bataille sur Internet, faute de combattants en face »



Les journalistes Pierre Plottu et Maxime Macé enquêtent depuis des années sur l’extrême-droite radicale. Leur premier livre s’intitule Pop fascisme. Comment l’extrême-droite a gagné la bataille culturelle sur Internet. Entretien avec Pierre Plottu.


La LDH communique



L’AVORTEMENT : LIBRE ET GRATUIT ? DÉFENDRE ET GARANTIR UN DROIT FONDAMENTAL

 

EN STIGMATISANT LES CONSOMMATEURS ET CONSOMMATRICES, LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR TENTE DE CACHER L’ÉCHEC DE SA POLITIQUE DES DROGUES


POUR UN ACCÈS À INTERNET EN PRISON : UNE MOBILISATION PLUS NÉCESSAIRE QUE JAMAIS


LA LOI SUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DOIT PROTÉGER L’ETAT DE DROIT

«Empêcher les détenus d’avoir Internet est un frein majeur à leur réinsertion»

A la prison de Villefranche-sur-Saône, en 2021. (Olivier Chassignol/AFP)


Plus de 600 personnes ont réclamé mercredi dans une lettre ouverte à la Première ministre la mise en place d’un accès à Internet dans les prisons françaises, pour faciliter la réinsertion des détenus et réduire la «fracture numérique».

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Régulation européenne des plateformes numériques : de grâce, encore un effort pour protéger le droit à l’information !


Le projet européen de législation sur les services numériques est entré dans la dernière phase de discussion entre les institutions européennes. Reporters sans frontières (RSF) appelle les négociateurs à s’entendre sur un texte ambitieux, à même de garantir, autant qu’il est encore possible, le droit à l’information des citoyens.

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Les brèves de Jean

L’actu à travers la loupe de Jean Camus


Aux États -Unis, la réforme de la législation d’Internet est lancée: le Safe Tech Act


L’impunité dont jouissent les plates-formes  numériques à la suite de l’attaque du Capitole (largement coordonnée par Facebook) a fait réagir les démocrates.

71 % des Américains sont favorables à cette réforme.

Le projet ne vise pas un article particulier de la « section 230 » (la décence dans les communications, pas de poursuite pénale), il propose d’augmenter les cas où l’immunité serait levée. En 2018 déjà,  le congrès avait éliminé l’immunité des plates-formes dans le cas de trafic sexuel et de pornographie infantile.


Si cette proposition voit le jour, les plates-formes ne seraient plus à l’abri de poursuites. Acte  fort. Les Rohingyas de Birmanie pourraient par exemple porter plainte aux USA  contre Facebook  qui a reconnu en 2018 s’être laissé instrumentaliser dans le génocide.

« Chacun a le droit de dire ce qu’il veut, mais cela ne veut pas dire qu’il y a un droit à ce  que la parole soit répercutée à 2 milliards d’individus. La parole et l’amplification sont deux choses séparées ».

Clivage droite gauche, démocrates républicains, plutôt passé futur ?

« Les enjeux sont plus grands,  la coalition [des réformateurs] est plus large et la question est devenue encore plus centrale dans nos sociétés ».

En France et en Europe le sujet est largement débattu, notamment l’aspect financier, mais d’autres voix s’élèvent pour demander une réflexion sur les impacts nocifs.