« Comme si c’était la première fois que des êtres humains étaient traités ainsi par Israël ».
Rami Abou Jamous dénonce l’indignation sélective des dirigeants occidentaux, qui ne dénoncent les quelques agissements de dirigeants israéliens « extrémistes » que pour mieux fermer les yeux sur les exactions systématiques que font subir l’État israélien et ses institutions aux Palestiniens, adultes comme enfants.
Hébron : Israël annonce la fin du protocole de 1997 et sa prise de contrôle d’une partie de la ville.
A Hébron, le gouvernement israélien vient d’annoncer une mesure transférant aux autorités israéliennes les pouvoirs d’urbanisme et de construction exercés jusqu’à présent par la municipalité palestinienne d’Hébron.
Depuis le 7 octobre, Israël a fermé ses frontières aux travailleurs de Cisjordanie. Mais poussés par le désespoir, des milliers d’entre eux trouvent le moyen de passer — et la police israélienne continue de leur tirer dessus.
Palestine : maintenir l’espoir. Avec Hala Abou Hassira
Quelle est aujourd’hui la situation humanitaire à Gaza et en Cisjordanie ? La reconnaissance de l’État de Palestine par certains États constitue-t-elle une avancée concrète ?
Le rapport annuel de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté alerte jeudi sur la surpopulation carcérale. Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, pointe des conditions de vie dégradées, une hausse des décès et le manque de surveillants.
Prison et troubles psychiatriques : la difficile quête d’alternatives.
Près d’un tiers des personnes détenues souffriraient de troubles psychiatriques, dans des prisons françaises frappées par une surpopulation record. Faute de structures adaptées et de moyens suffisants, les dispositifs actuels peinent à répondre aux besoins. Des initiatives locales et plusieurs modèles étrangers tentent néanmoins d’ouvrir d’autres voies, encore marginales.
« Nos établissements en période de canicule deviennent des cocottes minutes », prévient le secrétaire général de FO-Direction.
Un épisode de chaleur traverse la France depuis quelques jours rendant les conditions de détention très compliquées dans certains établissements pénitentiaires.
Le préfet de l’Aube Pascal Courtade prend la tête de l’administration pénitentiaire.
Le nouveau directeur général succède à Sébastien Cauwel, nommé préfet du Tarn-et-Garonne. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er juin, sur fond de surpopulation carcérale historiquement élevée.
Dans l’Aube, des prisons hors-sol et la réinsertion dans l’impasse.
Personnes détenues sans projet de sortie dans la région, établissements isolés, services publics sous-dimensionnés : les prisons de l’Aube, qui ne cessent de s’agrandir, illustrent l’impasse d’une politique carcérale centrée sur la gestion à court terme de la surpopulation, au détriment du droit à la réinsertion des personnes détenues.
Pourquoi Nicolas Sarkozy se rapproche-t-il de Jordan Bardella ?
Vidéo « Il faut qu’il arrive au pouvoir », a osé Nicolas Sarkozy à l’égard de Jordan Bardella alors qu’en 2016, il érigeait « une barrière infranchissable » entre Les Républicains et le Front national. La journaliste du Nouvel Obs, Camille Vigogne Le Coat décrypte les raisons de ce basculement qui permet à l’ex-président de continuer à exister politiquement et de nourrir un récit médiatique construit avec son clan.
Le Nouvel Obs a publié une série d’articles intitulée « Les Sarkozy : la dérive d’un clan »
Le premier épisode intitulé Bolloré, Carla Bruni et… Dieu : comment Nicolas Sarkozy et son clan mènent la guerre médiatique depuis sa sortie de prison, évoque son séjour en prison et ses multiples condamnations pour « financement illégal de campagne électorale », « corruption active » ou « trafic d’influence » auraient dû lui ôter tout crédit médiatique. Mais l’ex-président de la République, entouré de sa famille et de quelques fidèles, a construit un récit alternatif.
Le deuxième, Nicolas Sarkozy, l’ex-président-prisonnier qui rumine sa vengeance contre les juges et les traîtres, rappelle que Nicolas Sarkozy n’a jamais porté la magistrature dans son cœur. Mais depuis sa condamnation et son séjour à la prison de la Santé, il s’estime victime d’une véritable cabale de la part de l’institution judiciaire, au point de se comparer au… comte de Monte-Cristo.
Le troisième, « Il faut qu’il arrive au pouvoir » : comment Nicolas Sarkozy est tombé dans les bras de Jordan Bardella, explique, sans équivoque, qu’animé par un esprit de revanche à l’encontre d’Emmanuel Macron et déterminé à continuer d’exister politiquement, l’ex-président a choisi de servir de marchepied à l’extrême droite.
1er juillet 2025: un tête à tête Sarkozy-Bardella, qui agite le landerneau politique
C’est une rencontre qui agite le milieu politique cette semaine. L’ancien président Nicolas Sarkozy a reçu le chef du Rassemblement National, Jordan Bardella mardi matin dans son bureau parisien. Selon l’entourage de l’ancien chef de l’État, ce rendez-vous d’une heure a été « très cordial ».
Juin 2025: Jordan Bardella se dit « choqué » par le retrait de la Légion d’honneur de l’ex-président
Soutien surprenant•« J’ai le sentiment qu’il y a une volonté d’humilier Nicolas Sarkozy », a regretté le dirigeant du RN sur RTL, ce lundi, après le retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy en raison de sa condamnation pour corruption dans l’affaire des écoutes.
10 décembre 2025, pour Sarkozy : « Bardella, c’est le Chirac des années RPR ! »
L’ancien détenu de la prison de la Santé compare Jordan Bardella « au RPR au temps de Chirac », estimant que « son discours n’est pas très différent du nôtre à l’époque ». Au contraire de l »‘aile » portée par Marine Le Pen et « son projet économique plus proche de celui de LFI que LR ».
11 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le livre peut payer deux fois
Il s’est beaucoup dit que Jordan Bardella voyait des patrons à la pelle ; dans la promotion de son livre, il rencontre la France profonde de la base RN. Avec quel effet sur les idées ?
14 décembre 2025: Sarkozy, Bardella : le temps des tempêtes pour Les Républicains
Déjà affaiblis par la guerre entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Les Républicains voient Nicolas Sarkozy les inciter à se tourner vers le RN, alors que croît la tentation de l’union des droites.
Pour mémoire, l’ancien président Nicolas Sarkozy fait l’objet de trois affaires pénales. Deux d’entre elles ont donné lieu à des condamnations définitives : l’affaire dite des écoutes téléphoniques pour laquelle la Chambre criminelle a rendu un arrêt de rejet le 18 décembre 2024, et celle des dépenses excessives de campagnes en 2012 révélées par l’affaire Bygmalion. Dans ce dossier, les investigations avaient permis de révéler l’existence d’un système de fausses factures et conventions liant l’UMP, devenue Les Républicains, et l’agence de communication Bygmalion, chargée d’organiser les nombreux meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Cette manœuvre visait à masquer l’explosion des dépenses de campagne, qui ont atteint près de 43 millions d’euros, pour un maximum autorisé de 22,5 millions. Il a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 26 novembre 2025.
La troisième, l’affaire Sarkozy-Kadhafi (ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007) est toujours en cours. Il est condamné en première instance en septembre 2025 à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Il est écroué le 21 octobre 2025 à la prison de la Santé, puis libéré sous contrôle judiciaire le 10 novembre 2025, dans l’attente de son procès en appel. Un peu moins de six mois après sa lourde condamnation, l’ancien chef de l’État est rejugé à partir du 16 mars 2026 par la cour d’appel de Paris, avec neuf autres personnes, au cours d’un procès prévu jusqu’au 3 juin. Le jugement est attendu le 30 novembre, a indiqué à l’AFP une source ayant connaissance du calendrier.
« Chaque déni est une gifle, chaque mensonge est une chute » : au procès en appel de Nicolas Sarkozy, la réplique des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA face aux prévenus
Des proches des personnes tuées dans l’avion qui a explosé en vol en septembre 1989 au-dessus du Niger ont témoigné mercredi devant la cour d’appel de Paris.
Alors que l’actualité mondiale bat son plein, le marronnier de la surpopulation carcérale revient chaque année. Au 1er février 2026, la France bat un nouveau record en atteignant le seuil inacceptable de 86 645 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles. 137 % de densité carcérale moyenne !
Fondamental, car il s’agit de garantir à chaque personne incarcérée le droit de disposer d’un espace où elle se trouve protégée d’autrui et peut préserver son intimité, le principe de l’encellulement individuel est bafoué depuis sa proclamation en 1875. Consacré à nouveau dans la loi pénitentiaire de 2009, son application est sans cesse reportée.
Le Conseil de l’Europe lui-même s’en émeut, bien que connaissant également de sérieux retards à l’allumage: il n’a rendu public son rapport sur les conditions de détention en France suite aux visites menées fin 2024 que le 22 janvier dernier en exprimant « de fortes préoccupations ». On sait que ces conditions se dégradent de jour en jour..
Darmanin reste droit dans ses bottes: pas question de réguler le nombre de détenus. Il faut construire davantage de prisons. Toutefois, il devrait y réfléchir un peu lorsqu’on constate que moins d’un tiers des 15000 nouvelles places prévues en 2018 ont été ouvertes à ce jour.
La surenchère sécuritaire si chère aux extrêmes-droites a de beaux jours devant elle. La dignité des détenus, les droits humains et leurs chances de réinsertion ne sont pas à l’ordre du jour.
« Où sont-ils ? » Alors que le nombre de morts, victimes de la répression de janvier 2026, est aujourd’hui estimé par certaines ONG à plus de 30 000, de nombreux Iraniens continuent de chercher leurs proches arrêtés et/ou disparus et s’inquiètent de leur sort. Outil de répression de la République islamique, le recours à la disparition forcée, reconnu comme un crime contre l’humanité par l’ONU, rappelle la répression massive des années 1980.
« Nous parlons d’une tuerie de masse sans équivalent » : en Iran, la répression des manifestants aurait fait plus de 30 000 morts, selon certaines ONG.
Malgré la coupure internet imposée par le régime, des témoignages se multiplient sur le nombre de victimes de la répression depuis début janvier.
Internet en grande partie rétabli après près d’un mois de coupure.
Est-ce la fin d’un interminable silence ? Un mois jour pour jour après le début de la contestation en Iran et la coupure générale d’internet imposée depuis le 8 janvier sur fond de répression meurtrière, le black-out pourrait toucher à sa fin. Ce mercredi 28 janvier, la connexion internet semble rétablie dans le pays, alors que le bilan de la répression pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers de morts.
Téhéran a maté le soulèvement, mais le risque de désintégration économique demeure.
Alors que la crise monétaire a atteint son paroxysme fin décembre, la suspension des communications et d’Internet pour mater la révolte de début janvier a porté un coup supplémentaire à une économie iranienne déjà aux abois. Résultat : le pays est quasiment à l’arrêt, tandis que l’inflation poursuit son envolée sans aucune solution à l’horizon, explique cette journaliste dans “Iran International”, un média d’opposition en exil.
Longtemps, Téhéran a été le grand allié de Tel-Aviv dans la région. Avec les crises à répétition qui fragilisent le régime d’Ali Khamenei, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou oscille entre « changement de régime » et tentation du chaos, sous l’œil attentif de Washington qui dépêche une armada dans la région. Et il mise – sans trop d’illusions – sur Reza Pahlavi, le fils du dernier Chah.
Washington accroît la pression sur l’Iran en annonçant un exercice militaire au Moyen-Orient.
Les États-Unis ont de nouveau laissé planer mardi la menace d’une action militaire contre l’Iran en affirmant qu’ils allaient mener un exercice aérien de plusieurs jours dans la région. Dans le même temps, les efforts diplomatiques “s’intensifient pour parvenir à un accord qui empêcherait un embrasement régional”, rapporte la presse internationale.
« S’il y a une guerre, ce sera encore pire » : à Téhéran, des Iraniens redoutent les conséquences d’une intervention américaine.
Les États-Unis enchaînent les manœuvres militaires au large de l’Iran, ce qui fait craindre une possible intervention dans les prochains jours ou les prochaines semaines, alors que de nombreux Iraniens déplorent leurs conditions de vie.
La lettre du prisonnier politique iranien Saeed Masouri au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Le prisonnier politique iranien Saeed Masouri écrivait dès décembre 2025 à la session actuelle du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève pour dénoncer de nouvelles agressions du régime des mollahs contre les prisonniers politiques en Iran, un message qui fait suite à la publication d’une lettre conjointe de prisonniers politiques insistant pour que le Conseil prolonge la mission de ses enquêteurs sur les violations des droits de l’homme en Iran.
Il y a des justiciables comme tout le monde, et puis il y a Nicolas Sarkozy. Depuis plus d’une décennie, l’ancien président de la République incarne presque à lui seul une justice à deux vitesses : celle qui oppose le citoyen ordinaire à ceux qui ont jadis tutoyé les sommets de l’État. Tribune.
Ce qui s’apparente à une « prise illégale d’intérêts » et entraîne un risque « d’atteinte à l’indépendance des magistrats ».
Un collectif d’une trentaine d’avocats a porté plainte jeudi contre le ministre de la Justice, dénonçant le soutien implicite qu’il porte à l’ex-chef de l’Etat incarcéré depuis le 21 octobre.
Pourtant, ça tombe bien, Darmanin veut remplir les prisons…
De Zyed et Bouna à Nahel, si peu de choses ont changé. Vingt ans après les révoltes de banlieue de 2005, les habitants des quartiers populaires sont toujours perçus par le personnel politique comme une population à discipliner. En témoigne le futur projet de loi de réforme pénale du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, déjà l’auteur de l’abjecte loi immigration qui, sans la censure du Conseil constitutionnel, aurait instauré la préférence nationale chère à l’extrême droite.
Par David Caviglioli dans Le Nouvel Obs du 23/10/2025
« “Ils ont voulu me faire disparaître et ça me fait renaître” : comment Nicolas Sarkozy se prépare à “l’épreuve” de la prison »
Le Figaro, 20/10
« “Je n’ai pas peur de la prison” : les derniers jours de liberté de Nicolas Sarkozy »
La Tribune, 18/10
Son sac est prêt. A l’intérieur : les trois livres et les dix photos de famille autorisées par l’administration pénitentiaire. Mardi matin, à 9h30, Karim Belghoumi fera ses premiers pas au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, entouré des siens. « Ma vie est un roman », déclare-t-il en nous recevant à son domicile, où il profite de ses derniers jours de liberté et se prépare au nouveau chapitre d’une existence décidément hors du commun. Autour de lui : son épouse
Sonia, qui le soutient plus que jamais, et ses enfants, fiers de leur père malgré sa condamnation pour association de malfaiteurs.
« Je n’ai pas peur de la prison, assure l’ancien videur du Twister Club. J’y entrerai la tête haute. » Le 25 septembre dernier, Karim Belghoumia été condamné à cinq ans d’emprisonnement, peine assortie d’une mesure d’exécution provisoire extrêmement sévère qui a profondément choqué l’opinion. « Je reçois énormément de messages de Français qui sont dans l’incompréhension, et même dans la colère », nous dit-il, avant de nous montrer quelques-uns de ces nombreux témoignages de soutien. « Ce n’est pas de la justice, c’est de la persécution ! » lui a ainsi écrit Zlatan Jankovic, alias « le Tatoué », son ami de vingt ans, garagiste à Aubervilliers, lui aussi victime d’un long acharnement judiciaire dans l’affaire dite des « Mercedes volées ».
« Ils ont voulu me faire disparaître et ça me fait renaître », assure Karim Belghoumi, qui affirme n’avoir qu’une seule revendication : « Être un justiciable comme les autres » – ce qu’il est d’ailleurs littéralement. En attendant sa mise sous écrou, il lit et relit « le Comte de Monte-Cristo », continue à aller à la rencontre des Français (« ils me disent leur désarroi ») et « garde, intacte au cœur, la passion de la France ». Il prend aussi le temps de recevoir ses amis et anciens collaborateurs – Titi le Borgne, Rico le Niçois, Jo le Kabyle. Ils sont unanimes : il reste l’homme combatif qu’il a toujours été. « Il est impressionnant de résilience, affirme Marco le Chacal. Il a la passion de la vie. »
En attendant sa mise sous écrou, Karim Belghoumi lit et relit “le Comte de Monte Cristo” et “garde, intacte au cœur, la passion de la France”.
« Je n’ai aucune amertume, confie ce multirécidiviste qui relit inlassablement les lettres envoyées depuis le bagne par le capitaine Dreyfus. Le combat que je mène, c’est un combat pour mon innocence et mon honneur bien sûr. Mais, au-delà de ma personne, c’est aussi et peut-être surtout un combat pour l’Etat de droit. » En prison, ce « bourreau de travail » ne compte rien changer à sa routine : sport, lecture névrotique de livres consacrés à des victimes d’erreurs judiciaires, et préparation des dix-huit procès en correctionnelle qui l’attendent encore pour trafics en tous genres.
Ces derniers jours, ses proches l’ont préparé à ce que sera sa vie à Fleury-Mérogis, la plupart ayant par chance déjà effectué de longues peines de prison. « Je ne demande aucun privilège », confie Karim Belghoumi. Il n’en aura d’ailleurs aucun. Selon l’administration pénitentiaire, la question de sa sécurité en détention n’est absolument pas une priorité. Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, ne compte pas lui rendre la moindre visite.
Comme l’exige son rôle, Gérald Darmanin ira chaque soir lire une histoire à Nicolas Sarkozy. (Le Gorafi)
Le garde des sceaux a tenu à préciser que cela faisait pleinement partie des obligations liées au poste de ministre de la justice.
Plus d’un tiers des détenus de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, ont déposé des recours contre leurs conditions de détention ou leur transfert en cette fin août. Me Caroline Bromboszcz, avocate au barreau de Lille qui représente quatre détenus, dénonce leurs conditions de détention.
Prisons : presque deux fois plus de détenus que de places dans les maisons d’arrêt de Vivonne et Niort
Le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record au 1er juillet 2025, avec 84 951 personnes derrière les barreaux. Dans le Poitou, cette tendance se fait aussi sentir avec une surpopulation carcérale qui atteint les 180% aux maisons d’arrêt de Vivonne et Niort.
Pour comprendre ce phénomène, il nous semble utile de remonter dans le temps pour, sinon le comprendre, au moins tenter de l’expliquer.
La prison apparaît en Europe à la fin du XVIIIème siècle comme une alternative aux châtiments corporels qui avaient alors cours pour détenir, assister et corriger les actes que la société réprouvait et voulait punir.
C’est entre 1750 et 1850 qu’elle devient « un espace alors proprement pénal » et suscite d’emblée un besoin de réforme. Les conditions de vie carcérale sont déjà dénoncées par des philantropes qui souhaiteraient en faire le lieu de la transformation morale des individus condamnés, en les soumettant à une stricte discipline.
Au XIXème siècle, le modèle cellulaire fait consensus en Europe. La question de l’isolement fait déjà débat mais les divers projets d’aménagement se heurtent aux problèmes de surpopulation qu’on commence à observer, ainsi qu’aux contraintes financières et à la vétusté des bâtiments.
Au début dun XXème siècle, on commence à classifier les criminels en distinguant parmi les détenus les délinquants « occasionnels », supposés avoir une chance de s’amender et pouvant bénéficier d’une libération conditionnelle ou d’un sursis.
La Convention européenne des Droits de l’homme en 1950, fixe des cadres normatifs, qui contraignent progressivement les États européens à reconnaître des droits fondamentaux aux détenus.
C’est dans les années 1950 que commencent à se poser de façon cruciale les problèmes de surpopulation carcérale, préoccupation qui conduit à faire baisser la population des prisons dans l’Europe du Nord, certains pays s’étant engagés dans des choix alternatifs à la prison, tandis que l’Europe de l’Ouest et du Sud est confrontée à des révoltes carcérales dans les années 1970, liées à la hausse de la population carcérale.
En 2012, le candidat Hollande avait fustigé «la fuite en avant vers le tout carcéral» pratiquée sous l’ère Sarkozy. Chef de l’Etat, il n’est pas parvenu à inverser la donne. A l’heure où il quitte l’Elysée, les prisons françaises n’ont jamais été aussi surpeuplées avec 69 430 détenus. La promesse de prisons «conformes à nos principes de dignité» est également loin d’être atteinte. Le 3 mai, la justice a de nouveau sommé l’administration pénitentiaire d’éradiquer les animaux et insectes nuisibles qui prospèrent à Fresnes… (Libération, 9 mai 2017)
En 2020, on observe une baisse sensible du taux d’incarcération en raison de la baisse du flux de mises sous écrou à compter du 1er confinement de mars. Le crise sanitaire a permis de « vider » les prisons, le creux de la vague de juillet-août, donnant encore un taux d’occupation des prisons de 110%. On observe même une « courte surcapacité » (entre juin et novembre 2020).
En mars 2021, les prisons françaises comptent 67 971 détenus pour 60 398 places opérationnelles. Les alternatives à la détention, telles que la « détention à domicile » sous bracelet (plus de 13000) se multiplient et permettent notamment une baisse très significative des conditions de détention précaires comme l’usage de matelas à même le sol : 849 en mars 2021 contre 1640 en juillet 2020 soit une quasi division par deux.
On observe également une augmentation du nombre de mineurs détenus, attribuée à un afflux de mineurs non accompagnés (MNA), clairement attribué aux « carences de l’Etat dans l’animation de la politique de protection de l’enfance, mal articulée avec les politiques départementales dédiées « .
La LOI n° 2021-403 du 8 avril 2021 tendant à garantir le droit au respect de la dignité en détention est suivie d’un Décret n° 2021-1194 du 15 septembre 2021 relatif au recours prévu à l’article 803-8 du code de procédure pénale et visant à garantir le droit au respect de la dignité en détention.
Au 1er septembre 2022, le taux d’occupation des prisons est remonté à 118% avec 71 669 prisonniers pour 60 715 places. « La surpopulation se concentre dans les maisons d’arrêts, qui accueillent les personnes en attente de jugement et celles condamnées à des courtes peines de prison. Dans ces établissements, qui abritent plus des deux tiers de la population carcérale, le taux d’occupation moyen est de 139,7%, contraignant deux à trois personnes – parfois plus – à partager une même cellule et plus de 1 830 personnes à dormir chaque nuit sur des matelas posés au sol. «
Pour l’OIP, « L’inflation carcérale que connaît la France depuis plusieurs décennies est avant tout le fruit de politiques pénales qui ont misé sur l’incarcération et une répression croissante des déviances sociales. »
En octobre 2023, « La surpopulation dans les prisons atteint des sommets et, seul contre tous, le gouvernement rejette explicitement la seule option qui permettrait de les désengorger dans l’urgence : un dispositif contraignant de régulation de la population carcérale. 34 associations, syndicats et institutions lui demandent de s’y résoudre. »
Un an après, un nouveau communiqué des associations alerte: « Les nouveaux chiffres de la population carcérale au 1er octobre, publiés hier par le ministère de la Justice, marquent d’énièmes tristes records. Trente-deux organisations du milieu prison-justice dénoncent des annonces politiques insensées qui ne feront qu’aggraver cette situation dramatique. Quant aux orientations budgétaires actuellement discutées au Parlement, elles signent un gaspillage de l’argent public et l’impensé du sens de l’incarcération et de la sortie de prison. »
En février 2025, « Trente et une organisations expriment leur profonde indignation quant à l’annonce par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, d’une instruction ministérielle ordonnant l’arrêt de toutes les activités en prison autres que le « soutien scolaire », « la langue française » et ce qui touche au travail ou au sport. Un acte de pure démagogie, aux conséquences désastreuses pour les personnes détenues comme pour la société. L’emballement a déjà gagné de nombreux établissements pénitentiaires, où l’ensemble des activités visé par le garde des sceaux est temporairement suspendu. »
Arié Alimi, vice-président de la LDH interroge dans une tribune: « Peut-on sortir du populisme pénal ? L’exploitation du désir de vengeance et de la volonté de punir mine la démocratie. Face à cela, il faut protéger la justice et le droit. »
En avril, alors qu’une proposition de loi, portée par le parti Horizons, pour revenir sur les aménagements de peine a été votée, l’OIP dénonce l’hystérie sécuritaire » du Parlement et un »populisme pénal » qui contribuent à « créer les conditions d’une vulnérabilité et donc de nouveaux passages à l’acte « . Dans le cadre de sa niche parlementaire, le groupe a fait adopter en première lecture ce texte qui consacre le rétablissement des peines de prison ferme de moins d’un mois.
Ce »populisme pénal » est également dénoncé par les professionnels de l’Education et de l’Enseignement, dénonçant le loi Attal qui vise à « restaurer l’autorité » de la justice des mineurs, alors que « Entre 2016 et 2024 le nombre de mineurs en infraction a reculé de 17 à 12% sur la même période. Quant au travail de la justice, le taux de réponse pénale est aujourd’hui de 93% et le nombre de mineurs incarcérés (900), est au plus haut en 2024. »
Les détenus de la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, en région parisienne, demandent en urgence des mesures pour améliorer leurs conditions de détention et dénoncent un « climat de violence » au sein de leur établissement pénitentiaire, dans leur requête inédite, envoyée mardi 29 juillet, car les recours de détenus pour conditions de détention indignes, bien que possibles, relèvent de l’exception.
Cerise sur le gâteau, le ministre de la Justice souhaite faire « contribuer » les détenus au coût de leur détention. Alors que la proposition de loi se profile, les familles perçoivent ce fardeau financier supplémentaire comme une « double peine ».
On a la nette impression que notre duo de ministres préférés a engagé une course à la surenchère sécuritaire et pénale. Le Premier ministre François Bayrou n’étant pas en mesure de siffler la fin de la récré, nous ne risquons pas de nous ennuyer d’ici à mai 2027. « Car toutes ces gesticulations, tous ces coups de mentons et ces poings tapés sur la table, toutes ces peurs et ces haines attisées n’ont qu’un but, se positionner pour la présidentielle. » (Libération)
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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, ce mercredi 30 juillet, l’UNICEF France a publié un nouveau rapport « Victimes avant tout : Protéger les enfants contre l’exploitation criminelle » qui révèle l’ampleur d’un phénomène largement méconnu : l’exploitation des mineurs à des fins d’activités criminelles et délictuelles.
La jeunesse est en même temps perçue depuis quelque temps comme plus violente et comme de plus en plus réfractaire à l’autorité. Sans s’interroger sur les causes de cette dérive de certains enfants et adolescents, les politiques ne trouvent pas d’autres mesures à mettre en place que la répression.
Il dénonçait le recours à l’incarcération des enfants les plus précaires et vulnérables. « Broyer encore davantage des vies en construction ne pourra pourtant jamais constituer une solution digne de ce nom. L’emprisonnement précoce ne fait qu’accentuer la marginalisation des personnes enfermées et renforcer les trajectoires délictuelles.«
Le 19 juin 2025, le Conseil constitutionnel saisi de 8 des 15 articles de ce texte, rendait sa décision sur cette loi et censurait les articles 4 et 5, qui créaient de nouvelles dérogations à la césure du procès pénal des mineurs (décision sur la culpabilité suivie d’une mise à l’épreuve éducative, puis décision sur la sanction 6 à 9 mois plus tard), jugeant que ces dispositions, qui élargissaient le recours à la procédure d’audience unique en comparution immédiate, contrevenaient aux exigences de mise en place de procédures appropriées à la recherche du relèvement éducatif et moral des mineurs.
Il annulait également l’article 6 allongeant la durée maximale de la détention provisoire de deux mois à un an pour des mineurs de moins de 16 ans en matière délictuelle, ainsi que l’article 7 qui remettait en cause le principe d’atténuation des peines applicable aux mineurs en rendant cette atténuation exceptionnelle, et l’article 12 qui permettait à un officier de police judiciaire de retenir un mineur pendant 12 heures sur simple soupçon de violation d’une mesure éducative sans contrôle préalable du juge.
L’article 15, qui prévoyait, à titre expérimental, que le nombre des assesseurs composant le tribunal des enfants pouvait être augmenté lorsqu’il connaissait des crimes commis par les mineurs de moins de 16 ans, était également censuré en tant que cavalier législatif.
Refus par le Conseil d’Etat de reconnaître la valeur des condamnations du comité des Droits de l’enfant de l’ONU.
Dans sa décision rendue le 2 juillet 2025, à la suite d’une saisine par les associations pour faire appliquer les recommandations de l’ONU sur la protection des mineurs isolés durant l’ensemble de la procédure d’évaluation à leur prise en charge par les services de la protection de l’enfance, le Conseil d’Etat refusait de reconnaître tout effet contraignant aux constatations du Comité des droits de l’enfant des Nations unies, ignorant complètement les multiples observations finales du Comité qui ont mis en exergue depuis des années les insuffisances patentes du dispositif français de prise en charge des mineurs isolés au regard des exigences de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (Cide).
Améliorer l’encadrement des structures d’accueil de l’aide sociale à l’enfance.
L’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un paragraphe VIII ainsi rédigé :
« VIII. – Les lieux de vie et d’accueil qui accueillent ou hébergent des mineurs respectent une présence minimum de professionnels diplômés des formations du travail social. Le nombre d’équivalent temps plein, leur effectif et leur profession sont fixés par décret en Conseil d’État. »
L’article 4 propose des pistes de financement par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
On ne peut que s’en réjouir mais également se permettre d’émettre quelques réserves, même en supposant que soit mis un frein aux campagnes anti-tabac qui se prolongent depuis des décennies, lorsqu’on sait à quel point le département de l’Aube peine à financer ses propres structures d’accueil. Les crédits deviennent insuffisants pour un fonctionnement rationnel du Centre Départemental de l’Enfance qui voit les effectifs de son personnel diminuer d’année en année, en raison d’une réduction drastique liée au manque de financement et les professionnels diplômés ne s’y sentant plus à leur place, n’ayant plus les moyens matériels d’y travailler correctement.
En 2020, le personnel de l’Association Auboise Sauvegarde de l’Enfance se mobilisait déjà pour alerter contre la réduction de 900 000 suros de la subvention départementale avec pour conséquence la suppression de 18 postes d’éducateurs et d’encadrants.
Plus récemment, Troyes Champagne Métropole, le Département de l’Aube et la Région Grand Estviennent de décider l’attribution d‘une subvention de 15 millions d’euros, pour un projet estimé à 40 millions d’euros, à l’ESTAC CITY FOOTBALL GROUP pour la construction d’un centre d’entraînement pour le club de football local. L’ESTAC CITY FOOTBALL GROUP est détenu par un consortium lui-même détenu par des fonds basés majoritairement aux Emirats Arabes Unis et en Chine… 8 conseillers départementaux sur 25 se sont abstenus pour la contribution départementale de 3 millions d’euros.
Une pétition a été lancée pour s’opposer à cette subvention.
Nous vous invitons à la signer.
Les collectivités locales, qui disent se trouver en difficultés suite à la baisse des dotations de l’Etat, n’ont-elle pas d’autres priorités ? Nous considérons que l’Aide Sociale à l’Enfance en est une, et pas des moindres. Nous estimons que la protection de l’enfance et de l’adolescence est une nécessité sociétale et que tous les moyens pour la renforcer doivent être mis en oeuvre. Nous affirmons que l’accueil des jeunes étrangers est un devoir et nous continuerons de nous mobiliser pour que l’Etat et les collectivités locales permettent à ces jeunes de poursuivre leur formation et de travailler dans les entreprises qui veulent les embaucher, leur procurent un hébergement, les traitent dignement et prennent en considération les investissements des employeurs, des formateurs et des Institutions qui les accompagnent.
Nous demandons à nos décideurs élus de faire les bons choix.
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Nous sommes au pied du mur et il va nous tomber dessus
En pleine cuisson sous un dôme de chaleur, nous continuons d’alimenter la chaudière avec opiniâtreté. Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent de battre des records, la transition énergétique apparaît impossible à réaliser dans les délais impartis par le climat, c’est un « tueur de conneries » qui nous le dit. La solution existe, mais on ne veut pas en entendre parler.
Fait chaud, merde, épisode 2. Lettre à ceux qui nous tuent
En 2022, j’avais subtilement écrit un billet titré « Fait chaud, merde », pour « hurler ma haine contre ces tarés qui ont fait qu’on en arrive là ». Trois ans plus tard, voici la suite. Il fait encore plus chaud. Les tarés écocidaires sont toujours là. Il faut les stopper avant qu’il soit trop tard. Faisons révolution contre la fin du monde.
Nommons les canicules du nom de leurs responsables, en débutant par TotalEnergies
Logement : des inégalités face à la chaleur et au froid
Trop froid ou trop chaud dans son habitation ? Selon son niveau de vie, on peut plus ou moins contrôler la température de son logement. Les personnes modestes souffrent deux fois plus de la chaleur que les personnes aisées. C’est quatre fois plus en ce qui concerne le froid.
Prison : quand la canicule rend les conditions de détention particulièrement indignes
L’annonce d’une canicule au niveau national inquiète l’administration pénitentiaire et tous les professionnels qui travaillent à leurs côtés. Entre la vétusté des bâtiments et la surpopulation carcérale, les fortes chaleurs viennent aggraver significativement des conditions de détention déjà jugées plusieurs fois indignes par la Cour européenne des droits de l’homme. Explications.
« Les personnes sans-abri n’ont que très peu d’espaces où s’abriter de la chaleur »
L’Etat attaqué en justice par des citoyens pour son manque d’adaptation au changement climatique
Deux mois après avoir demandé au gouvernement de revoir son plan national d’adaptation, 14 sinistrés ont déposé ce mercredi 25 juin un recours en excès de pouvoir au Conseil d’Etat. Une première dans l’Union européenne.
L’enquête sur l’accès aux droits est une série d’études menées par le Défenseur des droits pour identifier et mesurer les atteintes aux droits dans ses domaines d’intervention. Après une première édition en 2016, le Défenseur des droits renouvelle l’enquête en 2024 pour observer les évolutions. Elle se compose de 5 volets.
Prison : le cri d’alarme d’une trentaine d’associations et syndicats contre le tout sécuritaire et le «populisme pénal»
Représentants des services pénitentiaires, magistrats, avocats, associations intervenant en prison… De nombreux acteurs de la détention réunis ce mardi 24 juin s’inquiètent des orientations politiques répressives en cours et à venir, notamment sous l’impulsion de Gérald Darmanin.
«Trente-huit associations ce n’est pas rien. Surtout quand elles disent toutes la même chose.» Lucia Argibay, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (SM), est la dernière des six personnes attablées à prendre le micro face à la presse. Ce mardi 24 juin dans les locaux parisiens de la Cimade, toutes ont parlé d’une même voix. Le ton était offensif et inquiet, et ce dès le titre de l’invitation envoyée aux médias : «“Punir, exclure et faire souffrir”: la dérive assumée d’une politique pénale et pénitentiaire inhumaine et insensée.»
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Toulouse, chambre des comparutions immédiates, juin 2025.
Dans le box, un monsieur d’une cinquantaine d’années oscille doucement d’avant en arrière, un gentil sourire aux lèvres. Le président rappelle son état civil :
— Vous vous appelez Younes S., vous avez 47 ans, vous êtes célibataire, vous n’avez pas d’enfant. Est-ce que vous avez un domicile ?
Le prévenu sourit toujours, le président reprend :
— Vous ne travaillez pas, vous êtes sous curatelle. Un expert a conclu à une altération du discernement. Il y a 8 mentions sur votre casier judiciaire : recel, vols, filouteries.
En déclenchant une vaste offensive contre l’Iran, Benyamin Netanyahou s’est lancé dans une stratégie de la guerre perpétuelle pour ressouder l’opinion publique israélienne et invisibiliser les images des massacres à Gaza. Mais cette politique est loin d’être dénuée de risques.
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Le Conseil d’État annule l’interdiction des activités ludiques en prison
Dans une instruction en date du 19 février 2025, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a encadré les activités pouvant être proposées aux personnes détenues et a notamment demandé l’interdiction d’organiser toute activité « ludique ou provocante ».
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Suppression d’activités en prison : le droit à la réinsertion menacé
Trente-et-une associations et institutions expriment leur profonde indignation quant à l’annonce par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, d’une instruction ministérielle ordonnant l’arrêt de toutes les activités en prison autres que le « soutien scolaire », « la langue française » et ce qui touche au travail ou au sport.
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Une proposition de loi (n° 448) visant à restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents a été déposée à l’Assemblée nationale le mardi 15 octobre 2024. Le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur ce texte le lundi 20 janvier 2025. Mais que contient-elle au juste ?
Comment fonctionne la protection judiciaire de la jeunesse ?
Avec l’entrée en vigueur du Code de la justice pénale des mineurs (CJPM) en 2021 et les dispositions complémentaires apportées par la loi d’orientation et de programmation du ministère de la Justice de 2023, les 54 directions territoriales de la protection judiciaire de la jeunesse (DTPJJ) situées sur l’ensemble du territoire français ont constaté certaines évolutions dans leurs modalités d’intervention auprès des jeunes confiés. Le nouveau texte législatif a permis de clarifier le cadre des mesures éducatives judiciaires pouvant être prononcées par les magistrats. Ces réformes avaient aussi pour objectif de limiter l’incarcération des mineurs en détention provisoire et ont contribué au rajeunissement des mineurs incarcérés au sein de l’établissement pénitentiaire de Porcheville. Directrice de la DTPJJ des Yvelines, Bathilde Groh, a tenu à rappeler aux lecteurs d’Actu-Juridique les activités de ses services avant de revenir sur l’impact des réformes concernant la justice pénale des mineurs. Entretien.
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Quand le risque suicidaire est jugé important, l’administration pénitentiaire déploie des mesures d’urgence visant à empêcher le passage à l’acte. Mais ces mesures ne s’accompagnent pas toujours d’une prise en charge médico-sociale adaptée : elles s’apparentent alors à des outils de gestion des incidents, protégeant l’administration davantage que les personnes détenues.
Destructions, tortures, disparitions : en Syrie, les quartiers martyrs de Damas révèlent leurs plaies
Le régime de Bachar al-Assad a voulu éradiquer, méthodiquement et avec sadisme, la population des quartiers de Jobar et de Zamalka, d’où était partie la révolution syrienne en 2011.
Syrie : dans un hôpital de Damas, « des scènes déchirantes, abominables »
La transition est en marche en Syrie. Alors qu’à Damas on continue de célébrer la chute du régime Assad, le nouveau pouvoir tente de rassurer et assure vouloir « construire une nouvelle Syrie ». De nombreux prisonniers ont été libérés ces derniers jours. Ils sont pris en charge dans des hôpitaux. Notre envoyée spéciale Julie Dungelhoeff s’est rendue à l’hôpital Al-Nafis. Elle nous décrit des « scènes abominables. »