JO 2024 : la frénésie sécuritaire

En 2024, Paris organisera les Jeux Olympiques d’été, l’occasion pour le gouvernement français et les industriels de s’allier pour tester, déployer et normaliser leur arsenal de nouveaux dispositifs de surveillance : drones, reconnaissance faciale, analyses de comportements…

Les JO se préparent de longue date et la coupe du monde de Rugby en 2023 semble se profiler pour être une sorte de répétition générale sécuritaire. Mais avant cela, il faut mettre au point les technologies, former les agent·es qui les utiliseront et anticiper les réactions du public. Il s’agit d’abord de financer, d’expérimenter en grandeur nature des technologies illégales. Alors que le cadre législatif n’autorise en aucun cas – pour l’instant – ce type de traitement des données biométriques, les industriels et les pouvoirs publics passent par le procédé très commode des « expérimentations ». Celles-ci, de par leur cadrage temporel et spatial, rendraient la surveillance (et la violation de la loi) plus « acceptable ».

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“Le poison de ces nouveaux inquisiteurs”

Tunisie : accusée d’exercer ses activités de façon illégale, la chaîne Nessma TV est fermée


Nabil Karoui lors de sa sortie de la prison de Tunis, le 15 juin 2021. © Anis Mili, AFP


La chaîne de télévision privée Nessma TV, fondée par l’ancien candidat à la présidentielle Nabil Karoui, a été fermée, mercredi, par la haute autorité de l’audiovisuel tunisien en raison de « suspicions de corruption financière et administrative ».

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Le Conseil d’État valide la dissolution d’une organisation anti-discrimination


Manifestation du Front contre l’islamophobie et pour l’égalité des droits pour tou·te·s, tenue à Paris le 21 mars 2021. © 2021 Alain Jocard/AFP via Getty Images


Une décision susceptible d’avoir un impact glaçant sur la société civile en France et au-delà

Le 24 septembre, la plus haute instance administrative de France, le Conseil d’État, a validé la dissolution, décidée en décembre 2020 par les autorités françaises, du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), une importante organisation anti-discrimination. Cette décision du Conseil d’État endommage gravement la réputation auto-proclamée du pays de champion des libertés d’expression et de réunion.

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Pour les droits des femmes, la paix, la liberté et l’égalité en Afghanistan. Soutien à la résistance face aux talibans.

Communiqué du 18 septembre

En Afghanistan, des personnes résistent, notamment des femmes, qui ont manifesté avec un grand courage pour leurs droits, la liberté et la justice.

A Paris, un rassemblement est organisé ce dimanche 19 septembre à 13h30, place de la République.

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L’octroi d’une forme de pouvoir de police à des employeurs est inquiétant

Certains salariés vont devoir assurer le contrôle des passes des personnes souhaitant accéder à leur services. « Ce contrôle ne fait souvent pas partie des fonctions des salariés, remarque la CGT.

L’association La Quadrature du Net, qui défend les libertés fondamentales, s’inquiète d’un nouveau cap passé dans la surveillance, permettant « de confier à des dizaines de milliers de personnes non-formées et non-payées par l’État (mais simplement munies d’un smartphone) la mission de contrôler l’ensemble de la population à l’entrée d’innombrables lieux publics .

D’abord instauré pour le public, le passe sanitaire est désormais obligatoire pour plusieurs milliers de salariés. Depuis le 1er septembre, ceux et celles qui ne s’y conforment pas peuvent être suspendus, et privés de salaires.

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Les drones reviennent

Les drones reviennent, nous aussi – La Quadrature du Net

Le 20 juillet 2021, le gouvernement a déposé une nouvelle loi sécuritaire qui, entre autres choses, autorisera les drones policiers. Ces mêmes drones qui, par la force de nos efforts collectifs, avaient été rejetés à quatre reprises l’an dernier. Le gouvernement s’empresse de saper nos si précieuses victoires obtenues contre sa surveillance policière.

Les meilleurs drones de surveillance - DRONE-ELITE.FR

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Restreindre inutilement les libertés nuit gravement à la démocratie et à la santé

Communiqué LDH

La mise en œuvre du passe sanitaire provoque de fortes tensions dans la société. Cela rend d’autant plus nécessaire un large débat public sur les conséquences des décisions prises cet été.

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Les médias libres existent, voici leur carte


Médias libres, indépendants, alternatifs… Le mensuel «L’Âge de faire» a réalisé une carte de la «presse pas pareille», lancée par le journal «Le Ravi», basé à Marseille, pour définir des journaux non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques.


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Démocratie sanitaire

Reporterre

La crise du Covid-19 nous confirme que la poussée autoritaire n’est pas le seul fait de l’extrême droite — au pouvoir ou à ses portes dans de nombreux pays d’Europe (Italie, Pologne, Hongrie, Espagne…). Elle atteint aussi les «démocraties» dites libérales, dont la plupart des décisions sanitaires se sont systématiquement accomplies dans un flou d’autoritarisme bravache et de communication à la fois martiale et tâtonnante. Politiquement, c’est l’espoir même d’une démocratie sanitaire qui est abîmé, l’idée d’un débat public nourri d’informations claires et partagées, y compris bien sûr scientifiques.

Il ne s’agit donc pas de défendre ici les mesures sanitaires prises par le gouvernement, les préfets, les maires et jusqu’à chaque institution. Ni les mesures à l’efficacité plus que douteuse au regard d’un état des savoirs sur les contaminations largement établi à la fin du printemps 2020 (par exemple, le port du masque même dans une rue vide ou sur une plage déserte); ni les mesures autoritaires et infantilisantes (rappelons-nous le cirque des diverses attestations) qui nous ont jugé·es a priori incapables d’adapter nos comportements aux contraintes sanitaires; ni les mesures inéquitables et la répression à deux vitesses qui ont été imposées avec plus de violence sur les classes pauvres que sur les classes aisées (de l’impossibilité du télétravail pour les derniers de cordée aux contrôles tatillons du couvre-feu dans les «quartiers»).

L’État ne fait que remplir son rôle au sein du capitalisme : nous faire travailler

Mais pour autant, nul besoin de crier à la dictature ou à l’apartheid pour s’en indigner : l’État français n’est pas un régime totalitaire, c’est juste un État moderne, c’est-à-dire un État qui met son institution au fidèle service de la production économique, du capitalisme, de l’impératif de la croissance. C’est ainsi que le «retour à la normale», qui sert toujours d’horizon à toutes les mesures décidées (des confinements au passe sanitaire) n’est en réalité que le retour à la santé pour la remise au travail généralisée. À ne pas comprendre cela, on en vient à s’étonner que la question des retraites puisse aujourd’hui resurgir.

Une fois ce constat posé, nous devons aussi nous interroger fortement sur la manière dont nous appréhendons la vie en société, et tout particulièrement jusque dans nos petits milieux écologistes, altermondialistes, alternatifs… En leur sein, en effet, des discours s’installent à propos de la crise sanitaire qui nous rappellent la rhétorique climato-négationniste. Les 100 000 morts françaises des douze premiers mois de la pandémie sont niées ou jugées insignifiantes .

Refuser de prendre soin de la santé de tous, quelle liberté est-ce là?

Au nom des libertés individuelles réduites à leur seule définition libérale, celle du laisser-faire, c’est l’idée même de mesures collectives destinées à prendre soin de la santé de tous et toutes qui est jugée en soi inacceptable — parfois au motif que les ambulances n’ont pas fait la queue devant nos hôpitaux comme ce fut le cas dans des pays aux services de santé plus fragiles (Russie, Inde et même Angleterre…), ou que les morts n’étaient pas jetés dans la rue comme en Équateur ou en Bolivie, parce qu’en France, justement, des mesures ont été prises pour l’éviter.161 000 personnes se sont réunies samedi 24 juillet dans toute la France pour s’opposer au passe sanitaire

Nous ne savons pas combien de personnes seraient mortes ou éprouvées sans l’action publique, et cette ignorance alimente la critique, par un scepticisme caricatural et paresseux. C’est là tout le paradoxe de la «catastrophe» : les mesures qui réussissent à la réduire ou à s’y opposer produisent des effets bénéfiques, qui peuvent aussi fournir aux sceptiques la «preuve» que l’annonce de la catastrophe n’était qu’un mensonge.

Malheureusement, ces raisonnements, jadis tenus dans des milieux libertariens — c’est-dire ces ultralibéraux hyperindividualistes pour lesquels le moins d’État possible ne sert qu’à protéger les propriétés privées, et qui sont fermement opposés à toute justice sociale et environnementale — ont trouvé des relais chez celles et ceux avec qui nous avions, il y a encore peu, tant d’affinités politiques.

Reconnaître notre interdépendance et sortir d’un débat faussé

Ensemble, nous reconnaissions l’interdépendance des individus, au sein de nos sociétés comme du monde vivant. Ensemble, nous défendions le principe de précaution contre les «risquophiles» des classes dominantes, qui ne subissent jamais les conséquences de leurs actions. Ensemble, nous faisions vivre l’attention à l’autre, la solidarité, l’idée de responsabilité collective. Pas question de se sauver soi-même devant la dégradation de notre milieu, c’était ensemble qu’il fallait lutter.

Il nous faut constater aujourd’hui que ces idées ne sont plus si communément partagées et que nous avons perdu des camarades, au motif de la liberté de refuser catégoriquement un bout de tissu sur le visage, quelles qu’en soient les conséquences possibles pour les autres, en particulier les «personnes fragiles».

Sortir du libéralisme autoritaire

Comment des écologistes conséquents ne voient-ils pas que cette «résistance» sous le seul cri de «liberté, liberté, liberté» reste prisonnière du cadre libéral-autoritaire qui nourrit le débat mortifère entre liberté et sécurité? Ce qui permet d’escamoter d’ores et déjà — et peut-être définitivement — le cadre démocratique dans lequel devrait se dérouler le débat essentiel : celui entre liberté et responsabilité. Car il ne s’agit pas de sécuriser collectivement la liberté individuelle de chacun à ne faire que ce qu’il entend, mais de construire démocratiquement l’articulation de nos libertés, individuelles comme collectives, avec un principe de responsabilité aussi bien vis-à-vis de l’avenir que des autres. C’est fondamental pour l’écologie, et pour son positionnement politique face aux épreuves collectives que le dérèglement climatique va multiplier. D’autant plus que tout le vice de l’autoritarisme de l’État libéral moderne est d’enfermer ses critiques dans des impasses — par effet de nasse — pour saper toute sortie, toute remise en cause, du capitalisme. Le discours de l’État sur le masque a plusieurs fois changé depuis le début de la pandémie.

Contre l’«autoritarisme sanitaire» dont nous faisons le constat depuis mars 2020, nous prônons donc une démocratie sanitaire, dont les débats contradictoires seront fondés sur des connaissances mieux diffusées, plutôt que sur des «certitudes» ânonnées sans relâche comme des dogmes (et qui d’ailleurs n’ont cessé de varier au gré de la communication officielle, des incertitudes sur la transmission du virus par les vaccinés à la dangerosité de tel vaccin), et surtout qui serait construite avec les personnes concernées, mieux à même d’arbitrer entre des contraintes aussi lourdes, scientifiques, personnel médical, association de patients, etc.

La voie démocratique pour échapper à l’étau

Ce que notre situation de crise révèle en effet, c’est qu’il est ardu d’échapper à l’étau tragique entre des scientifiques, dont l’expertise ne doit pas faire décision politique, et des politiques, dont le pouvoir n’a pas le monopole d’une compétence dont chacun·e est doté·e quand il s’agit de penser et d’agir réellement pour et avec les autres. Seule la voie démocratique peut permettre de déjouer cet écueil, lorsqu’elle est animée par une «population éclairée [capable de] se prendre concrètement en charge en résistant au pouvoir, qui infantilise à force de consignes obligatoires, comme aux médias, qui terrorisent à force d’informations ressassées et presque toujours contredites ».

Cette voie démocratique à laquelle nous tenons, nous devons la faire vivre dans les espaces collectifs et militants auxquels nous participons et que nous animons, mais c’est la société tout entière qui devrait s’en emparer, quelles que soient les difficultés, car il y va, fondamentalement, de nos valeurs politiques de liberté et d’humanité.

La numérisation du quotidien, une violence inouïe et ordinaire


PxHere (CCO)


Accélérée par la crise du covid, la numérisation de la vie quotidienne se poursuit, brutalisant quotidiennement les dépassés et les réfractaires sur l’air du «c’est ainsi». Cette violence mériterait pourtant de trouver écho sur la place publique, explique notre chroniqueuse, d’autant plus que les services publics ne sont pas épargnés.


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Le ministre de l’Intérieur sévèrement rappelé à l’ordre par le Conseil d’État

Appel pour les libertés, contre les idées d’extrême-droite



Appel à la mobilisation le 12 juin


Je veux soutenir l’appel


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LE CONSEIL D’ÉTAT VALIDE DURABLEMENT LA SURVEILLANCE DE MASSE



Le Conseil d’État vient de rendre une décision qui restera une tache indélébile sur la plus haute juridiction administrative et sur la France. Au mépris le plus total du droit européen, il a refusé d’appliquer l’arrêt de la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui, en octobre 2020, estimait que tant le droit français du renseignement que l’obligation de conservation généralisée et indifférenciée de l’ensemble des données de connexion (IP, localisation, etc.) étaient contraires aux droits fondamentaux. Ce faisant, le Conseil d’État isole la France dans son Frexit sécuritaire et libère les renseignements français des principes de l’État de droit.


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Proposition de règlement de l’Union européenne sur la prévention de la diffusion de contenus terroristes en ligne (TERREG)

Demain : rassemblement contre les lois Sécurité Globale


DANS LE CADRE DU COLLECTIF STOP LOIS SECURITE GLOBALE

RASSEMBLEMENT SAMEDI 20 MARS

À 10.30

PLACE DE LA BOURSE

CORTÈGE JUSQU’À L’HÔTEL DE VILLE ET LECTURE D’UN COMMUNIQUÉ COMMUN.

La police en hélicoptère, ou la surveillance militaire des citoyens.

Depuis plusieurs années, les hélicoptères de la gendarmerie sont régulièrement déployés pour des missions de surveillance de l’espace public, et ce en toute illégalité.

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La pandémie de Covid-19 a déclenché une année de crises en matière de droits humains


Des proches se touchent la main à travers un rideau en plastique  afin d’éviter de contracter le Covid-19 au centre médical San Raffaele à Rome (Italie), le 22 décembre 2020. © 2020 Cecilia Fabiano/LaPresse via AP


Les gouvernements devraient mettre fin aux approches répressives et abusives adoptées dans plusieurs pays.


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Mobilisation générale du 13 au 20 mars pour nos libertés !

Contrat d’engagement républicain, la liberté associative et syndicale menacée