Enfants à la rue, Écoles solidaires : Manifestation 8 juin 11h

Depuis plus d’un mois, un campement est installé dans les locaux de la Maison du Peuple pour accueillir des familles en demande d’asile sans abri. Ces familles, expulsées de leur hébergement sur ordre du Préfet, se retrouveraient à la rue sans cette solution. Ce sont 29 enfants qui dorment sous des tentes dans des conditions évidemment très précaires…/…

Ces enfants ne peuvent pas vivre ni apprendre dans de bonnes conditions.../…

Ce sont des élèves, ce sont les camarades de nos enfants !

Cette situation est intolérable et les associations, syndicats, politiques multiplient les interpellations et protestations auprès du Préfet. A chaque rencontre, est rappelé le contexte d’urgence sociale et humanitaire. Alors que nous apprenons la mise à la rue de nouvelles familles, nous demandons au Préfet du Puy-de-Dôme de cesser cette politique de la honte et de prendre en charge, conformément à la loi, les familles, les personnes vulnérables et tout particulièrement les enfants.

Rassemblement Mercredi 29 mai : Urgence Rafah

Ce carnage doit s’arrêter ! Maintenant !

Israël répond à la Cour pénale internationale et à la reconnaissance de l’État de Palestine par certains États européens par un monstrueux bras d’honneur !
Exigeons de la France qu’elle s’engage pleinement pour imposer à Israël l’application des ordonnances de la CIJ !

Communiqué AFPS : Urgence Rafah

Israël répond à la Cour internationale de Justice par un massacre innommable à Rafah !
Alors que la CIJ a ordonné à Israël d’arrêter immédiatement son opération militaire à Rafah, Israël répond par une boucherie : bombardement d’un camp de réfugiés en toile au milieu de la nuit ! Des dizaines de morts brûlés vifs, hommes, femmes, enfants !
…/…

Un génocide, ça ne se regarde pas, ça se combat et ça s’arrête !

Communiqué LDH suite au massacre près de Rafha

 » Ce 26 mai 2024, l’armée israélienne a bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, 40 morts étant comptabilisés à cette heure, alors que le bilan pourrait dépasser les 100 victimes, selon un porte-parole de l’UNWRA.

Ce nouveau massacre s’inscrit dans une politique mise en œuvre de façon systématique par les autorités israéliennes qui tue de façon indiscriminée. Cette action ne peut apparaître que comme une réponse à la déclaration de la Cour internationale de justice (CIJ) qui a ordonné à Israël, il y a deux jours de cela, d’arrêter immédiatement son offensive militaire à Rafah où sont réfugiées des centaines de milliers de personnes.

Dans cette ordonnance du 24 mai 2024, la CIJ a également demandé l’arrêt de « toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah qui serait susceptible d’infliger au groupe des Palestiniens de Gaza des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique ou partielle », après avoir rappelé qu’il existait « un risque réel et imminent » que la situation soit irréparable, et « un risque accru » de génocide des Palestiniennes et des Palestiniens de Gaza.

Ce nouveau bombardement dans une zone humanitaire peuplée de civils vivant sous des tentes révulse notre humanité. Il est un défi lancé à la communauté internationale. Cette dernière, et tout particulièrement les Etats-Unis et l’Union européenne, se doivent de tout faire pour qu’Israël se conforme sans délai à l’ordonnance de la CIJ. Dans les circonstances présentes, ils portent la responsabilité première de garantir la crédibilité du système juridique international, qui doit s’appliquer à toutes et tous.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) appelle donc instamment la France à agir pour que soient prises, en particulier avec l’Union européenne, les mesures efficaces pour faire respecter la décision de la CIJ.

Assurer le respect du droit international est une impérieuse nécessité. Au-delà des enjeux juridique et pénal, cette situation engage la responsabilité politique et morale de la République française comme celle de chacune et chacun d’entre nous.

La LDH rappelle qu’elle demande un cessez-le-feu immédiat et durable avec la fin des bombardements et du déplacement forcé de la population gazaouie, la libération immédiate des otages détenus par le Hamas, la protection de tous les civils en Israël, à Gaza, en Cisjordanie et Jérusalem-Est, la mise en place d’un corridor humanitaire pour le passage de tous les produits de première nécessité, la levée intégrale du blocus de Gaza, la libération des prisonniers palestiniens en détention administrative arbitraire. « 

Paris, le 27 mai 2024

Lien sur le site LDH :
https://www.ldh-france.org/massacre-pres-de-rafah-limperieuse-necessite-de-faire-respecter-le-droit-international/

Télécharger le communiqué en pdf :
https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2024/05/CP-LDH-Rafah-27-mai-2024.pdf

Des écoles se mobilisent

RESF 63 :  » L’équipe éducative de l’école Nestor Perret à Clermont-Ferrand alerte sur la situation de ses 7 élèves et de leurs familles mis à la rue par la politique du Préfet 63.

Ailleurs dans la ville, d’autres écoles se mobilisent.
Bravo.
Ensemble exigeons le relogement de tous ! « 

Non au silence et à l’indifférence devant l’urgence ! Un toit pour tous et toutes !

Rassemblement LUNDI 13 mai à 18h
devant les marches de la Préfecture de Clermont-Ferrand

Extraits du communiqué RESF63 du 7 mai 2024 :

Alors que le RESF 63 alerte depuis plusieurs mois sur la mise à la rue des familles d’exilé.e.s à Clermont-Ferrand suite au durcissement de la politique d’hébergement d’urgence du Puy-de-Dôme, nous avons été reçus pour la première fois en Mairie de Clermont-Ferrand et en Préfecture le mardi 7 mai 2024.

 » A chacune de ces rencontres, nous avons tenu a rappeler un contexte d’urgence sociale et humanitaire. Depuis un mois, une 30e d’enfants, des petits clermontois et clermontoises dorment sous tente à la Maison du Peuple avec leurs familles. Ailleurs, ce sont près de 80 Mineurs Non Accompagnés qui sont abandonnés par le Département.

Préfecture / Département / Mairie ne peuvent plus se renvoyer la balle !
Une solution d’urgence doit être trouvée.

Nous l’affirmons avec force, si ces enfants étaient français, une solution, même temporaire aurait été actée ! A la sortie de ces deux rendez-vous nous ne pouvons faire qu’un constat : celui d’avoir été écoutés mais jamais entendus. » …/…

 » Nous l’avons dit avec gravité, c’est parce que la situation dans notre département est justement “gérable”, qu’elle doit être gérée. Tant qu’un enfant, qu’une personne vulnérable dormira à la rue et verra ses droits les plus élémentaires bafoués nous ne nous résignerons pas. A l’instar de ce qui est fait par d’autres municipalités en France, nous demandons au Maire de Clermont-Ferrand d’entrer en résistance face à la politique xénophobe du gouvernement et des préfectures en prenant position publiquement pour un asile municipal.
Comme il a été en capacité de le faire sur d’autres sujets, nous lui demandons de faire un choix politique fort, en ouvrant un lieu qui pourrait accueillir les enfants et leur famille. « 

 » Alors que nous apprenons la mise à la rue de nouvelles familles, nous demandons au Préfet du Puy-de-Dôme de cesser cette politique de la honte et de prendre en charge, conformément à la loi, les familles, les personnes vulnérables immédiatement et sans conditionner cette prise en charge à un risque de retour forcé vers un pays qu’elles ont fui.« 

 » Nous n’oublions pas le président du Conseil Départemental du Puy-de-Dôme, responsable de l’abandon de près de 80mineurs isolés. « 

Nous demandons enfin l’organisation dans les meilleurs délais d’une table ronde, réunissant l’ensemble des acteurs,institutions, élu.e.s locaux, associations afin de trouver une solution rapide, digne et pérenne à cette situation. Le campement de la Maison du Peuple n’a pas vocation à perdurer. Nous n’avons pas vocation à suppléer plus longtemps aux carences des pouvoirs publics.

Nous appelons donc l’ensemble des citoyens et des citoyennes à maintenir leur solidarité et à se mobiliser encore plus en interpellant directement les responsables publics. Nous appelons à un nouveau rassemblement LUNDI 13 mai à 18h devant les marches de la Préfecture de Clermont-Ferrand pour exiger le relogement immédiat de l’ensemble des exilé.e.s.