Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU disposent du pouvoir et du mandat requis pour aider les civils en Syrie et, pourtant, ils restent paralysés. Résultat : une décennie que la population souffre.
Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition «Portraits de femmes auboises».
Retour sur ces portraits : aujourd’hui
Marguerite Buffard-Flavien par Ernest-Pignon Ernest
Marguerite Buffard-Flavien, fille d’instituteurs laïques, est née dans le Jura en 1912. Après de brillantes études à l’E.N.S de Sèvres, elle devient professeur de philosophie. Elle s’engage en 1934 dans le combat antifasciste avec Barbusse et Romain Rolland. Elle est nommée en Alsace puis à Caen (1937) où elle milita activement avant d’être mutée à Troyes pour faits de grève (fin 1938). Elle arrive en février 1939 au Lycée de jeunes filles (aujourd’hui Lycée Marie-de-Champagne), Malgré l’excellence de son travail d’enseignante, elle est révoquée fin 1939 (décrets Sérol). Elle refuse toute compromission et toute aide de la direction du lycée. Entre temps, elle s’est mariée à Jean Flavien, cultivateur à Voué et dirigeant communiste aubois.
Elle s’embauche en bonneterie puis apprend le travail de la ferme. Son mari est soldat puis prisonnier en Poméranie. Un bel échange de lettres, retrouvées par Christian Langeois permet de comprendre l’attachement de ces deux militants à leur parti, malgré l’exclusion de Marguerite en janvier 40, exclusion qu’elle ressent très durement.
Les coups durs se suivent sans interruptions. Elle est arrêtée dans la ferme de Voué et conduite en 1942 au camp de La lande puis de Mérignac d’où elle s’évade (fin 43) pour rejoindre la Résistance à Lyon. Elle est nommée responsable du 2ème. Bureau des FTP où elle a 9 départements à administrer.
C’est dans cette ville qu’elle est arrêtée le 10 juin 1944 et conduite au siège de la Milice où sévit Paul Touvier. Elle se jette par la fenêtre le 13 juin pour ne pas parler et meurt à l’hôpital.
Marguerite Buffard et bien d’autres surent se conduire en héros, leur leçon peut aujourd’hui être méditée.
Le 9 novembre 1944, Robert Ballestié, adjoint communiste du Maire de Troyes Fernand Giroux qui fut lui-même engagé dans la résistance, proposa que les martyrs résistants aubois soient honorés. Les avenues Marguerite Flavien (près du Lycée) et Brossolette (Fg Croncels), les rues Maurice Romagon (Moulin de Pétal), et des Martyrs de la Résistance (Labourat), la place Langevin, et la place de la Libération furent inaugurées. La rue Thiers devient alors rue du Gal De Gaulle.
Une dizaine de conférences furent données dans l’Aube pour honorer cette « sainte laïque » ainsi qu’une émission en 30 chapitres sur Thème-radio »
Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition «Portraits de femmes auboises».
Retour sur ces portraits : aujourd’hui
Camille Claudel (1864 – 1943) est une sculptrice qui a passé une partie de son enfance à Nogent-sur-Seine.
Encouragée constamment par son père qui prend conseil auprès d’Alfred Boucher à Nogent, Camille Claudel doit affronter la très forte opposition de sa mère.
Elle fut l’élève et la maîtresse d’Auguste Rodin avec lequel elle entretint une grande passion.
A partir de 1892, elle commença à s’affranchir de son influence et réalisa des œuvres très personnelles dans des matériaux comme le marbre et l’onyx, dans des compositions très différentes de celles de Rodin.
A partir de 1913, sa famille décida de l’interner en hôpital psychiatrique où elle resta pendant 30 ans.
Camille Claudel défia la morale sexiste du monde de l’art de l’époque en sculptant des nus avec la même liberté que les hommes.
Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition «Portraits de femmes auboises».
Retour sur ces portraits : aujourd’hui
Marinette Pichon née le 26 novembre 1975 à Bar-sur-Aube est une footballeuse internationale française, pionnière du foot féminin.
Elle a connu une enfance difficile à cause d’un père violent et alcoolique. Elle fut aidée par le football et par l’attitude de sa mère. Son père fut condamné à 10 ans de prison en 2000 pour agression sexuelle.
Elle a pris sa première licence de football à Brienne à l’âge de cinq ans.
Après avoir joué aux États-Unis elle revient jouer en France.
Elle est la meilleure buteuse de Ligue 1 en 2005 en inscrivant un record de 38 buts.
Elle fait ses débuts chez les Bleues en 1994 contre la Belgique. Elle compte 112 sélections pour 81 buts en équipe de France.
Elle annonce sa retraite internationale à la suite de l’échec des Bleues lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2007.
En 2011, elle est recrutée comme consultante par France Télévision pour commenter les matches du championnat de France de D1.
En 2012, elle commente, toujours pour France Télévision le tournoi de football féminin des JO de Londres .
En 2016, elle commente de nouveau les matchs des tournois de football féminin et masculin des JO de Rio et en 2017, le Championnat d’Europe de football féminin.
En 2018, elle reçoit le « Out d’or de la personnalité sportive », pour avoir été l’une des premières sportives françaises de haut niveau à avoir fait son coming out qu’elle évoque dans « Ne jamais rien lâcher », son autobiographie publiée la même année.
Elle a été la deuxième femme homosexuelle en France à obtenir un congé pour la naissance de son fils que sa compagne (Ingrid Moatti, championne de basket handisport) a mis au monde en 2012. Elles se sont mariées le 7 septembre 2013 et Marinette a pu alors adopter leur fils.
Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition «Portraits de femmes auboises».
Retour sur ces portraits : aujourd’hui
Paulette Blasques est née à Pont-sur-Seine en 1910 et décédée en 2007.
Son premier acte de résistance date de 1940, lorsqu’elle cache chez elle des jeunes soldats français qui s’étaient évadés. C’est à cette occasion qu’elle rencontre Corentin Cadiou qui deviendra le père de sa fille et son compagnon de résistance.
En 1943 elle effectue des missions de liaison entre Paris et l’Aube en transportant des messages, des journaux, des tracts, dans des pelotes de laine. A Paris elle distribue dans les boites à lettres des exemplaires du journal Libération et des tracts en faveur de la résistance.
Elle distribue également des faux papiers et à ce titre elle est dénoncée par une personne qui travaille avec elle.
Elle est arrêtée à Romilly par les Allemands en 1944, puis transférée à Troyes dans la prison rue Hennequin… où elle ne parlera jamais !
Puis c’est le transfert à Fresnes, et ensuite en Allemagne près de Dachau.
Sa grande fierté est de n’avoir dénoncé personne, malgré les violences et les tortures !
Libérée en avril 1945, elle a été décorée de la médaille de la Résistance en 1946.
Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition «Portraits de femmes auboises».
Retour sur ces portraits : aujourd’hui
Odette Oligny (1900-1962), née Bernot, à Troyes, journaliste franco-québécoise de l’entre-deux-guerres, femme de lettres, travailla à créer un rapprochement entre sa ville natale et sa ville d’accueil (Montréal).
Elle a été une femme très active pendant la Seconde Guerre mondiale, défendant le droit des femmes de langue française en Amérique.
Avec sa chronique « Les femmes et la guerre », Odette Oligny souhaitait « rendre hommage au dévouement féminin, qui se manifeste dans tous les domaines, depuis que la guerre a pris les proportions que l’on sait ». Son objectif : promouvoir l’émancipation des Canadiennes françaises à travers la lutte contre le nazisme.
Elle incita les femmes à se mobiliser sur tous les fronts: au foyer, à l’usine ou dans l’armée: « Puisqu’on les attaque, elles et les enfants, pourquoi, dans leur sphère, les femmes ne combattraient-elles pas? », s’interroge-t-elle. Dans ses articles, Odette Oligny vilipenda les « anti-britanniques », qu’elle accusait de faire cause commune avec Pétain et Hitler, ennemis des femmes.
Elle comparait la condition des Canadiennes françaises à celle de leurs contemporaines Françaises sous le régime de Vichy : « Nous sommes à peu près comme le sont encore les Françaises sous Pétain: des ‘ incapables’. Vous voyez où le manque de confiance dans une bonne moitié de sa population a mené la France ».
La journaliste consacra une dizaine d’articles à l’action des résistantes françaises de la France Libre et des agentes des services secrets britanniques. Elle souligna également le courage des femmes britanniques et françaises sous les bombardements.
Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».
Retour sur ces portraits : aujourd’hui Rolande Labbé dite Betty Dié née le 12 avril 1919 à Theil-sur-Vanne et décédée le 30 décembre 1971.
Conseillère municipale de Troyes de 1945 à 1947, puis à Estissac en 1953, puis Maire en 1959.
En 1941, elle ravitaille les prisonniers d’Afrique du Nord évadés de camps allemands .
Entrée ensuite dans la résistance, elle y est très active en diffusant des tracts et la presse clandestine. Recherchée par la Gestapo, elle devient clandestine (sous le nom de Betty), avec son époux, et assure de nombreuses missions entre l’Aube et l’Yonne, notamment dans les maquis de La Grande Jarronée et de Saint-Mards-en-Othe.
Après la mort de son époux, elle continue ses activités, jusqu’à la libération.
Devenue secrétaire du Colonel FTP André, promue lieutenant à titre FFI, elle occupe des fonctions à la caserne Songis de Troyes jusqu’en mars 1945.
Ses services dans la résistance lui valent la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre en 1946.
Elle était également engagée dans l’association des anciens combattants de la Résistance, et dans l’Union des femmes françaises.
La reconnaissance de l’assassinat de l’avocat nationaliste Ali Boumendjel par des militaires français en 1957 est un nouveau pas important sur le chemin de la délicate réconciliation des mémoires française et algérienne.
INFO FRANCE INTER – L’ONG franco-syrienne SCM (centre syrien des médias et de la liberté d’expression) a déposé plainte pour crime de guerre et crime contre l’humanité pour les attaques des 5 et 21 août 2013 en Syrie. Ces attaques aux gaz neurotoxiques ont fait plus de 1.400 morts et des milliers de blessés.
Pap Ndiaye, le nouveau directeur général du Palais de la Porte dorée
Pap Ndiaye, historien, professeur des universités à Sciences Po et futur directeur général du Palais de la Porte Dorée (à partir du 1er mars) est l’invité du Grand entretien d’Ali Baddou sur France Inter.
En Tunisie et en Égypte, il y a dix ans, des révolutions populaires renversaient des despotes, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. En Tunisie de violentes émeutes expriment l’impatience sociale, et en Égypte, le maréchal al-Sissi fait régner la terreur.
– 1ère exécution de l’année 2021 aux Etats-Unis – 1ère exécution fédérale d’une femme depuis près de 70 ans – 11ème exécution au niveau fédéral en 6 mois, contre 3 durant les 55 années précédentes
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Les harkis, ces Algériens qui ont risqué leur vie pour la France pendant la guerre d’indépendance algérienne, continuent de faire l’objet d’instrumentalisations et de polémiques enfiévrées de part et d’autre de la Méditerranée. Plongée dans une mémoire à vif avec les historiens Fatima Besnaci-Lancou et Gilles Manceron.
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