Sophie Djigo, un jugement qui met tous les enseignants et chercheurs en danger

« Lynchage numérique » : au tribunal, une enseignante face au cyberharcèlement de l’extrême droite. Dixième chambre du tribunal correctionnel de Paris, mardi 20 janvier.



Statuant sur l’affaire qui oppose Sophie Djigo à des responsables d’extrême droite qu’elle accuse d’avoir orchestré une campagne de harcèlement extrêmement violente à son encontre, la 17ème chambre du tribunal de Paris a débouté sa demande. « Nous sommes à la fois choqués et inquiets de cette décision judiciaire […] qui augure de bien mauvaises heures et nouvelles batailles à venir » déplore un ensemble d’universitaires, de personnalités et d’organisations.



6 prévenus étaient jugés le 20 janvier. La prison avec sursis avait été requise pour cyberharcèlement.



Solidarités criminalisées avec la philosophe Sophie Djigo autrice de « La solidarité n’est pas un crime » chez Textuel et solidarités ouvrières avec l’historien Nicolas Delalande auteur de « La lutte et l’entraide. L’âge des solidarités ouvrières » édité au Seuil.


« J’ai peur pour l’avenir du métier d’enseignant ».

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le 9 juin neuf prévenus poursuivis pour diffamation. Sophie Djigo, enseignante, avait porté plainte, estimant que les propos de responsables d’extrême droite avaient provoqué son cyberharcèlement. Elle a annoncé sa volonté de faire appel de la décision.








Le blanc-seing donné à la délation met les enseignants en danger.

Depuis quelque temps – et plus précisément depuis que l’Extrême-droite opère de façon décomplexée, souvent avec l’accord d’une bonne partie de la droite – un petit jeu malsain s’est installé sur le dos des enseignants. La règle est la suivante : scruter les propos tenus en cours, les supports pédagogiques utilisés, les cahiers d’élèves, puis saisir opportunément la moindre occasion de rendre tout cela public, en tronquant au besoin les informations, et ce pour fustiger la soi-disant absence de neutralité des enseignants.

A ne pas manquer


L’UPOP invite ce mardi un artiste peu commun, Jean-Baptiste COLIN autrement dit JBC, artiste street art dont les œuvres très colorées tapissent les murs de grandes villes, pour parler de l’IA générative d’images qui vient de faire une entrée fracassante dans le domaine de la création.

 JBC nous expliquera donc ce qu’est l’IA, et ce qu’elle va générer comme atouts et comme préjudices dans le domaine créatif et innovant qui est le sien. Est-elle art ou simple imitation ?  Qui en est propriétaire, un homme ou une plate-forme ? Sans oublier les problèmes liés aux vidéo-infox, hypertrucages fabuleux ou pernicieux qui peuplent les réseaux sociaux et altèrent le jugement scientifique.

La grande question du remplacement de l’homme par la machine est ainsi de nouveau posée, et Jean-Baptiste Colin nous livrera son analyse d’artiste créateur.





Une réunion d’information autour du guide des manifestant.e.s. élaboré par le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites.



L’UNAFAM nous présente un témoignage intéressant d’une personne qui s’est battue contre la schizophrénie et qui en a fait une intéressante pièce de théâtre.





L’association e-graine nous invite:

Nous souhaitons travailler sur les questions d’antiracisme et de décolonialité, qui fait suite à certaines de nos actions de l’année dernière durant le festival des solidarités en partenariat avec le tiers lieu culturel Aux Adelphes à Sainte-Savine. Nous organisons un atelier d’autodéfense intellectuelle contre le racisme qui a pour objectif de partager des conseils, des outils et des ressources concrètes pour mieux faire face aux situations de racisme, que l’on en soit victime ou témoin : 

Date : Mercredi 20 mai 2026

Lieu : Sainte-Savine – Aux Adelphes

Horaire : 18h30 – 20h30

Inscription : https://www.helloasso.com/associations/e-graine-dans-le-grand-est/evenements/atelier-autodefense-intellectuelle-sur-l-antiracisme





Le Collectif « Aucune Famille à la Rue » nous rappelle qu’une cagnotte est ouverte pour permettre à des familles, prises en charges trois nuits par le 115 quand il y a de la place se retrouvent dans la rue le reste du temps.

L’argent collecté leur permet de payer des nuitées aux familles dans la mesure du possible lorsqu’elles ne sont pas prises en charge.

Mobilisons-nous pour défendre le 1er Mai et les droits des travailleuses et travailleurs

Troyes, 1er Mai 2023



Communiqué LDH

En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels.

Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité. Les organisations syndicales ont porté, avec le reste de la société civile, cette exigence ces dernières années, passant par des mesures d’urgence sociale, reconnues y compris par le centre-droit comme nécessaires dans la suite de l’échec de l’extrême-droite aux élections législatives de 2024.

Jusqu’ici, les gouvernements successifs n’en ont rien fait et ont mené des politiques régressives pour l’accès aux droits sociaux.

Pire, ces derniers mois, poussé par ses propres franges ultralibérales, le centre-droit a voulu remettre en cause le symbole même des luttes des travailleuses et des travailleurs, le repos militant du 1er Mai. Si le Premier ministre a renoncé à poursuivre la proposition de loi qui portait cette remise en cause, il a aussitôt annoncé le dépôt, dans les jours prochains, d’un nouveau projet de loi pour ouvrir le travail des salariés et ainsi revenir sur un acquis de près de 80 ans.

Dans cette attente, le Premier ministre a d’ores et déjà incité plusieurs secteurs d’activité à ouvrir leur commerce au mépris des règles d’ordre public, en méconnaissance des principes généraux de l’Etat de droit.

Encouragée par ce climat délétère, l’extrême-droite en profite pour aller plus loin et s’attaquer aux évènements associés au 1er Mai, comme en témoigne la suppression de la cérémonie dédiée aux mineurs à Liévin par le maire Rassemblement national (RN) nouvellement élu, en plus de ses traditionnels contre-évènements violemment réactionnaires.

Démocrates, refusez de donner le moindre point à l’extrême-droite et à son projet politique funeste ! Progressistes, unissons-nous pour être nombreuses et nombreux pour nos droits et contre l’extrême-droite dans les manifestations du 1er Mai !

Paris, le 30 avril 2026



A Troyes : Manifestation à 10 h. Départ Place Jean-Jaurès.

Comme tous les ans, la LDH sera présente le 1er mai place Jean-Jaurès et disposera d’un stand de 9h à 16h. Tout le monde est cordialement invité à venir y passer 5 minutes, 1 heure ou la journée entière.

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Samedi 7 mars à Sainte-Savine: « Vive les femmes ! »



À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Ville de Sainte-Savine propose une journée festive, culturelle et engagée intitulée le samedi 7 mars. Tout au long de la journée, petits et grands sont invités à participer à des animations gratuites, spectacles, ateliers et temps d’échange mettant à l’honneur les femmes, leurs droits, leurs luttes et leurs créations.

La journée débute à 9h30 à la médiathèque avec « Racontines – Girl Power », un temps de lectures et de comptines destiné aux enfants de 6 mois à 3 ans. Gratuit sur inscription.

À partir de 16h, le public est invité à se rendre à l’Art Déco pour profiter d’un large panel d’animations et de jeux accessibles à toutes et tous.

De 16h à 19h, le lieu accueille l’exposition « Une femme, un pays, une époque », en accès libre.

De 16h à 16h45, une initiation à la danse jazz est proposée par Lola Mainardi, danseuse et chorégraphe. Ce cours ouvert à tous(tes) est gratuit et accessible aux débutant(es)

De 17h à 18h, place à un concert participatif animé par la chorale féministe de l’association Aux Adelphes.

À 18h15, le public pourra découvrir le spectacle « Pulsion », une pièce chorégraphique fémi-niste, suivie d’un temps d’échange avec l’artiste

La journée se conclut à 20h30 avec le spectacle « L’harmonie des genres » de Noémie de Lattre, à l’Art Déco.

De 16 h à 19 h la LDH de l’Aube tiendra un stand où seront proposés des documents relatifs à la défense des droits des femmes et aux prises de position de la LDH.



Dimanche 8 mars à Pont-Sainte-Marie : La Maison des Femmes


Avant-première dimanche 8 mars à 10h, séance spéciale pour la journée internationale des luttes des droits des femmes avec l’équipe de la Maison des femmes.

Séance précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie. Places en prévente ! Film à partir du 18 mars

LA MAISON DES FEMMES

Réalisé par Mélissa GODET – France 2025 1h50mn – avec Karine Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Delalonchamps, Jean-Charles Clichet, Aure Atika, Laurent Stocker, Délia Miloudi… Scénario de Mélissa Godet et Catherine Paillé.

Du 08/03/26 au 07/04/26

LA MAISON DES FEMMES


À l’heure de la sortie de ce film, presque 33 maisons des femmes auront vu le jour, dans le sillage de cette extraordinaire structure pluridisciplinaire créée en 2016 à Saint-Denis dans l’enceinte de l’hôpital Delafontaine. 33 lieux de soins, d’écoute et autant d’espaces de parole et de reconstruction. 33 lieux refuges pour des femmes en souffrance dans leur corps, dans leur âme, parfois en grande précarité mais pas toujours. 33 havres où venir trouver un peu d’apaisement, d’empathie, de sororité. 33 c’est beaucoup en si peu de temps et c’est si peu pourtant, au regard des violences faites aux femmes et aux enfants et au regard des chiffres : 164 féminicides en 2025, plus qu’en 2024, plus qu’en 2023… « Grande cause nationale » !… on pourrait presque en rire si le sujet n’était pas aussi dramatique.






Dimanche 8 mars à Troyes



Le 8 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un large collectif d’organisations syndicales, féministes et d’associations appelle à une grève féministe du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Face à la montée de l’extrême droite, aux politiques d’austérité et aux attaques contre les droits sociaux, cette mobilisation est nécessaire.

Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.

Une manifestation est organisée par un collectif de syndicats, d’associations et de parti (FSU, CGT, CFDT, Solidaires ; la LDH, le MRAP, OST, Aux Adelphes, Agui ; PCF).







Mercredi 11 mars et jeudi 12 mars à La chapelle Saint-Luc



L’association Agui est au cœur de la cité de La Chapelle Saint Luc et vit le quotidien des personnes engagées dans un parcours administratif de titre de séjour et ou de droit d’asile. Nous profitons de la journée Internationale des droits de la femme pour faire un focus sur la situation des personnes concernées par ce parcours.


Léa N’Guessan est avocate au barreau de Paris ( elle a prit un moment de disponibilité de fait on ne l’appelle pas maître) elle est enseignante et conférencière. Très engagée auprès de la diaspora elle est auteure et présidente de l’association Un livre Une Chance.

Le mercredi 12 mars elle interviendra sur le thème du droit d’asile et de l’autonomie financière de la femme.

Contre les guerres, le racisme, l’impérialisme et l’oppression, pour le respect du droit international, luttons pour la Paix !



L’Iran enregistre 100 exécutions en une semaine et 241 en trois semaines.



Des navires de guerre américains à Port-au-Prince.



Mobilisation internationale au secours de Cuba : “une tentative désespérée d’éviter un génocide”.



Le nombre de tués à Gaza : comment en est-on arrivé là ?



En visite au Venezuela, un ministre de Trump prône une hausse « spectaculaire » de la production de pétrole.



Soudan: crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité lors de la prise d’El-Facher.



Kanaky-Nouvelle-Calédonie : « La puissance coloniale ne voit que des ressources à exploiter ».



Colombie : l’enrôlement d’enfants par des groupes armés a quadruplé en cinq ans.



RD Congo: nouveau cessez-le-feu proposé par l’Angola.



Pérou : 300 organisations s’unissent contre la corruption à l’approche des élections.



Ukraine : les frappes russes plongent la population dans le noir et le froid.




RD

Stop au massacre en Palestine !

Manifestation ce matin à Troyes à l’appel du collectif aubois pour la Paix

MBK



Depuis pratiquement 2 ans et demi des Palestiniennes et Palestiniens meurent sous les bombes.

En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.

À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.

Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.

Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.

MBK



En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.

Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.

En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.

Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.

Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.

Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.

À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.

Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.

Le plan de Trump, Netanyaou et de leur complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.

Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

MBK



Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.

Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.

En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.

Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.

Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.

Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.

Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !

Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :

  • un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
  • l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
  • la reconstruction sous direction palestinienne
  • l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
  •  le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.

Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :

L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.

L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes

L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports

L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.

La suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.


La LDH de l’Aube tient à préciser qu’elle reste fidèle à ses engagements pour défendre le peuple palestinien au sein du collectif, ainsi qu’à sa volonté de dénoncer toutes les violations des droits humains et des crimes contre l’humanité. La LDH ne tient pas à remettre en cause le collectif. Etant en relation avec des réfugiés d’Iran, elle sait combien ceux-ci ont besoin de soutien. Elle s’associe au MRAP pour déclarer:


Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir !

Soutenons tous les peuples victimes de la guerre et de l’arbitraire !

Le 28 décembre 2025, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.

Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.

Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.

La répression aurait fait plus de 30 000 morts.

Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement ainsi qu’ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.

Liberté, démocratie, dignité sont l’avenir que les Iraniennes et Iraniens sont en train d’écrire eux-mêmes, sans sauveur suprême, ni libérateur étranger.

Les Iraniens et les Iraniennes sont seul-es maîtres de leur destin qu’ils choisiront aux termes d’élections libres.

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien qu’il respecte le droit de manifester et d’exprimer ses opinions et cesse immédiatement la répression à l’encontre des manifestant-es.

Nous exprimons notre entière solidarité avec la lutte des Iraniennes et Iraniens contre l’oppression et la tyrannie.

Solidarité avec les Iranien-ne-s en lutte pour la démocratie et la liberté.

Solidarité avec tous les peuples victimes de la guerre, de la tyrannie, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, partout dans le monde.

Nous dénonçons toutes les atteintes aux droits humains et aux violations du droit international.

À bas les dictateurs !

Femmes, vie, liberté vit et vaincra !



Prochaine manifestation à Troyes pour la Paix partout dans le monde vendredi 20 février.


La loi « Yadan » : lutte contre l’antisémitisme ou outil de répression ?



Cette proposition de loi a été déposée par Caroline Yadan, députée des Français établis hors de France, le 19 novembre 2024, soutenue par une centaine de parlementaires, en majorité membres du groupe Ensemble pour la République, aussi que quelques socialistes tels Emmanuel Grégoire, Jérôme Guedj ou encore l’ancien président François Hollande.

Caroline Yadan défend sa proposition avec l’objectif de lutter contre les « formes renouvelées d’antisémitisme » et notamment « trois axes essentiels » qui seraient « l’apologie du terrorisme, la négation de l’État d’Israël et la comparaison avec la Shoah ».

Cette dernière formulation en particulier suscite de sérieuses interrogations car susceptible de vouloir interdire toute mention de génocide à Gaza.

N’ayant pas à l’origine été portée à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, elle n’avait jusqu’alors pas vraiment attiré l’attention des médias.

L’examen de celle-ci en commission ayant enfin été fixé au 14 janvier prochain, puis en séance plénière le 19, les réactions inquiètes se multiplient aujourd’hui pour les menaces qu’elle ferait peser sur le droit de soutenir la Palestine et la liberté d’expression ainsi que pour le risque de répression contre les militants.


L’avis du Conseil d’Etat a été rendu public par l’Assemblée Nationale en mai 2025.



Pour le très controversé mouvement « Free Palestine », cette proposition de loi ne protège pas contre le racisme. Elle organise une criminalisation politique et vise directement la solidarité avec le peuple palestinien. Avec la loi « Yadan », la plupart des slogans cités ci-dessous pourront représenter une infraction pénale passible de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende :

“From the river to the sea, Palestine will be free”

“Soutien à la résistance palestinienne”

“La résistance est un droit inaliénable”

“Pour la libération totale de la Palestine”

“Désarmons Israël”

et même

« Free Palestine »



La Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient, désormais CAPJPO-EuroPalestine y voit le moyen de réprimer « tous ceux qui osent la comparaison entre le régime génocidaire israélien et le régime nazi d’Adolf Hitler ».



L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) s’inquiète également d’une nouvelle étape dans la répression du mouvement de solidarité envers la Palestine.



Elle considère cette proposition de loi comme une réponse inadaptée à la montée de l’antisémitisme et dangereuse pour la liberté d’expression.



L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) appelle également au retrait de cette proposition de loi.



Cette analyse critique est reprise par le réseau Chrétiens de la Méditerranée.



Ces associations s’appuient sur l’analyse de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine*, à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) enrichie par de nombreux échanges avec la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et l’Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP).



L’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC) déclare : « Alors que la lutte contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme est un sujet grave et sérieux qui devrait mobiliser dans l’unité l’ensemble de la population de notre pays, la PPL Yadan l’instrumentalise et la détourne pour en faire une arme contre notre liberté d’expression. Nous en demandons le retrait immédiat. »

Elle appelle à une manifestation le 11 janvier à Paris et à un rassemblement le mardi 20 janvier à proximité de l’Assemblée nationale.



Pour François Dubuisson, chercheur au Centre de droit international et directeur du Master spécialisé en droit international à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il s’agit d’un texte inutile et contraire à la liberté d’expression.



* La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine regroupe 38 associations, dont 22 sont membres signataires et 16 sont membres observateurs. Ces organisations visent, entre autres, à participer au développement des Territoires palestiniens et à sensibiliser l’opinion publique française aux droits légitimes du peuple palestinien.



RD

Merci à Agnès H. pour ses recherches et sa vigilance.

Pétrole et pouvoir : « Trump et Rubio veulent s’immiscer dans toute l’Amérique latine 



Dans les colonnes du média brésilien Agência Pública, l’économiste Mark Weisbrot analyse le rôle du pétrole dans l’attaque de Donald Trump au Venezuela et les risques qui pèsent sur le reste de l’Amérique latine. Nous en publions la traduction.



Opération américaine au Vénézuéla : que dit le droit international ?

Le 3 janvier 2026, les forces américaines ont capturé le chef de l’État du Venezuela, Nicolás Maduro, avant de l’exfiltrer vers les États-Unis. La légalité de cette opération au regard des principes du droit international fait depuis l’objet de vives interrogations. Qu’en est-il ?



Le Venezuela étend la leçon de Gaza à l’hémisphère occidental.

Le monde entier peut désormais constater la vacuité de l’universalisme occidental, du libéralisme et de la mondialisation. L’enlèvement par les États-Unis ce week-end du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse ne représente pas qu’une simple escalade dans un conflit déjà ancien.




Troyes: la LDH appelle à se joindre au rassemblement de demain samedi 10 janvier devant la préfecture de l’Aube à 10h30.



Bonne année !




Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas communiste.


Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas social-démocrate.


 Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas syndicaliste.


Lorsqu’ils sont venus chercher les catholiques

Je n’ai rien dit

 Je n’étais pas catholique.


Lorsqu’ils sont venus chercher les Juifs

Je n’ai rien dit

Je n’étais pas Juif.


Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait plus personne pour protester

Martin Niemöller

La Directrice générale de l’OIM lance un appel à la solidarité mondiale à l’occasion de la Journée internationale des migrants



Aujourd’hui, alors que le monde célèbre la Journée internationale des migrants (JIM), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que la migration est un phénomène  riche  d’opportunités, de progrès humain et de développement partagé, et réaffirme la nécessité de mettre en place des systèmes migratoires plus solides et plus fiables qui protègent les personnes en déplacement et qui aident les communautés qui les accueillent. 




Nous avons vu dans ces pages, ces derniers jours, que la France, n’est plus la terre d’asile par excellence, parmi les plus accueillantes du continent, comme elle l’était devenue au XIXe siècle, avec l’héritage à l’époque révolutionnaire, de cet embarrassant devoir d’asile envers les étrangers “bannis pour la cause de la liberté”.

La Journée Internationale des migrants est célébrée dans tous les Etats membre de l’ONU.

A Troyes et dans l’Aube, les organisations du collectif « Né(e)s d’ici ou venu(e)s d’ailleurs » étaient mobilisées comme chaque année depuis 25 ans.



Embarrassée face aux pressions populistes des droites extrêmes et des extrêmes-droites, la France suit la tendance qui s’est emparée de l’Europe entière.

Mais on voit chaque jour que le monde entier est touché par celle-ci, du nord au sud et d’est en ouest. Et pourtant, on sait que les migrations que nous avons connues jusqu’alors n’en sont encore qu’à leur début, devant la menace climatique qui pèse plus lourdement sur les pays qui ont moins que d’autres les moyens d’y faire face.

L’Amérique du nord, avec les USA au premier rang des pays les plus riches (voir ici), était jusqu’alors l’une des premières destinations de l’immigration. La donne est en train de changer, avec la campagne contre l’immigration menée par Donald Trump depuis son arrivée au pouvoir, assimilant celle-ci une à « menace civilisationnelle ». Faisant figure de leader mondial dans ce domaine également, il cherche à entraîner le monde entier dans son délire.



Trump étend sa campagne contre l’immigration de masse à ses alliés occidentaux. Le département d’État américain a demandé aux ambassades des États-Unis en Australie, en Europe, au Canada et en Nouvelle-Zélande de faire remonter les données sur les délits et les atteintes aux droits humains commis par les immigrés sur leurs territoires, rapporte le quotidien australien “The Age”. Une manière pour Washington d’agiter l’épouvantail d’une “menace civilisationnelle”.



Non content de s’en prendre violemment aux migrants, il lâche la bride à la pire des polices dont les pratiques rappellent les heures sombres de la ségrégation et les exactions du Klu Klux Klan, compromettant gravement la sécurité dans l’ensemble de la nation.


« Déchets » venus de « pays de merde »… Trump s’en prend violemment aux migrants. Donald Trump n’a plus aucun filtre. Mercredi soir, pendant un meeting en Pennsylvanie censé vanter sa politique économique, il a demandé « Pourquoi est-ce que nous ne prenons que des gens qui viennent de pays de merde ? »



Donald Trump s’en prend violemment à la Somalie, un « pays pourri », selon lui, et promet de durcir encore plus sa politique d’immigration. Le président de Etats-Unis a multiplié les propos incendiaires contre la Somalie. La semaine dernière, il a annoncé son intention de « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde ».



Traque des migrants aux États-Unis : jusqu’où ira la ICE, la très controversée police de l’immigration ?Aux États-Unis, les critiques contre Donald Trump se concentrent sur la radicalité et la violence assumée de sa police de l’immigration, l’ICE, comparée à des « chasseurs de prime du Far West ».



Aux États-Unis, la répression contre les immigrés prend des airs de “goulag”. Dans son numéro de novembre et décembre 2025, le magazine américain “Mother Jones” consacre un dossier complet à “la mise en place brutale de l’État policier de Trump”. Il dénonce un système répressif, qui mobilise d’importants moyens financiers et humains, au mépris de la dignité des personnes ciblées.



La politique d’immigration affaiblit la sécurité publique. Les entraves à la protection des personnes migrantes victimes de crimes met les communautés en danger. Les mesures prises par l’administration Trump en matière d’immigration aux États-Unis compromettent la protection des personnes sans papiers ayant été victimes de crimes, en entravant la capacité des forces de l’ordre à enquêter sur ces crimes en vue de poursuivre leurs auteurs, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.  



Certains états sont particulièrement ciblés dans la décision de mettre fin au regroupement familial pour leurs ressortissants. États-Unis : fin du regroupement familial humanitaire pour sept pays. Les États-Unis durcissent encore leur politique migratoire. Washington annonce la fin du programme humanitaire de regroupement familial pour sept pays, dont Haïti, Cuba et le Honduras.



D’autres le sont par une « une interdiction d’entrée totale pour les ressortissants de chaque satané pays qui a inondé notre nation de meurtriers, de sangsues et d’accros aux aides sociales ».

Les Etats-Unis suspendent les demandes d’immigration en provenance de 19 pays. Les demandes de cartes de résident permanent des ressortissants des pays concernés – Afghanistan, Birmanie, Tchad, Cuba… – tout comme les demandes de naturalisation sont interrompues.



C’est ainsi que le pays revendique des chiffres record en matière d’expulsions. Le “tsar des frontières” somme les migrants sans papiers de quitter le pays. Depuis la frontière mexicaine, Tom Homan, principal architecte de la politique migratoire de la Maison Blanche, lance un avertissement direct aux immigrants en situation irrégulière. L’administration Trump durcit le ton et revendique des chiffres records en matière d’expulsions.



Pourtant, le « land of freedom » (pays de la liberté) ne serait jamais devenu ce qu’il est sans l’immigration. Que seraient les Etats-Unis sans les immigrés ?



Les répercussions se font sentir largement hors des frontières américaines et le Canada, où l’on assiste également à la fin du « rêve canadien » et plus au sud où le Chili, notamment,  vient de voir l’extrême-droite revenir au pouvoir, avec l’élection du président le plus à droite de l’ère post-Pinochet.

Présidentielle au Chili : l’inquiétude des migrants face à la probable victoire de l’extrême droite. À quelques jours du second tour de la présidentielle chilienne, qui a eu lieu dimanche, les étrangers en situation irrégulière s’inquiètaient des promesses d’expulsions massives portées par le candidat d’extrême droite José Antonio Kast, grand favori du scrutin. Entre tensions à la frontière, discours sécuritaire et incertitude politique, le climat se tend. 






Et, pour que cette Journée internationale des migrants ne se clôture pas sur de si alarmantes nouvelles, nous pourrons au moins nous réconforter de deux décisions judiciaires récentes qui confirment que l’extrême-droite ne peut pas encore tout se permettre en France.


Diffamation à l’encontre de La Cimade : Marine Le Pen définitivement condamnée.



Mila, militante d’extrême droite, a été condamnée à 2 000 euros d’amende avec sursis pour un tweet raciste.


RD

Troyes: pour une paix juste et durable

HB



Aujourd’hui se déroule une manifestation nationale de solidarité avec le peuple palestinien. Nous y répondons ici à Troyes, avec le Collectif pour la paix. Montrons la force de notre mobilisation pour les droits du peuple palestinien et pour un monde fondé sur le droit et sur le respect de notre humanité commune.

Le 9 octobre, il y a plus d’un mois maintenant, un accord de cessez- le-feu à été signé entre Israël et le Hamas; le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été en quasi-totalité libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages la guerre s’arrête” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.

On ne cesse de retrouver des corps, 572, retirés des décombres, portant l’estimation du nombre total de morts à plus de 69 500 depuis le 7 octobre 2023. Depuis le 10 octobre, 312 gazaouis, dont des enfants, ont été tués par l’armée israélienne.

Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.

L’acheminement de l’aide alimentaire est toujours entravé, l’absence d’assainissement provoque de nombreuses maladies, l’accès au soin, aux médicaments n’est pas assuré. Loin d’avoir renoncé à l’expulsion de la population, Israël est conforté par le plan américain visant à diviser Gaza en deux zones, une verte pour la reconstruction sous contrôle militaire et laissant l’autre partie à l’est, la zone rouge en ruine forçant la population au déplacement.

La colonisation s’accélère en Cisjordanie, avec plus de 260 attaques de colons pour le seul mois d’octobre. Privés peu à peu de leur terre, privés de leur moyen d’existence. Sans cesse entravés par la présence de plus en plus grande de checkpoints rendant la circulation presque impossible.

Le Liban est de nouveau soumis à des frappes sur sa capitale et de nouveaux murs sont construits

Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestiniens de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.

Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.

Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.

Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seule l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.

Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective sécuritaire pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.


Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :

•  l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et le droit au retour des réfugiés palestiniens

•  la fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU

•  des sanctions contre Israël

  • sur le plan diplomatique et par la remise en cause des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
  • Par la suspension de l’Accord d’Association entre l’Union européenne et Israël

•  un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide, l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza et de la reconstruction sous direction palestinienne

Nous vous appelons à la prochaine manifestation sur Troyes le samedi 13 décembre.

 Troyes, 29/11/2025

Troyes: Solidarité Palestine, samedi 29 novembre

Troyes: halte au massacre à Gaza ! La France doit demander un cessez-le-feu immédiat

Une nouvelle manifestation a eu lieu ce vendredi 7 novembre à Troyes


MJ


La manifestation initialement prévue ce samedi 8 novembre à 10h30 a été avancée à la demande des autorités de police (qui proposaient de la décaler d’une semaine) en raison du match ESTAC/SAINT-ETIENNE qui aura lieu samedi à 20h.

Cela n’a pas empêché les fidèles soutiens du Collectif aubois pour la Paix de se mobiliser avec la même détermination.


MJ
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Rassemblement à Paris le 29 novembre


Mercredi 18 octobre 2023, le Conseil d’État s’est prononcé contre l’interdiction systématique des rassemblements et manifestations en solidarité avec la Palestine. Mais, en même temps, il n’a pas désavoué le courrier envoyé aux préfets le 12 octobre par Gérald Darmanin leur demandant de les interdire. Il a donc choisi de laisser aux préfets la responsabilité d’interdire ou pas nos rassemblements et manifestations. Dans les faits les arrêtés d’interdiction continuent de pleuvoir obligeant les associations (dont l’AFPS) à utiliser les recours en référé-liberté devant les tribunaux administratifs. C’est une démarche juridique énergivore et coûteuse mais qui peut permettre de reprendre l’initiative politique tout à fait légalement après une tentative de nous faire taire.



Ce fut le cas dans plusieurs villes de France où les Tribunaux administratifs ont renvoyé dans les cordes la décision préfectorale d’interdiction et permis le bon déroulement des initiatives prévues. Lorsque les déclarations de manifestations en préfecture se voient rejeter par un arrêté d’interdiction, il convient d’abord de dénoncer publiquement ce déni de démocratie et ensuite de reprendre l’initiative en en déposant une autre. Manifester notre solidarité avec la Palestine, n’est pas un délit et nous continuerons d’utiliser toutes les procédures à disposition pour défendre notre liberté d’expression et d’action. Ils ne nous feront pas taire !

« Ça ne tient plus ! » Menaces sur les associations



Retour sur la mobilisation inédite, historique et massive du 11 octobre

« Sanctions contre les allocataires du RSA : 16 associations et syndicats attaquent l’Etat »


Pont-Sainte-Marie: soirée des associations



La traditionnelle remise des trophées avait lieu cette année ce vendredi 17 octobre au cours de la soirée des associations de Pont-Sainte-Marie.

La section LDH de l’Aube, représentée par sa présidente, Maryvonne BLUM, accompagnée du trésorier Gérard LAILLET et d’une adhérente, Françoise BLUM, a reçu un trophée des mains de M. le Maire pour sa participation à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes les 5 et 8 mars à Pont Sainte-Marie notamment. La qualité et la quantité du travail effectué (8000 heures cumulées de bénévolat en 2024) par la section au niveau départemental pour la défense des droits humains a été particulièrement soulignée à l’occasion de cette cérémonie.

Un buffet convivial, préparé par l’association Agis dans ta Ville, qui favorise les échanges et la solidarité entre tous les acteurs de la vie associative maripontaine, clôturait la soirée.

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2 159 enfants ont passé la nuit à la rue avant la rentrée scolaire 



Pour la septième année, l’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) – en lien avec le Collectif des Associations pour le Logement (CAL) – publient leur baromètre sur les enfants à la rue. Le constat est accablant : à la veille de la rentrée scolaire 2025, au moins 2 159 enfants, dont 503 de moins de 3 ans, sont restés sans solution d’hébergement après un appel au 115.

Ces chiffres sont hélas encore bien en dessous de la réalité : de nombreuses personnes ne recourent pas ou ne parviennent pas à joindre le 115. D’autre part, les mineurs non accompagnés (MNA) sans abri et les familles vivant en squat ou en bidonville ne sont pas comptabilisés.



Apportez votre soutien aux associations qui dénoncent cette terrible réalité:



Dans l’Aube, les organisations CGT Educ’Action, FSU, Solidaires, FCPE, La Cimade, MRAP et LDH de l’Aube, et d’autres sur le point de les rejoindre, sont très inquiètes au sujet de l’avenir des jeunes étrangers scolarisés en France et de leur famille, quand ils ne sont pas isolés.

La loi du 26 janvier 2024 durcit les modalités d’accueil et de séjour des étrangers et la circulaire du 23 janvier 2025 du ministre de l’Intérieur limite encore davantage l’admission exceptionnelle au séjour, aggravant leur parcours déjà très compliqué. Ils risquent de voir leur insertion professionnelle et sociale remise en cause et de se retrouver en situation de grande précarité et privés d’avenir.

Ils rencontrent de plus en plus de difficultés dans leurs démarches : délais de traitement des dossiers par les services préfectoraux, problèmes récurrents pour accéder aux services numériques et modalités d’accueil qui réduisent l’accès au service public. Il en résulte des conséquences dramatiques telles que des blocages des demande de titres de séjour ou de leur renouvellement, ainsi que des ruptures de contrat de travail et des suspensions de droits, les plongeant dans la plus grande précarité.

Ils vont venir gonfler encore le nombre de familles à la rue, les capacités d’accueil en hébergement d’urgence connaissant actuellement une pénurie catastrophique. L’Inspection générale des finances (IGF), l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont réalisé récemment une première revue des dépenses consacrées à l’hébergement d’urgence. Leur rapport note que le nombre de places du parc d’hébergement généraliste est stable depuis 2021 alors que le nombre de demandeurs d’hébergement a augmenté de 49% sur la même période. En moyenne, chaque jour, 61% des demandes d’hébergement ne sont pas satisfaites.



En 2024, 855 personnes (chiffres connus) sont mortes dans la rue, dont 19 enfants de moins de 4 ans.

Ça n’est pas tolérable.

Après la canicule, chaude fin de semaine dans l’Aube



Fête  de la Fraternité

Vendredi 4 juillet 2025 à 18h30 (Epagne)


« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Martin Luther King / Discours – 31 Mars 1968

Les « premiers de cordée » ont trop souvent oublié certains d’entre nous et ont tendance à s’enfermer sur un entre-soi qui exclut notamment les territoires ruraux. Pourtant le dynamisme est loin d’en être absent, tout comme les valeurs d’ouverture, de solidarité et de partage. En outre, en ces temps troublés, ne pas oublier la place fondamentale de la fraternité dans notre devise républicaine est une nécessité.

Toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs sont invités à se rencontrer le vendredi 4 juillet 2025 à 18h30 à Epagne (1, rue Gabriel Bonvalot)

autour d’un apéritif afin de faire connaître les initiatives qui existent déjà, d’en développer d’autres, d’exprimer les besoins ou tout simplement de se rencontrer et d’échanger.  

Cette rencontre, bien qu’organisée par un groupe de Socialistes de la première circonscription électorale de l’Aube, se veut transpartisane et surtout ouverte à toutes celles et tous ceux pour qui la fraternité entre habitants de nos territoires a encore un sens et qui veulent participer à la construction d’un avenir solidaire et tolérant.






Financement des associations : une situation alarmante, des propositions pour en sortir



Multiplication des appels à projets, subventions coupées, mise en concurrence : le secteur associatif fait face à une crise de financement. Mais l’Observatoire citoyen de la marchandisation des associations explore des pistes de « démarchandisation ».

Entre 2005 et 2020, la part des subventions dans le budget des associations est passée de 34 % à 20 %. En parallèle, la part de la commande publique a augmenté de 17 % à 29 %. « On est passé d’une politique ascendante où les associations construisaient leur objet associatif à partir de besoins concrets, à une politique descendante qui les positionne en prestataires de services vis-à-vis de l’État ou des collectivités territoriales », déplore l’Observatoire citoyen de la marchandisation des associations dans son rapport Entre marchandisation et démarchandisation, rendu public fin mai.

Enquête « Sécurité alimentaire en Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile (HUDA) »



Plus d’un tiers des personnes hébergées en Hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile sont en situation de faim. 

La Fédération des Acteurs de la Solidarité Île de France, la Mission France d’Action contre la Faim, le Centre d’Action Sociale Protestant, Cités Caritas, Coallia, Emmaüs Solidarité, Equalis, France terre d’asile et le Groupe SOS Solidarités publient le rapport « la sécurité alimentaire en Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile (HUDA) », enquête menée auprès de 99 ménages hébergés dans 11 structures HUDA franciliennes.

Cette enquête dresse un état des lieux préoccupant de l’accès digne à une alimentation suffisante et adéquate pour les personnes hébergées dans ces dispositifs.