« Appel à témoins » sur M6 va faire des téléspectateurs des enquêteurs




Après que Valeurs Actuelles ait appelé les citoyens à signer la nouvelle tribune des militaires d’active, comment M6 va faire jouer aux Français le rôle d’auxiliaires et indicateurs de police…


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LE PARTI DE LA VENGEANCE

Par Rémy Dufaut



Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, Les sept vieillards – XLVII, STEINLEN Aimé-Daniel, 1976, Paris


Tels Baudelaire transformant en « monstres hideux», « infâmes » et déshumanisés mais néanmoins « éternels » les 7 vieillards qui hantent ses Tableaux Parisiens dans Les Fleurs du Mal, les gouvernements italien et français persistent dans leur traque hallucinée et paranoïaque des membres des Brigades rouges  italiennes, dont 7 d’entre eux ont été arrêtés en France ce mercredi matin.

Condamnés en Italie pour des faits commis dans les années 70-80, ils approchent tous les 70 ans et n’ont commis aucun acte répréhensible durant 4 décennies.

Alors que l’on constate que rien n’a changé en 40 ans dans le droit italien, l’État français revient sur sa politique à la demande d’un autre État, alors que les procédures utilisées pour imposer les peines avaient été jugées, à l’époque, incompatibles avec les principes de l’État de droit français.

L’empressement de Mario Draghi, Premier ministre et de  Luigi Di Maio, ministre des Affaires étrangères à se venger, est incompréhensible sur le plan historique et juridique.

« Les réfugiés italiens […] qui ont participé à l’action terroriste avant 1981 […] ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française […]. J’ai dit au gouvernement italien qu’ils étaient à l’abri de toute sanction par voie d’extradition. » François Mitterrand, 21 avril 1985

« Les policiers étaient très favorables à accorder l’asile aux Italiens. Les filatures avaient démontré qu’ils ne présentaient aucun danger. Les autorités italiennes n’étaient pas hostiles non plus. Leurs prisons étaient pleines. C’est comme ça [qu’a été] élaboré le pacte qui deviendra la doctrine Mitterrand : l’asile pour les Italiens qui n’avaient pas commis de crime de sang en échange de la sortie de la clandestinité et du renoncement à toute forme de lutte armée des deux côtés des Alpes. »  (M Le Monde)

Que la « doctrine Mitterrand » soit aujourd’hui aussi violemment reniée n’est pas anodin et ne peut rien présager de bon pour l’avenir, notamment le jour où un petit dictateur, à la tête d’un régime autoritaire et anti-démocratique, voire n’importe quel obscur autocrate, réclamera la tête de réfugiés politiques au pays des Droits de l’Homme, ce à quoi l’État français s’empressera de céder, dans un souci de « bon voisinage »…


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En France, 35 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la désinformation est plus que jamais à l’œuvre


Carte météorologique diffusée sur Antenne 2 le 30 avril 1986


La CRIIRAD s’alarme en constatant : « Aujourd’hui pourtant un nombre croissant d’articles assure que les autorités n’ont pas menti. Les procédés utilisés sont assez grossiers mais ils semblent fonctionner car, le temps passant, la mémoire s’efface. »

Elle a publié un certain nombre de documents que vous trouverez ci-dessous:

Communiqué de presse du 22 avril 2021.

En complément, un premier volet du dossier rappelle les déclarations choquantes, et sans fondement scientifique, des services officiels français sur l’ampleur de l’accident et son impact en Union soviétique. Le second volet traite du fameux bouclier anticyclonique qui aurait protégé la France (avec le panneau STOP sur la frontière française).

Pour une vision d’ensemble, nous vous proposons un document de synthèse : « 35 ans après la catastrophe, la France n’en a pas fini avec le Mensonge de Tchernobyl ».



En complément


Trente ans avant Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de Kychtym

Trente ans avant Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de Kychtym

Alors que la catastrophe nucléaire de Tchernobyl s’est produite il y a trente-cinq ans, une autre explosion, survenue en 1957 en Russie dans le centre nucléaire militaire de Mayak, continue d’empoisonner la région. Retour sur cette catastrophe tenue secrète pendant plus de vingt ans.


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Génocide arménien : la Turquie convoque son ambassadeur américain après la décision de Joe Biden


Le ministre turc des Affaires étrangères a convoqué samedi l’ambassadeur américain pour protester contre la décision de Joe Biden de reconnaître le génocide arménien, durant lequel un million et demi d’Arméniens ont été massacrés par l’Empire ottoman en 1915.


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Communiqués

7 avril 1994 : début du génocide au Rwanda

Par Rémy Dufaut



En 2003, les habits des victimes du génocide contre les Tutsis au Rwanda ont été présentés dans le cadre d’une opération mémorielle.• Crédits : Per-Anders Pettersson – Getty



Le 6 avril 1994, les présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, meurent, lorsque leur avion est abattu par un missile, au moment d’atterrir à Kigali.

Du lendemain 7 avril au 17 juillet 1994, entre 800000 et 1 million de Tutsis sont sauvagement massacrés. La France, a pris mi-juin sous mandat de l’ONU le commandement d’une force multinationale. Sa responsabilité est clairement engagée, dans sa peu glorieuse mission « Turquoise », semblant n’avoir pas plus réagi que les forces de la « Minuar  » , présentes sur le terrain dès le début du génocide.

À la demande du chef de l’État, une commission d’historiens a examiné l’implication militaire et politique de la France dans ce conflit qui a conduit à l’extermination d’un peuple par son gouvernement avec le soutien et l’aide active de l’autre partie de sa population.

Trente ans plus tôt, le journal Le Monde rapportait déjà dans son édition du 4 février 1964, le massacre de décembre 1963 au cours duquel on estime qu’entre 8 000 et 12 000 Tutsis, y compris des femmes et des enfants, avaient été assassinés.

Le rapport « Duclert », du nom du directeur de ladite commission, a été remis à Emmanuel Macron le 26 mars dernier. Outre la bonne trentaine d’ouvrages en français publiés sur cette guerre débutée officiellement en 1990, on peut donc s’y référer, même s’il ne prétend pas lever toutes les zones d’ombre.

Ce rapport pointe des « responsabilités accablantes » pour la France mais souligne l’absence de complicité de génocide.


N.B. : Les conclusions du rapport sont en page 966 (et plus précisément 973)

Il y a 50 ans


Les 343 signataires du Manifeste dans le Nouvel Observateur du 5 avril 1971

Le 5 avril 1971, en déclarant « Je me suis fait avorter » en une du « Nouvel Observateur », célébrités et anonymes défient la loi. Parmi les audacieuses, Delphine Seyrig, Catherine Deneuve, Françoise Fabian, Marguerite Duras, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Gisèle Halimi… Comment une bande de pétroleuses, avec leur marraine Simone de Beauvoir, ont-elles accompli cet acte fondateur pour le droit d’accès à l’IVG ?

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« Numéro 387, disparu en Méditerranée », des cimetières sous la mer

« Numéro 387, disparu en Méditerranée » (LITTLE BIG STORY, STENOLA PRODUCTIONS, Graffiti Doc)


Pendant trois ans, la documentariste Madeleine Leroyer a suivi le travail de chercheurs en charge de l’identification de migrants, morts au large des côtes libyennes.


Ce soir samedi 3 avril à 21h sur Public Sénat. Documentaire français de Madeleine Leroyer (2020). 52 min. (Disponible en replay sur le site de Public Sénat).

Pour en savoir plus c’est ICI

Se souvenir de la Commune et de son héritage.

Pendant deux mois, la Commune a porté les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité à travers l’émergence du droit du travail et du droit au travail, l’école laïque, gratuite pour tous, la séparation de l’église et de l’État, la défense de l’intérêt général par l’extension des services publics, la reconnaissance de la citoyenneté aux étrangers et des avancées significatives vers l’égalité salariale des femmes et des hommes.

En 72 jours, la Commune a créé la plus authentique démocratie qui ait jamais existé à travers le monde. Une démocratie avec des élus responsables et révocables, s’ils ne tiennent pas leurs engagements. Le gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple.

Non l’exemple de la Commune n’est pas aujourd’hui périmé.

Ce que le peuple a voulu et réalisé en 1871 ans reste d’une grande actualité.


Nous avons vu et aimé l’admirable film diffusé sur ARTE le 23 mars dernier (encore disponible sur arte.tv du 16/03/2021 au 20/05/2021). Nous sommes heureux de le partager avec vous ci-dessous.


https://www.youtube.com/watch?v=rtK76S0_tHE
Du soulèvement du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » qui s’acheva le 28 mai 1871, Paris fit il y a 150 ans l’expérience d’une insurrection populaire et démocratique. Raphaël Meyssan nous plonge au cœur de cette révolution singulière, grâce à un étonnant dispositif esthétique, construit autour de gravures d’époque.

Syrie : nous sommes « tous témoins » de la « pire catastrophe » causée par l’homme depuis 1945



Alaa El Aswany, Philippe Claudel, Laurent Gaudé, Souad Labbize, Elias Sambar… Dans « Tous Témoins », une vingtaine d’auteurs unissent leur voix aux dessins puissants de l’artiste réfugié Najah Albukai, plusieurs fois emprisonné, pour exprimer leur indignation face aux horreurs perpétrées depuis une décennie en Syrie. En exclusivité, « l’Obs » vous offre une série de ses œuvres et le texte de Farouk Mardam-Bey.


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Débat en ligne

Jeunesse et extrême droite. Cinquante nuances de brun ?

Jeudi 25 mars à 18 h 00, par le Musée national de l’histoire de l’immigration


Intervenants : 

  • Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite, auteur avec Nicolas Lebourg de Les droites extrêmes en Europe (Seuil, 2015).
  • Paul Conge, journaliste, auteur de Les Grands remplacés. Enquête sur une fracture française (Arkhé éd., 2020).
  • Fiona Lazaar, Députée du Val-d’Oise, engagée dans les travaux de la mission d’information parlementaire sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme.

 Une rencontre animée par Nora Hamadi, journaliste, Arte.


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FEMMES AUBOISES


Par Nicole François

Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».

Retour sur ces portraits : aujourd’hui 



FEMMES RESISTANTES de l’Aube

Dans l’Aube, on a pu identifier près de 200 femmes (on en compte 250 dans l’Yonne) mais ce chiffre est probablement sous-estimé. Elles sont originaires de tous les milieux et ont tous les âges. Gilberte Guesdon raccoutreuse à Troyes, 17 ans en 1943, est déjà agente de liaison FTP entre Troyes et le maquis d’Arcis-sur-Aube. Les résistantes de 20 à 30 ans occupent une part majeure des effectifs et les moins de 30 ans en forment la moitié. Peut-être la composante jeune et ouvrière de la population auboise explique-t-elle cette tendance. En atteste Paulette Chaton, née Aubert, ouvrière en bonneterie, agente de liaison de l’organisation Schmidt, arrêtée le 13 avril 1944 à Troyes pour distribution de tracts.

Qui sont ces femmes résistantes ?

Ce sont déjà des épouses, des mères et des filles qui, à la manière de sentinelles du foyer, résistent malgré leurs multiples tâches domestiques. A La-Lisière-des-Bois, un hameau de Saint-Mards-en-Othe, l’agricultrice Marguerite Couillard, née Philbert, mère de six enfants, aide son époux Gabriel à résister au sein du BOA. À Nogent-sur-Seine, Marie Buridant, née Barbier, membre des Commandos M, aide son époux Camille avec sa belle fille Simone née Barbier. Les couples de résistants constituent aussi une charnière efficace. Il existe de nombreux cas de duos résistants forts complémentaires comme le couple d’agriculteurs de Torvilliers, Lucette Baudiot, née Fèvre, et Édouard, agissant pour le groupe Montcalm ou le jeune couple Gisèle Camuset et Maurice, mariés en 1940. Certaines idylles sont même nées dans la Résistance. Jeanne Roth, née Schwartz, bonnetière et infirmière de la Croix rouge, a sauvé le juif autrichien Norbert Roth. Paulette Blasques, née Fourrier, buraliste à Pont-sur-Seine, a hébergé avec sa mère le prisonnier de guerre Corentin Cariou, qui deviendra son mari, après avoir été son contact au sein de Libération-Nord. Enfin Josette Ripoll, la jeune agente de liaison FTP du maquis de Saint Mards-en-Othe, deviendra l’épouse de Roland Nigond après la guerre. D’autres femmes ont su vivre la Résistance des hommes à l’instar de Josette Ripoll ou Rolande Die rejoignant le maquis et participant aux combats de Saint-Mards-en-Othe le 20 juin 44 puis à ceux de la Libération. Certaines ont même été homologuées au sein des unités combattantes comme Yvonne Fontaine, lieutenant FFC du réseau Abélard Buckmaster, qui accompagna Pierre Mulsant à Londres où elle effectue un stage militaire intensif.

Pourquoi ces femmes se sont-elles engagées ?

Les motivations ordinairement avancées pour expliquer l’engagement résistant masculin se retrouvent évidemment pour les femmes, qu’il s’agisse de la haine de l’occupant, de l’antinazisme, du patriotisme ou du poids du milieu. A ces motivations se combine également l’effet d’entraînement du milieu environnant. Plusieurs militantes de gauche, ayant participé aux luttes d’avant-guerre (Front Populaire, guerre d’Espagne..) figurent parmi ces résistantes. Madeleine Dubois, militante syndicaliste au sein du syndicat national des instituteurs (SNI) puis agente de liaison et de renseignement FTP sur toute la Bourgogne et en région parisienne. Andrée Jeanny née Boigegrain, ouvrière textile (secrétaire de la CGT en 1937) et membre de l’UJFF (Union de jeunes filles de France) a diffusé avec Cécile Romagon des tracts signés « Les Comités féminins », dans le but de rallier les ménagères de l’Aube à la Résistance. Les femmes ont su joindre au patriotisme d’autres motivations, des valeurs de cœur jugées traditionnellement féminines comme le don de soi et la générosité. La quinquagénaire Anne Carsignol, née Gourmand, proche du BOA et de l’Armée secrète, a hébergé de nombreuses équipes de sabotage sur sa propriété du château de Polisy, transformée à l’été 1944 en hôpital clandestin pour les maquisards.

Quelle place ces femmes ont-elles occupée dans la Résistance et qu’y ont-elles gagné ?

La fragilité supposée du beau sexe a souvent permis de déjouer les soupçons de l’Occupant. Eugénie Blanchon, née Hoffer, lingère à Troyes, a facilement fait passer des messages à Paul Langevin, assigné à résidence. Mais les femmes furent aussi victimes de cette approche sexuée et ont presque toujours été reléguées à des fonctions subalternes, y compris dans les couples résistants. Ainsi Suzanne Wauters, née Guenot, secrétaire de son mari Georges Wauters (haut responsable des réseaux Hector puis de Ceux de la libération) prit de grands risques pour lui et fut arrêtée et déportée à Ravensbrück. La Résistance à ce titre est restée le reflet de la société de l’époque. La femme est systématiquement l’auxiliaire, l’infirmière, le bras droit, l’intendante ou l’agente de liaison des résistants. Mais le courage des femmes leur a fait gagner le respect des hommes et le droit de vote, trop longtemps retardé par d’autres hommes, les sénateurs d’avant-guerre. Beaucoup de résistantes ont su se taire sous la torture. La résistante FTP, Marguerite Flavien, née Buffard,arrêtée en décembre 1943 à Lyon, est torturée par le milicien Paul Touvier et se suicide en se jetant par la fenêtre. Paulette Blasques de Libération Nord, arrêtée à Pont-sur-Seine le 21 février 1944 par la Feldgendarmerie de Romilly, est torturée à la prison de Troyes puis à Fresnes et est enfin déportée au camp de Dachau en Allemagne d’où elle sera libérée en avril 1945. Mais beaucoup de résistantes auboises ont malheureusement perdu la vie pour prix de leur engagement.

Jean LEFEVRE et Frédéric GAND, historien.

« N’Y VOYEZ PAS MALICE »

IL EST ENFIN ARRIVÉ, sorti tout chaud des presses de HOP en Vendée, le livre de bonne humeur de Jean Lefèvre. 

Pourquoi ce livre ?

Pour honorer cent ans d’un journal, la DÉPÊCHE DE L AUBE, né en décembre 1920 et toujours debout, la crête rouge et le cœur ardent. 

Jean Lefèvre y écrit des billets depuis plus de 40 ans où il égratigne ou caresse de nombreuses têtes d’affiches du monde politique ou artistique. 

Un livre de billets d’humeur « pour vous déplisser de plaisir la matière grise » dit Barnard Vasseur dans sa préface. 

Il s’agit en effet pour l’auteur de libérer certains  lecteurs de leur idolâtrie pour  certains hommes politiques qui ont failli et failliront encore.

Des textes lestes, pétillants,  incisifs, rudement bien tournés, parfois de mauvaise foi, l’auteur le reconnaît, mais c’est pour mieux déboulonner les statues.

Il y a aussi des textes d’amour, ceux qui mettent en scène les artistes d’ici et de plus loin: le TPC, la Strada, les Humbert, la Madeleine, le  Gérard-Philipe, les Octaves, l’OSA, l’accordéon de Packo ou d’Azzola, la guitare d’Alain, les Nuits, et bien d’autres , photographes, chroniqueurs, etc.

Le livre s’est permis à la fin de récolter parmi les  1000 billets non publiés, des pensées éparses que Jean Lefèvre appelle MALICERIES. Tout un art, toute une philosophie. 

Le livre sera disponible à la Dépêche de l’Aube, 22 ter Avenue Anatole France à Troyes  à partir de lundi 22 mars. 

N’Y VOYEZ PAS MALICE, La Dépêche de l’Aube 2021, 260 pages, 16 €. (Port + 8 €) 

La Dépêche est ouverte entre 9 h 30 et 17 h 30. 

Signatures de l’auteur: Mercredi 24 à 16 h

Vendredi 26 à 16 h

Romilly s Seine le samedi 27 mars à 15 h. 66 rue de la Boule d’Or.


Corinne BAUDEMENT

FEMMES AUBOISES

Par Nicole François

Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».

Retour sur ces portraits : aujourd’hui 


Madeleine Dauphin née à Troyes en 1915 et décédée en 2013, a consacré sa vie entière à la musique, en tant qu’organiste à l’église Sainte-Madeleine de Troyes, enseignante de piano au Conservatoire et compositeur.

Elle a commencé dès son plus jeune âge l’étude du piano. A 13 ans elle est entrée au Conservatoire de Troyes pour y étudier, outre le solfège et le piano, la musique d’ensemble et la composition musicale. Élève brillante, elle a remporté les plus hautes récompenses dans chacune de ces disciplines devenant ainsi la plus titrée de tous les élèves du Conservatoire.

Madeleine Dauphin disparue le 25 juin 2013, a laissé derrière elle des générations de musiciens à qui elle a enseigné le piano, mais également une carrière de compositeur. Si elle a publié « Six études de salon », œuvre pour piano et une « Toccata en ut mineur », œuvre pour orgue, c’est avec son « Concerto en La b majeur pour hautbois et orchestre » qu’elle s’est affirmée.

La Médiathèque de Troyes Champagne Métropole conserve ses archives personnelles ainsi que les partitions originales de ses compositions.

Dimanche 21 : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale



Le 21 mars 1960, à Sharpeville (Afrique du Sud), la police ouvre le feu et tue 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid.


En proclamant la Journée internationale en 1966, l’Assemblée générale de l’ONU engage la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale (résolution 2142 (XXI)).

En 1979, l’Assemblée générale adopte un Programme d’activités à entreprendre au cours de la seconde moitié de la Décennie de la lutte contre le racisme et la discrimination raciale (A/RES/34/24). À cette occasion, l’Assemblée générale décide qu’une semaine de solidarité avec les peuples en lutte contre le racisme et la discrimination raciale, commençant le 21 mars, sera organisée chaque année par l’ensemble des États.

En 2001, la Conférence mondiale contre le racisme produit le programme le plus autorisé et le plus complet de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée : Déclaration et Programme d’action de Durban

En septembre 2021, l’Assemblée générale des Nations Unies réunira les dirigeants du monde pour une réunion d’une journée à New York afin de marquer le vingtième anniversaire de l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Durban sous le thème « Réparations, justice raciale et égalité pour Les personnes d’ascendance africaine ».


Rassemblement

Samedi 20 mars à 10h00

Place Jean Jaurès à Troyes

FEMMES AUBOISES

Par Nicole François

Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».

Retour sur ces portraits : aujourd’hui 




Blanche Odin (née en 1865 à Troyes, morte en 1957) est aujourd’hui reconnue comme une des plus grandes aquarellistes de sa génération.

Elle a été pensionnaire au couvent des Ursulines.

Elle a exposé ses œuvres à Paris et réalisé de nombreuses œuvres de commande, en particulier des bouquets de fleurs.

Un critique de l’époque a écrit : « Sous son pinceau, qui a à la fois grâce et virilité, les fleurs dans leur infinie variété s’épanouissent avec autant de généreux éclats de saveur. Elles sont un enchantement pour le regard, qui va des unes aux autres, sans arriver à se fixer ici ou là. »

Après sa mort, elle garde la faveur de nombreux admirateurs de son art.

Peu à peu, malgré la persistance des clichés et des conformismes sexistes dans le milieu de l’art contemporain, l’apparition régulière de nombre de ses œuvres sur le marché participe à une nouvelle notoriété.

FEMMES AUBOISES

Par Nicole François

Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».

Retour sur ces portraits : aujourd’hui 


Flavie Vincent-Petit est une conservatrice-restauratrice originaire d’une famille d’agriculteurs de l’Aube.

Diplômée du Master Verre Design et Architecture elle est aussi maître-verrier, ou plutôt (elle préfère cette appellation) « peintre sur verre » (dénomination du XVIe siècle) .

Elle travaille depuis 1995 sur les monuments historiques français tant dans le cadre de leur restauration que dans le cadre d’intégration d’œuvres contemporaines.

Elle a choisi le vitrail pour croiser les disciplines: histoire, art, pratique artistique, création, sciences (chimie, physique, biologie) et spiritualité.

Sa formation lui permet d’allier innovation et techniques anciennes.

Elle a créé son entreprise en 2012 pour à nouveau affirmer que son métier peut et doit évoluer tant en restauration qu’en création. L’entreprise compte aujourd’hui dix huit personnes, heureuses d’œuvrer ensemble pour le patrimoine Vitrail.

L’interdisciplinarité, la rigueur, la connaissance des techniques anciennes et l’innovation ont amené son équipe à créer à la Maison Rachi (Synagogue de Troyes) un arbre généalogique du XI° au XIV° siècle en hébreux et en français avec les noms des descendants Rachi attestés par les textes et documentés.

« Je souhaitais montrer la descendance de Rachi sous une forme foisonnante non figée. Lorsqu’une branche n’est pas documentée cela ne veut pas dire que la descendance s’arrête, simplement que n’en avons pas de trace. Les feuillages et les oiseaux m’ont permis de montrer cette continuité sans trahir les sources. Le cercle permet aussi de montrer l’universalité de Rachi »

FEMMES AUBOISES

Par Nicole François

Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».

Retour sur ces portraits : aujourd’hui 



Marguerite Bourgeoys est née le 17 avril 1620 à Troyes et morte le 12 janvier 1700 au Canada.

A Troyes, avec d’autres compagnes troyennes qui partagent avec elle sa vision de l’éducation, elle fonde la première communauté de femmes non cloîtrées.

Elle enseigne aux enfants des quartiers pauvres de Troyes.

En 1663, avec des femmes veuves et orphelines accueillies à La Salpêtrière, elle entreprend de traverser l’Atlantique en partant de La Rochelle.

Colbert fait attribuer une dote à chacune en échange de leur engagement à prendre époux, dans le but de rétablir un équilibre démographique.

De 3000 habitants, le Canada triple sa population en 10 ans.

Entre 1663 et 1673, plus de 750 « Filles du Roy » arrivent dans la vallée du Saint-Laurent.

Marguerite Bourgeois est une figure incontournable du Canada.

Elle est « là où il y a quelque chose de bien à faire ou une œuvre de charité à exercer »

Des Québécois viennent régulièrement en pèlerinage à Troyes et à Neuville-sur-Vanne

L’Affaire Dreyfus, alliés et adversaires. D’autres regards sur l’Affaire.



Après la conférence d’Alain Pagès le jeudi 11 mars, « Zola et ses amis dreyfusards » ,

JEUDI 18 MARS 2021

Conférence de Jean-Sébastien Macke, « Lectures musicales de l’affaire Dreyfus »

Ingénieur de recherches à l’Institut des Textes et des Manuscrits Modernes (ITEMCNRS), Jean-Sébastien Macke a consacré son travail de thèse à la mise en valeur d’Alfred Bruneau, compositeur ami proche de Zola, dont l’œuvre comporte des adaptations de romans de Zola pour la scène lyrique.

Dans sa conférence intitulée « Lectures musicales de l’affaire Dreyfus », il propose de réfléchir à l’implication des musiciens dans l’Affaire, tant dans leur engagement effectif que dans leur œuvre musicale. Il s’attachera à souligner combien la fracture de l’Affaire est déjà bien lisible dans le monde musical de l’après 1870.


A venir:

JEUDI 8 AVRIL 2021

Conférence de Marie Aynié, « Dreyfus et ses amis inconnus »

Agrégée d’histoire, Marie Aynié a soutenu, sous la direction de Patrick Cabanel (Université Toulouse-le Mirail), une thèse sur “les amis inconnus” du capitaine Dreyfus – ceux qui ont soutenu sa cause par leurs lettres et leurs pétitions notamment. Ses recherches portent sur l’histoire politique à la fin du XIXe siècle, notamment sur les formes de mobilisation et de manifestation de l’opinion, sur ses réactions et ses émotions face aux discours et aux représentations politiques. Elle s’intéresse principalement à la construction de l’opinion, aux modes de mobilisation et à l’expression politique à la fin du XIXe siècle.

Conditions : Les conférences ont lieu en visioconférence, via Zoom.
Tarifs : 5€ par séance. Tarif réduit pour les demandeurs d’emploi et personnes handicapées. Gratuit pour les lycéens et étudiants.

Inscription obligatoire : contact@institut-rachi-troyes.fr

Possibilité de s’inscrire et de payer en ligne via Hello Asso : https://www.helloasso.com/…/cycle-de-conferences-sur-l…

INFORMATIONS PRINCIPALES
Institut Universitaire Européen Rachi
2, rue Brunneval – 10 000 Troyes
03.10.95.30.07.
www.institut-rachi-troyes.fr
contact@institut-rachi-troyes.fr

FEMMES AUBOISES

Par Nicole François

Il y a un an, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la section LDH Troyes et Aube présentait une exposition « Portraits de femmes auboises ».

Retour sur ces portraits : aujourd’hui 

Suzanne Bernard est une aviatrice française née à Troyes en 1893, décédée le 10 mars 1912. Elle repose au cimetière de Troyes.

Elle reçoit le baptême de l’air du pilote Darsonval, parcourant lors de sa première sortie 64 kilomètres, à bord du ballon « Aube » .

Le 10 mars 1912, alors qu’elle passe l’ultime épreuve de son brevet de pilote sur le terrain d’aviation d’Étampes, elle se tue aux commandes de son appareil, elle n’avait pas 20 ans.

Si Suzanne Bernard avait obtenu son brevet de pilote en mars 1912 elle aurait fait partie des 10 premières aviatrices brevetées par l’aéroclub de France : Élise DerocheMarthe NielMarie Marvingt et Jeanne Herveux furent brevetées en 1910 (de même que Hélène Dutrieu en  Belgique),  Marie-Louise Driancourt et Béatrix de Rijk furent brevetées en 1911.