Kadiatou Konaté, militante : « En Guinée, la lutte contre les violences sexuelles devrait être une priorité »

Portrait de Kadiatou Konaté, directrice exécutive du Club des Jeunes filles leaders de Guinée et organisatrice du Forum de la jeune fille guinéenne, Guinée Conakry, le 14 octobre 2022. 
©Thomas Morel-Fort


Comment lutter contre les violences sexuelles en Guinée ? Kadiatou Konaté, présidente du Club des jeunes filles leaders de Guinée, combat ce fléau au quotidien, sur le terrain et auprès des instances de son pays. Elle dénonce une banalisation des violences basées sur le genre dans la société guinéenne. « Les gens n’en parlent pas et cela finit par se normaliser », s’indigne-t-elle. Entretien.

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Le nombre de victimes de violences conjugales recensées par la police et la gendarmerie en hausse de 21 % en 2021

Des personnes se rassemblent sur la place du Trocadéro, devant la tour Eiffel, à Paris, lors d’une manifestation à l’appel de l’organisation féministe #NousToutes pour dénoncer le 100ᵉ féminicide de l’année, le 1er septembre 2019. ZAKARIA ABDELKAFI / AFP


L’étude annuelle du ministère de l’intérieur fait état d’un doublement des faits enregistrés par les forces de sécurité depuis 2016.

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Pour l’égalité de genre dans la culture

Le mouvement « HFx Grand Est » , dont l’objectif est d’agir ensemble pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts et la culture vient de naître le 26 novembre 2022 dans le Grand Est.

« Les chiffres de l’inégalité entre les hommes et les femmes dans le domaine de la culture sont toujours accablants. Ainsi les cinq théâtres nationaux n’ont accordé que 27% de leur programmation 2020 / 2021 à des metteuses en scène. »

En 2006, l’inspectrice générale du ministère de la Culture avait fait un constat accablant de l’inégalité entre les hommes et les femmes dans les arts et les lettres. mettant en évidence la surreprésentation d’hommes aux responsabilités dans le secteur culturel, et les difficultés des femmes pour accéder aux moyens de productions et aux subventions.

Rien n’a changé aujourd’hui.

Par exemple les œuvres des femmes restent moins visibles que celles des hommes, la part des femmes aux postes de direction des  établissements culturels ne progresse guère,  elles accèdent moins que leurs homologues masculins aux moyens de production, à la programmation artistique et à la réalisation audiovisuelle, où elles  restent moins visibles que les hommes…

C’est dans ce contexte que l’association rejoint la Fédération interrégionale HF, qui compte déjà neuf collectifs en France et un transfrontalier, HF Europe. Un « x » a été ajouté au nom de l’association du Grand Est, afin d’intégrer les minorités de genre à ses combats contre les discriminations.

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