Fin de vie : l’Assemblée nationale approuve la proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir



Les partisans de l’aide à mourir enregistrent une nouvelle victoire. Les opposants connaissent de leur côté une défaite méritée.

N’en déplaise à:

  • Wally Bordas et Agnès Leclair du Figaro,


  • au 38 personnes interpellées lors d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale, en marge des débats,


  • aux organisations très opportunes le Front de gauche [sic] anti-validiste et Les Éligibles, collectif de personnes handicapées, malades et leurs aidants,


  • à Mickaël Cléraux du JDD


  • à l’association Alliance Vita et sa kyrielle d’associations, collectifs, officines et groupements d’opposants qu’on ne peut décemment citer,


hormis le président actuel de la Fondation Jérôme LejeuneJean-Marie Le Méné, considéré comme un proche de l’Opus Dei, qui mérite une mention spéciale,


  • au Think Tank libéral Fondapol,


  • à Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon,


  • et à tant d’autres intégristes…


l’Assemblée Nationale a adopté hier les propositions de loi relative aux soins palliatifs et d’accompagnement et relative à la fin de vie, en deuxième lecture.

Après avoir épluché quelque 2 000 amendements en un peu plus d’une semaine lors de cette deuxième lecture, les députés ont adopté mercredi deux textes : l’un, consensuel, sur le développement des soins palliatifs ; l’autre, plus discuté, sur l’aide à mourir.



Ces adoptions à l’Assemblée mercredi ne signifient pas la fin de parcours législatif des deux textes, dans un calendrier serré : faute d’accord possible avec le Sénat, le gouvernement devra, s’il souhaite une adoption définitive, donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. Ce qui supposera, après la deuxième lecture au Sénat, la réunion d’une commission mixte paritaire pour tenter de concilier les points de vue puis, après un probable échec, une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, et enfin, la lecture définitive.

Pour Elsa Walter, vice-présidente de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), forte des 285607 signatures obtenues suite à l’appel lancé par son association, « Ce que demandent les malades en #FindeVie, c’est pouvoir choisir. » 


Malgré leurs divergences, les 3 associations  l’ADMD, « Ultime Liberté » et « Le Choix-Citoyens pour une mort choisie » voient, dans ces adoptions très consensuelles, une avancée conséquente dans leur combat mais demeurent déterminées à ce que la liberté pour les personnes en fin de vie de mourir dignement, au moment et dans les conditions de leur choix soient respectées.


RD

Les évêques français s’opposent unanimement au projet de loi sur «l’aide à mourir»


L’assemblée plénière annuelle des évêques français s’est ouverte à Lourdes ce mardi 19 mars par une déclaration liminaire sur un autre sujet d’actualité : le projet de loi sur la fin de vie. Le gouvernement a transmis lundi 18 mars le texte au Conseil d’État, première étape d’un long processus pour instaurer en France une « aide à mourir ». Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement au mois de mai. C’est d’une seule voix que les évêques s’y sont opposés.

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18e Semaine de mobilisation de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

Fin de vie : Emmanuel Macron a envie « d’aller le moins loin possible, et le moins vite possible », selon un ministre


Le gouvernement doit notamment arbitrer sur les critères fixés pour le recours au suicide assisté, l’euthanasie ayant déjà été écartée des discussions.

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Fin de vie, sédation, aide active à mourir : de quoi parle-t-on ? Où en est le débat en France ?


La convention citoyenne sur le sujet débutera le 9 décembre. Elle devrait rendre en mars 2023 des travaux permettant, selon Emmanuel Macron, « à la société de prendre en compte les évolutions indispensables sur cet immense sujet ».

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Le message militant de Christian Rauth en faveur du droit de mourir dans la dignité.