Spécial présidentielle


Élection présidentielle : écrivains, l’abstention générale ?


On a peu entendu les auteurs pendant cette campagne. Auraient-ils déserté le terrain politique ? Pas sûr. La preuve par vingt-six écrivains…

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Le rapport du Giec? Les candidats à la présidence s’en fichent

– © Camille Besse/Reporterre


Le prochain président de la République aura un rôle majeur : il reste seulement trois ans pour espérer limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, révèle le Giec. Pourtant, la plupart des candidats sont indifférents à la publication de son dernier rapport.

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Suicide assisté, euthanasie, sédation profonde… Ce que proposent les candidats à l’élection présidentielle sur le thème de la fin de vie

Les candidats de gauche plaident pour une nouvelle loi instaurant le suicide assisté. A droite, on réclame une meilleure application des textes existants sur la fin de vie. (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)


Contrairement à d’autres sujets de société, la question de la fin de vie s’inscrit dans un clivage politique traditionnel. Les six candidats de gauche se prononcent pour une nouvelle loi instaurant le suicide assisté, tandis qu’à droite on réclame une meilleure application des textes existants.

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Thérèse Clerc, une vieille cool

Thérèse Clerc, 1927-2016, militante féministe


Lettre à une militante du « grand âge »

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Orpea : l’ancien directeur avait revendu un paquet d’actions avant la sortie du livre

L’ancien directeur d’Orpea aurait revendu un paquet d’actions après avoir appris la préparation du livre-enquête « Les Fossoyeurs ». (Bertrand Guay/AFP)


Selon le Canard enchaîné, l’ancien directeur général d’Orpea Yves Le Masne a empoché près de 590 000 euros l’été dernier en revendant des actions, peu de temps après avoir appris la préparation du livre « Les Fossoyeurs ». La ministre Brigitte Bourguignon dénonce un « cynisme pur ».

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L’euthanasie, futur débat au cœur de la présidentielle ?

(Illustration François Destoc)


Liberté de choix ou régression éthique porteuse de dérives ? Sensible et clivant, le débat sur l’euthanasie n’est pas nouveau, mais va sans doute marquer plus que jamais la campagne présidentielle.

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Le message militant de Christian Rauth en faveur du droit de mourir dans la dignité.

«Sans les aidants, notre système de santé n’aurait pas tenu le coup»


Photo d’illustration. (Maskot/Getty Images)


Il faut se souvenir qu’en mars 2020, les hôpitaux ont demandé aux familles de venir chercher leur parent pour libérer des lits. Les aidants ont alors agi comme des co-soignants. Ils ont soutenu le système de santé en accueillant leur proche chez eux, en effectuant eux-mêmes les gestes médicaux. Une tribune de Claudie Kulak qui participera au Forum Libé mercredi 13 octobre.

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530 000 personnes âgées « en situation de mort sociale »


La crise sanitaire a eu un impact extrêmement fort sur la solitude des personnes âgées. (Archives Lionel Le Saux/Le Télégramme)


Plus d’un demi-million de personnes âgées ne rencontrent jamais ou quasiment jamais d’autres personnes… Un nombre qui a augmenté de 77 % en quatre ans, alerte l’association Les Petits frères des pauvres, dans une étude publiée ce jeudi.

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Grâce à la Suisse, Alain Cocq a pu devenir maître de sa fin de vie.

Alain Cocq dans son lit médical, à Dijon, le 6 juin 2021. (JEFF PACHOUD / AFP)

 
Alain Cocq a bénéficié d’un suicide assisté à Berne, ce mardi 15 juin 2021. Le président de l’ADMD était à ses côtés.


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Vivre en EHPAD…. ce n’est pas une vie

par Jean Camus


Les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont connu ces derniers temps des turbulences que l’on a du mal à mesurer. Beaucoup de silence autour de ces établissements, comme si on avait honte, que le grand public ne devait pas connaître la dure réalité.

Le nom de l’établissement porte en lui-même son lot de  « charges », non pas rédhibitoires, lourdes de sens cependant, qui cumulées constituent un véritable enfer pour les personnes hébergées, résidents(es). D’ailleurs ce mot « résident » résonne d’une signification mortifère, c’est plus souvent pour le résident une « assignation à résidence » qu’un choix mûri, réfléchi, qu’une décision prise en pleine conscience. C’est une option par défaut, « imposée » par d’autres, par le système qui fait de ces personnes des êtres dépourvus de tout.

L’âgisme, ou grand âge, ou vieillesse oblige à des choix dans une acception mercantile qui considère qu’on est trop vieux pour accéder à un service de qualité, une prestation de qualité, un lien social sans prendre en considération les besoins, les aspirations de la personne.

 C’est l’âge de la diminution, de la perte partielle ou totale de ses capacités sensorielles ; de l’audition, de la vue, du contrôle des autres fonctionnalités, de la mobilité générale, de la motricité manuelle fine. Le résident diminué dans des  compétences  naturelles qui faisaient de lui une personne autonome, indépendante, capable de se prendre en charge, vit une régression importante, un retour en enfance, une vie réduite à celle d’un nourrisson qu’il n’est plus. Comment faire pour changer les piles d’un appareil auditif avec des doigts gourds d’arthrose, que l’on doit faire manger avec une petite cuiller, que l’on doit aider aux toilettes. Plus d’intimité corporelle. Le résident doit abdiquer malgré lui son intégrité, sa dignité.

La vie ne peut être réduite au maintien en vie.

Ici une formule audacieuse, « vivre est pire que mourir » Judith Butler (Le vivable et l’invivable, Judith Butler et Frédéric Worms, PUF). Cette vie vivable donne valeur dans le sentiment d’appartenance sociale, une vie qui fait écho dans le monde économique.

C’est certainement inacceptable, une perte de l’estime de soi, cette relégation des personnes dépendantes constitue une vraie ségrégation sociale, une discrimination que personne ne nomme. Cette vulnérabilité a provoqué un ressenti de néant. Le résident n’est plus dans le « nous », dans les uns « dans » les autres, dans le discours collectif.

Cette disqualification du vieillissement là encore touche plus les femmes que les hommes, elles vieillissent plus longtemps, leurs retraites sont souvent plus faibles.

Le temps manque à un personnel surchargé, en nombre insuffisant, quelques fois réduit pour cause de maladie, pressé par la direction de l’établissement qui « gère » ce lieu particulier comme une entreprise. Avec les personnes dépendantes, les interventions ne peuvent être planifiées à la minute, il faut du temps pour faire.  Ce temps minuté, contrôlé altère les relations résidents/personnel. Choc frontal inconciliable de deux aspects de cette vie partagée en Ehpad, le personnel n’a pas le temps quand le résident ne sait que faire d’un temps trop long pour lui.

La pandémie a ajouté son lot de contraintes imposées par les établissements. La vie dans certains Ehpad n’est plus en ces temps de Covid qu’un « tunnel de restrictions », de privations, d’une liberté hautement surveillée. Des témoignages évoquent des réalités dures « nous avons été tels des prisonniers sans avoir le droit de sortir, de rencontrer âme qui vive ». « Maman a perdu dix ans en quelques mois ». « Dix semaines à piétiner dans la chambre c’était long en dépit des mots mêlés, du sudoku, et d’un peu de couture ».

Ayant perdu tout contrôle sur leur vie, le sentiment d’abandon, le fardeau d’inutilité occupent l’essentiel des pensées des résidents avec des effets délétères sur la santé. Idées noires, dépression, tentatives de suicides……….

Quel sens pour la vie, si réduite à ses seules productions économiques, à son utilité marchande. Juste un compte en banque ? Le travail n’a pas toujours occupé cette place centrale dans la vie, dans la Grèce antique, le travail était l’œuvre des esclaves, donc objet plus ou moins de mépris.

Victor Haddad, gériatre et praticien hospitalier s’indigne dans une tribune au « Monde » ; les personnes âgées ont été fragilisées par l’interdiction des visites, sans pour autant que celle-ci empêche des milliers de morts. Des proches de résidents déplorent les « abus de pouvoir » de certains directeurs et le manque de fermeté du gouvernement. Bien tardivement, Brigitte Bourguignon, ministre chargée de l’autonomie, face aux critiques des familles, propose un document pour mettre fin « aux situations abusives… ». Claire Hédon, défenderesse des droits, dans un rapport, mai 2021, met en exergue l’accentuation depuis la crise des « atteintes aux droits des résidents, plus particulièrement leur droit au maintien des liens familiaux ».

Des morts invisibles, en toute discrétion, sans les familles au début de la crise, ces morts qui n’ont pas été pleurés collectivement. Ces disparus, sans accompagnement, comme des pestiférés, des parias, sans le rituel du deuil. N’étaient-ils pas dignes d’être pleurés comme les autres ? Pas de commémoration ? Les pouvoirs publics seraient bien inspirés d’organiser une journée de deuil national consacré aux morts, à ces disparus anonymes, aux soignants et aux Français touchés par l’épidémie.

La fin de vie, le grand âge sont des impensés des pouvoirs politiques. Déjà en 2003, la canicule avait causé un nombre important de décès. Aucune leçon n’a été tirée. En 2020 le gouvernement n’était pas préparé, a réagi à contre sens. Les mensonges, les annonces à la télévision aux JT du soir, les décomptes macabres surtout dans le but de faire peur ont provoqué un choc, un redoublement de l’angoisse générale, une perte de crédibilité de l’État, des résistances à accepter les consignes de sécurité.

La réforme de la dépendance semble sur les rails (B. Bourguignon nommée à cet effet, à l’été 2020, ministre déléguée à l’autonomie) ; une réforme parfaite pensent certains pour un second mandat…… « En 2030, demain, un tiers de la population aura plus de 65 ans donc c’est un projet de société, qui ne doit pas être regardé comme un coût mais comme un investissement » B. Bourguignon.

La vieillesse, le grand âge ne sont pas forcément des fatalités contre lesquelles on ne peut rien. Nos sociétés, hautement « technologisées » ont peiné à trouver la parade. Cette pandémie doit nous obliger à repenser le sens de la vie, à repenser le sens à donner à la vie.

La résilience de certains ne peut pas être la solution d’un mode de vie, de la manière de faire société, les plus forts édictant les règles. On mesure le degré de civilisation d’une société à la façon dont elle accompagne les jeunes, les personnes âgées dépendantes, ses populations fragiles, vulnérables.  

JC

Sainte Savine, mai 2021

Du 24 au 31 mai 2021, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité investit le terrain…



Une semaine de mobilisation dans toute la France.


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Euthanasie : l’adoption de la proposition de loi compromise avec 3 000 amendements déposés à l’Assemblée


Des députés du groupe LRM à l’Assemblée nationale à Paris, mardi 2 mars 2021. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE 


Malgré un large soutien, la proposition de loi ouvrant un droit à « une fin de vie libre et choisie » du député Olivier Falorni n’avait pu être adoptée début avril, face à des milliers d’amendements déposés par quelques élus Les Républicains.


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Droits des résidents en Ehpad : « Pandémie ou non, l’entrave à la liberté existe 24 heures sur 24 »


LOIC VENANCE / AFP


Ce mardi 4 mai, la Défenseure des droits a rendu son rapport concernant les droits et la dignité des personnes âgées. Des droits « gravement entravés » pendant la crise sanitaire.


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Yaël Braun-Pivet veut le « droit de choisir » en fin de vie


Ludovic MARIN / AFP

La présidente LREM de la commission des Lois à l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet revendique le “droit de choisir sa fin de vie”, prenant le contre-pied du gouvernement. 

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Euthanasie. Le Sénat s’oppose au « droit à mourir dans la dignité »


Jacques Demarthon/AFP


Le Sénat a supprimé de l’article 1er de la proposition de loi de Marie-Pierre de La Gontrie visant « à établir le droit à mourir dans la dignité ». La sénatrice PS a annoncé le retrait de son texte.

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Fin de vie : lettre ouverte à Emmanuel Macron



Nous interpellons le Président de la République dans une tribune publiée dans le Journal Le Monde daté du mercredi 3 février […]

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Euthanasie : les malades demandent à avoir le choix

Véronique D’Hondt, spécialiste des cancers, rappelle, dans que l’exercice de la médecine, qu’elle soit curative ou palliative, elle requiert, pour l’essentiel, humilité, tolérance, et disponibilité.

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Covid-19 : les personnes âgées ne veulent pas être « infantilisées »

© AFP, Anne-Christine POUJOULAT

AFP, publié le samedi 19 septembre 2020 à 18h52

Dans la « ligne de mire » des autorités dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, les plus de 60 ans ne veulent pas être « infantilisés » et encore moins « placardisés », beaucoup exprimant leurs craintes d’un clivage intergénérationnel.

« Il y a une façon protectrice d’appeler les personnes qui sont à plus grand risque à se protéger avec plus de vigilance, et une façon clivante: c’est hélas la seconde qui a été choisie. C’est une faute psychologique et humaine dramatique », déplore le psychiatre Serge Tisseron.

Depuis quelques semaines, la tonalité des discours est la même, à la mesure de la progression de l’épidémie. Le 27 août, le Premier ministre Jean Castex suggérait d’éviter « que papi et mamie aillent chercher les enfants à l’école ».

Le 10 septembre, le Pr Jean-François Delfraissy, qui préside le Conseil scientifique, indiquait que « deux populations sont sur notre ligne de mire », les personnes de plus de 60 ans qui sont « la cible de ce virus » avec les populations fragiles, et les 20-40 ans.

Jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran a dit « mesurer les sacrifices consentis » par les personnes âgées après « de longs mois de confinement », leur demandant néanmoins de « redoubler tous (leurs) efforts. Y compris celui, le plus difficile, de réduire encore le nombre de personnes que vous voyez chaque jour ».

Joël, fringant sexagénaire francilien, pongiste émérite, respecte les précautions sanitaires et les fait respecter dans le club de tennis de table qu’il préside. Mais il est un point sur lequel il ne transigera pas: « continuer de garder mes petits-enfants ».

Armelle Le Bigot-Macaux, présidente de l’Ecole des grands-parents européens, dénonce pour sa part « l’amalgame, l’infantilisation, la placardisation et le mépris de ce que l’on représente dans la société ».

– « Stratégie du bouc émissaire » –

« Ce qui me fait bondir c’est l’amalgame +60 ans et plus+ alors que cela recoupe deux générations », ajoute-t-elle, ulcérée également par un certain double discours. « Personne ne s’est occupé de nous cet été où on a rempli notre rôle en gardant nos petits-enfants, en leur remontant le moral. Ça arrangeait tout le monde et personne n’a rien dit parce qu’on était bien utile », fait-elle remarquer.

« On a fait de cette génération des plus âgés une catégorie qu’il fallait protéger à tout prix, qui devait être isolée du reste de la population. On a clivé », analyse la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, auteur du livre « Grands-parents, le maillon fort » (Albin Michel, 2018).

Egalement dans le viseur, la jeunesse. Pour le sociologue du CNRS Olivier Galland, davantage encore que les autres classes d’âge, « les jeunes sont plus affectés par les conséquences économiques et sociales de la crise et dans leur mode de vie ». Même si après le déconfinement, « on a eu un certain relâchement », « ce n’est pas pour autant qu’il faut les stigmatiser et en faire les grands coupables. Ce serait absurde ».

Le délégué général du Forum français de la jeunesse, Anthony Ikni, regrette le « paternalisme » de certains discours, notamment médiatiques, « toujours très stéréotypés » à l’égard des jeunes. « Il faut un peu raison garder dans ce débat et avoir en tête qu’on n’a pas énormément d’informations sur les chaînes de transmission » du virus.

« Pointer une catégorie de la population est extrêmement dangereux, surtout à l’heure des réseaux sociaux (qui) ont popularisé une culture de la dénonciation publique et de l’exacerbation des tensions entre groupes », met en garde le Dr Tisseron qui dénonce une « stratégie du bouc émissaire ».

Le pire pour Béatrice Copper-Royer serait d’ériger « deux mondes avec une frontière qu’on voudrait de plus en plus étanche. Alors que cela fait un bien fou de se mélanger entre générations, cela maintient la bonne santé psychique aussi bien des jeunes que des plus âgés ».

Rentrée parlementaire : L’ADMD interpelle les Parlementaires et la Défenseure des droits au sujet de la fin de vie



Alors que les Parlementaires français font leur rentrée, le constat du mal-mourir en France ne cesse de revenir au premier plan des débats avec l’apparition chaque jour de nouveaux drames de la fin de vie. Dans un tel contexte, il apparaît évident qu’en France, l’accompagnement actuel de la fin de vie trahit les valeurs fondamentales de notre République : la liberté, l’égalité et la fraternité.

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Sans réponse de l’Élysée, Alain Cocq va se laisser mourir et filmer son agonie


Alain Cocq est atteint d’une maladie orpheline incurable. © Radio France / Danielle Messager

Ce vendredi soir, il arrêtera de s’alimenter et de boire. À 57 ans, il ne veut plus de cette vie où il ne peut plus rien faire seul. Il réclame une sédation, mais il n’est pas en fin de vie, la loi ne l’autorise donc pas. Alain Cocq se veut combatif puisqu’il ne peut rien contre la maladie orpheline dont il est victime, qui endommage vaisseaux et artères et le rend totalement dépendant. Sa dernière bataille sera pour abréger cette vie dont il ne veut plus. Ses derniers jours seront filmés via Facebook.

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