Clôture de la campagne électorale demain samedi à zéro heure. Une « brebis galeuse » sur la liste RN à Romilly-sur-Seine.



N’étant pas assujettis au respect du code électoral puisque n’étant pas candidats, nous n’en respecterons pas moins la règle qui veut que la campagne prenne fin la veille du scrutin à zéro heure.

Il nous reste donc le temps de signaler la présence en notre département d’une « brebis galeuse » dans la liste RN de Romilly-sur-Seine. En effet, StreetPress nous présente aujourd’hui la carte des 235 « brebis galeuses » du RN et de ses alliés, dans laquelle nous apprenons qu’on en a débusqué une :

Jean-Patrick Vernet, sur la liste de Angélique Ranc — RN

Deuxième nom sur la liste, il partage sur Facebook des publications du Parti de la France, de Dieudonné et des photomontages aux sous-entendus racistes. Il a également publié un montage montrant Ségolène Royal voilée, et dépeinte comme l’égérie d’une boîte de « Couscous Royal lèche babouches » près d’un drapeau algérien.



Il est assez étonnant que cette fort « respectable » liste romillonne RN compte dans ses rangs, et pas à n’importe quelle place, puisqu’à la deuxième, un tel personnage. C’est lui qui, il y a 6 ans, conduisait la liste qui avait obtenu 14,33 % des suffrages et obtenu 2 postes dont sa tête de liste Jean-Patrick Vernet. Hormis la montée d’une tension en fin de campagne en lien avec le soutien du monde économique au maire sortant Eric Vuillemin, on ne peut pas dire que celle-ci s’affole. Mais il nous semblait important de mentionner ce fait. Les électrices et les électeurs sauront en tirer les conclusions qui s’imposent.



Municipales : le RN pioche dans les rangs de La Cocarde, syndicat étudiant proche des néofascistes


Blast a épluché les listes de candidats de la Cocarde étudiante — syndicat d’extrême droite proche des néofascistes — aux élections CROUS de 2024 et 2026, puis les a croisées avec les listes des municipales des 15 et 22 mars. Résultat : sur 29 candidats de la Cocarde figurant sur des listes municipales, 18 se présentent sur des listes menées ou soutenues par le Rassemblement national. La proximité du parti lepéniste avec la Cocarde, organisation au carrefour des courants les plus radicaux et violents de l’extrême droite, rappelle le vrai visage du RN, loin des tentatives de normalisation.



Comment l’extrême droite se cache derrière les listes sans étiquette


A Paris (Sarah Knafo), à Toulon (Laure Lavalette), à Perpignan (Louis Alliot), à la Seyne-sur-Mer (Dorian Munoz) et dans de nombreuses communes, des candidates et candidats d’extrême droite ont choisi d’avancer plus ou moins masqués. 

Au sein de listes « sans étiquette»  ou « divers droite », sous couvert de logiques transpartisanes ou « d’union », ces candidats ont retiré le nom de leur parti de leur affiche voire occulté leur appartenance. Cet effacement peut confiner à la dissimulation, faisant obstacle au choix éclairé des électeurs. Nous vous aidons à y voir plus clair et à vous renseigner sur la situation dans votre commune. 



« La lutte contre l’extrême droite est une urgence dans tous les territoires »


Dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs et d’actrices du monde associatif et de la société civile appelle à une large mobilisation contre l’extrême droite, lors des scrutins des 15 et 22 mars, et insiste, pour ce faire, sur l’importance de trouver compromis et dialogue.


RD

Le média identitaire Frontières, ses obsessions, ses alliés et ses dons défiscalisés



Dans la galaxie des médias d’extrême droite, Frontières occupe une place centrale. Le jeune média identitaire peut compter sur le soutien de l’écosystème pour diffuser ses idées réactionnaires, parfois aux frais du contribuable.

Dans une gare, il n’est pas rare de se rendre dans un Relay, pour combler l’attente en achetant un livre ou un périodique. Sur un présentoir de magazines, bien en valeur entre deux rangées de journaux, en gare de Chartres (Eure-et-Loir), un utilisateur de X (ex-Twitter) remarque et photographie un point commun entre des publications alignées. OmertaValeurs actuelles (trois numéros), FrontièresCauseurFront populaireFuria (deux numéros)… Tous ces magazines proposent une vision réactionnaire de la société et se placent à l’extrême droite du champ politique (même si certains s’en défendent).



Les enquêtes de «Frontal» qui ont marqué 2024 : en septembre, «Libé» publie une partie des faux documents fabriqués par Jordan Bardella


Pour la fin de l’année, «Libé» revient sur les enquêtes de «Frontal», la newsletter consacrée à l’extrême droite, qui ont eu un impact médiatique et politique.

Les révélations de Libération sur les faux documents fabriqués par Jordan Bardella pour maquiller l’emploi fictif qu’il a occupé en 2015 ont visiblement traumatisé le jeune président du Rassemblement national (RN).



Tiktok : la stratégie phare de Jordan Bardella pour séduire la jeunesse


Lors des élections européennes, Jordan Bardella a obtenu le vote de 7 765 936 électeurs. Parmi eux, 26% sont des jeunes de moins de 25 ans. Le RN a su utiliser cet outil afin de rallier les jeunes à sa cause et son combat à travers Jordan Bardella. S’affichant en faisant des blagues, mangeant de la nourriture en tous genres, exhibant un grand sourire… tout est minutieusement calculé par Jordan Bardella et son parti.



Le club FoRB : Comment l’extrême-droite tisse sa toile au Parlement européen


Entre Giorgia Meloni et le PPE d’Ursula von der Leyen, ça matche depuis 2019. Blast a suivi la trace de Carlo Fidanza, chef des Fratelli d’Italia au Parlement européen. L’envoyé spécial de la présidente du Conseil italien, qui a notamment investi l’intergroupe parlementaire FoRB. Un club où on encense les chrétiens et diabolise l’Islam.

Casseroles, cagoules, et trouble à l’ordre public

D’après Libération

« La préfecture de police de Paris a jugé qu’un défilé de militants d’extrême droite masqués ne représentait «pas un trouble à l’ordre public».

L’impression d’un deux poids deux mesures irresponsable au regard des interdictions de rassemblements contre la réforme des retraites. »

Cagoules et  slogans fascistes, 500 militants d’extrême droite ont défilé à Paris.

Néofascistes à Paris

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