Présomption de légitime défense : comment une demande des policiers d’extrême droite est devenue mainstream.
Le gouvernement s’apprête à faire voter une « présomption de légitime défense » en faveur des policiers qui font usage de leur arme. La mesure est assimilée à un « permis de tuer » par ses détracteurs et rompt avec le principe d’égalité devant la loi.
« Une faute morale et politique » : des responsables talibans attendus à la Commission européenne pour parler immigration
Cinq responsables talibans ont reçu l’autorisation d’entrer en Belgique, attendus ce mardi à Bruxelles pour évoquer avec la Commission européenne le renvoi d’exilés afghans vers leur pays d’origine, une perspective dénoncée par des élus et des ONG.
Menacé après la condamnation du fondateur du média identitaire Frontières, le juge Youssef Badr annule sa venue à Reims.
La rencontre prévue ce lundi 22 juin après-midi avec le juge Youssef Badr à la bibliothèque universitaire Robert de Sorbon à Reims est annulée. Une annulation qui intervient dans un contexte de menaces portées contre le magistrat depuis la condamnation du fondateur du media identitaire Frontières.
« Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir » : une enquête pour incitation à la haine ouverte après la diffusion d’une vidéo tournée dans une discothèque de l’Aveyron.
Depuis le 6 juin, une vidéo prise dans une boîte de nuit de Rodez (Aveyron) a été vue par plusieurs milliers de personnes et repartagées par de nombreux comptes. Sur ces images, on peut voir un groupe de personnes alcoolisées entonner des chants racistes. Une enquête pour incitation à la haine a été ouverte par le procureur.
Pétition : pour un Défenseur des droits à la hauteur de la fonction.
Sophie Binet, SG de la CGT, et des milliers d’autres personnes, représentant.es d’organisations, chercheur.e.s, personnalités et citoyen.nes sont signataires de la pétition « Défenseur des droits : une nomination déterminante pour les droits et libertés » – pour marquer leur opposition à l’éventuelle nomination de François-Noël Buffet.
La protection thermique des logements, des écoles, des hôpitaux et des villes doit devenir une grande infrastructure publique du XXIe siècle. Comme l’eau potable, l’électricité ou le rail hier, elle doit être planifiée, financée et organisée collectivement.
« L’alimentation est le lieu où se cristallisent de nouvelles tensions géopolitiques et identitaires ».
La spécialiste de l’alimentation Julia Csergo analyse la manière dont les pratiques culinaires fantasmées sont instrumentalisées à des fins politiques.
Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados. Tugdual Denis, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, auteur de “La Cendre et le feu, enquête intime au cœur de la droite française” (Robert Laffont).
Pique-nique Républicain & Populaire – Samedi 30 mai 12H – Champ-de-Mars à COLMAR.
Rejoignez l’appel cosigné par plus d’une soixantaine d’organisations, de personnalités et d’élu·es locaux à participer à un pique-nique républicain et populaire à COLMAR (68) ce samedi 30 mai 2026, en réaction à la venue du « Canon Français ».
Le prochain banquet des « canonniers » aura lieu à Troyes en trois épisodes, les vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 avril prochains.
Bien que suscitant critiques et rejet de la part d’une certaine partie de la population qui réfléchit, les organisateurs se gargarisent d’un succès qui les a surpris dès le lancement de leur projet « entrepreneurial » mais l’expliquent par le « bon esprit » qui préside à leur initiative.
« Les banquets du Canon Français sont une création originale, inspirée à la fois des banquets d’Astérix, des fêtes de village, de Bayonne ou encore de l’Oktoberfest. Nos participants ont également un rôle important dans l’évolution de notre formule. » déclare l’un des deux fondateurs, Geraud du Fayet de la Tour (1).
En réalité, l’idée, lancée lors de la crise sanitaire du Covid, dans le but fort louable d’aider un ami viticulteur à écouler sa production, a vite été transformée en une formidable machine à cash. De la vente de quelques bouteilles, on est passé à un registre beaucoup plus étendu pour en arriver à l’organisation de festivités sous la forme de « banquets géants » destinés à « rassembler les Français ». Il ne s’agit de rien d’autre que d’une forme d’entrisme visant à capturer et à redéfinir les orientations historiques et culturelles d’usages populaires grâce, notamment, à des arguments économiques.
La société créée à Tours en 2020 a pris une autre tournure lorsque, toujours à l’affut d’une bonne affaire, Pierre -Edouard Stérin (3) est entré dans le capital de celle-ci. Depuis le 24/12/2024, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle)BOISSE, dirigée par Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse (2) occupe les fonctions de président de la SAS (société par actions simplifiée) Le Canon Français. L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) TURRIM, dirigée par Geraud du Fayet de la Tour, gérant, en occupe les fonctions de directeur général.
Depuis, le Canon Français sillonne la France de long en large, où l’accueil est parfois un peu plus mitigé que veulent bien le dire ses dirigeants et leurs soutiens médiatiques : Valeurs Actuelles, Le Figaro, CNews, Europe1, RMC, TF1, M6, le JDD, Boulevard Voltaire, Breizh-Info, Résistance Républicaine, le JDF, Fakta.co, etc. La communication repose également beaucoup sur les réseaux sociaux.
En effet, d’autre voix se font entendre en Bretagne notamment où le propriétaire du Château-des-Pères dans le petit village de Piré-sur-Seiche, a annulé l’événement face à l’opposition marquée d’habitants de cette partie du sud-est rennais. Le projet politique de la marque avait échappé a son attention. Le banquet a été déplacé en urgence vers un second lieu d’accueil, le château de Blossac au sud de Rennes.
Jusqu’à ce qu’on relève des insultes racistes et islamophobes, des saluts nazis, des menaces de viols, des débordements inévitables lorsqu’on sait que l’alcool coule à flot de 12h à 17 h et que les fêtards lâchés dans la rue poursuivent leur bamboche débridée jusqu’à se révéler d’une violence inadmissible mais bien « de chez eux ».
« Évidemment on se reconnecte avec notre identité nationale quelque part » concède Pauline S. après le banquet du samedi 22/11/2025 dans les Vosges. (Facebook page de Christophe Naegelen, député UDI)
Ces seigneuries servent ripailles au château, pour encourager les sujets à se soumettre plus aisément à leurs devoirs, moyennant néanmoins finance, ce qui est un comble, au vu des tarifs conséquents.
La ville de Troyes se réjouit d’accueillir cet événement dans un ensemble culturel en plein centre-ville. « L’Espace Argence, aujourd’hui ensemble culturel de 3 500 m², est ancré dans l’histoire troyenne, ce qui lui confère son exceptionnel cachet en tant que première gare de Troyes puis « Lycée Impérial de garçons ».
Patrimoine et culture vous dit-on…
(1)Geraud du Fayet de la Tour, seigneur de La Borie, de Clavière, de Mainterolles, de La Bastide, de La Tour et de Fournols se présente commeentrepreneur du divertissement.
(2) Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse se fiance àMlle Maëlle Le Lièvre de La Morinière le 27/01/2018, (carnet du jour du Figaro) et l’épouse le 25 mai 2019. On pourra consulter leur modeste liste de mariage (qui n’a pas vraiment fait un tabac) :
Ces gentes personnes font partie des quelque 2200 familles subsistantes de la noblesse française (en 2024).
(3) On ne présente plus Pierre-Édouard Robert Raymond Marie-Joseph Stérin, qui a fait fortune avec la smartbox et revendique sa foi catholique pratiquante.Il s’oppose publiquement à l’IVG, la PMA ou encore le mariage pour tous. Il rêve d’être canoniséet se consacre à des œuvres chrétiennes à travers des associations comme SOS Calvairesou Familya.
Il finance activement des structures comme l’Institut de formation politique ou l’Observatoire de l’immigration. Il a aussi été l’un des soutiens de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il cherche un « champion » pour porter ses idées, qu’il note méthodiquement sur Excel.
Le projet Périclès a été révélé en 2024. Il vise à favoriser l’union des droites et à faire triompher ses valeurs au sein de la société française. Le nom fait référence aux mots Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes.
RD
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Le 7 décembre 2021, un groupe de catholiques intégristes empêchait la tenue d’un concert jugé « sataniste » de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, organisé par le centre culturel Le Lieu unique à Nantes puis à Paris 2 jours plus tard en l’église Saint-Eustache. Le concert a finalement pu avoir lieu à Paris dans un lieu tenu secret.
A Nantes, un militant de Civitas, groupe catholique proche de l’extrême droite, détruisait un compteur électrique pendant un spectacle destiné aux enfants sur la question du genre et était interpellé le 6 avril 2023.
En 2023 toujours, le concert de l’artiste Bilal Hassan, prévu le 5 avril dans une ancienne église désacralisée de Metz, était annulé par les organisateurs à la suite des pressions de catholiques identitaires.
En Loire-Atlantique, deux paroisses, à Saint-Nazaire et à Nantes, renonçaient à accueillir deux concerts prévus en mai et en juin 2024 suite aux intimidations du groupe catholique traditionaliste, Riposte Catholique.
Plusieurs ensembles musicaux – la Schola Cantorum de Nantes, les Chœurs de Saint-Brévin, le Symphonique des bords de Loire et l’orchestre symphonique de Saint-Nazaire – devaient interpréter L’Homme armé : une messe pour la paix de Karl Jenkins, une œuvre composée en 1998 et dédiée aux victimes de la guerre au Kosovo.
Un concert de Keiji Haino prévu le 14 mars à la cathédrale de Metz était délocalisé au centre Pompidou sous la pression de paroissiens qui considéraient la performance comme «la plus sordide des profanations».
En raison de la programmation du groupe Sniper, la Région Grand Est avait décidé, à la demande notamment de Laurent Jacobelli et des élus du Rassemblement national, de suspendre provisoirement la subvention accordée au festival Le Jardin du Michel qui aura lieu du 22 au 24 mai 2026 à Toul (Meurthe-et-Moselle). En cause, des paroles du groupe de rap, datant parfois de plus de 20 ans, décrites comme potentiellement « racistes, antisémites et incitant à la haine raciale. » Après vérifications auprès du ministère de l’Intérieur au sujet de ces paroles du groupe qui a bien été poursuivi une seule fois, en 2003, mais n’a jamais fait l’objet de condamnation, la Région a finalement décidé le jeudi 9 avril d’accorder cette subvention d’un montant de 94 000 euros au festival.
Forte de son relatif succès aux élections municipales, l’extrême droite utilise désormais les mandats de ses élus communaux pour poursuivre son travail de sape.
Nicolas Meizonnet, tout nouveau maire RN de Vauvert, dans le Gard, et député de la 2e circonscription du département, après avoir annulé une expo photo au début du mois, vient de liquider, avec l’assentiment de son conseil municipal, la prochaine édition du festival Jazz à Vauvert, prévue les 26 et 27 juin
Dans le Vaucluse, la culture meurt à petit feu dans les petites villes gérées par l’extrême droite. A Bédarrides, Camaret-sur-Aigues et Morières-les-Avignons, les maires Rassemblement national ou élus avec son soutien délaissent la culture. Mais derrière ce désintérêt pointe une politique brutale contre acteurs et associations.
Dans les villes qu’il dirige, le RN sabote la culture discrètement mais sûrement. Les municipalités d’extrême droite ont mené ces dernières années un travail de sape dissimulé contre les acteurs culturels. Une situation d’autant plus inquiétante que les communes sont aujourd’hui leur principal financeur.
« La culture est le champ où l’“union des droites” fonctionne le mieux, contre une création subventionnée et jugée gauchiste ». Le Rassemblement national entend sabrer l’argent de la création et le reverser au patrimoine, observe dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) cède à l’extrême droite en suspendant le 8 avril son fonds d’aide à la création sur les plateformes en ligne. Un collectif de créateurs de contenus, d’auteurs, de techniciens et de producteurs alerte sur la possible disparition de l’économie culturelle d’internet.
Il y a mille manières d’affaiblir le secteur, et sans doute une seule façon de le sauver : répéter inlassablement qu’une culture libre et ouverte est un service public, un cadeau pour les générations futures, et la seule garantie de la pérennité de la fameuse exception culturelle française.
Face à des politiques culturelles qui conduiraient à un démantèlement, il se trouve 3 pistes pour réagir : financière, mais aussi associative et territoriale.
Finalement, pour ne pas tomber dans les pièges tendus par l’extrême droite, c’est sans doute à la culture elle-même et à ses acteurs qu’il appartient de se réinventer pour résister.
Attention, sondage sensible ! Par son objet : le rapport à l’islam des musulmans de France. Par sa conclusion : l’intégrisme progresse, surtout chez les plus jeunes. Cette étude de l’Ifop sera âprement débattue.
Nous vous épargnerons les réactions intéressées et nauséabondes des médias d’extrême-droite qui sautent sur l’occasion sans hésiter un instant, pour nourrir à un moment fort opportun la séquence identitaire, en lui donnant un vernis de “réalité mesurée”, sous couvert d’une pdeudo-réalité scientifique.
Celles de certains politiques en embuscade ne se font pas attendre.
Montée de l’islamisme : Bruno Retailleau annonce le dépôt d’un texte pour lutter « contre l’entrisme municipal »
Un sondage IFOP sur « l’islamisme des musulmans » affole les plateaux télé des chaînes d’information. Mais qui parle vraiment derrière ces chiffres ? Média d’influence, campagne de diffamation d’ampleur, calendrier électoral… Sondage neutre ou arme politique ? Enquête sur un récit écrit d’avance.
Gageons que d’autres sondages du même type ne vont pas tarder à être publiés par les officines réactionnaires et islamophobes, qui voient dans tout musulman un dangereux terroriste islamiste, à plus forte raison s’il est jeune et s’il est défendu contre les attaques racistes par des militants nécessairement « islamogauchistes ».
Il y a deux ans, utlisant alors d’autres ficelles, celles-ci et leurs hérauts s’en prenaient aux associations de défense des droits humains et, en tout premier lieu, à la LDH (Ligue des Droits de l’Homme).
« Je m’attendais à mieux d’Élisabeth Borne », regrette le président de la LDH.
Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), réagit aux propos de la Première ministre qui a évoqué mercredi 12 avril [2023] devant le Sénat « les ambiguïtés face à l’islamisme radical » de l’association fondée en 1898.
Plus récemment, la LDH s’inquiétait que le « discours de responsables politiques stigmatise depuis quelques années les musulmans, qu’ils soient Français-e-s ou résident-e-s en France, tantôt suspectés d’être au cœur d’un complot « séparatiste », tantôt désignés comme « entristes» ou pire encore. »
Peu de temps après, la LDH se mobilisait contre les discours qui diffusent la haine envers des groupes religieux, tenus sous « couvert d’humour, [par] un candidat du Parti de la France [qui] assimile les personnes de confession musulmane à des personnes profitant du système d’aides sociales français.«
Deux mois plus tard, une cinquantaine de personnalités dénoncaient la dérive dangereuse d’un autre « responsable politique de haut niveau » envisageant « expressément un traitement différencié de l’islam« .
Pourtant, « La laïcité est, en France, au cœur d’une conception citoyenne de la République, et de la société. Elle est inséparable d’une démocratie vivante, qui ne se résume pas en un exercice électoral, et d’une recherche constante de l’égalité des droits.
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Depuis quelques années, l‘essentiel du débat se déroule autour de l’Islam. Cette religion focalise sur elle bien des images et des peurs : jeunes filles voilées, banlieues, et donc immigration, sous la coupe de l’intégrisme, terrorisme, etc. ce sont ces clichés qui provoquent, lorsque la construction d’un lieu de culte musulman est envisagée, les réactions que l’on sait. C’est pour les mêmes raisons que certains proclament l’incompatibilité définitive de l’Islam et du « modèle français d’intégration ».
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Aucune raison ne permet de soutenir que l’Islam empêche les musulmans de s’intégrer dans ce contexte : l’hypothèse selon laquelle l’Islam, en raison de son corps de doctrine, serait incompatible avec la République revient à ignorer que ce discours a déjà été tenu à propos de l’Église catholique. Il ne ressort pas des préoccupations de la laïcité d’établir un classement entre les dogmes.
…/…
Dès lors, l’Islam, en tant qu’élément de visibilité sociale, est utilisé comme une raison supplémentaire, presque comme un alibi, pour rejeter ces populations dont, en fait, c’est la présence en France qui est mise en cause.
A ignorer cette dimension, on condamne la laïcité à ne plus être que l’affirmation abstraite de valeurs contredites quotidiennement dans la pratique : cela vaut pour tous, musulmans ou non.
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Pour un projet laïque :
Les enjeux sont à la fois permanents et diversifiés.
D’une part, la laïcité ne peut ignorer l’existence et la place de l’Islam dans notre société ; elle reste ce cadre indispensable, qui offre et le respect de la liberté de conscience et la garantie du libre exercice des cultes.
D’autre part, la sécularisation relative de la société, la mondialisation économique et la modification du paysage culturel, social et religieux que connaît la France imposent à la laïcité d’ouvrir de nouveaux champs de réflexion et de répondre à des enjeux nouveaux.«
Force est de constater que la fête d’Halloween, revenue du fond des temps et désormais célébrée chaque 31 octobre jusque dans les villages les plus paisibles de France, suscite autant de réactions de la part de ses adeptes que de celle de ses détracteurs.
Mais elle semble en premier lieu représenter l’occasion pour certaines enseignes de faire une belle opération commerciale.
Pour le CIFOG (Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras), l’occasion est belle de préparer les esprits aux ripailles de fin d’année en anticipant un peu la promotion de ses produits sous couvert de retracer toute l’histoire de cette « fête vraiment venue d’ailleurs« .
Un certain commerce semble bien y trouver son bonheur, au point d’en profiter pour augmenter de 43% ses tarifs, des bonbons aux sodas, produits fétiches des publicitaires s’intéressant au marché des produits destinés plus spécifiquement aux enfants, les petits comme les plus grands…
De grandes joies mais aussi des drames peuvent naître de l’appréciation que chacun peut se faire de l’esprit de la fête. Les excès ne sont pas rares de la part de certains parents davantage motivés par ces réjouissances que leurs enfants au point d’en oublier les règles de base du vivre ensemble.
Le commerçant le plus célèbre du moment ne se prive pas de se livrer à cette régression censée permettre d’oublier un instant les tracas du quotidien. Mais, comme à son habitude, il oublie les limites de la décence, en pensant faire oublier les dégâts provoqués par sa politique absolutiste.
Son auxiliaire le plus dévoué ne manque pas de se prêter au jeu, poussant le bouchon jusqu’à user d’autodérision (fort réussie au demeurant) dans le but plus trivial de faire sa communication politique.
Ce qui fait le bonheur des uns ne semble pas nécessairement être apprécié des autres à sa juste valeur. De la moindre polémique, l’extrême-droite conservatrice réussit à monter en épingle un scandale secouant la municipalité autant que l’épiscopat et l’institution judiciaire.
Pour certains, ce ne sont pas les raisons qui manquent pour ne pas fêter Halloween. Et quels que soient les arguments avancés, quand c’est non, c’est non.
A tel point que certains opposants se sont allègrement engouffrés dans la brèche en proposant une alternative à cette fête païenne. Et, comme par hasard, c’est encore tout ce qu’il y a de plus réactionnaire, de plus traditionnaliste, conservateur, obscurantiste que l’on voit se manifester toutes griffes dehors pour tenter de redonner un certain brillant à une autre tradition que d’aucuns voudraient remettre au goût du jour.
Et la sainteté ne se cantonne pas à Limoges, où s’était décentralisée cette année la célébration anti-païenne, puisque l’offensive s’étendait sur l’ensemble du territoire, de Strasbourg à Monaco, en passant par Vichy, Gevrey-Chambertin, Lisieux, Annecy, Plabennec, Frameries et jusqu’en Martinique ainsi que chez nos voisins belges.
Cette opération montée par des jeunes du diocèse de Paris en 2002, constatant sans doute que la Toussaint (1er novembre), confondue avec le Jour des défunts (2 novembre) et le dépôt annuel de crysanthèmes sur les tombes familiales, en raison peut-être de la prédominance de la crémation au détriment de l’inhumation, ne faisait plus beaucoup recette, se voit aujourd’hui connaître un regain certain.
L’activisme du milliardaire d’extrême-droite Pierre-Edouard Stérin au bénéfice du catholicisme identitaire n’y est bien évidemment pas étranger puisqu’il en est le principal financeur.
« Je ne savais pas » : la députée RN Laurence Robert-Dehault dans un groupe Facebook raciste, elle rejette la faute sur ses « collaborateurs »
Le média Les Jours a dévoilé un groupe Facebook privé d’adhérents et de sympathisants du Rassemblement National où circulent des propos racistes, homophobes et islamophobes. Parmi les 11 500 personnes se trouvaient la députée de la Haute-Marne, Laurence Robert-Dehault. Suite à ces révélations, elle a accepté de s’exprimer auprès de France 3.
Injures racistes contre Aya Nakamura : début du procès de 13 proches d’un groupe identitaire
Qui sont les Natifs, ces identitaires d’extrême-droite jugés pour une banderole raciste visant Aya Nakamura ?
Treize personnes liées à ce groupe d’extrême-droite, qui avait proféré des insultes racistes à l’encontre de la chanteuse Aya Nakamura, sont jugées ce mercredi. Elles avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Y a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako ». Décryptage.
«Je ne demande pas la pitié. Je demande le droit d’exister»: À Mayotte, l’extrême-droite met des vies en sursis
Au sein d’une société mahoraise fracturée, des blocages organisés par des collectifs nationalistes, proches du RN contestent les droits des étrangers. Réduits au silence, plusieurs comoriens ont fait le choix de briser l’omerta. Enquête.
Dans le sillage d’Elon Musk, les entrepreneurs français de YouTube flirtent avec l’extrême-droite
Sur YouTube, des collaborations troublantes se multiplient. Les riches entrepreneurs déroulent le tapis rouge à des figures bien connues de la fachosphère ou du masculinisme, derrière des discours sur le développement personnel et le libéralisme.
La démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais confirmée par le tribunal administratif de Lille
La cheffe des députés RN avait déposé un recours contre la perte de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais, prononcée après sa condamnation pour détournement de fonds publics.
Depuis son investiture le 20 janvier dernier, Donald Trump ébranle la démocratie américaine en gouvernant à coups de décrets présidentiels. Coupes drastiques dans les budgets, retrait d’accords internationaux, licenciements massifs d’employés fédéraux… Il va si vite que les tribunaux sont saturés par les procès en contestation, dont les décisions pourraient prendre des années à être rendues. L’objectif affiché de l’administration Trump est de tailler dans les dépenses publiques, mais il existe aussi une volonté sous-jacente de remodeler les institutions selon une idéologie de droite identitaire et religieuse. Reportage de notre correspondante aux États-Unis, Fanny Allard.
Trump a-t-il manipulé les marchés ? L’image qui alimente les soupçons
Après sa volte-face surprise sur les tarifs douaniers, le président américain est sous le feu des critiques.
L’administration Trump prive des milliers d’immigrés de la sécurité sociale en les déclarant morts
L’administration Trump a ajouté plus de 6 000 immigrés à une base de données de bénéficiaires de la sécurité sociale décédés, coupant de fait les prestations et leur capacité à travailler, ont rapporté, jeudi 10 avril, des médias américains.
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Fin de semaine chargée dans l’Aube pour les militants combattant les extrêmes-droites et le racisme.
Vendredi soir, le Groupe d’Action Populaire de Bar-sur-Aube et le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites invitaient les citoyennes et citoyens baralbins et des alentours à écouter un exposé complet et passionnant par Samuel Bouron, sociologue, maître de conférences à l’iniversité Paris-Dauphine-PSL et chercheur à l’IRISSO, de l’enquête au long cours qu’il a menée en immersion chez les identitaires en 2010, étudee enrichie par l’analyse sociologique et à la lumière actuelle de leur médiatisation, de leurs filiations idéologiques et de leurs réseaux.
Ouverture de la soirée par Josiane Mayor pour le Groupe d’Action Populaire de Bar-sur-Aube et Hubert Bruneel pour le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites
Samuel Bouron a cependant tenu à tempérer ce constat alarmant de l’omniprésence des extrêmes-droites dans les médias, qui leur a permis de devenir « grand public » mais qui ne pourront résister aux alternatives essentielles que représentent les mouvements antifascistes ou de lutte contre les extrêmes-droites tels que notre collectif et les réseaux militants, que rejoignent de plus en plus les jeunes et qui participent notamment à l’édition d’une multitude de médias indépendants, de podcasts et de streams. Ils établissent également de fortes connexions avec des médias plus généralistes mais pas moins combatifs (Médiapart, StreetPress, Blast)
La salle était comble, au delà de nos espérances
Et ils sont chaque jour plus présents que les identitaires dont les effectifs ne doivent pas être évalués au bruit qu’ils produisent. Ils ne sont réellement pas si nombreux qu’on voudrait nous le faire croire.
Merci Donc à Samuel Bouron pour être venu jusqu’à Bar-sur-Aube, ville trop souvent oubliée des mouvements militants troyens, au groupe d’action populaire de Bar-sur-Aube que nous nous engageons à soutenir et à sortir de son isolement, à la section locale de la CGT, qui nous a accueillis dans ses murs, à la librairie Les Passeurs de Textes qui avait fourni le stock de livres mis en vente au cours de la soirée et aimablement dédicacés par Samuel Bouron, à la presse locale (tout particulièrement Stéphanie Munier pour sa pleine page dans Libération-Champagne et son bel article dans l’Est-Eclair), aux autres médias locaux qui ont relayé l’information dans leurs colonnes et sur les ondes et au public plus nombreux que prévu, pour certain venu du département voisin de la Haute-Marne…
Cette soirée était dédiée tout particulièrement à notre camarade et amie Isabelle Desimpel qui nous a quittés récemment à la suite d’un bête (comme tous) accident et qui s’était auparavant démenée pour que cette soirée puisse avoir lieu.
Nous comptons renouveler cet automne ce riche moment d’échange à Romilly-sur-Seine, autre ville oubliée de l’Aube, avec un autre conférencier.
Fin de soirée conviviale
A lire:
Politiser la haineLa bataille culturelle de l’extrême-droite identitaire de Samuel Bouron (Ed. La Dispute , février 2025)
Extrême-droite: la résistible ascension, collectif coordonné par Ugo Palheta, auquel Samuel Bouron a collaboré (« Les livres de l’Institut La Boétie », Ed. Amsterdam, septembre 2024)
Sociologue, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine-PSL et chercheur à l’IRISSO, Samuel Bouron a collaboré à l’ouvrage collectif « Extrême droite : la résistible ascension » qui analyse divers ressorts ayant permis aux extrêmes droites de s’installer durablement dans le paysage politique et électoral.
Dans son livre « Politiser la haine » paru en février, Samuel Bouron enrichit son analyse de la bataille culturelle de l’extrême droite identitaire : « Par la politisation des affects, ils [les identitaires] construisent une altérité radicale entre un « nous » (les Français « de souche », les hommes, le vrai peuple) et un « eux » (les musulmans, les féministes, les trans, les « woke »), qui contribue à rendre populaires les idées réactionnaires. »
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Circulaire immigration : Bruno Retailleau acte un durcissement des régularisations
Le ministre de l’Intérieur a envoyé ce jeudi 23 janvier une nouvelle circulaire aux préfets, qui remplace celle de Valls datant de 2012. La durée de résidence en France nécessaire pour une régularisation pourrait passer de trois à sept ans.
Le gouvernement réactive le comité de contrôle de l’immigration
Un décret du 22 janvier rénove le comité interministériel de contrôle de l’immigration, créé en 2005. L’objectif est de raviver cette instance, comme annoncé par François Bayrou dans son discours de politique générale.
Durcissement de la régularisation des travailleurs sans-papiers : « C’est dramatique et dangereux », s’insurge la Cimade
Jeudi, le ministre de l’Intérieur a envoyé une circulaire aux préfets pour leur ordonner de faire preuve de sévérité quant à la régularisation des travailleurs sans-papiers.
« Bravo pour votre combat, j’en suis très proche » : Bruno Retailleau soutient Némésis, collectif identitaire et xénophobe
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a récemment salué le « combat » dont il s’est dit « très proche » de la présidente du collectif identitaire et xénophobe Némésis, provoquant jeudi l’indignation de députés de La France insoumise.
« La #LDH apporte son soutien à la @lacimade et dénonce ces menaces qui s’inscrivent dans une escalade anti-démocratique visant à bâillonner les contre-pouvoirs que représentent le monde associatif, pourtant un moyen essentiel d’expression & d’action pour le peuple.«
Dans la galaxie des médias d’extrême droite, Frontières occupe une place centrale. Le jeune média identitaire peut compter sur le soutien de l’écosystème pour diffuser ses idées réactionnaires, parfois aux frais du contribuable.
Les enquêtes de «Frontal» qui ont marqué 2024 : en septembre, «Libé» publie une partie des faux documents fabriqués par Jordan Bardella
Pour la fin de l’année, «Libé» revient sur les enquêtes de «Frontal», la newsletter consacrée à l’extrême droite, qui ont eu un impact médiatique et politique.
Le 23 novembre 2024, lors d’une marche féministe, un groupuscule identitaire a défilé sous protection policière, malgré l’opposition des organisatrices. Une stratégie d’État et un précédent inquiétant ?
La Ligue des Droits de l’Homme France porte plainte contre les membres du groupuscule « Furie française » (Toulouse-Haute-Garonne) et « Patria Albiges » (Albi -Tarn) pour « provocation à la discrimination, à la haine et à la violence », après la placardisation d’affiches appelant à la « remigration », dans les rues de ces deux villes. L’action faisait suite à des rumeurs véhiculées quant à l’auteur de l’attaque au couteau survenue fin juillet en Angleterre.
« Pour que ces appels à la haine ne restent pas que des mots »
Anciennement appelé « La Meute », Furie Française fait partie des collectifs d’extrême-droite ayant bénéficié de la dissolution de Génération Identitaire (GI), dont les membres ont adhéré à des structures plus ancrées localement.
Quatre mineurs ont été jugés après le tabassage de collégiens aux cris de « sales bougnoules ». Les enquêteurs ont constaté un processus de radicalisation vers une idéologie d’extrême-droite très violente, devant leurs parents désarmés.
Depuis 2020, le groupe néonazi Vandal Besak multiplie les agressions contre les LGBT, les militants de gauche et les journalistes à Besançon. Trois d’entre eux ont été incarcérés après l’attaque raciste de Romans-sur-Isère.
Une foule en rangs serrés, des cris, des saluts fascistes cadencés : la scène ne vient pas d’un documentaire historique sur la prise de pouvoir de Mussolini en Italie, elle a été filmée le 7 janvier 2024 au cœur de Rome.
Le paradoxe du métier de chercheur est que souvent l’on espère avoir tort. J’annonçais le glissement de la France vers une forme d’« illibéralisme » sous la houlette d’Emmanuel Macron. Certains avaient jugé trop pessimistes mes deux tribunes dans Le Temps (8 mai et 1er juillet) dans lesquelles je comparais Emmanuel Macron avec Viktor Orban. Las ! Le vote de la loi contre l’immigration, le 19 décembre, m’a donné raison.
Depuis le meurtre de Thomas dans la Drôme il y a un mois, des militants d’ultradroite se sont mobilisés. D’où viennent ces jeunes ? Quelles sont leurs motivations, leurs modes d’actions ?
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