A noter dans vos agendas du mois de novembre

  • Lundi 2 novembre : rentrée scolaire et reprise des blocus dans les lycées.
  • Mardi 3 novembre : journée de grève dans les lycées et universités.
  • Jeudi 5 novembre : grève générale et manifestation intersyndicale pour le pouvoir d’achat, contre les plans de licenciements et les restrictions budgétaires dans les services publics à10h30 (lieu à déterminer).
  • Samedi 7 novembre : acte IV « pour l’égalité réelle ».
  • Mardi 10 novembre à 18h : au Centre Sportif de l’Aube 5, rue Marie Curie à Troyes : rencontre avec Rabia Safa Rafat, arrivée en France en 2022 après avoir, avec sa famille, fui les talibans et autrice des Ponts Brisés, organisée par la CFDT retraités. Inscription obligatoire sur https://soireelespontsbrises.sitew.org
  • Du 13 novembre au 13 décembre:


  • Samedi 14 novembre à partir de 14h00 / 15h00 : mobilisation contre les violences faites aux enfants et aux adolescent·es.
    • Parvis de l’Art Déco à Sainte-Savine (pour le rassemblement/animations).
    • Salle Chaussin à Sainte-Savine (pour la fête).
    • Entrée libre et gratuite.
    • Stands d’information dès 14h, animations, déambulation, goûter festif et contributions pensées par et pour les enfants (écoles, périscolaire, club ados de Sainte-Savine).
    • Mot d’ordre national : « Pas de présidence sans droits pour l’enfance ».
    • (le programme, pensé par et pour des enfants est consultable sur : https://urls.fr/ZkU5vB)


  • Dimanche 15 novembre : Rassemblement à 10 h au monument aux morts des Noës pour honorer la mémoire des fusillés pour l’exemple. 
  • Samedi 21 novembre à 10h 30 :   Manifestation pour la Paix ; départ place Jean Jaurès.


• Vendredi 27 novembre: Manifestation à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes.   Départ place de la Libération à 17h30. Prises de paroles autour de la loi intégrale.

    

A venir

  • Date à préciser : Projection du film NAZA par le Collectif aubois pour la Paix.
  • Lundi 7 décembre : AG statutaire de la section LDH de l’Aube + conférence avec Patrick Canin : « La justice, garante de l’Etat de droit ? » à La Chapelle Saint-Luc.
  • Vendredi 18 décembre : journée des migrants.

Mobilisations du 17 octobre



Laurent Nuñez prévoit des centaines de « rassemblements spontanés », « manifestations » et « blocages » dans toute la France.

Environ 500 actions sont « envisagées » et plus de 90 manifestations sont « en cours de structuration », selon l’entourage du ministre de l’intérieur. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a convoqué une cellule interministérielle de crise.



Manifestations du 17 octobre : c’est le grand flou en France et dans l’Aube.

Une dizaine de rassemblements sont annoncés dans le département de l’Aube pour la journée de mobilisation du samedi 17 octobre qui pourrait signer le retour des Gilets jaunes.



D’après les données du site Manif’Est, le rassemblement est prévu à

14 h place Jean-Jaurès à Troyes




Droits des manifestant.e.s



 Le Conseil d’État pose des réserves à l’interdiction des équipements de sécurité en manifestation.

Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Syndicat des avocats de France (SAF) de l’interdiction faite par le préfet de l’Hérault de porter des équipements de sécurité en manifestation dans le cadre du blocus des lycées, le juge des référés confirme la légalité de cette interdiction, mais avec des réserves.



Mouvement lycéen, violences policières, droits fondamentaux et justice

« Marianne – Pietà contemporaine » par NaCle



Blocus des lycéens : Le Conseil d’État saisi de l’interdiction des équipements de protection individuelle.

La Ligue des droits humains et le Syndicat des avocats de France ont contesté en vain devant le TA de Montpellier un arrêté du 1er octobre de la préfète de l’Hérault interdisant les équipements de protection individuelle dans le cadre d’une manifestation non déclarée aux abords des établissements scolaires. Ils ont décidé de contester cette ordonnance devant le CE ce mercredi.



Le préfet de l’Aube avait pris le 5 octobre un arrêté qui interdisait le port de cagoules, foulards et équipements de protection aux abords des lycées jusqu’au mardi 6 octobre au soir. Le délai était trop court pour que nous engagions une action judiciaire mais nous restons prêts à agir dès que l’occasion se représentera.



Pour Les Surligneurs, Jean-Paul Markus, Professeur de droit public à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines/Paris Saclay, co-directeur scientifique des Surligneurs a écrit:

« Il faut faire payer les parents des lycéens casseurs », entend-on par-ci par-là.

Pourquoi pas… après tout c’est le droit commun de la responsabilité civile (article 1242 du code civil) : aux parents de payer les portes cassées, les portails détruits, les poubelles brûlées, et autres dégâts. Et s’agissant des lycéens majeurs et des étudiants, c’est leur responsabilité propre qui doit être engagée en raison des mêmes dégâts (article 1240 du code civil).

Reste un paradoxe curieux : on n’entend guère les mêmes voix réclamer le remboursement par les agriculteurs des frais occasionnés par leurs propres manifestations. Les articles 1240 et 1242 du code civil sont tout aussi applicables aux saccages de préfectures et bureaux de l’Office pour la biodiversité à l’aide de tracteurs, aux déversements de purin dans les enceintes d’édifices publics, les milliers de panneaux de signalisation détruits ou renversés, les camions de

marchandises espagnoles arrêtés et leurs marchandises détruites, les saccages de supermarchés, etc.

Et pourtant, où est la différence entre agriculteur casseur et lycéen casseur ?

Politiquement, elle semble énorme : « nos agriculteurs » sont en colère, ils sont « en détresse », mais « les jeunes » sont des privilégiés qui doivent seulement « être en classe et se taire » (il y a des politiciens qu’on n’aimerait pas avoir eus comme parents !). Autre différence, quand on débloque quelques millions pour les lycées, ce sont des centaines de millions voire des milliards qui partent vers les agriculteurs ou les pêcheurs. Et ce sont les lycéens qui plus tard paieront la dette publique. Un portail de lycée coûte 100 000 euros selon Valérie Pécresse, mais combien coûte une préfecture saccagée ou incendiée ?

En réponse aux lycéens qui manifestent, on envoie la police et les LBD. En réponse aux agriculteurs, on envoie les millions. Réclamer l’application intégrale du code civil aux uns au pas aux autres ne tient pas juridiquement. C’est une rupture caractérisée de l’égalité devant la loi.

Édition du 15 octobre 2026.



Blocage d’un lycée : que dit la loi ?

Empêcher l’accès aux salles de classe, bloquer les entrées ou occuper un établissement : ces actions peuvent-elles conduire à des poursuites pénales ? Si la loi prévoit plusieurs infractions et sanctions, leur application dépend des circonstances et doit être conciliée avec l’exercice des libertés fondamentales.



Lycéens mutilés : la justice accélère, le ministre ne cède rien.

Depuis le début de la mobilisation lycéenne, les autorités sont sommées de rendre des comptes sur les blessures les plus graves causées par la police. Certaines enquêtes ont vite avancé mais l’IGPN, aux effectifs réduits, croule sous les saisines.

Devant le Sénat, mardi 13 octobre, le ministre de l’Intérieur a indiqué que trente-six enquêtes judiciaires ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement lycéen. « Quatre affaires portent sur des blessures mutilantes » et six sur des « blessures significatives », a détaillé Laurent Nuñez. Les autres concernent des violences de moindre gravité, des agressions sexuelles ou des injures.

L’ampleur des manifestations lycéennes pousse les autorités à publier quasi quotidiennement le nombre d’enquêtes dont est chargée l’IGPN (aux dernières nouvelles, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale n’en a été saisie d’aucune). Des journalistes, des parlementaires et des associations les interrogent tous les jours sur ce bilan évolutif.

À Lens, une plainte avec constitution de partie civile.

Mercredi 14 octobre, la Ligue des droits humains (LDH) a organisé une conférence de presse – neuf jours après la mutilation d’Evan S. Cet adolescent de 15 ans a été victime d’une grenade assourdissante lancée par la police devant le lycée Auguste-Béhal à Lens (Pas-de-Calais), où il est scolarisé en seconde menuiserie. Il a perdu sa main gauche, arrachée par l’explosion. 


À Tours, un policier mis en examen.

Le policier soupçonné d’avoir éborgné Maël, 16 ans, par un tir de LBD réalisé le 30 septembre à Tours (Indre-et-Loire), a été mis en examen pour « violences aggravées » mardi 13 octobre. Son contrôle judiciaire lui interdit de porter un LBD. L’un de ses collègues, qui a aussi fait usage de cette arme « à une minute d’intervalle », selon la procureure de Tours, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. 


Le tir de lance-grenade à Saint-Ouen-l’Aumône. 

Le 5 octobre, un policier a été mis en examen à Pontoise pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique suivie de mutilation ou d’infirmité permanente », des faits criminels passibles de quinze ans de prison. Son contrôle judiciaire lui interdit d’exercer. 


À Argenteuil, un lycéen touché à l’œil.

Peu d’informations ont filtré sur la quatrième affaire de « blessure mutilante » évoquée par Laurent Nuñez, survenue à Argenteuil (Val-d’Oise), le jeudi 1er octobre. Un lycéen de 16 ans a déposé plainte après avoir été touché à l’œil gauche par ce qu’il décrit comme une munition de LBD. 


Les moyens limités de l’IGPN.

D’après son dernier rapport annuel, l’IGPN ne compte que 112 enquêteur·ices, dont 11 font partie de la «délégation nationale anticorruption». La centaine d’agent·es restant·es sont réparti·es dans plusieurs antennes régionales, basées à Paris (la plus fournie, avec 41 enquêteur·ices), Marseille, Rennes, Lille, Bordeaux, Lyon, Fort-de-France, Metz et Nice. Selon ce rapport, l’IGPN « a été saisie de 1 007 enquêtes judiciaires en 2025 contre 914 en 2024, soit une hausse de plus de 10 % ». Environ un tiers concernent des suspicions de violences.



Les observateur.trice.s de la LDH sont présent.e.s autant que possible sur les lieux de blocages et manifestations des lycéen.ne.s.

I.els distribueront dès demain des tracts (reproduction recommandée) proposant aux lycéen.ne.s comment signaler en toute sécurité et avec garantie d’anonymat toute violence policière dont i.els seraient victimes ou témoins et être accompagné.e.s dans leurs démarches.


Chargeur En cours de chargement…
Logo EAD Cela prend trop de temps ?

Recharger Recharger le document
| Ouvert Ouvrir dans un nouvel onglet



Dernière minute:

Nous apprenons ce soir que des militants de la LDH de Nancy en position d’observateurs ont été repoussés et fortement bousculés par les forces de l’ordre, lors de la manifestation lycéenne du 8 octobre dernier à Nancy.

Ils étaient alors parfaitement identifiables avec casques, chasubles blanches siglées LDH avec la mention « Observateurs de la LDH ». Il s’étaient par ailleurs présentés à l’officier en charge du maintien de l’ordre avant la manifestation, en vue de documenter les pratiques policières comme les éventuels débordements des manifestants.

La section LDH de l’Aube s’associe au communiqué qui va être publié au nom de toutes les sections du Grand Est et affirme sa solidarité et son soutien aux membres de la section LDH de Nancy.

A ne pas manquer


L’UPOP invite ce mardi un artiste peu commun, Jean-Baptiste COLIN autrement dit JBC, artiste street art dont les œuvres très colorées tapissent les murs de grandes villes, pour parler de l’IA générative d’images qui vient de faire une entrée fracassante dans le domaine de la création.

 JBC nous expliquera donc ce qu’est l’IA, et ce qu’elle va générer comme atouts et comme préjudices dans le domaine créatif et innovant qui est le sien. Est-elle art ou simple imitation ?  Qui en est propriétaire, un homme ou une plate-forme ? Sans oublier les problèmes liés aux vidéo-infox, hypertrucages fabuleux ou pernicieux qui peuplent les réseaux sociaux et altèrent le jugement scientifique.

La grande question du remplacement de l’homme par la machine est ainsi de nouveau posée, et Jean-Baptiste Colin nous livrera son analyse d’artiste créateur.





Une réunion d’information autour du guide des manifestant.e.s. élaboré par le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites.



L’UNAFAM nous présente un témoignage intéressant d’une personne qui s’est battue contre la schizophrénie et qui en a fait une intéressante pièce de théâtre.





L’association e-graine nous invite:

Nous souhaitons travailler sur les questions d’antiracisme et de décolonialité, qui fait suite à certaines de nos actions de l’année dernière durant le festival des solidarités en partenariat avec le tiers lieu culturel Aux Adelphes à Sainte-Savine. Nous organisons un atelier d’autodéfense intellectuelle contre le racisme qui a pour objectif de partager des conseils, des outils et des ressources concrètes pour mieux faire face aux situations de racisme, que l’on en soit victime ou témoin : 

Date : Mercredi 20 mai 2026

Lieu : Sainte-Savine – Aux Adelphes

Horaire : 18h30 – 20h30

Inscription : https://www.helloasso.com/associations/e-graine-dans-le-grand-est/evenements/atelier-autodefense-intellectuelle-sur-l-antiracisme





Le Collectif « Aucune Famille à la Rue » nous rappelle qu’une cagnotte est ouverte pour permettre à des familles, prises en charges trois nuits par le 115 quand il y a de la place se retrouvent dans la rue le reste du temps.

L’argent collecté leur permet de payer des nuitées aux familles dans la mesure du possible lorsqu’elles ne sont pas prises en charge.

Troyes: interdiction de la pose et de l’affichage de drapeaux palestiniens et de toute manifestation politique relative à un Etat étranger sur le domaine public et les bâtiments publics de la commune




La Mairie de Troyes a promulgué le 19 septembre un arrêté interdisant la pose et l’affichage de drapeaux palestiniens et toute manifestation politique relative à un Etat étranger sur le domaine public et les bâtiments publics de la commune.

La légalité d’un tel arrêté est contestable et les organisations troyennes qui défendent le droit de manifester et la liberté d’expression n’ont pas l’intention de laisser cette nouvelle atteinte aux droits et aux libertés sans réponse. La section LDH de l’Aube s’associe pleinement à toute mesure engagée pour dénoncer cette interdiction excessive et cette atteinte grave à la liberté d’expression.


Alors que près d’une centaine de communes ont hissé lundi le drapeau palestinien pour marquer la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France, la question de la légalité de ce geste reste débattue.

Si certaines juridictions ont ordonné le retrait des drapeaux palestiniens, d’autres juges ont déjà validé le pavoisement de drapeaux étrangers, lorsqu’il s’agissait d’un élan national de solidarité, comme cela a été le cas avec le drapeau israélien après les attaques du 7-Octobre, ou le drapeau ukrainien en 2022.


1 300 personnes ont manifesté dans les rues de Troyes

HB
HB
HB




Contre l' »austérité », des cortèges plus garnis que le 10 septembre, émaillés de quelque incidents



Contre « l’austérité »: « Plus d’un million de personnes », selon la CGT, ont manifesté jeudi dans toute la France à l’appel de l’intersyndicale pour tenter de peser sur les choix budgétaires du nouveau Premier ministre.

Les cortèges en province ont réuni de 8.800 à 35.000 manifestants à Bordeaux, selon les autorités ou les syndicats, de 14.000 à 20.000 à Lyon, de 1.800 à 3.000 à La Rochelle, de 15.000 à 120.000 à Marseille et de 18.000 à 40.000 à Toulouse.

Partout, l’intersyndicale a rassemblé plus de monde dans les rues que le mouvement né sur les réseaux sociaux « Bloquons tout » le 10 septembre.

Les autorités dénombraient à 15H45 plus de 282.000 manifestants, en dehors de Paris.

AUBE : manifestations ce 18 septembre



La section LDH de l’Aube s’associe aux revendications de l’intersyndicale et rejette la casse sociale et les régressions engagées par les gouvernements précédents et poursuivies par le Premier ministre et son gouvernement pas encore formé, si ce n’est par l’ancien, pourtant en principe démissionnaire.

Elle rejette les atteintes aux droits sociaux et les menaces qui pèsent sur les classes moyennes et pauvres pour couvrir une dette dont les bénéficiaires sont les seuls riches et ultra-riches qui ne seraient toujours pas mis à contribution dans le projet actuel.

Elle rappelle le droit fondamental des citoyens à manifester pacifiquement sans subir la répression violente des forces de maintien de l’ordre, qu’elle condamne fermement.

Elle vous appelle à rejoindre massivement les rassemblements


Place Jean-Jaurès à Troyes

à 14h




Romilly-sur-Seine

Devant la Bourse du Travail à 14 heures


Bar-sur-Aube

Place de la Mairie à 15 heures

La LDH attaque le schéma sur les violences urbaines devant le Conseil d’Etat

COMMUNIQUÉ

Alors que la situation politique et sociale est particulièrement tendue, le ministère de l’Intérieur fait de nouveau le choix du tout répressif en publiant un schéma sur les violences urbaines qui menace la liberté de manifester et la liberté de la presse.

Dans le cadre de manifestations déclarées ou de violences urbaines, ce schéma prévoit la possibilité pour la police d’empêcher la présence de journalistes ou encore l’activation de brigades policières non formées à la gestion des foules protestataires, comme le RAID qui est normalement chargé d’arrêter un périple meurtrier ou des terroristes et a donc une réponse particulièrement violente.

Les journalistes fournissent pourtant un travail démocratique essentiel qui permet de garantir une information indépendante et participe à rendre compte des pratiques des forces de l’ordre. Leur mission est notamment garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui protège la liberté d’expression et de communication. La Cour européenne des droits de l’Homme a précisé que la collecte d’informations est une étape préparatoire essentielle au travail des journalistes, de sorte qu’elle doit faire l’objet d’une protection. Il en est de même des observateurs des pratiques policières.

Dans un moment de crise politique particulièrement forte, alors qu’un mouvement important de contestation sociale s’engage, et face à l’urgence que cette expression collective puisse pleinement s’exercer et se diffuser, la LDH (Ligue des droits de l’Homme), après avoir demandé l’annulation au fond de ces dispositions, porte désormais l’affaire, aux côtés de syndicats de journalistes, en référé liberté devant le Conseil d’Etat pour qu’il se prononce en urgence en suspendant ce schéma national des violences urbaines.

Si, devant cette action commune, le ministre de l’Intérieur a déjà annoncé reculer en retirant les dispositions litigieuses portant sur les journalistes, cela ne doit pas faire oublier que d’autres dispositions de ce schéma sont en cause. La justice se prononcera ce jeudi 11 septembre 2025 à 9h30.

Paris, le 11 septembre 2025

Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés



Qui est à l’origine du mouvement « Bloquons tout » le 10 septembre ?


Né dans l’anonymat d’une chaîne Telegram en mai, l’appel à bloquer la France le 10 septembre s’est diffusé massivement en ligne après l’annonce du plan d’austérité de François Bayrou. Porté par une nébuleuse de groupes aux revendications multiples, le mouvement « Bloquons tout » fédère désormais une mosaïque d’acteurs allant de l’extrême-droite à l’ultragauche, sans structure ni leadership identifié.

Les services de renseignement notent une composition hétérogène et déstructurée : « Une frange plutôt d’extrême-droite, d’autres plus d’extrême-gauche, des anciens Gilets jaunes, et des personnes sans aucune idéologie. »



A cette mobilisation se sont jointes un certain nombre de sections syndicales mais la confusion demeure, au point d’alimenter les discours les plus fantaisistes, voire complotistes, visant, pour certains, à décrédibiliser le mouvement.


Vrai ou faux. Mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre: l’Élysée a-t-il organisé la mobilisation en secret ?


Plusieurs soutiens de la première heure de l’appel à tout bloquer ce mercredi 10 septembre soupçonnent Emmanuel Macron d’avoir lancé le mouvement en secret.



Il n’en demeure pas moins que la réalité nous interpelle et que les motivations de certains des participant(e)s méritent d’être entendues.


« Je suis rincé par le travail, le mal-logement et les inégalités » : cinq Français nous expliquent pourquoi ils vont bloquer la France le 10 septembre


Ils s’appellent Natacha, Jeff, Jacques, Robin, Lucie et ont un objectif : répondre à l’appel à la mobilisation mercredi. Franceinfo a recueilli leurs témoignages.



Mais Retaillau, ministre de l’Intérieur sortant, avait-il besoin de mettre 80 000 policiers et gendarmes sur le terrain face aux 100 000 manifestants estimés ? Il voudrait pousser à l’affrontement qu’il ne s’y prendrait pas mieux, d’autant qu’il dit lui-même ne pas craindre « des mouvements d’ampleur »…



Les journalistes semblent particulièrement visés au point que le SNJ a annoncé ce jeudi avoir mandaté un cabinet d’avocats pour déposer un recours en urgence devant le Conseil d’État. « Nous devons vraiment peser de tout notre poids sur ce qui nous paraît vital, c’est un recul pour notre société démocratique », conclut Soraya Morvan-Smith, , secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, citée par L’Humanité.


Modification du cadre de protection des journalistes en manifestation en France : ni la méthode, ni le contenu ne conviennent

Alors que les appels à manifester en France se multiplient dans un contexte politique instable, le ministère de l’Intérieur et la police nationale se sont accordés, dans le silence de l’été, sur un document qui nie toutes les avancées en matière de protection des journalistes qui couvrent les manifestations. Un recul inquiétant des garanties de leur sécurité dans des contextes parfois violents et une atteinte caractérisée au droit à l’information des citoyens. Reporters sans frontières (RSF) condamne ces nouvelles prérogatives données aux forces de l’ordre et appelle le ministère de l’Intérieur, la police nationale et la Préfecture de police de Paris à réunir d’urgence les parties prenantes pour expliquer la portée de cette doctrine et le cadre garantissant l’exercice du journalisme en situation de “violences urbaines”.



Dès le 3 septembre, la LDH publiait ce communiqué:

Les mesures annoncées en juillet 2025 en lien avec le projet de loi de finances 2026 emportent des conséquences lourdes pour l’accès à des droits fondamentaux avec de nouveaux reculs dans l’action des services publics, pour l’accès aux soins, des régressions du droit du travail, des droits niés pour les personnes étrangères.

Cette perspective a naturellement conduit à des réactions de rejet par des segments entiers de la population, et l’annonce de mobilisations dès ce mois de septembre 2025. Des appels sur les réseaux sociaux comme par la plupart des syndicats vont se traduire par des mobilisations le 10 et le 18 septembre 2025. Ces appels mettent en avant le refus de politiques d’austérité qui vont aggraver les inégalités et les précarités qui marquent les temps présents.

Le Premier ministre a fait le choix de déposer une motion de confiance pour le 8 septembre 2025 qui devrait se traduire par un vote ouvrant une nouvelle étape de la crise politique, toujours en l’absence de majorité au Parlement.

Cette conjonction de crise sociale et de crise institutionnelle provoquée par les décisions du gouvernement est porteuse de risques majeurs pour les droits et libertés.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’inquiète particulièrement de la réaction des pouvoirs publics contre l’expression d’une contestation sociale qui pourtant s’inscrit pleinement dans les voies constitutionnellement garanties de l’expression collective et sociale des opinions et notamment pour les manifestations, les réunions, l’exercice du droit de grève. La LDH en appelle solennellement aux autorités pour ne pas enclencher une telle fuite en avant.

Elle le fait à la lumière de la brutalisation du maintien de l’ordre, des interdictions et entraves aux manifestations, de la répression judiciaire des manifestantes et manifestants, des dissolutions d’associations et de collectifs qui se sont développés depuis une quinzaine d’années contre les expressions légitimes et salvatrices de protestation, composantes nécessaires à une bonne santé de la démocratie. Elle en appelle à l’ensemble des responsables dans les institutions et les lieux de pouvoir politique pour un respect absolu et scrupuleux de l’Etat de droit, des libertés et des droits fondamentaux.

Hier à Troyes


La LDH de l’ Aube s’agace que la « fédération » Reconquête !, forte de ses quelques milliers d’adhérents et de ses 0,7% de voix aux élections législatives de juillet 2024, s’insurge dans la presse locale des manifestations du Collectif aubois pour la Paix et continue de distiller sa haine, sa xénophobie et son obscurantisme violent. Ces manifestants s’insurgent tout autant que Reconquête ! de la mort des enfants de la famille Bibas et de leur maman. Elle demande au préfet et au maire de veiller à ce que la vérité ne soit pas déformée par de telles accusations et de continuer d’autoriser les citoyens à manifester pour des causes justes telles que la Paix. Reconquête ! n’a rien à faire dans un pays démocratique.

RD




Israël entrave la libération de prisonniers palestiniens malgré la remise de six otages




Un groupe de 620 prisonniers palestiniens devait être libéré samedi, ce qui aurait constitué la plus importante libération en une seule journée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué dimanche que les libérations de prisonniers palestiniens par Israël, conformément à l’accord de trêve à Gaza, seraient reportées alors que le Hamas avait remis six otages le samedi dans le cadre du septième échange depuis le début de l’accord du cessez-le-feu, le 19 janvier. 

Communiqués de la LDH


48 lycéens en garde à vue : des parents et enseignants dénoncent les conditions d’interpellation des élèves



Les syndicats CGT, FSU, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse, dont l’Unef, avaient dénoncé vendredi «une répression sans commune mesure» contre ces lycéens, dans «un contexte de plus en plus autoritaire».

Des témoignages de lycéens violentés et humiliés. Une cinquantaine d’élèves, parents et enseignants se sont rassemblés ce lundi 10 juin au matin devant le lycée Hélène-Boucher à Paris pour dénoncer les conditions d’évacuation par la police et de garde à vue d’une cinquantaine de lycéens la semaine dernière après leur occupation de l’établissement.

Deux arrestations après la marche des fiertés LGBTQIA+ de Reims : que s’est-il passé ?



Au moins deux personnes ont été arrêtées en marge de la marche des fiertés LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transgenres, queers, intersexes, asexuel(le)s, et autres), qui s’est tenue le samedi 18 mai à Reims (Marne). Les motifs des interpellations n’ont pas été connus immédiatement, ces dernières sont « légitimes » selon le parquet, qui invoque des « outrages ».

À Reims (Marne), la marche des fiertés  LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transgenres, queers, intersexes, asexuel(le)s, et autres ; termes expliqués en cliquant sur le sigle) a eu lieu le samedi 18 mai 2024. On a appris en fin d’après-midi qu’elle s’était conclue par plusieurs arrestations.

Recul permanent de la démocratie et des droits fondamentaux



Le retour de l’ORTF


Une proposition de loi visant à réformer de l’audiovisuel public, d’origine sénatoriale, arrive cette semaine à l’Assemblée nationale. Un amendement au texte, présenté par le gouvernement, prévoit un « rapprochement en deux étapes » des entreprises de l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France…) : la création d’une « société holding » en 2025 et la « fusion des filiales au sein de la société France Médias » en 2026.  



Nouvelle-Calédonie: un électeur sur cinq privé du droit de vote


A 17 000 kilomètres de Nouméa, l’Assemblée nationale se penche ce lundi 13 mai sur une révision constitutionnelle visant à élargir le corps électoral propre au scrutin provincial de l’archipel. Une réforme source de tensions sur place entre loyalistes et indépendantistes.


Tunisie: arrestation musclée de l’avocate Sonia Dahmani en plein direct de France 24


En Tunisie, c’est le choc après l’arrestation dans la soirée de Sonia Dahmani, avocate et chroniqueuse connue pour son opposition au régime de Kaïs Saïed. Elle a été arrêtée de façon musclée en plein direct de nos confrères de France 24. Amira Souilem revient sur cette affaire.



Arménie : la police interpelle 151 manifestants opposés à un transfert de terres à l’Azerbaïdjan


Les autorités arméniennes, en quête d’un accord de paix pour apaiser des décennies de différends territoriaux avec Bakou, ont approuvé la restitution de villages frontaliers saisis par leur armée dans les années 1990.

La police arménienne a annoncé l’interpellation de 151 manifestants qui tentaient, lundi 13 mai, de bloquer des axes routiers de la capitale Erevan pour protester contre la décision du gouvernement de céder des terres à l’Azerbaïdjan dans le cadre de pourparlers de paix. La police a déclaré que les manifestants ont été interpellés pour « refus d’obtempérer ». 



En Géorgie, les intimidations et menaces visant des responsables d’ONG se multiplient


À la veille d’une semaine décisive qui pourrait voir l’adoption définitive du projet de loi sur l' »influence étrangère », opposants, journalistes indépendants et responsables d’ONG sont victimes d’agressions physiques et d’actes d’intimidation. Depuis dix jours, le gouvernement prorusse au pouvoir à Tbilissi ne fait plus mystère de son intention de recourir à la force pour imposer un texte visant à faire taire ses critiques.

Pour une paix juste et durable

Ce samedi 27 avril à Troyes


150 personnes ont défilé aujourd’hui à Troyes pour une paix juste et durable, en apportant leur soutien aux étudiants, militants et acteurs du débat public qui subissent, en France comme aux Etats-Unis, la répression et l’intimidation politique , en raison de leur positionnement sur le conflit israélo-palestinien.

 


Le 1er Mai à 10h Place Jean-Jaurès à Troyes, le Collectif de l’Aube pour une paix juste et durable sera présent au rassemblement et proposera une vente de tee-shirts au profit des victimes palestiniennes ainsi que la pétition qui est toujours ouverte et que vous pourrez encore signer si ce n’est déjà fait.

CELLE-CI EST ÉGALEMENT TOUJOURS EN LIGNE ICI

Contre une démocratie bâillonnée, défendons les libertés publiques


Contre le musellement de voix engagées sur le conflit israélo-palestinien et face à la gravité des atteintes aux libertés publiques, un large collectif de personnalités, syndicats et d’associations (où l’on retrouve le Syndicat de la Magistrature, la LDH, le Gisti, ou encore le Planning familial) dénonce « une limitation inacceptable du pluralisme démocratique ».

Ces derniers jours ont été marqués par une nette aggravation des atteintes à la liberté syndicale, aux libertés d’expression et de manifestation. L’accumulation convergente de divers moyens de répression et d’intimidation contre des acteurs du débat public, en raison de leur positionnement sur les termes du conflit israélo-palestinien, constitue une limitation inacceptable du pluralisme démocratique.


Marche du 21 avril : le gouvernement poursuit sa dérive liberticide


Alors qu’elle était prévue depuis des mois, la marche contre le racisme du dimanche 21 avril vient d’être interdite par la préfecture de Paris. Le collectif Tsedek! dénonce cette nouvelle attaque contre la liberté d’expression et appelle à la solidarité avec les organisatrices de la marche.

Pratiques policières

En Seine-Saint-Denis, des « observateurs » documentent les pratiques policières


Depuis 2019, en Seine-Saint-Denis, des « observateurs » des pratiques policières documentent le maintien de l’ordre dans les manifestations. Une initiative portée par la LDH, le SAF, et le MRAP, dans le but de garantir le droit de manifester et de rapprocher la police de la population.


ELLE DOIT MÊME REMBOURSER L’AVANCE

L’État refuse d’indemniser la Gilet jaune éborgnée Vanessa Langard


Mutilée par un tir de LBD, l’ex-Gilet jaune s’est vu refuser son avance d’indemnisation par la Cour d’appel de Paris. La trentenaire devenue handicapée et ultra précaire voit cette décision comme de « l’acharnement ».

Droit de manifester: « La montée de l’extrême droite pourrait compromettre rapidement la démocratie européenne »


Le rapport Liberties2024 sur l’État de droit dans les pays de l’Union européenne constitue la contribution indépendante la plus exhaustive jamais réalisée et transmise aux instances de l’Union européenne. Il révèle une détérioration continue de l’État de droit au sein de l’UE. L’analyse pointue met en lumière une augmentation alarmante des restrictions aux manifestations pacifiques, notamment celles liées aux enjeux climatiques et à la Palestine. L’association VoxPublic, pour la France, et 36 organisations de défense des droits humains des pays de l’UE, ont contribué à ce rapport sans précédent, donnant un aperçu critique de la situation actuelle de la démocratie en Europe.

Lire ICI


L’Assemblée vote une résolution condamnant le massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961


L’Assemblée nationale a approuvé jeudi une proposition de résolution qui « condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 1961 », au cours de laquelle entre une trentaine et plus de 200 manifestants pacifiques sont morts, selon les historiens.

Lire ICI


17 octobre 1961 : l’Assemblée ne reconnaît toujours pas le crime d’Etat