Haro sur la culture : le terrorisme d’extrême droite



Le 7 décembre 2021, un groupe de catholiques intégristes empêchait la tenue d’un concert jugé « sataniste » de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, organisé par le centre culturel Le Lieu unique à Nantes puis à Paris 2 jours plus tard en l’église Saint-Eustache. Le concert a finalement pu avoir lieu à Paris dans un lieu tenu secret.



A Nantes, un militant de Civitas, groupe catholique proche de l’extrême droite, détruisait un compteur électrique pendant un spectacle destiné aux enfants sur la question du genre et était interpellé le 6 avril 2023.


En 2023 toujours, le concert de l’artiste Bilal Hassan, prévu le 5 avril dans une ancienne église désacralisée de Metz, était annulé par les organisateurs à la suite des pressions de catholiques identitaires.


En Loire-Atlantique, deux paroisses, à Saint-Nazaire et à Nantes, renonçaient à accueillir deux concerts prévus en mai et en juin 2024 suite aux intimidations du groupe catholique traditionaliste, Riposte Catholique.

Plusieurs ensembles musicaux – la Schola Cantorum de Nantes, les Chœurs de Saint-Brévin, le Symphonique des bords de Loire et l’orchestre symphonique de Saint-Nazaire – devaient interpréter L’Homme armé : une messe pour la paix de Karl Jenkins, une œuvre composée en 1998 et dédiée aux victimes de la guerre au Kosovo.


Un concert de Keiji Haino prévu le 14 mars à la cathédrale de Metz était délocalisé au centre Pompidou sous la pression de paroissiens qui considéraient la performance comme «la plus sordide des profanations».


A propos de ces annulations de spectacles, la filière culturelle parle de « terrorisme d’extrême droite ».


En raison de la programmation du groupe Sniper, la Région Grand Est avait décidé, à la demande notamment de Laurent Jacobelli et des élus du Rassemblement national, de suspendre provisoirement la subvention accordée au festival Le Jardin du Michel qui aura lieu du 22 au 24 mai 2026 à Toul (Meurthe-et-Moselle). En cause, des paroles du groupe de rap, datant parfois de plus de 20 ans, décrites comme potentiellement « racistes, antisémites et incitant à la haine raciale. » Après vérifications auprès du ministère de l’Intérieur au sujet de ces paroles du groupe qui a bien été poursuivi une seule fois, en 2003, mais n’a jamais fait l’objet de condamnation, la Région a finalement décidé le jeudi 9 avril d’accorder cette subvention d’un montant de 94 000 euros au festival. 



Forte de son relatif succès aux élections municipales, l’extrême droite utilise désormais les mandats de ses élus communaux pour poursuivre son travail de sape.

Nicolas Meizonnet, tout nouveau maire RN de Vauvert, dans le Gard, et député de la 2e circonscription du département, après avoir annulé une expo photo au début du mois, vient de liquider, avec l’assentiment de son conseil municipal, la prochaine édition du festival Jazz à Vauvert, prévue les 26 et 27 juin



Dans le Vaucluse, la culture meurt à petit feu dans les petites villes gérées par l’extrême droite. A Bédarrides, Camaret-sur-Aigues et Morières-les-Avignons, les maires Rassemblement national ou élus avec son soutien délaissent la culture. Mais derrière ce désintérêt pointe une politique brutale contre acteurs et associations.



Dans les villes qu’il dirige, le RN sabote la culture discrètement mais sûrement. Les municipalités d’extrême droite ont mené ces dernières années un travail de sape dissimulé contre les acteurs culturels. Une situation d’autant plus inquiétante que les communes sont aujourd’hui leur principal financeur.



« La culture est le champ où l’“union des droites” fonctionne le mieux, contre une création subventionnée et jugée gauchiste ». Le Rassemblement national entend sabrer l’argent de la création et le reverser au patrimoine, observe dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) cède à l’extrême droite en suspendant le 8 avril son fonds d’aide à la création sur les plateformes en ligne. Un collectif de créateurs de contenus, d’auteurs, de techniciens et de producteurs alerte sur la possible disparition de l’économie culturelle d’internet.


Il y a mille manières d’affaiblir le secteur, et sans doute une seule façon de le sauver : répéter inlassablement qu’une culture libre et ouverte est un service public, un cadeau pour les générations futures, et la seule garantie de la pérennité de la fameuse exception culturelle française.


Face à des politiques culturelles qui conduiraient à un démantèlement, il se trouve 3 pistes pour réagir : financière, mais aussi associative et territoriale.



Finalement, pour ne pas tomber dans les pièges tendus par l’extrême droite, c’est sans doute à la culture elle-même et à ses acteurs qu’il appartient de se réinventer pour résister.



RD

Municipales : dans l’Aube, le RN passe de 6 à 15 sièges d’élus municipaux. Ça ne vous fait pas peur ?



La tendance est nationale.

Le RN est désormais à la tête de 57 communes de plus de 3 500 habitants. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella progresse également en nombre de sièges avec désormais 3 121 conseillers municipaux, contre 827 obtenus lors des municipales de 2020.



L’extrême droite multiplie par trois le nombre de villes sous son contrôle.

L’échec du Rassemblement national dans des villes comme Marseille, Toulon, Nîmes ou Lens ne doit pas masquer une nette progression de l’extrême droite. Le RN et ses alliés ont ajouté, ce dimanche, 38 mairies aux 24 déjà conquises au premier tour.



Dans le département de l’Aube, le RN occupait, outre les 2 postes de députés sur 3, 6 postes de conseillers municipaux: 3 à Troyes, 2 à Romilly-sur-Seine, 1 à Sainte-Savine à l’issue des élections de 2020.

Au 1er tour du 15 mars 2026, Saint-André-les-Vergers est passé de 0 à 4, Sainte-Savine de 1 à 3.

Au second tour, Romilly-sur-Seine, passe de 2 à 3, Troyes de 3 à 5 ( * voir plus bas le témoignage d’une observatrice chevronnée).

Le RN occupe donc à présent 15 sièges, sur les 5139 des conseils municipaux aubois. Ce qui représente certes une proportion infime (0,29 %) mais la progression de 6 à 15 ne laisse pas de nous inquiéter.

Le pourcentage d’élus municipaux d’extrême droite en France n’est que de 0,006 %. Le département de l’Aube fait 48,33 fois plus que la France entière.

La progression des élus municipaux des extrêmes droites en France est d’environ 60 %. L’Aube fait plus que d’en doubler le nombre…

Nos voisins de la Marne font encore mieux que nous en élisant 27 conseillers municipaux d’extrême droite, dont 7 à Reims et à Châlons-en-Champagne, 6 à Epernay.

Ceux de la Haute-Marne en ont élu 57, la Seine-et-Marne 62, les Ardennes 9, l’Yonne 11, la Côte-d’Or 5.



Il est difficile de ne pas en déduire qu’une bonne partie de la viticulture champenoise tient à ses traditions. On sait d’ailleurs comment elle traite sa main d’œuvre issue de l’immigration.



Le vin et la vigne pèsent lourd dans les élections municipales, mais on voit que c’est à des degrés divers.




* Notre amie Agnès a suivi attentivement et assidument la campagne des municipales à Troyes. Nous la remercions pour ses comptes-rendus rigoureux et rafraichissants. Voici le dernier en date:

Et je reboucle sur une petite observation, de vocabulaire justement, mais celui qu’on croise (avec stupeur) sur les RS [réseaux sociaux – NDLR]. Je te passe les très démodés (mais toujours utilisés) « gauchiasse », « merdias », et autres « lèche-babouches »… apparemment la créativité ne court pas les chemins creux. 

D’autres vieilleries sont de sortie. J’ai ainsi vu passer « morue »… adressé à Sarah FRAINCART, candidate malheureuse de LFI à Troyes. Alors j’ai cherché la définition exacte, tant ce mot me semblait dater, au point de ne plus avoir de signification contemporaine : la dernière fois que je l’avais entendu, c’était en… 1970. Je te livre le résultat de mes consultations lexicales : 

Morue –  (Vulgaire-injurieux) – Dans un registre de langue familier, en France, le terme « morue » désigne parfois avec dédain, une femme facile et vulgaire.   Prostituée, femme de mauvaise vie ; débauchée, gourgandine ; insulte c/ femme, femme en général ; femme sale, dégoutante ; femme laide ; terme des femmes des halles pour répondre aux râleuses qui offrent prix dérisoire de leurs marchandises ; injuste, déloyal

C’est pas vraiment III° Reich. Mais c’est sa face puante. A relire certaine prose de l’entre-deux guerres, on y retrouve les mêmes vulgarités de bas étage. 

Alors, cette jeune femme, qui a déjà essuyé tout ce qui se fait de pire en matière de racisme, se voit aussi traînée dans le caniveau, en tant que femme. On a la totale = racisme ET sexisme. J’ai pas vu « antisémite », mais comme elle est LFI et franco-marocaine, c’est compris dans le paquet cadeau des « arguments ». 

Décidément, ça pue la fosse septique. Et c’est sur son fil perso Facebook! Pas modéré. Si d’aventure une autre femme tente de signaler la mauvaise odeur, elle se reçoit à peu près les mêmes compliments. Les RS, décidément, sont les égouts de nos villes. On s’en va, comme dirait ma grand’mère, « du côté de tant pire ». Je sais bien que ceux qui causent sont une infime minorité, mais c’est en ligne, donc lisible par tout le monde. Est-ce que c’est contagieux? J’espère que non… mais si l’espoir est un bon déjeuner, il fait un médiocre dîner… 

A plus! Restons éveillés!

Agnès


Existe-t-il un rapport de cause à effet ? Il semblerait que l’usage du vocabulaire propre, si l’on peut dire, aux extrêmes droites, finisse par porter ses fruits…





RD

Aube et alentours : la semaine militante



Châlons-en-Champagne





Et dimanche 22 mars,

à Troyes et Romilly-sur-Seine,

toutes et tous aux urnes !

Pas d’élu(e) RN !




En France: 31 maires d’extrême droite, et ce n’est qu’un début

Ce n’est pas une vague brune. Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite monte. Le Rassemblement national va très probablement conserver sans difficultés ses treize communes. C’est même déjà gagné dans sept d’entre elles : Perpignan, Hénin-Beaumont, Hayange, Bruay-la-Buissière, Beaucaire, Moissac et même Fréjus. David Rachline, pourtant mis en examen pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, réunit 51,3 % des scrutins dès le premier tour. 
Dans leurs sillages, onze communes, qui jusque-là n’étaient pas aux mains du RN, sont tombées dans l’escarcelle du parti dès le premier tour. Nous avons donc d’ores et déjà 18 villes RN. Il faut ajouter trois néo-maires UDR, le parti d’Éric Ciotti et six autres, comme Robert Ménard à Béziers, étiquetés divers-extrême droite qui, là aussi, passent au premier tour. Cela fait donc 27 maires d’extrême droite d’ores et déjà élus. Sans compter ceux qui, comme Nicolas Dupont-Aignan, élu dès dimanche soir, ont pu être étiquetés souverainiste ou divers droite malgré un soutien affiché à Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Et ce n’est qu’un début ! L’extrême droite bascule en tête dans plus de 50 autres villes. Plusieurs d’entre elles vont probablement tomber. À Nice, Éric Ciotti est en ballotage favorable (43 %). Mais ce n’est cependant pas définitivement plié : si Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste arrivée en troisième position, se désiste au profit de Christian Estrosi (ou accepte une fusion), ce dernier peut l’emporter. À Marseille, autre commune sous les feux des projecteurs, là non plus rien n’est joué. Le RN avec Franck Allisio est arrivé deuxième (35 %), un point derrière le maire sortant écolo Benoît Payan. Ce dernier a déjà refusé la main tendue de Sébastien Delogu (LFI), qui devrait donc rester en lice. La candidate de la droite Martine Vassal devrait elle aussi se maintenir. Ça s’annonce serré… 
✍️ Mat.Mo & C.M.

StreetPress

Municipales 2026 dans l’Aube : un 1er tour qui impose l’analyse et la mobilisation au second tour à Troyes et Romilly-sur-Seine




Sur 5139 sièges municipaux et 256 sièges communautaires qui devaient être pourvus, 4890 l’ont été dès le 1er tour dans les conseils municipaux et 172 dans les conseils communautaires.

Les sièges attribués se répartissent comme suit : 4679 municipaux et 134 communautaires pour les listes Sans Etiquette, 113 municipaux et 23 communautaires pour les Divers droite, 58 municipaux et 8 communautaires pour les Divers centre, 32 municipaux et 6 communautaires pour les Divers gauche, 7 municipaux et 1 communautaire pour le Rassemblement national, 1 municipal pour les Ecologistes. L’Union de la gauche, la France insoumise et l’extrême-gauche n’ont obtenu aucun siège.

Restent donc 249 sièges à pourvoir dans les conseils municipaux aubois et 84 dans les conseils communautaires.

L’extrême-droite, qui fait l’objet de toute notre attention, a donc déjà conquis 7 sièges municipaux dans l’Aube (4 à Saint-André-les-Vergers, 3 à Sainte-Savine) alors qu’elle en détenait jusqu’alors 6 (3 à Troyes, 2 à Romilly-sur-Seine et 1 à Sainte-Savine). C’est également sans compter sur les candidats des listes Sans étiquette appartenant à l’extrême-droite mais n’étant pas déclarés en tant que tels.

A Romilly-sur-Seine, la liste RN est arrivée en 3ème position avec 21 % des voix.

A Troyes, où François Baroin doit se représenter au second tour pour la première fois de sa carrière de maire, la liste RN est en deuxième position avec 16,52%.

C’est dire que les 54,89 % d’abstentionnistes de Troyes et les 47,9% de Romilly savent ce qu’il leur reste à faire dimanche prochain.



Voter, c’est agir ! Chaque voix compte


La progression des extrêmes droites dans le monde s’illustre par des politiques autoritaires qui portent atteinte aux démocraties. En France, à l’issue du premier tour des élections municipales, plusieurs communes voient des candidats d’extrême-droite se maintenir, voire arriver en tête.

A l’approche du second tour des élections municipales, la LDH alerte avec cette campagne sur les menaces qui pèsent sur les droits fondamentaux et rappelle que le vote reste l’un des premiers moyens de les défendre.


L’extrême-droite risque d’imposer des mesures restreignant les libertés et les droits.

La LDH appelle toutes les citoyennes et citoyens à se mobiliser dans le cadre des élections municipales pour faire barrage à l’extrême-droite.

En France, de par ses votes, ses positions dans le débat politique ou ses prises de décisions locales dans les communes qu’elle dirige, l’extrême-droite nous montre son vrai visage : la promesse d’une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, à l’environnement et un délitement de notre Etat de droit.


Voter est un droit, un pouvoir et un devoir citoyen.

Une voix peut faire la différence, particulièrement dans le cadre des élections municipales. Dans de nombreuses communes, les écarts se jouent parfois à quelques bulletins de vote. Or, l’abstention croissante bénéficie à des candidates et candidats qui risquent de porter des atteintes directes et profondes à nos droits et libertés, comme c’est le cas de l’extrême droite. La commune étant l’échelon politique local le plus proche des citoyennes et citoyens, voter aux municipales c’est participer à définir la politique de la ville qui impacte directement votre quotidien.

L’histoire montre que l’abandon du combat par l’abstention aux élections ou en détournant le regard, ne protège personne. Il alimente la loi du plus fort.



Retrouvez les différentes prises de position de la LDH:

Revue « Droits et Libertés » – Défendre une laïcité de liberté

Podcast « Des voix et des droits »

Communiqué LDH sur le droit de vote des étranger-es résidant en France – Des centaines de milliers de femmes et d’hommes ne pourront pas voter aux élections municipales de mars 2026 !

Note d’analyse de la LDH concernant la police municipale – Contre le projet de loi relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres

Tribune de Nathalie Tehio – « 2026, faisons reculer l’extrême droite »

Campagne commune du collectif Nos services publics dont la LDH est membre – Nos 14 exigences pour les services publics locaux

Communiqué du collectif Alerte dont la LDH est membre – Faire des communes des territoires de solidarité

Actions en justice 

Clôture de la campagne électorale demain samedi à zéro heure. Une « brebis galeuse » sur la liste RN à Romilly-sur-Seine.



N’étant pas assujettis au respect du code électoral puisque n’étant pas candidats, nous n’en respecterons pas moins la règle qui veut que la campagne prenne fin la veille du scrutin à zéro heure.

Il nous reste donc le temps de signaler la présence en notre département d’une « brebis galeuse » dans la liste RN de Romilly-sur-Seine. En effet, StreetPress nous présente aujourd’hui la carte des 235 « brebis galeuses » du RN et de ses alliés, dans laquelle nous apprenons qu’on en a débusqué une :

Jean-Patrick Vernet, sur la liste de Angélique Ranc — RN

Deuxième nom sur la liste, il partage sur Facebook des publications du Parti de la France, de Dieudonné et des photomontages aux sous-entendus racistes. Il a également publié un montage montrant Ségolène Royal voilée, et dépeinte comme l’égérie d’une boîte de « Couscous Royal lèche babouches » près d’un drapeau algérien.



Il est assez étonnant que cette fort « respectable » liste romillonne RN compte dans ses rangs, et pas à n’importe quelle place, puisqu’à la deuxième, un tel personnage. C’est lui qui, il y a 6 ans, conduisait la liste qui avait obtenu 14,33 % des suffrages et obtenu 2 postes dont sa tête de liste Jean-Patrick Vernet. Hormis la montée d’une tension en fin de campagne en lien avec le soutien du monde économique au maire sortant Eric Vuillemin, on ne peut pas dire que celle-ci s’affole. Mais il nous semblait important de mentionner ce fait. Les électrices et les électeurs sauront en tirer les conclusions qui s’imposent.



Municipales : le RN pioche dans les rangs de La Cocarde, syndicat étudiant proche des néofascistes


Blast a épluché les listes de candidats de la Cocarde étudiante — syndicat d’extrême droite proche des néofascistes — aux élections CROUS de 2024 et 2026, puis les a croisées avec les listes des municipales des 15 et 22 mars. Résultat : sur 29 candidats de la Cocarde figurant sur des listes municipales, 18 se présentent sur des listes menées ou soutenues par le Rassemblement national. La proximité du parti lepéniste avec la Cocarde, organisation au carrefour des courants les plus radicaux et violents de l’extrême droite, rappelle le vrai visage du RN, loin des tentatives de normalisation.



Comment l’extrême droite se cache derrière les listes sans étiquette


A Paris (Sarah Knafo), à Toulon (Laure Lavalette), à Perpignan (Louis Alliot), à la Seyne-sur-Mer (Dorian Munoz) et dans de nombreuses communes, des candidates et candidats d’extrême droite ont choisi d’avancer plus ou moins masqués. 

Au sein de listes « sans étiquette»  ou « divers droite », sous couvert de logiques transpartisanes ou « d’union », ces candidats ont retiré le nom de leur parti de leur affiche voire occulté leur appartenance. Cet effacement peut confiner à la dissimulation, faisant obstacle au choix éclairé des électeurs. Nous vous aidons à y voir plus clair et à vous renseigner sur la situation dans votre commune. 



« La lutte contre l’extrême droite est une urgence dans tous les territoires »


Dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs et d’actrices du monde associatif et de la société civile appelle à une large mobilisation contre l’extrême droite, lors des scrutins des 15 et 22 mars, et insiste, pour ce faire, sur l’importance de trouver compromis et dialogue.


RD

Elections municipales 2026 dans l’Aube : le point sur les listes



Dimanche 15 mars, les électrices et électeurs des 431 communes auboises seront appelés aux urnes pour le premier tour des élections de leurs conseils municipaux parmi les candidates et candidats de 538 listes.

Dans ces 431 communes, 343 d’entre elles n’auront pas à choisir puisqu’une seule liste se présentera à leurs suffrages. Parmi ces 343 listes uniques, 341 se présentent sans étiquette (SE), les 2 autres sous l’étiquette Divers droite (DVD): il s’agit de Rosières-près-Troyes et de La Rivière-de-Corps. Reste bien évidemment le choix du vote blanc ou nul.

Dans 77 d’entre elles, le choix sera à faire entre 2 listes dont 150 SE, 2 Divers centre (DVC) à Saint-Julien-les-Villas et 2 DVD à Nogent-sur-Seine.

Dans 9 d’entre elles, 3 listes seront en lice: 12 SE, 3 DVC à Pont-Sainte-Marie, 1 à Sainte-Savine et à Bar-sur-Aube; 2 DVD à Nogent-sur-Seine, 1 à La Chapelle Saint-Luc, 1 à Saint-André-les-Vergers; 1 Divers gauche (DVG) à Saint-André-les-Vergers et à La Chapelle Saint-Luc; 1 Les Ecologistes (Europe-Ecologie-Les Verts) à Sainte-Savine; 1 Lutte Ouvrière (LO) à La Chapelle Saint-Luc, 1 Rassemblement National (RN) à Saint-André-les-Vergers et à Sainte-Savine.

Dans l’une d’entre elles, à Romilly-sur-Seine, 6 listes se présentent: 1 DVC, 1 DVD, 2 DVG, 1 La France Insoumise (LFI), 1 RN.

A Troyes, chef-lieu du département, il faudra choisir parmi 8 listes: 2 DVC, 1 DVD, 1DVG, 1 LFI, 1 Les Républicains (la seule liste LR du département, celle de François Baroin), 1 LO et 1RN.

En résumé, les électeurs aubois auront à choisir entre 503 listes SE, 10 DVC, 10 DVD, 5 DVG, 4 RN, 2 LFI, 2 LO, 1 Les Ecologistes, 1 LR…

La gauche est nettement sous représentée (5 DVG, 2 LFI, 2 LO, 1 Les Ecologistes) et divisée à Romilly-sur-Seine, ancien fief communiste (2 DVG, 1 LFI).

Le parti communiste (PCF) ne présente que 90 candidats en France, le RN 616.

Le RN fait plus petit que nous aurions pu le craindre dans le département de l’Aube mais mieux que LFI, Les Ecologistes, LO et LR. Fort de ses 2 députés sur 3 dans le département, il voudrait s’implanter à Saint-André-les-Vergers, Sainte-Savine, Romilly-sur-Seine et Troyes.

Il est encore temps de leur barrer la route !

Rappelons que les grands électeurs élisent les sénateurs.

« Ils sont près de 162 000, votent à bulletin secret et ne peuvent pas s’abstenir. Députés, élus locaux et surtout représentants des conseils municipaux composent le collège des « grands électeurs », chargés d’élire les sénateurs. Ce mode de scrutin, propre à la Ve République, façonne durablement les équilibres politiques nationaux en donnant un rôle central aux élus locaux et en inscrivant les rapports de force territoriaux au cœur du Parlement. »




RD

Municipales dans l’Aube: Aix-Villemaur-Pâlis

Hôtel de ville d’Aix-en-Othe



Aix-Villemaur-Pâlis est une commune du sud de la Champagne, dans le département de l’Aube et la région du Grand Est. Il s’agit d’un petit bourg de 3 240 habitants située à l’ouest de la ville de Troyes à 49 km au nord d’Auxerre. La commune est au cœur d’une agglomération de 3 600 habitants.

Cette commune a connu des changements importants depuis 2012, année de l’élection présidentielle qui voit ce groupement de communes voter au 1er tour à 26,79% pour François hollande (PS), 24,79% pour Marine le Pen (FN), 24,59% pour Nicolas Sarkozy (UMP), 9,37% pour Jean-Luc Mélenchon (FdG), 8,82% pour François Bayrou (Modem), avec une participation de 83,82%.

Au 2ème tour, Nicolas Sarkozy y obtient 50.04% de voix, François Hollande 49,96%, avec une participation de 82,07%.

Le 1er janvier 2016 est créée la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis. Aix-en-Othe devient commune déléguée (chef-lieu) de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis, Pâlis devenant également commune déléguée ainsi que Villemaur-sur-Vanne, en lieu et place des communes d’Aix-en-Othe (10003), de Pâlis (10277) et de Villemaur-sur-Vanne (10415).

Le 9 janvier 2016, Yves Fournier (PS), maire d’Aix-en-Othe depuis 1995, est élu maire de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis.



Aux élections municipales de 2020, sur 2593 inscrits on compte 49,63% de suffrages exprimés (1 287 voix); abstentions : 48,09% (1 247 voix) ; votants : 51,91% (1 346) ; votes blancs : 0,62% (16) ; nuls : 1,66% (43)

La liste Ensemble pour Aix-Villemaur-Pâlis avec en tête de liste Roland Broquet (DVD), obtient 60,76% (782 voix) soit 24 sièges au conseil municipal.

La liste La maison commune d’Aix-Villemaur-Pâlis de Gérard Trutat (DVG) : 39,23% (505 voix) soit 5 sièges au conseil municipal.

Le 27 mai 2020, Roland Broquet (DVD) est élu maire de de la commune nouvelle Aix-Villemaur-Pâlis.

Mairie de Pâlis



En fait, rien n’est joué puisque la fin de cette année d’élections se révèle très mouvementée.

Le 27 novembre 2023, 10 membres de l’équipe majoritaire du maire Roland Broquet, qui ont choisi de créer un groupe indépendant, démissionnent du conseil municipal.

Le 30 novembre qui suit, 5 membres du groupe d’opposition mené par Gérard Trutat annoncent à leur tour leur démission du conseil municipal.  Les électeurs de la commune nouvelle doivent retourner aux urnes.



Lieu d’Accueil Enfants Parents


De nouvelles élections municipales devront se dérouler dans les trois prochains mois pour réélire une nouvelle équipe pour deux ans, en attendant l’organisation de la consultation concernant l’avenir de la commune nouvelle.



11 février 2024 nouvelle élection municipale partielle. La liste « Reconstruire » de Séverine Delsert-Broquet l’emporte de peu.

Liste Reconstruire de Séverine Delsert-Broquet (DVG) : 51,36% (660 voix) soit 22 sièges au conseil municipal et 11 sièges au conseil communautaire.

Liste Agissons de Claire Adam (DVD) : 48,64% (625 voix) soit 7 sièges au conseil municipal et 3 sièges au conseil communautaire.

Inscrits : 2658 ; Exprimés : 1285.

Le 16 février 2024, Séverine Delsert-Broquet est élue maire et est en mesure de voter un budget.



Mairie de Villemaur-sur-Vanne



Le 13 octobre 2024, lors d’une consultation de la population, une majorité d’habitants votent en faveur d’une modification des limites territoriales d’Aix-Villemaur-Pâlis.

Le lundi 18 novembre, les élus délibèrent et prennent acte de ce résultat. La municipalité attend désormais les directives de la préfecture.



Collège Othe-et-Vanne



Le lundi 31 mars 2025, Séverine Delsert-Broquet, maire de la commune nouvelle, lit en conseil municipal la proposition de réponse destinée à la préfecture qui demandait des précisions sur la délibération prise au mois de novembre 2024 sur la défusion, à savoir le rétablissement des contours historiques des communes.



Le 16 juin 2025, le secrétaire général de la préfecture doit se déplacer pour faire le point, avant la tenue du conseil municipal, quant à la procédure de défusion dans laquelle s’est engagée la seule commune nouvelle de l’Aube. La dissolution de la commune nouvelle d’Aix-Villemaur-Pâlis est engagée.



Marché d’Aix-en-Othe (Halle Baltard)



C’est dans ce contexte que vont se dérouler les élections municipales de 2026.

2 listes se présentent au suffrage des électrices et des électeurs:

Liste Construire l’avenir de Séverine DELSERT-BROQUET (DVG) (29 candidats dont 16 au conseil communautaire).

Liste Changer et Agir de Gilles FOUILLADE (DVD)  (30 candidats dont 16 au conseil communautaire).



L’aventure n’en est pas encore arrivée à son terme : le collectif « Reprenons notre avenir en main » qui demande la sortie de Pâlis de la commune nouvelle, tenait son AG le 23 janvier dernier.





Aix-Villemaur-Pâlis était inscrite jusqu’en 2026 dans le programme Petites Villes de Demain (PVD)



et dans le classement de communes en zone France ruralités revitalisation « plus ».


Elections municipales 2026 dans l’Aube: Bar-sur-Aube

On reprend les mêmes et on recommence.




Sous-préfecture de 5 214 habitants, la ville a connu, sous les comtes de Champagne, une renommée et une prospérité avec les célèbres foires. Au XIIe siècle, elle vit aussi l’essor de l’économie monastique de l’abbaye de Clairvaux. De cet âge d’or médiéval, Bar-sur-Aube a conservé un riche patrimoine qui a traversé les époques.


Bar-sur-Aube compte actuellement 224 établissements d’entreprise actifs et ayant au moins 1 salarié au 31 décembre de l’année écoulée. Ces établissements emploient un nombre total de 2 133 salariés. 


Sur l’ensemble de l’année 2025, un total de 52 nouveaux établissements d’entreprise a été créé à Bar-sur-Aube. Ce nombre de créations englobe les établissements employeurs ainsi que non-employeurs, et tous les types juridiques d’établissements créés, y compris les entreprises individuelles.

Le secteur d’activités le plus important demeure le commerce avec 379 personnes. Ce secteur emploie 17,77 % des salariés de Bar-sur-Aube.

Suivent les autres industries de machines et équipements, avec 267 personnes soit 12,52 % des salariés de Bar-sur-Aube, la santé (234 soit 10,97%), l’enseignement avec (192 soit 9,00 %), l’Administration publique (179 personnes soit 8,39 %), les transports (82 soit 3,84 %, ), les secteurs juridique, comptable et de conseils (77 personnes soit 3,61 %), la banque et de l’assurance (65 soit 3,05 %).

En résumé, 68,6% des emplois sont consacré à l’industrie, l’agriculture, la construction et la fabrication et 31,4% aux Services.



Aux élections municipales de 2020 , la participation y a été de 47.73 % (le taux départemental étant de 45,5% malgré la crise sanitaire covid) pour 3176 inscrits, les votes blancs représentant 0.99 % des suffrages exprimés.

La liste Divers droite de Philippe Borde a obtenu 59.61 % (871 votes) soit 22 élu·e·s.

La liste Divers centre d’Emmanuel Provin 22.86 % (334 votes) soit 3 élu·e·s.

La liste Divers gauche de Raynald Ingelaere 17.52 % (256 votes) soit 2 élu·e·s.


En 2026, 3 listes se présentent aux suffrages des électeurs.



Liste « Bar-sur-Aube, j’y crois, réussir notre ville de demain » 

Philippe Borde sous l’étiquette LR brigue un 3ème mandat en privilégiant la question de la sécurité.



Liste “Aimer Bar-sur-Aube, c’est agir – Emmanuel Provin 2026″

Emmanuel Provin, conseiller municipal sortant se représente sans étiquette tout en étant soutenu par Renaissance et privilégie à valeurs égales la sécurité et les services publics.


Pierre-Frédéric Maître, maire adjoint sortant se présente sans étiquette et privilégie les services publics et la citoyenneté. . Il a fait l’objet de plaintes pour des faits présumés de vols, puis pour injures non publiques, s’est vu retirer ses fonctions d’adjoint à la mairie de Bar-sur-Aube en 2023.

Le 13 février, il lance un appel aux dons pour financer sa campagne qui fait réagir.  Si la démarche est légale, elle soulève des questions sur les règles complexes du financement électoral.


Après une année de chaises vides et une vague de démissions, la liste « Bar-sur-Aube en transition » ne repartira pas en 2026. Douze ans après l’ère Gaudot, la liste de gauche et écologiste s’efface et mise sur les réseaux sociaux pour interpeller les candidats autour de thématiques comme la mobilité ou les transports.


Nous trouvons ici la pure illustration du changement dans la continuité…


RD

Elections municipales 2026 dans l’Aube : Romilly-sur-Seine



Après Troyes, chef-lieu du département puis 2 communes de la périphérie, nous sommes aujourd’hui à Romilly-sur-Seine, 2ème ville du département par sa population.


L’histogramme de la démographie révèle un pic de la population à la fin des années 1970, un déclin lié à la fermeture d’industries (délocalisation de la bonneterie et réduction d’activité de la SNCF) dans les années 2010 puis une remontée timide jusqu’à ce jour.

Traditionnellement ancrée à gauche, du fait de son histoire ouvrière, la ville connaîtra un virage progressif dès les années 1990.

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1949septembre 1984Maurice CamusetPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-1 (1964-1970)
octobre 1984mars 1989Georges DidierPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-2 (1973-1998)
mars 1989mars 2008Michel CarteletPSEnseignant, député (1981-1993)
mars 2008en coursÉric Vuillemin
Réélu pour le mandat 2020-2026 
UMPLRNotaire


C’est en mars 2008 que la droite conquiert finalement ce bastion communiste, ce qui représente une petite révolution dans cette ville tenue par le PCF pendant 40 ans et par la gauche depuis la nuit des temps.


Aux dernières élections municipales de 2020, la participation est de 37,94 % (3111 sur 8199 inscrits). Le maire sortant DVD Eric Vuillemin est réélu avec 57,41% des suffrages exprimés. La liste DVG de Fethi Cheikh obtient 28,24%, la liste RN de Jean-Patrick Vernet 14,33%.

En 2026, 5 listes sont en lice:

  • Union de la gauche conduite par Fethi Cheikh (PCF)
  • Sans étiquette de Adam de Mota (DVD)
  • Divers gauche de Mickaël Millet (Génération.s)
  • RN d’Angélique Ranc (RN)
  • DVD d’Eric Vuillemin (DVD)

La gauche et la droite partant divisées, le RN cultive l’espoir de parachever la dégringolade de la ville. Il y a donc urgence à ce que les électeurs clairvoyants, démocrates, progressistes, épris de liberté et de respect des droits humains se rendent aux urnes le 15 mars.

RD

Elections municipales (suite) : oui à la Protection de la Jeunesse mais… pas chez nous





Le précédent des Noës-près-Troyes, commune de l’agglomération troyenne, dénotait déjà en 2019 de l’ignorance totale par le public des missions des associations de Protection de l’Enfance, qui n’ont qu’un seul but purement humanitaire, en venant en aide à ces gosses en grande souffrance, souvent eux-mêmes issus et victimes de familles en grandes difficultés.

Le lundi 13 mai 2019, près de 150 habitants avec à leur tête le maire, avaient clamé leur refus catégorique de voir s’installer une telle association sur leur territoire.


Lors de cette réunion houleuse à laquelle étaient présents des habitants de la commune et les représentants de l’association Action Jeunesse de l’Aube (AJA), Jean-Pierre ABEL, alors maire de la commune depuis 2001, avait refusé de dévoiler les noms des pétitionnaires (il est question de 50 signataires). Il était le propriétaire de la maison voisine de celle devant accueillir des adolescents de la Protection de l’enfance. Cette maison était occupée par son fils et sa belle/fille qui étaient précisément à l’origine de ladite pétition.  Il avait alors fait l’objet d’accusations relatives à la mise en avant de ses intérêts privés plutôt que de l’intérêt général.


Il a quitté ses fonctions de maire fin février 2024.

A cette réunion du 13 mai 2019, des personnes venues en renfort, n’étant pas habitantes de la commune, n’en hurlaient pas moins: “On est chez nous !”

Le RN flattait déjà les plus bas instincts des Français(e)s et en particulier leur égoïsme et le repli sur soi.




Bis repetita ne déplaît pas toujours…



La commune de Sainte-Maure fait également partie de l’intercommunalité Troyes Champagne Métropole (TCM) [1]. Les mairies respectives de Sainte-Maure et de Troyes sont distantes de 7,4 km.


Le 22 janvier, la Direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse (DTPJJ) [2] présentait son projet d’installation d’une Unité Judiciaire à Priorité Educative (UJPE) au conseil municipal de Sainte-Maure. Elle projetait d’acquérir une propriété de 600 m2, suffisamment spacieuse pour accueillir la structure située actuellement au centre de la ville de Troyes et trop exiguë pour répondre à sa fonction qui consiste à prendre en charge 12 jeunes adolescents en difficulté sociale et plus en danger pour eux-mêmes que dangereux pour les autres.

Aussitôt, les réactions d’opposition à ce projet se faisaient connaître et un collectif était formé dès la semaine suivante, qui lançait une pétition se targuant d’avoir recueilli en quelques jours 1000 signatures pour cette commune rurale mais néanmoins petite-bourgeoise de 1800 habitants (en 2023).



Dans une lettre datée du 2 février 2026 et publiée sur un réseau social le député RN Jordan Guitton interpellait le ministre de la Justice en lui demandant l’annulation de ce projet.

Télescopage de calendrier ou pas, le 5 février, le ministre de la Justice indiquait à la presse locale l’annulation du projet.

Ce n’est pourtant que le 7 février qu’au cours d’une réunion organisée par le collectif d’opposition à l’UJPE et réunissant 150 personnes, dont un certain nombre d’entre elles (une fois de plus) étaient étrangères à la commune, la PJJ annonçait renoncer à l’implantation de l’UJPE à Sainte-Maure alors que le maire assurait qu’un avis défavorable allait être présenté au vote du conseil municipal le 11 février.

Ce vote fut sans appel : 16 présents ; 14 pour l’abandon définitif ; 1 blanc ; 1 pour le projet.

Les Mauraciens (habitants de Sainte-Maure) ont bien précisé qu’ils n’étaient pas opposés à la création de cette UJPR, mais… pas chez eux.


Le projet d’implantation d’une UJPE au sein de la commune de Sainte-Maure n’a pas manqué d’être combattu en première ligne par le RN qui, jouant sur les 2 tableaux (répression de la délinquance des jeunes « mais pas chez nous ») a encore une fois fait son beurre de la peur de l’insécurité, de la recherche d’asphyxie du tissu associatif, du développement des mesures culturellement identitaires et excluantes, des discriminations envers certaines populations, du racisme ambiant, attisant encore une fois la haine de l’autre, le repli sur soi…



On passera sur l’article de Valeurs Actuelles et d’autres qui n’apportent rien de nouveau.

Interviewé par Sud Radio, Adrien Mora, porte-parole du collectif répondait à la question « La commune a-t-elle été informée de ce projet ? 

« Pas du tout, nous avons découvert ce projet via une fuite au conseil des élus. Nous n’avons pas du tout été mis dans la boucle. C’est la PJJ [2], la police de la jeunesse [sic], qui est sur le projet depuis un an. Ils ont vu que cette maison était assez grande, à la campagne, et disponible via une saisie de l’État. Ils y sont allés sans regarder autour. »


S’il est utile de préciser à quel point le RN entretient l’entre-soi et l’égoïsme, il suffira de rappeler que Jordan Bardella s’est opposé au prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine par l’Union européenne.



[1] Composée de 81 communes, la Communauté d’Agglomération Troyes Champagne Métropole compte 168 350 habitants sur une superficie de 889 km².  

[2] La direction de la Protection judiciaire de la jeunesse, dénommée direction de l’Éducation surveillée de sa création le 1ᵉʳ septembre 1945 au 21 février 1990, est l’une des directions du ministère de la Justice français.


RD

La LDH se mobilise pour les élections municipales de 2026




Nous suivrons à la mesure de nos moyens cette campagne qui s’engage laborieusement dans notre département, en veillant lors de celle-ci avec la plus grande attention à la défense des droits et libertés fondamentales, de la démocratie et au respect de l’Etat de droit.

Nous commencerons aujourd’hui par la ville de Troyes, chef-lieu du département.

Aux dernières élections municipales de 2020, le taux d’abstention y a battu un record absolu en atteignant 69.36 %. La crise sanitaire du Covid n’en était pas seule responsable. Le fait que François BAROIN [*] soit réélu tous les 6 ans depuis 30 ans n’y est pas étranger, les Troyens ne voyant plus l’intérêt de se déplacer jusqu’à l’isoloir pour au final obtenir toujours le même résultat.

5 listes y étaient représentées.

  • Celle de François BAROIN, la liste LR- ENSEMBLE POUR TROYES, a obtenu 5 903 voix qui lui ont permis d’occuper dès le premier tout 42 sièges sur 49, avec 66,78 % des suffrages exprimés au conseil municipal et 30 sièges sur 35 au conseil communautaire de Troyes Champagne Métropole.
  • En 2ème position, la liste DVG- TROYES EN COMMUN POUR UNE VILLE ECOLOGIQUE CITOYENNE SOLIDAIRE, avec pour tête de liste Anna ZAJAC, obtient 1 243 voix, soit 14,06 % et obtiendra 3 sièges municipaux et 2 sièges communautaires.
  • Puis vient celle de Jordan GUITTON, RN- RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR TROYES, qui obtiendra également 3 sièges municipaux et 2 sièges communautaires avec 11,26 % de voix (995).
  • La liste REM- Troyes En Marche conduite par Loëtitia CAROUGEAT obtient 484 voix, soit 5,48 %, 1 siège municipal et 1 siège communautaire.
  • La liste EXG- Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs de Lionel PAILLARD recueille 214 voix, soit 2,42 % et n’occupera donc aucun siège.


Pour le 15 mars 2026, au premier tour, 9 listes seraient à ce jour en lice:

  • la liste LO de Pauline REICHLING [1]
  • le collectif de gauche, citoyen et écologique Troyes Avec Briot (PCF-PS-LÉ-G·s-ND-PA) de Charline BRIOT [2]
  • la liste LFI de Sarah FRAINCART [3]
  • Il est temps de Loëtitia BEURY [4] (DVC)
  • Troyes est à nous de Pierre PHILIPPE [5] (DVD)
  • Troyes au cœur de Olivier Richard [6] (DVD)
  • Sauvons Troyes de Pierre BROCHET (RN)
  • À la Reconquête de Troyes de Jean-Christophe Letierce (REC)
  • à laquelle il faudra ajouter, bien qu’elle ne daigne apparemment pas trouver un intérêt quelconque à faire campagne, celle du maire sortant François BAROIN (LR).

Nous avons eu connaissance des programmes de certain(e)s candidat(e)s, à retrouver dans les notes ci-dessous:

[*] François Baroin succède à Robert Galley comme maire de Troyes en 1995, à 30 ans. La même année, il est élu président de l’Association des maires de l’Aube. Il est nommé président de Barclays France en janvier 2022. Il déclare alors qu’il met entre parenthèses son activité d’avocat et ne garde qu’un seul des quatre mandats d’administrateur indépendant qu’il exerçait auparavant tout en restant maire de Troyes et président de l’agglomération.

[1] Pauline Reichling présentera son programme en compagnie de Julien Cynober, tête de liste à La Chapelle Saint-Luc, le dimanche 8 mars à la Salle multi-activités des Vassaules, 13 rue Grégoire-Pierre Herluison, à Troyes.

[2] Charline Briot entend faire émerger un projet en rupture avec les priorités municipales actuelles : « François Baroin a investi près de dix millions pour la sécurité et seulement quatre pour le social, dans une ville où 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Aujourd’hui, sa politique ne colle pas avec la réalité sociale de la ville. »

[3] Sarah Fraincart et son colistier avaient invité ce lundi la députée du Val-de-Marne, Clémence Guetté, à une réunion électorale. Notre envoyée spéciale était présente et nous a écrit :

« La salle du « Troyes fois plus » était pleine = je crois que le nombre de 200 participants a été atteint.

Pas de perturbateurs. 

Public hétérogène, et bien représentatif, à mon sentiment, de la société française, sauf qu’à Troyes, ville de vieux, on aurait dû voir davantage de cheveux blancs. Y en avait quand même un bon peu. Bref, c’était pas une horde d’écervelés immatures, ni de rouges incendiaires, ni d’antisémites islamisés non plus. Ambiance plutôt bon enfant, beaucoup de convivialité, il est vrai que « tout le monde se connaît » dans notre village tricasse !

Prise de parole des deux têtes de liste. Il s’est agi du local (évidemment), tour d’horizon = le scolaire, la santé, les transports, etc. et accent mis sur le logement. Des idées et propositions concrètes, certaines déjà émises « à gauche », d’autres + novatrices, mais rien qui mette en cause la République ! 

Puis, allocution bien ficelée de Clémence GUETTE, standing ovation méritée ! S’agissant des « barons » et de leurs réseaux, l’exposé était plutôt bien vu… Coucou, Baroin et sa bande de potes ! Idem, accent sur les discriminations spatiales, entre centres et périphéries de nos villes. Aucune allusion à Mélenchon, ni non plus aux trois I qui font la Une ailleurs. Evidemment = c’est hors sujet pour ce scrutin, il n’y a que les droitards pour penser « sauvons Troyes et ses traditions ». Fin du ban = la Marseillaise, et l’Internationale, en sœurs siamoises, ça a matché !

Et pour clore, tout le monde était fier et content, et c’est vrai que la soirée était réussie. Toujours les mêmes dévoués bénévoles, dont nos habituels camarades de lutte sur d’autres sujets. Bon point = l’organisation, dont contrôles à l’entrée, et service d’ordre citoyen. Ce succès booste les militants, et j’ai trouvé cet optimiste culot plutôt sympathique ! 

AH

[4] Son programme : l’écoute, la transparence et l’efficacité concrète dans la gestion municipale (santé : accès aux soins et prévention dans les quartiers ; mobilité : déplacements mieux organisés, mobilités douces encouragées ; quartiers : proximité, culture, vie associative et services publics ; sécurité & propreté : présence sur le terrain et espaces publics entretenus).


[5] Voir le site de l’association https://troyesestanous.fr/


[6] L’ex-conseiller départemental revendique une liste sans étiquette et proche des Troyens. L’autre tête de liste Caroline Olivier, elle, est cadre juridique, Troyenne depuis une quinzaine d’années. La grande priorité de « Troyes au cœur » : le quotidien. Sécurité, propreté et engagement sont au premier plan des propositions. 


Elections municipales : barrons la route à l’extrême-droite

Blast Info



Les élections municipales des 15 et 22 mars approchent et les extrêmes-droites font du plat quand ce n’est pas du forcing, à la droite, pour constituer des listes d’union, ce qu’hélas la gauche n’est pas toujours prête à seulement envisager.

Ces élections vont non seulement servir de test pour l’élection présidentielle de l’année prochaine, mais elles interviennent dans un contexte d’usure démocratique après les prouesses de la Macronie autour de son leader aujourd’hui adulé par certains en chef de guerre, autant que détesté il y a encore peu pour la centralisation du pouvoir sur sa propre personne.

L’extrême-droite, qui est un poison pour l’Etat de droit autant que pour la démocratie, représente un véritable danger pour les victimes de la pauvreté, pour l’environnement, pour la culture, pour la cohésion sociale, pour la santé autant physique qu’intellectuelle, pour l’égalité, les libertés, l’éducation…

Portée par les milliardaires Bolloré, Stérin et consorts, autant que par une population excédée par les injustices et alimentée des contre-vérités des chaînes d’information continues, l’implantation des extrêmes-droites dans nos villes et nos campagnes, impensable encore il y a quelques années, s’est faite au nez et à la barbe des combattants contre le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre et le repli sur soi.


La mondialisation et ses promesses intenables sont passées par là.

« L’idée qu’il était dangereux pour la démocratie s’est amenuisée entre 2015 et 2024 tout comme celle qu’il était extrémiste ou xénophobe alors que sa proximité aux préoccupations des électeurs était de plus en plus reconnue par divers groupes sociaux tout comme sa capacité à gouverner le pays. Cette intégration dans le champ de la politique légitime a précédé ses victoires électorales. Ces dernières sont alors venues confirmer une banalisation déjà accomplie qui le sortait de la périphérie où il était cantonné depuis la création du Front national par Jean-Marie Le Pen au début des années 1970. »

« Le vote RN n’est plus le vote FN et ne se réduit ni à un vote de pauvres, ni à un vote populiste, ni à un vote fasciste, ni à un vote de racistes systémiques. Son implantation dans la vie politique française s’est sensiblement accélérée après la fin de la crise de la Covid-19 lorsque les enjeux sociaux mis en avant par la crise des Gilets jaunes, comme la mobilité sociale et la volonté d’émancipation économique, qui n’ont pas trouvé de réponse dans le macronisme qui les avait pourtant bien diagnostiqués en 2016, ont ressurgi et mobilisé au-delà du monde ouvrier, touchant les cadres comme les retraités. » 



Le RN est devenu fréquentable dans les urnes pour 34% des Françaises et des Français (législatives de 2024), si l’on ne tient pas compte des sondages d’opinion qui n’ont pas de valeur absolue.


Et la LDH dans tout ça ?

« La LDH est une association politique : les principes qu’elle défend et les propositions qu’elle avance l’amènent à prendre position sur les causes et les remèdes à apporter aux dysfonctionnement qu’elle combat. »

« N’ayant aucune vocation à l’exercice du pouvoir, elle n’est pas un parti politique et elle est indépendante des partis. Pour autant, la LDH considère que les partis politiques sont un des éléments essentiels du fonctionnement de la démocratie et elle entretient avec eux les rapports nécessaires aux combats qu’elle mène.

La LDH n’intervient pas dans les élections, sauf si elle estime que ses principes fondamentaux y sont mis en jeu. »


C’est pourquoi nous ouvrons dans ces colonnes un espace d’expression ouvert. Notre objectif n’est pas de soutenir l’une ou l’autre liste où que ce soit. Nous voulons contribuer à éviter que les extrêmes-droites ne gagnent les mairies et tenons à leur barrer la route avec tous les moyens dont nous disposons. Ce blog en est un.

Vous trouverez à la page VOS TEMOIGNAGES ET COMMENTAIRES ceux qui nous sont parvenus et dont nous espérons qu’ils vont désormais affluer.

Envoyez-les nous à l’adresse: contact.ldh10@gmail.com. Nous les publierons.

Tous les messages ne présentant pas un intérêt avéré pour le sujet qui nous occupe, à savoir les élections municipales, sera rejeté. C’est pourquoi il seront bien évidemment soumis à modération avant leur publication.

RD

Faisons reculer l’extrême droite



Face à un sentiment de désespoir politique, il est nécessaire de distinguer la montée de l’illibéralisme de l’installation d’un autoritarisme brutal, et donc de ne pas faciliter par passivité une arrivée au pouvoir dans une prophétie autoréalisatrice.



À l’initiative du CADTM international, plus de 230 personnalités issues d’une cinquantaine de pays de tous les continents ont souscrit à un appel international en faveur du renforcement de l’action antifasciste et anti-impérialiste. Cet appel alerte sur la progression mondiale de l’extrême-droite, des forces néofascistes et des agressions impérialistes.




2 aperçus de la capacité inquiétante de mobilisation des différentes composantes de l’extrême-droite





Plusieurs centaines de militants issus de groupuscules d’extrême droite ont défilé samedi 17 janvier dans les rues de Paris, flambeaux à la main, à l’occasion d’un rassemblement présenté comme un « hommage » à Sainte-Geneviève et Louis XVI.



La France a interdit de son territoire dix militants d’extrême-droite britanniques, accusés d’ « actions à caractère violent » contre les migrants sur les côtes du Nord-Pas-de-Calais. Des médias britanniques décrivent un harcèlement qui s’intensifie contre les exilés ces derniers mois.



La réalité est encore bien pire


Au lendemain des élections législatives de 2024, Jordan Bardella estimait que « quatre ou cinq brebis galeuses », tout au plus, figuraient parmi ses candidats calamiteux, tout en assurant que le ménage avait été fait. Raté, tout est faux. Car ses brebis galeuses siègent désormais en masse à l’Assemblée nationale : ils ne sont pas moins de 83 député·es1 sur les 122 que compte le Rassemblement national (RN) à s’être fait épingler par la presse, et notamment par le média Les Jours.



Et, pour conclure, et bien qu’il n’y ait pas lieu de s’en réjouir, terminons avec une pointe d’humour. Le chanteur Francis Lalanne prévoit de se présenter aux élections municipales 2026 à Lyon, sur une liste d’extrême droite issue du mouvement Spartacus. Pourtant, il est actuellement inéligible et n’habite pas dans la commune.


Déluge de calomnies contre Mamdani, nouveau maire de New York



Mardi 4 novembre, le candidat démocrate Zohran Mamdani a été élu maire de New York. Un socialiste, qui plus est musulman, à la tête de la première place financière du monde ? Vent de panique dans l’éditocratie !


Si Radio France se contente de présenter les faits avec objectivité, on peut se demander pourquoi elle se sent dans l’obligation d’émettre des réserves quant à l’accueil de cette victoire au sein-même du parti du candidat élu.

Le socialiste Zohran Mamdani a été largement élu à la mairie de New York, se mettant en première ligne face à Trump. Si c’est une bonne nouvelle pour les démocrates, son profil gêne aussi le parti résolument centriste.

« Ce n’est vraiment pas représentatif » : pourquoi l’élection du nouveau maire de New York gêne (un peu) les démocrates.


De leur côté, nos cousins canadiens ne manquent pas de citer Trump pour qui «  Zohran Mamdani est un communiste qui déteste les Juifs. »



Acrimed dénonce le « torrent de boue » qui s’est déversé sur le candidat de la gauche du parti démocrate américain à l’occasion de son élection à la mairie de New York, en citant les exemples les plus significatifs de la presse française et d’outre-Atlantique la plus avide de croustillant. Nous avons poussé un peu plus loin, en épluchant un peu le web (avec des gants latex et une pince à linge sur le nez). Nous n’avons pas été déçus par la diversité des analyses qui n’en conduisent pas moins aux mêmes conclusions.



Pour CNews, « Zohran Mamdani est un islamiste qui préfère investir dans les quartiers plutôt que de donner plus de moyens aux policiers«  et, par dessus le marché, comble d’infamie, « il est apprécié de la gauche française ».



Dans le JDD, Marion Maréchal alerte: «Aucune ville n’est à l’abri de la gauche woke et islamiste». « La métropole américaine pourrait devenir une ZAD pro-Hamas à ciel ouvert ». « Zohran Mamdani était le candidat soutenu par Rima Hassan, Mélenchon et toute l’extrême gauche réunie.« 



Dans le même torchon, c’est Bernard-Henri Lévy qui y va de son couplet: « Tous les New-Yorkais de cœur sont en deuil aujourd’hui ». «L’antisémitisme de Zohran Mamdani est un crime» 



Riposte Laïque titre fièrement : « New York : la grosse arnaque politique de Mamdani qui va très mal se terminer ».



I24NEWS s’en prend directement à la mère de Zohran Mamdani: « New York : des financements qataris reçus par la mère de Zohran Mamdani soulèvent des inquiétudes.« 

Mais aussi au financement de sa campagne: « Des comités d’action politique proches du Qatar auraient également contribué à financer sa campagne, alimentant les inquiétudes sur une possible influence étrangère. »


Et, bien évidemment, Zohran Mamdani devient « le premier maire ouvertement antisioniste de la métropole« , provoquant un « moment de bascule pour les Juifs américains ».



La preuve en est que « Le candidat pro-palestinien Mamdani ouvre son discours de victoire en arabe », exacerbant très logiquement « Les inquiétudes de la communauté juive« .



Il est prévenu: « Les groupes juifs américains s’inquiètent et promettent de demander des comptes à Mamdani« .

« Ses propositions politiques ambitieuses, notamment la gratuité des bus et des services de garde d’enfants, de nouvelles approches en matière de sécurité communautaire et la création de magasins d’alimentation contrôlés par le gouvernement, associées à son inexpérience politique, laissent présager un avenir incertain pour la Grosse Pomme. »



D’autres commentaires sans ambiguïté enfoncent le clou et ne laissent pas d’inquiéter quant au risque de dégradation à venir des relations entre Juifs et non Juifs :

« La victoire de Mamdani marque un changement radical pour la communauté juive new-yorkaise, la plongeant en territoire inconnu. »

« Cette semaine, sa campagne s’est associée à celle de Jeremy Corbyn, au Royaume-Uni, autre militant d’extrême gauche anti-Israël tristement célèbre pour avoir entraîné le Parti travailliste britannique dans une série de scandales antisémites. »

« « Je m’inquiète de l’endoctrinement des enfants qui apprennent à haïr Israël, à considérer Israël comme un paria, à croire qu’Israël commet un génocide — ce que Zohran répète depuis deux ans », a déclaré Moshe Spern, qui dirige une organisation de soutien aux enseignants juifs. « Je suis préoccupé par l’éducation et par la façon dont la prochaine génération d’enfants pensera et votera. »

« Adams [maire sortant, NDLR] aurait ajouté qu’au lieu de condamner le Hamas, certains musulmans étaient « trop occupés à organiser des manifestations en faveur de la Palestine », comparant ces rassemblements à ceux du Ku Klux Klan. »



Nous en terminerons enfin par l’extrait d’un article du magazine Tribune Juive, dont l’auteur « Pour une fois …/… publie un article de gauche, profitez-en parce que cela ne se reproduira pas de sitôt » de son confrère Franc Tireur, non sans une arrière-pensée évidente puisque le titre original « Zohran Mamdani, Big Pastèque«  est devenu « À propos de l’élection du nazislamique Mamdani », avec l’introduction de cet article, au demeurant sans intérêt, par une diatribe fort éloquente évoquant Baudrillard et son concept de « simulacre », sans l’avoir, de toute évidence, jamais lu.

« L’élection de Mamdani, c’est l’idiocratie chimiquement pure. Et l’idiocratie se fait toujours avec le sourire du niais, dans la joie et l’espoir. C’est une caractéristique universelle de l’idiot. »



Nous ne sommes pas au bout de nos peines…

RD

Press’Troyes, expression politique: le RN se trompe encore de cible



Notre fidèle vigie troyenne, Agnès, n’a pas manqué de lire la prose mensuelle du conseiller municipal RN, Philippe Arbona dans l’organe municipal Press’Troyes. Elle montre une fois encore à quel point le personnage n’hésite pas à développer les contradictions, les approximations et les instrumentalisations qui sont le nerf de la guerre de son parti. Voici ce qu’elle nous écrit.

Philippe ARBONA (pour le RN) use d’un ton bien raisonnable en cette rentrée… et nous parle des élections municipales à venir. Dans ce cadre, il s’appuie sur un baromètre Odoxa*, lequel place la sécurité en tête des préoccupations des électeurs. Belle occasion de mettre en vitrine cette marotte !  Voici quelques détails, qui sont intéressants :  

« … 51% des personnes questionnées au sein de ce panel citent ainsi ce domaine comme l’un de ceux comptant le plus pour leur choix de vote au moment du scrutin. Une tendance accentuée chez les sympathisants de droite… et les plus de 65 ans: Cette question de la sécurité et de la lutte contre la délinquance touche plus ou moins les sondés selon leurs idées politiques. 69% des sympathisants d’extrême-droite et 68% des sympathisants de droite modérée mettent en avant ce sujet, contre seulement 30% de ceux proches de la gauche. De la même manière, les plus de 65 ans citent plus que la moyenne (64%) la sécurité comme l’une des priorités pour ces élections municipales…. »

Bref… les droites et les retraités sont à fond… quelle surprise! Mais attention, lisons bien tout « pour ces élections municipales« . Et pour les autres scrutins à venir?

Eh bien non ! Car (précision importante), le baromètre porte sur le domaine de compétences des maires. Or les Français ont d’autres soucis nettement prioritaires, seulement voilà: pour les résoudre, l’édile peut peu, voire ne peut rien, ils n’entrent pas dans le champ de ses attributions! Vu les sondages HARRIS-INTERACTIVE**, IFOP *** ça donne ceci : Pouvoir d’achat n° 1, avenir du système social n°2, lutte contre le terrorisme n°3. 

Ce qui relativise nettement l’annonce. Mais c’était bien joué! Quant à « notre maire », pas de souci, il fera, même sans qu’on le lui demande! 

Je passe sur les climatiseurs, on sait tous que l’électricité, y en aurait pas pour tout le monde… et que ça contribuerait à « chauffer la rue ». Un non sens, sauf cas particuliers très ciblés (et minoritaires).



* https://www.publicsenat.fr/actualites/territoires/sondage-la-securite-enjeu-numero-1-pour-les-francais-lors-des-elections-municipales-2026

[L’IPSOS n’annonçant pas les mêmes chiffres: https://www.ipsos.com/fr-fr/ce-qui-preoccupe-les-francais , nous pouvons supposer que, s’y croyant déja, M. ARBONA s’est plutôt livré à une lecture attentive de l’article publié en 2001 dans la gazette Maire info, organe de l’AMF (Association des Maires de France et des présidents d’intercommunalité), où l’on constate que les chiffres d’aujourd’hui sont sensiblement identiques à ceux d’il y a 24 ans, et qu’on peut consulter ICI.(NDLR)]

** https://harris-interactive.fr/opinion_polls/les-preoccupations-des-francais/

*** https://www.ifop.com/publication/balise-dopinion-301-letat-desprit-des-francais-a-la-rentree-2025/

AH et RD