Les migrants marocains de Ceuta, victimes des politiques migratoires européennes




Environ 60 000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta en 24 heures.

Pour la seule journée de jeudi, environ 60 000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta, selon les autorités de l’enclave espagnole, soit « 70% de la population locale ». Du jamais vu. Dans le même temps, au moins 43 personnes sont mortes en tentant d’entrer sur ce petit bout de terre espagnol. Le Premier ministre espagnol était attendu sur place dans la journée.



Plus de 37 500 personnes sont déjà rentrées au Maroc, selon le gouvernement espagnol.

Selon le président de Ceuta, plus de 60 000 personnes avaient franchi la frontière entre l’enclave espagnole et le Maroc en quelques heures. Au moins 34 personnes sont mortes en tentant de rejoindre le territoire de 80 000 habitants.




L’émigration marocaine n’est pas un phénomène nouveau.

Sur 32 millions de Marocains, 10 % vivent aujourd’hui à l’étranger. Le taux d’émigration annuel est d’environ 3,77 pour mille habitants.

85 % des Marocains qui résident à l’étranger habitent en Europe (chiffres variables selon les sources) : 1,2 million en France, 550 000 en Espagne, 380 000 en Italie, 280 000 aux Pays-Bas, 130 000 en Allemagne. Loin derrière, avec 9 %, viennent les pays du Golfe Persique, dont les forts besoins en main-d’œuvre drainent des travailleurs de tout le monde arabe, puis le continent américain, avec 6 %.

L’émigration permet également de soulager une économie encore assez fortement affectée par le chômage et le sous-emploi (9 %, mais plus de 20 % chez les jeunes de 15-24 ans). Toutefois, elle prélève également du capital humain de plus en plus qualifié. Dans les années 1960, les émigrants marocains diplômés du supérieur représentaient 1 % des départs ; dans les années 1990, c’était presque 16 %.

Enfin, les migrations marocaines ne sont pas équivalentes dans l’espace. La région du Rif, au nord du pays, a fourni près du tiers de l’ensemble des émigrés. On estime que 40 % de la population rifaine a quitté le pays pour l’Europe, surtout septentrionale (de la Belgique aux pays scandinaves).




Les migrants marocains de Ceuta, victimes des politiques migratoires européennes.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes seraient parvenues à entrer dans l’enclave espagnole au cours des derniers jours, et une trentaine d’entre elles ont déjà perdu la vie. Un nouvel épisode qui illustre toute la perversité de l’externalisation de la gestion des frontières.



Ceuta : plus de 37 500 migrants déjà rentrés au Maroc, l’UE ne constate pas de flux de migrants «vers le continent européen».

Alors que des dizaines de milliers de ressortissants marocains traversent depuis plusieurs jours la frontière qui mène à l’enclave espagnole, dans le nord du Maroc, ils sont presque 40 000 à avoir déjà fait le chemin en sens inverse. Il s’agit de l’arrivée de migrants la plus importante depuis 2021.



Cela devrait contribuer à calmer un peu les ardeurs xénophobes des extrêmes droites européennes.

Marine Le Pen, Jordan Bardella et Éric Zemmour se sont empressés de parler d’« invasion », de « tsunami » ou de « submersion sans remède » dans les médias. Bruno Retailleau a enchaîné en incriminant la responsabilité du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. De son côté, Giorgia Meloni et d’autres leaders nationalistes européens exigent l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen. Le ministère de l’Intérieur français a annoncé avoir « donné des instructions pour renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole ».

La haine qui leur ferme les yeux les empêche de percevoir l’urgence humanitaire qui découle de cet événement et la nécessité d’une aide solidaire et coordonnée au niveau européen, plutôt que cet éternel repli nationaliste. Elles et eux ne parviennent pas à se défaire de l’instrumentalisation des souffrances et des amalgames xénophobes visant à exploiter les flux migratoires à des fins bassement électorales.

Plus de 30 000 décès ou disparitions ont été recensés en Méditerranée depuis 2014 par le projet Migrants disparus de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce nombre ne cesse de croître.

Surpopulation, morts, manque de surveillants… La contrôleuse des lieux de privation de liberté publie son rapport annuel



Le rapport annuel de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté alerte jeudi sur la surpopulation carcérale. Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, pointe des conditions de vie dégradées, une hausse des décès et le manque de surveillants.



Prison et troubles psychiatriques : la difficile quête d’alternatives.

Près d’un tiers des personnes détenues souffriraient de troubles psychiatriques, dans des prisons françaises frappées par une surpopulation record. Faute de structures adaptées et de moyens suffisants, les dispositifs actuels peinent à répondre aux besoins. Des initiatives locales et plusieurs modèles étrangers tentent néanmoins d’ouvrir d’autres voies, encore marginales.



« Nos établissements en période de canicule deviennent des cocottes minutes », prévient le secrétaire général de FO-Direction.

Un épisode de chaleur traverse la France depuis quelques jours rendant les conditions de détention très compliquées dans certains établissements pénitentiaires.



Le préfet de l’Aube Pascal Courtade prend la tête de l’administration pénitentiaire.

Le nouveau directeur général succède à Sébastien Cauwel, nommé préfet du Tarn-et-Garonne. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er juin, sur fond de surpopulation carcérale historiquement élevée.



Dans l’Aube, des prisons hors-sol et la réinsertion dans l’impasse.

Personnes détenues sans projet de sortie dans la région, établissements isolés, services publics sous-dimensionnés : les prisons de l’Aube, qui ne cessent de s’agrandir, illustrent l’impasse d’une politique carcérale centrée sur la gestion à court terme de la surpopulation, au détriment du droit à la réinsertion des personnes détenues.



Si le bilan de Pascal Courtade dans le département qu’il quitte n’est pas rassurant pour la France, il est également à l’image de celui de l’Europe.

Forte surpopulation carcérale et proportion croissante de personnes âgées et de femmes parmi les détenus dans les prisons européennes.

Trump menace le monde



En kidnappant le président vénézuélien, Donald Trump ne défend ni la démocratie ni le droit, mais impose la loi brutale des intérêts américains. Sa puissance s’affiche sans masque et menace le monde entier.



Économie : comprendre l’intervention américaine au Venezuela.

Par Gabriel Zucman



La légalité de la capture de Nicolas Maduro débattue par le Conseil de sécurité de l’ONU.

À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi pour débattre de la légalité de la capture du président déchu Nicolas Maduro par les États-Unis. Le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, a appelé au respect de l' »indépendance politique » des États.



Donald Trump réaffirme son souhait d’un Groenland américain.

Le locataire de la Maison Blanche a répété dimanche 4 janvier sa volonté d’annexer ce territoire riche en minéraux, après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis de «cesser leurs menaces».



« Le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper » : Trump menace à nouveau le Groenland d’annexion.

Dans la foulée de l’intervention au Venezuela, le président américain continue de revendiquer le Groenland, alors que la Première ministre danoise, excédée par les menaces, réitère que l’île arctique n’est « pas à vendre ».



« Avec son entrée dans le nucléaire, Trump se livre à un conflit d’intérêts monumental ».

La holding Trump Media et la société spécialisée dans la fusion nucléaire TAE Technologies viennent d’annoncer leur mariage. Une situation qui risque de fragiliser la sécurité nucléaire, explique dans sa chronique Pascal Riché.



On a aussi un problème avec l’Europe.

L’atonie des dirigeants européens conforte la puissance de Trump. Ils faillissent et nous trahissent.


Si vis pacem, para bellum ?



Depuis des années la guerre est partout et sert à nous mobiliser, nous faire peur ou nous discipliner de force. Guerre contre le terrorisme, bataille de l’emploi, guerre contre le Covid, guerre contre le narcotrafic, rien n’échappe à cette dérive langagière qui inquiète tant elle a déjà été surexploitée par le fascisme d’avant-guerre, de la « bataille du blé » à la « guerre au paludisme ». Cette rhétorique permet également au président de la République de se poser en chef de guerre.



Mercredi 19 novembre, devant le Congrès des maires de France, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a estimé que la France était « en risque » face à la « Russie de Vladimir Poutine » si le pays n’avait pas la « force d’âme » d’accepter « de perdre ses enfants » à la guerre. Sans attendre, de nombreux médias se sont emparés de cette déclaration pour décréter la mobilisation générale.



La guerre, les guerres, ne se mènent pas que sur les champs de bataille. Elles se mènent aussi sur le front médiatique afin de mobiliser l’opinion. Car pendant qu’on envoie des armes, des soldats ou qu’on bombarde, il faut convaincre. L’opinion, ça se travaille, et les grands médias y contribuent quotidiennement. À chaque mobilisation sociale, à chaque conflit militaire, à chaque élection, le constat ne varie pas : les grands médias sont des médias de parti pris.



Le Financial Times avertit : l’alarmisme des dirigeants européens sur une guerre inévitable avec la Russie risque d’alimenter une prophétie autoréalisatrice.



Le continent européen doit se préparer selon ses dirigeants à une guerre inéluctable avec la Russie. Dans ce climat angoissant, l’engrenage n’est pas automatique. La diplomatie peut reprendre la main et déjouer la prophétie autoréalisatrice.



A écouter les propos de James David Vance et Steve Bannon, qui font le bonheur des médias réactionnaires et ultraconservateurs, on a la nette impression que les USA, soufflent sur les braises et aimeraient que la guerre s’étende à toute l’Europe, ce qui faciliterait cet « effacement civilisationnel », dont rêve Trump. Trouvant ses dirigeants « faibles », « stupides », « en déclin » il ne supporte pas leur incapacité à contrôler les flux migratoires et à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Comment pourrait-il négocier des big deals avec un tel partenaire qui, comble de débilité, n’a pas même de pétrole à lui céder mais risquerait néanmoins de lui faire de l’ombre dans sa quête effrénée d’un impérialisme sans frontières ?

RD

Migrants: Europe, la tentation du repli



A la veille de la Journée internationale des migrants, demain jeudi 18 décembre, on constate que le phénomène n’est pas seulement français, comme nous l’avons vu hier dans ces pages : de Madrid à Londres, l’Europe est traversée par une vague d’hostilité envers les immigrés, alimentée par des violences et une rhétorique politique de plus en plus radicale. Comment comprendre cette montée des tensions ? S’agit-il d’un phénomène européen ou de crises nationales qui se répondent ?




Les pays de l’UE approuvent un net durcissement de la politique migratoire.

Sous pression de la droite et de l’extrême droite, les ministres de l’Intérieur des Etats membres de l’Union européenne ont ouvert la voie lundi à l’envoi de migrants dans des centres situés hors de ses frontières.



Immigration : les Vingt-Sept ouvrent la voie aux « hubs de retour » hors des frontières de l’UE.

Les ministres de l’Intérieur des États membres de l’Union européenne ont donné, lundi, leur feu vert à un nouveau durcissement de la politique migratoire. Ils ont notamment validé la création de centres de retour en dehors des frontières de l’UE pour y envoyer les migrants dont la demande d’asile a été rejetée. Ces mesures doivent encore passer devant le Parlement en mars 2026.



Qui voudra bien des migrants ?

Le 8 décembre, les ministres de l’Intérieur des Etats membres de l’UE ont validé trois textes présentés par la Commission européenne visant à durcir les règles en matière de migration. Création de “hubs de retour”, renvoi des migrants irréguliers dans des pays “sûrs” sans lien avec leur origine, sanctions renforcées pour les personnes refusant de quitter le territoire : le tour de vis européen marque un tournant dans la politique d’accueil du continent.



Au Conseil de l’Europe, plusieurs pays membres réclament une révision de la CEDH pour faciliter les expulsions de migrants.

Plusieurs États membres du Conseil de l’Europe, organe chargé de défendre la démocratie et les droits de l’Homme sur le continent, ont réclamé mercredi une modification de la Convention européenne des droits de l’Homme pour que le texte permette d’expulser plus facilement des migrants.



L’Europe menace de réduire les avantages commerciaux des Etats qui refusent de coopérer en matière d’immigration.

Les pays en développement et les pays les moins avancés pourront se voir imposer des droits de douane plus élevés s’ils refusent de reprendre leurs ressortissants expulsés de l’UE. L’accord, scellé lundi entre le Conseil et le Parlement européens, prévoit cependant des mécanismes d’une telle complexité qu’il a peu de chances d’être appliqué.



Immigration : une géo-histoire de la tentation du repli.

Alors que le Portugal, longtemps perçu comme un modèle d’accueil, restreint à son tour le regroupement familial, des émeutes anti-immigration éclatent ailleurs sur le continent, notamment devant des hôtels abritant des demandeurs d’asile au Royaume-Uni. En toile de fond, la question demeure : que produisent, en France comme ailleurs, ces politiques sur l’expérience concrète des étrangers et sur le climat social ?



Ce sondage qui montre que les Européens ont une vision erronée de l’immigration.

Une enquête européenne révèle un fort décalage entre la perception de l’immigration et la réalité, alimentant une opposition croissante aux flux migratoires sur fond d’inquiétudes identitaires et sociales.



Croissance, démographie : les apports de l’immigration à une Europe vieillissante.

Dans une Europe dont les dirigeants prennent volontiers l’immigration pour bouc émissaire, l’Espagne fait figure d’exception : elle connaît une forte hausse de sa population et de sa croissance économique grâce à l’immigration – en partie celle de travailleurs saisonniers, venus d’Afrique par exemple, mais surtout en raison de l’arrivée de nombreux Latino-américains qui s’installent dans le pays. Reportage à Madrid.



À Gaza, le «génocide contre le peuple palestinien» est une «horreur indigne de l’humanité»



« Les affrontements militaires de ces trois derniers jours entre Israël et l’Iran, à l’initiative de l’Etat hébreu, ne doivent pas faire oublier la guerre sanglante à Gaza », disent de nombreux observateurs. Depuis le 7-Octobre, jour du massacre de plus de 1 200 Israéliens par le Hamas, plus de 54 000 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués en représailles par Israël. Cette hécatombe suscite des réactions dans le monde entier. L’historien sénégalais Abdoulaye Bathily a été plusieurs fois ministre dans son pays. Il a été aussi l’émissaire de l’ONU en Libye. Il témoigne au micro de Christophe Boisbouvier.



Vingt personnes tuées à Rafah par des tirs israéliens en allant chercher de l’aide humanitaire


La Défense civile de Gaza a indiqué que 20 personnes avaient été tuées lundi par des tirs de l’armée israélienne en allant chercher de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien ravagé par les bombardements après plus de vingt mois de guerre. Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle se renseignait.



« On peut ouvrir sa gueule, dire stop » au génocide à Gaza : une marche rallie Paris à Bruxelles pour dénoncer l’inaction européenne

À l’initiative de la LDH, de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de l’Association belgo-palestinienne (ABP), de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), et de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), marcheuses et marcheurs se sont élancés dimanche de Paris pour rallier Bruxelles d’ici le 23 juin afin de dénoncer le génocide à Gaza et appeler l’Europe à agir enfin.


Neuf États européens, dont l’Italie et la Belgique, veulent revoir la Convention européenne des droits de l’Homme



L’Italie et huit autres États européens, dont le Danemark, la Pologne et la Belgique, ont publié jeudi une lettre ouverte appelant à repenser la manière dont la Convention européenne des droits de l’Homme est interprétée, en particulier sur les migrations. Plusieurs pays européens ont été condamnés ces dernières années par la justice européenne sur des affaires liées à l’immigration.

Ouverture du 1er pôle territorial « France Asile » à Cergy-Pontoise : des risques d’atteintes au droit d’asile



Conséquence de la loi Darmanin de janvier 2024, le premier site pilote « France asile » à ouvert hier, lundi 19 mai 2025, dans les locaux de la préfecture de Cergy-Pontoise. Il regroupe les services de la préfecture, pour l’enregistrement de la demande d’asile, et ceux de l’Ofii pour l’attribution des conditions d’accueil et l’évaluation de la vulnérabilité. Nouveauté préoccupante, ces services sont rejoints par l’OFPRA pour l’introduction de la demande d’asile, dans le cadre d’un entretien qui devrait permettre d’établir l’état civil et de récolter les premiers éléments sur lesquels se fonde la demande de protection. 



Migrants: face aux réfugiés, «l’Europe se resserre de plus en plus» et «viole ses propres principes»


Najat Vallaud Belkacem, ancienne ministre française et présidente de l’association France Terre d’Asile et Benjamin Michallet, économiste, juge assesseur à la Cour Nationale du Droit d’Asile sont des grands invités internationaux de RFI ce 21 mai. Dans leur livre « Réfugiés. Ce qu’on ne nous dit pas » (Stock), ils s’emploient à porter un regard différent et informé sur les déplacés forcés. Ils appellent l’Europe à anticiper et à préparer les prochaines migrations.

Festival de Cannes


Porter l’exception culturelle en Europe, c’est se battre pour notre puissance


Le dynamisme du cinéma français n’est pas un miracle, mais le fruit d’une vision politique audacieuse. Aujourd’hui, ce modèle européen est violemment attaqué et le monde du cinéma et de l’audiovisuel est en première ligne d’une véritable guerre culturelle. Préserver notre culture européenne, garantir la liberté de nos imaginaires, c’est donc résister face aux modèles autoritaires et révisionnistes.



Appel à mobilisation : sous les écrans, la dèche


Un an après notre mobilisation, nous aurions aimé annoncer de bonnes nouvelles autour de la structuration de notre secteur et notre accès à des contrats intermittents, mais si une première étape de structuration a été franchie, l’accès au régime de l’intermittence est menacé. Communiqué.

Guerre en Ukraine : une attaque de missiles russe sur Soumy fait au moins 34 morts et 84 blessés, vive condamnation des Occidentaux



Volodymyr Zelensky a réclamé « une réponse forte de la part du monde » après cette nouvelle frappe russe meurtrière, en pleine fête religieuse du dimanche des Rameaux.

Le bilan des bombardements sanglants menés par Moscou s’alourdit. La frappe de missiles menée par la Russie sur la ville ukrainienne de Soumy, dans le nord-est du pays, a fait au moins 34 morts, dont deux enfants, et 84 blessés, selon un nouveau bilan des autorités, dimanche 13 avril en fin d’après-midi. « La Russie a frappé le centre-ville avec des missiles balistiques, pile au moment où il y avait de nombreux passants », a déclaré sur Telegram le ministre de l’Intérieur, Ihor Klimenko. Le cabinet du procureur général a fait état de deux missiles balistiques russes et annoncé l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre.



En Europe centrale, l’Ukraine facteur de division


Alors que les négociations diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine n’ont jamais été aussi intenses, les questions sur le conflit, les réfugiés et l’adhésion future du pays à l’Union européenne agitent la politique des pays voisins. 

Géopolitique

Par Rémy Dufaut



Tout comme je n’ai jamais rien compris à l’ECONOMIE, malgré d’intenses efforts pour m’y mettre à travers des lectures censées être accessibles et les vidéos de vulgarisation, telles que L’Economie pour les nuls ou  Comprendre les BASES de l’ÉCONOMIE – Introduction, j’ai bien du mal à y voir clair dans ce que l’on nous présente quotidiennement en matière de GEOPOLITIQUE par les temps agités qui courent aujourd’hui de par le monde. Et ce n’est pas faute de suivre assidument l’excellente émission « Le Dessous des Cartes ».

J’ai néanmoins, pour tenter de débroussailler le terrain, réussi à déterminer, en la matière, 3 catégories de géopolitologues :

  • Ceux qui n’ont rien compris :

Je me place naturellement en tête du classement.

Viennent ensuite mes concitoyens, les Françaises et les Français. Il semblerait qu’une certaine presse qui, bien que n’étant pas ma favorite, place nettement le sujet de la guerre et de la géopolitique au cœur de leurs discussions.

Puis arrivent naturellement ceux qui ne se contentent pas de discussions de comptoirs ou de repas de famille et allument la radio. Les auditeurs de France Info bénéficient fort heureusement des services d’une médiatrice qui rassure les auditeurs ou, du moins, fait de son mieux pour y parvenir, en tentant d’obtenir du directeur de la rédaction l’assurance que la vigilance , en matière d’information est garantie.

Enfin, leurs enfants, les élèves de 3ème en particulier, interpellent de leur côté leurs professeurs d’histoire-géographie sur la probabilité d’une guerre depuis l’avènement de Trump à la présidence des Etats-Unis.

  • Ceux qui font mine d’avoir compris :

François Bayrou profite de l’aubaine pour rejeter catégoriquement l’hypothèse d’un retour de l’âge de la retraite à 62 ans.

Le président de la FNSEA presse le président Macron de ramener l’agriculture au rang qu’elle mérite selon lui en matière de souveraineté alimentaire, par la simplification des réglementations, l’accès à l’eau, la protection face aux contentieux nourris par des « débats dogmatiques stériles et stigmatisants », le développement des énergies renouvelables d’origine agricole au détriment de toutes les initiatives ambitieuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’accès à l’eau pour tous et en particulier les petites exploitations garantes d’une production saine et équitable.

Le journal L’Express en profite pour refaire l’histoire et faire porter le chapeau à la vilaine gauche qui, faute de réussir à s’entendre, comme toujours, nous entraîne vers la 3ème guerre mondiale.

De leur côté, les marchés financiers se trouvent dans la situation qu’ils redoutent le plus, à savoir l’incertitude qui ne peut que mener à la crise, la BCE baissant ses taux d’intérêt pour la 6ème fois consécutive depuis juin 2024 (je n’y comprends décidément vraiment rien…)

  • Ceux qui ont tout compris

Les dents de certains politiques poussent à une vitesse exponentielle lorsqu’ils envisagent l’élection présidentielle de 2027, voyant là une occasion d’ « influencer les dynamiques partisanes ».

Les possesseurs d’or en veulent encore plus, le métal précieux le devenant davantage encore en tant que  « valeur refuge » par excellence. Devraient-ils toutefois s’en inquiéter lorsqu’on apprend qu’un quart des réserves européennes de celui-ci est stocké aux Etats-Unis ?

C’est finalement par le sport, que l’on résoudra tous les problèmes, car l’élection du président du CIO règlera l’ordre mondial pendant les 15 années à venir.

Et Poutine dans tout ça ? Eh bien, il se frotte les mains de voir dans quel embarras se trouve l’Europe honnie, activant en tous sens des plans « anti-crise », s’épuisant à planifier des conférences extraordinaires et multiplier les groupes de travail pour déterminer la marche à suivre. Abandonnée par son volontariste et paternaliste ex-allié d’outre-Atlantique, elle n’a plus qu’à compter sur elle-même, si j’ai malgré tout bien compris…

Le plan des États-Unis pour l’Ukraine, « fruit de 40 ans d’histoire entre Trump et la Russie »



Comment comprendre le rapprochement entre Trump et Poutine au sujet de l’Ukraine ? Quelles conséquences pour l’Europe ? Réponses avec Régis Genté, journaliste basé en Géorgie, auteur d’une enquête sur les relations de Trump avec le pouvoir russe.



Quelles sont ces «terres rares» au cœur des difficiles négociations de paix en Ukraine ?


Mine de rien. Vendredi, une altercation a opposé Donald Trump au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci était à Washington D.C. pour parler de la poursuite du soutien militaire et financier américain, en échange de contrats d’exploitation des minerais ukrainiens. Pourquoi les terres rares, le lithium ou encore le graphite sont-ils au cœur de ces négociations ? Vert fait le point.

Zuckerberg vs European Union : que peut faire l’UE après les déclarations chocs du patron de Meta ?



L’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis entraîne un revirement brutal de la politique de modération des grandes plateformes. Ce changement, conforme au droit états-unien, se heurte aux exigences de l’Union européenne en matière de sécurité et de lutte contre la désinformation. Une confrontation juridique et géopolitique se profile entre ces deux approches.



Les contenus haineux et négatifs sont rentables pour les médias sociaux publicitaires


Ce 20 janvier, 5 personnalités d’associations citoyennes expliquent dans cette tribune les liens, entre médias sociaux publicitaires et les contenus haineux et négatifs. Elles appellent à aller sur des réseaux sociaux sans pub, à bloquer la publicité sur internet, à financer autrement les médias et à avoir des lois protégeant les usager·éres d’internet de ces dérives.

Le média identitaire Frontières, ses obsessions, ses alliés et ses dons défiscalisés



Dans la galaxie des médias d’extrême droite, Frontières occupe une place centrale. Le jeune média identitaire peut compter sur le soutien de l’écosystème pour diffuser ses idées réactionnaires, parfois aux frais du contribuable.

Dans une gare, il n’est pas rare de se rendre dans un Relay, pour combler l’attente en achetant un livre ou un périodique. Sur un présentoir de magazines, bien en valeur entre deux rangées de journaux, en gare de Chartres (Eure-et-Loir), un utilisateur de X (ex-Twitter) remarque et photographie un point commun entre des publications alignées. OmertaValeurs actuelles (trois numéros), FrontièresCauseurFront populaireFuria (deux numéros)… Tous ces magazines proposent une vision réactionnaire de la société et se placent à l’extrême droite du champ politique (même si certains s’en défendent).



Les enquêtes de «Frontal» qui ont marqué 2024 : en septembre, «Libé» publie une partie des faux documents fabriqués par Jordan Bardella


Pour la fin de l’année, «Libé» revient sur les enquêtes de «Frontal», la newsletter consacrée à l’extrême droite, qui ont eu un impact médiatique et politique.

Les révélations de Libération sur les faux documents fabriqués par Jordan Bardella pour maquiller l’emploi fictif qu’il a occupé en 2015 ont visiblement traumatisé le jeune président du Rassemblement national (RN).



Tiktok : la stratégie phare de Jordan Bardella pour séduire la jeunesse


Lors des élections européennes, Jordan Bardella a obtenu le vote de 7 765 936 électeurs. Parmi eux, 26% sont des jeunes de moins de 25 ans. Le RN a su utiliser cet outil afin de rallier les jeunes à sa cause et son combat à travers Jordan Bardella. S’affichant en faisant des blagues, mangeant de la nourriture en tous genres, exhibant un grand sourire… tout est minutieusement calculé par Jordan Bardella et son parti.



Le club FoRB : Comment l’extrême-droite tisse sa toile au Parlement européen


Entre Giorgia Meloni et le PPE d’Ursula von der Leyen, ça matche depuis 2019. Blast a suivi la trace de Carlo Fidanza, chef des Fratelli d’Italia au Parlement européen. L’envoyé spécial de la présidente du Conseil italien, qui a notamment investi l’intergroupe parlementaire FoRB. Un club où on encense les chrétiens et diabolise l’Islam.

Les discriminations envers les musulmans se sont aggravées dans l’UE, selon une étude



Près d’un musulman sur deux s’est dit confronté au racisme dans sa vie quotidienne, selon un rapport publié jeudi par l’Agence européenne des droits fondamentaux. La situation s’est fortement aggravée avant même le « pic de haine » provoqué par les attaques du Hamas en Israël, rapporte cette étude pour laquelle quelque 9 600 personnes ont été interrogées dans treize pays de l’UE.

Immigration : les ministres européens évoquent un nouveau durcissement



L’immigration est de nouveau au cœur des discussions européennes. Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne (UE) ont débattu jeudi à Luxembourg d’un nouveau durcissement de la politique migratoire. Certains pays, comme la France ou l’Allemagne souhaitent accélérer le retour des migrants illégaux, d’autres évoquent des « hubs de retour », des centres qui accueillent des sans-papiers dans des pays tiers.



Refouler, refouler, la faillite morale de l’UE


Il y a presque dix ans, l’écroulement des dictatures du Sud de la Méditerranée dans le contexte des « printemps arabes », suivi de la crise syrienne, posait à l’UE un nouveau défi migratoire. La Commission européenne créait alors le fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU), doté de 5 milliards d’euros. Ce fond se concentre sur 27 pays dans trois régions le Sahel et le lac Tchad, la Corne de l’Afrique et l’Afrique du Nord.

Dans un nouveau rapport publié mercredi 25 septembre, la Cour des comptes européenne (CCE) réitère, à l’égard du fonds, ses critiques déjà adressées dans un premier audit réalisé en 2018. Selon la Cour des comptes : « L’aide est dispersée sans vision stratégique ». La Commission européenne ne sait toujours pas identifier les programmes les plus efficients et efficaces pour réduire la migration irrégulière et les déplacements forcés en Afrique.

Bruxelles rechigne à protéger les forêts



En matière de droits humains, les progrès sont rarement rapides et ne suivent presque jamais une ligne droite. Parfois, au moment où l’on pense que les choses ont enfin progressé après des années d’efforts, quelqu’un au pouvoir décide de les faire reculer à nouveau.

La Commission européenne a annoncé hier qu’elle proposerait de retarder d’un an la mise en œuvre du nouveau règlement de l’Union européenne sur la déforestation. Cette décision, qui fait suite à un lobbying acharné de l’industrie, porte un coup dur à ce qui a été l’une des législations environnementales les plus importantes de ces dernières années au niveau mondial.

Garde de chiens, obsèques, site de rencontres… Les dépenses litigieuses de la députée RN Christine Engrand



Dans une longue enquête parue mardi 10 septembre, « Mediapart » épingle la députée Rassemblement national, Christine Engrand. Le média met en avant des dépenses personnelles que l’élue dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais a réglées avec l’argent de son enveloppe parlementaire.



Comment le RN « arrive à détourner les institutions démocratiques »


La chercheuse Estelle Delaine a passé quatre ans aux côtés du RN au Parlement européen. Elle a observé « la présence paradoxale de l’extrême-droite » au sein de l’institution. Pour Basta!, elle la met en parallèle avec la situation française.




L’obsession porcine de l’extrême-droite


Les chaînes Bolloré et la fachosphère n’aiment rien tant que s’offusquer de réactions pourtant banales de leurs adversaires, et à partir de là, les caricaturer, monter une polémique et tirer à boulets rouges sur le malotru qui a eu l’audace d’un coup de gueule déplaisant à leur goût. Le politiquement correct dont se plaignent tant les militants d’extrême-droite, ce sont pourtant eux aujourd’hui qui l’imposent. Malheur à celui qui s’indigne encore des us et coutumes un tantinet racistes aujourd’hui entrés dans les mœurs…



Cinq ans de suivi de l’Etat de droit par la Commission européenne : Bilan et perspectives

Migrants: une ONG parle d’«état d’urgence» en mer Méditerranée après cinq sauvetages en 24h


L’ONG Sea-Eye, qui a enchaîné mardi cinq sauvetages de bateaux de migrants au large des côtes italiennes, alerte sur un « état d’urgence » en mer Méditerranée.

Un « état d’urgence » en mer Méditerranée. C’est ce que dénonce une ONG allemande qui se porte au secours des migrants. Sea-Eye a annoncé mardi 9 juillet avoir secouru des bateaux de migrants cinq fois en 24 heures. Leur navire, le Sea-Eye 4, a répondu aux appels de détresse avec deux autres bateaux de sauvetage entre dimanche et lundi. « Nous avons secouru en tout 231 personnes en détresse, dénombre Konstanze Schön, membre de l’association. Parmi elles, il y avait une femme très enceinte ainsi qu’une mère avec son nouveau-né ».



Des hommes cagoulés et armés sèment la panique pendant un sauvetage de l’Ocean Viking


Lors d’une opération de secours de l’ONG SOS Méditerranée, mardi, deux hommes armés, cagoulés, arrivés sur les lieux à bord de deux vedettes, sont montés sur l’embarcation des exilés, créant un vent de panique. Plusieurs personnes se sont jetées à l’eau.

Retour sur les faits. Dans la matinée de mardi vers 6h, le navire humanitaire Ocean Viking se dirige vers une embarcation en détresse en mer Méditerranée. L’alerte a été donnée par Alarme phone, une plateforme téléphonique joignable par les migrants perdus en mer. Les équipes de SOS Méditerranée arrivent sur zone et procèdent au sauvetage. Alors qu’ils sortent un à un les 93 passagers, deux vedettes, non identifiées, s’approchent d’eux. 



UE : Les nouveaux dirigeants devraient défendre le droit d’asile en Europe


Les États membres de l’Union européenne devraient renoncer aux systèmes d’externalisation du traitement des demandes d’asile.

 L’Union européenne (UE) et ses États membres devraient garantir le droit d’asile territorial en Europe, ont affirmé Human Rights Watch et 94 autres organisations dans une déclaration conjointement publiée aujourd’hui. Les tentatives récentes et croissantes de plusieurs États membres de l’UE d’externaliser le traitement des demandes d’asile et de protection des réfugiés dans le cadre de contrats avec des pays non membres de l’UE – comme l’accord entre l’Italie et l’Albanie portant sur les migrations – contreviennent à leurs responsabilités légales envers les personnes ayant besoin de protection.