La Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie : 60 ans de plaidoyer et de protection du droit à une nationalité


L’ancien apatride Marc Eric est désormais un citoyen de Côte d’Ivoire, après la confirmation de son droit à la nationalité par une décision judiciaire.   © HCR/Mark Henley


Les efforts pour garantir le droit à une nationalité et éliminer l’apatridie sont réalisables et plus urgents que jamais, a souligné aujourd’hui le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, alors que la communauté internationale marque le 60e anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.

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L’accès à l’eau, un droit humain fondamental

OXFAM

Aujourd’hui encore, des millions de personnes tombent malades ou meurent chaque jour car elles n’ont tout simplement pas accès à une eau potable. Les maladies dues à une eau insalubre et au manque d’assainissement de base tuent davantage chaque année que toutes les formes de violence, y compris la guerre.

  • 1 personne sur 3 dans le monde n’a pas accès à une eau salubre.
  • 2,3 milliards de personnes n’ont pas accès à des installations d’assainissement élémentaires, comme des toilettes ou des latrines.
  • Chaque jour, plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent d’une diarrhée causée par une eau insalubre.
  • 700 millions de personnes dans le monde pourraient être contraintes de se déplacer en raison d’une aggravation de la pénurie d’eau d’ici à 2030.
  • Dans le monde, plus de 80% des eaux usées sont déversées dans la nature sans être traitées.

Travail des femmes

Donner accès à l’eau potable au plus grand nombre, c’est aussi lutter contre les inégalités femmes-hommes et soutenir l’autonomisation et le respect des droits des femmes. Aller chercher de l’eau, à des kilomètres ou attendre des heures durant, revient essentiellement aux femmes à travers le monde. Alléger cette tâche domestique, c’est améliorer les conditions de vies de millions de femmes, et soutenir l’égalité de genre.

Combattre les épidémies

L’accès à l’eau potable est une condition indispensable pour lutter contre la propagation d’épidémies.

Se laver les mains avec du savon est la manière la plus efficace d’éviter les diarrhées et les infections des voies respiratoires (bien plus que le traitement de l’eau ou un assainissement sûr). La pandémie de COVID-19 l’a rappelé au monde entier : le premier geste pour lutter contre une épidémie est le lavage de main. Encore faut-il avoir accès à de l’eau propre et à du savon.

Oxfam a introduit une série de standards minimums dans tous les programmes de santé publique, notamment des installations de lavage des mains largement disponibles au niveau des latrines (stations de lavage de main « sans contact », grâce à l’activation de pédales), ainsi que le suivi de la compréhension des pratiques de lavage des mains.

Au Bangladesh, dans le camp de réfugiés Rohingyas de Cox Bazar, Oxfam a installé de nouvelles formes de stations de lavage de main, pour permettre d'éviter les contacts et promouvoir les pratiques d'hygiène nécessaires pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Crédit : Fabeha Monir / Oxfam
Au Bangladesh, dans le camp de réfugiés Rohingyas de Cox Bazar, Oxfam a installé de nouvelles formes de stations de lavage de main, pour permettre d’éviter les contacts et promouvoir les pratiques d’hygiène nécessaires pour endiguer l’épidémie de Covid-19.

Pour certaines personnes, l’accès à l’eau n’est pas seulement un luxe, c’est un but qui semble inatteignable. Une partie essentielle du travail humanitaire consiste à fournir de l’eau potable et des installations sanitaires aux personnes vulnérables qui en ont besoin. Et cela commence par la recherche constante d’idées innovantes qui fonctionnent dans l’immédiat et peuvent résister à l’épreuve du temps. Dans certaines zones du monde, assurer l’accès à l’eau potable relève d’un défi logistique !

Pour exemple, bien que la République Démocratique du Congo (RDC) soit un des pays d’Afrique les plus riches en eau, des millions de personnes dans le pays n’ont toujours pas accès à une eau salubre. Le territoire de Fizi, dans la région du Sud Kivu, est l’un des endroits les plus inaccessibles de la RDC. La croissance de la population a fait peser une pression supplémentaire sur les rares installations d’eau présentes dans la région.

Oxfam a commencé à construire un système d’approvisionnement en eau par gravité d’une longueur de plus de 100 kilomètres, qui s’alimente auprès d’une source fluviale dans la chaîne des monts Mitumba. Il s’agirait de l’une des plus longues conduites d’eau jamais installée par une ONG. Une fois terminée, elle fournira de l’eau potable à plus de 80 000 personnes dans les quatre principales villes d’accueil environnantes.

Accès à une eau salubre

Le moyen le plus rapide et le plus efficace de fournir de l’eau potable est de la purifier, par un système d’épuration des eaux appelé SkyHydrant, qui transforme les eaux souterraines en eau potable, sans électricité ni produits chimiques. Une unité permet de produire 1 200 litres d’eau potable par heure à partir d’un puits et de desservir environ 500 personnes par jour.

Les bidons LifeSaver permettent de transformer l’eau la plus sale en eau potable grâce à une pompe à main intégrée. Comme ces bidons sont pratiques et légers, ils peuvent facilement être transportés jusqu’aux zones difficiles d’accès et ainsi sauver des vies.

Ana et Dutcha récupèrent des cubes "LifeSavers", permettant de filtrer l'eau, après le passage du cyclone Idai au Mozambique.
Ana et Dutcha récupèrent des cubes « LifeSavers », permettant de filtrer l’eau, après le passage du cyclone Idai au Mozambique.

Le bilan humain d’une eau insalubre, d’un assainissement insuffisant et de mauvaises pratiques d’hygiène a été plus lourd au cours du siècle dernier que pour toute autre cause de mortalité, et c’est encore le cas dans nombre de pays.

Il s’agit donc de l’un des enjeux sanitaires les plus pressants.

Tunisie : La concentration des pouvoirs entre les mains du président menace les droits


Le président tunisien Kaïs Saïed, lors de la cérémonie de prestation de serment au siège du Parlement au Bardo, dans la banlieue de Tunis, le 23 octobre 2019.   © 2019 Nicolas Fauque/Images de Tunisie/Abaca/Sipa USA via AP Images


Ce geste dangereux prend appui sur une certaine frustration de la population.


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Myanmar : Les tribunaux de la junte ont prononcé 65 condamnations à mort


Une rangée de policiers, soutenus par des militaires dans des véhicules, étaient déployés devant une barrière routière à Mandalay, au Myanmar, le 19 février 2021. © 2021 AP Photo


Des procès à huis clos devant des tribunaux militaires violent le droit à des procédures équitables.


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L’invisibilisation des migrants porte atteinte à leurs droits fondamentaux, selon la Défenseure des droits

Un campement le long du canal Saint-Denis au nord de Paris, en 2019. Image d’illustration. Crédit : Solidarité migrants Wilson


Dans un communiqué publié jeudi, la Défenseure des droits et le président du Comité consultatif national d’éthique alertent sur l’invisibilisation des personnes exilées en Ile-de-France. Malgré les récentes mises à l’abri, les atteintes aux droits fondamentaux persistent, selon eux.


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Les droits fondamentaux se détériorent en Europe

Le Parlement européen a adopté ce matin un texte relatif à la situation des droits fondamentaux dans l’UE.

Le texte, entre autres:

– souligne que les personnes issues des groupes défavorisés ont davantage été touchées par l’austérité, et appelle à des politiques économiques qui prennent en compte les normes sociales;

– condamne « la régression orchestrée » de l’égalité des genres, des droits des femmes, et des droits en matière de santé sexuelle et génésique, ainsi que la violence à l’égard des femmes sous toutes ses formes;

– souligne que l’utilisation des discours de haine est devenue de plus en plus la norme et que différentes formes de racisme sont exprimées non plus seulement par des extrémistes mais également par des dirigeants politiques et des membres de gouvernements;

– condamne les attaques visant la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias, ainsi que les journalistes;

– exprime sa vive inquiétude quant aux refoulement violent de réfugiés et à la situation humanitaire dans les zones d’urgence migratoire;

– critique les efforts de certains gouvernements visant à affaiblir la séparation des pouvoirs et l’indépendance du pouvoir judiciaire; et

– appelle les États membres à s’abstenir d’adopter des lois restrictives sur la liberté de réunion et condamne les interventions violentes et disproportionnées.


Le texte complet à télécharger ICI