Les brèves de Jean

L’actualité sous la loupe de Jean Camus


Travail forcé, la Commission européenne dévoile son plan.

ENFIN. Soit deux jours après la publication du rapport de l’OMS alarmant sur le travail forcé.

Il s’agit d’interdire l’entrée sur le marché européen de produits fabriqués par des « esclaves modernes ».

En 2021, 27,6 millions de personnes se trouvaient en situation d’esclavage moderne, soit une progression de 2,7 millions depuis 5 ans dans l’ensemble des pays y compris l’Europe.

Tous les produits sont concernés, l’Europe, elle, ne veut pas cibler de contrées géographiques, surtout ne pas ouvrir une nouvelle guerre commerciale avec la Chine.

La procédure risque d’être longue et un peu légère pour certains qui useront de tous les artifices pour faire traîner les choses.

Un énorme regret, un oubli de taille: « ce texte n’aborde pas les personnes exploitées. Comment pourront-elles réclamer des réparations auprès des entreprises après le bannissement d’un produit ? La commission n’aborde pas du tout cette question. » selon une ONG spécialiste du sujet.  

L’esclavage contemporain, un fléau tenace pour les minorités dans le monde entier

Des hommes rohingyas travaillent au milieu d’un canal d’eaux usées dans le camp de réfugiés de Kutupalong à Ukhia (Bangladesh), en mars dernier. (Munir uz zaman/AFP)


Esclavage traditionnel ou sexuel, travail forcé, mariage d’enfants… Des Ouïghours aux Rohingyas, du Mali à la Serbie, nombre de minorités subissent des formes d’exploitation, souligne Tomoya Obokata, rapporteur de l’ONU sur l’esclavage contemporain.

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