Finistère. « C’était de l’esclavage moderne ». Les ex-salariés sans-papiers d’Aviland devant la justice

Les anciens salariés sans-papiers d’Aviland devant le conseil des prud’hommes de Morlaix ce 15 septembre 2022 • © Régis Massini/France Télévisions


Pendant des années, ils ont été embauchés sans contrat ou sous de faux CDI par une société de ramassage de volailles de Landivisiau. 27 anciens travailleurs sans-papiers ont saisi la justice pour « traite d’êtres humains ». Ils ont été entendus, ce 15 septembre, par le conseil des prud’hommes de Morlaix.

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Les brèves de Jean

L’actualité sous la loupe de Jean Camus


Travail forcé, la Commission européenne dévoile son plan.

ENFIN. Soit deux jours après la publication du rapport de l’OMS alarmant sur le travail forcé.

Il s’agit d’interdire l’entrée sur le marché européen de produits fabriqués par des « esclaves modernes ».

En 2021, 27,6 millions de personnes se trouvaient en situation d’esclavage moderne, soit une progression de 2,7 millions depuis 5 ans dans l’ensemble des pays y compris l’Europe.

Tous les produits sont concernés, l’Europe, elle, ne veut pas cibler de contrées géographiques, surtout ne pas ouvrir une nouvelle guerre commerciale avec la Chine.

La procédure risque d’être longue et un peu légère pour certains qui useront de tous les artifices pour faire traîner les choses.

Un énorme regret, un oubli de taille: « ce texte n’aborde pas les personnes exploitées. Comment pourront-elles réclamer des réparations auprès des entreprises après le bannissement d’un produit ? La commission n’aborde pas du tout cette question. » selon une ONG spécialiste du sujet.  

A Chronopost comme ailleurs, en finir avec l’esclavage moderne de la sous-traitance

Rassemblement des travailleurs sans-papiers de Chronopost à Créteil (Val-de-Marne) en juillet 2019. (Hermann Click/Hans Lucas. AFP)


Salaire de misère, absence de droits sociaux… Les travailleurs de la sous-traitance de l’entreprise de livraison, majoritairement sans-papiers, font face à des conditions de travail qui relèvent de l’exploitation, dénonce le maire d’Alfortville qui les soutient. Une manifestation a lieu le 7 septembre.

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Au Royaume-Uni, les migrants trop peu protégés face aux risques d’esclavage moderne

Un homme secouru dans la Manche arrive à Douvres, en Angleterre, le 3 novembre 2021. Crédit : Gareth Fuller, empics, picture-alliance


Agents du Home Office peu formés, hébergements inadéquats, manque de suivi et de soutien financier sur le long terme… Dans un rapport paru début août, les branches britanniques de la Croix-Rouge et du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) épinglent le manque de protection des migrants face aux risques d’exploitation, étroitement liés aux lacunes du système d’asile.

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