Etat d’alerte de sécurité nationale


Glissé dans le projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030, l’article 21 crée de toutes pièces un régime juridique inédit : l’état d’alerte de sécurité nationale. Adopté à l’Assemblée nationale lors des débats du 18 mai avec les voix du camp gouvernemental et de l’extrême droite, le texte file désormais au Sénat, avec pour objectif une adoption définitive avant le 14 juillet. Tout s’est passé dans la plus grande discrétion. Comme d’habitude quand on veut que personne ne regarde.


C’est quoi « l’état d’alerte de sécurité nationale », possible régime d’exception adopté discrètement par les députés ?


Cela évoque une « dictature militariste », des « libertés en berne », un « état d’alerte permanent ».

Les droits mettent des siècles à se conquérir, quelques semaines à se perdre. À un an de l’élection présidentielle, alors que son bilan en matière de libertés publiques est déjà accablant, Emmanuel Macron ne désarme pas. Le projet de loi de programmation militaire « pour faire face au retour de la guerre » – dont l’examen n’a pas été achevé dans les délais prévus et devrait reprendre le 18 mai – en est une nouvelle illustration.


Dès le 3 mai, une tribune publiée dans L’Humanité et cosignée par la Ligue des droits de l’Homme, la CGT, Solidaires, la FSU, France Nature Environnement, Greenpeace, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature et Alternatiba, avait sonné l’alarme. Ces organisations dénonçaient un état d’urgence qui ne dit pas son nom, activable sur des critères volontairement flous et vagues, permettant des dérogations immédiates aux règles de protection environnementale, aux normes de sécurité au travail, aux règles d’urbanisme et même au droit du patrimoine archéologique.


RD

Dossier: Les conditions de travail en France



Pénibilité, accidents, maladies : contrairement à une idée reçue, la modernisation du travail ne va pas nécessairement de pair avec amélioration des conditions de travail. Malgré le coup de projecteur porté à ce sujet pendant l’épisode de la réforme des retraites, les inégalités de conditions de travail restent trop peu traitées. Le point sur les principales données disponibles.

« Je suis en colère, ça n’aurait jamais dû arriver » : le fléau invisible des morts au travail en France


La France est souvent présentée comme une mauvaise élève en Europe pour les accidents mortels du travail. Cette hécatombe silencieuse touche particulièrement les plus jeunes et les plus précaires.

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Grand Paris – JO

Paris 2024 : une soixantaine d’associations alertent sur le risque de « nettoyage social » des rues de Paris d’ici les JO


Elles lancent une campagne de sensibilisation et ont écrit une lettre ouverte pour interpeller le « comité d’organisation, son président Tony Estanguet, les athlètes et les Fédérations, sponsors et partenaires des Jeux ».

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« Grand Paris : quel coût humain pour ce chantier titanesque ? »


JO-2024 : « Les régions n’ont pas plus de moyens pour accueillir sur le long terme » les sans-abri, alerte le collectif « le revers de la médaille »


Un ouvrier de 70 ans décède lors d’une opération de maintenance près de Fougères


Un ouvrier de 70 ans est décédé alors qu’il démontait un conduit d’aspiration sur un tuyau à Bazouges-la-Pérouse, près de Fougères (35). Il a fait une chute de 4 mètres de haut.

D’après cgt.interim, il s’agit du 208ème décès au travail en 2023.

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Au Grand Paris express, des morts et des accidentés par pertes et profits



Pour les ouvriers du Grand Paris express, c’est l’enfer au quotidien. Alors que la région parisienne se mobilise pour accueillir les Jeux olympiques en 2024, cinq ouvriers ont perdu la vie au travail et dix-huit ont été grièvement blessés sur les chantiers. Sous-traitance agressive, omerta généralisée, conditions de sécurité non réunies… Les organisations syndicales tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation des conditions de travail qui mettent des vies en danger.

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« On serre les dents, parfois ça casse » : ces accidents du travail non déclarés dans le BTP


Chaque année en France, entre 80 000 et 90 000 accidents du travail sont déclarés dans le secteur du BTP. Les chiffres réels pourraient être encore bien plus importants. Car tout pousse travailleurs et entreprises à ne pas tous les enregistrer.

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