Un test ou la prison

Depuis octobre, des étrangers maintenus dans des centres de rétention administrative (CRA) ont été envoyés en prison pour avoir refusé un test PCR. Une pratique jugée « illégale » par les avocats en droit des étrangers qui dénoncent une violation « des droits fondamentaux ».

La cour du centre rétention du Mesnil Amelot, à proximité de l'aéroport de Roissy Charles-De-Gaulle en mai 2019. Crédit : InfoMigrants

« Cette mesure relève d’un détournement de la procédure pour permettre un enfermement sans fin ». « On fait comprendre aux étrangers que leur corps ne leur appartient plus. On espère les faire craquer en bafouant leurs droits fondamentaux ».

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Crise des migrants à Calais : l’exécutif propose des hébergements « systématiques »


Des policiers patrouillent près d’un camp de migrants à Calais, dans le nord de la France, le 14 octobre 2021. © Christophe Ena, AP


Le gouvernement s’est engagé mardi à proposer « systématiquement » un hébergement aux migrants délogés de leurs campements de fortune à Calais. Mais ces annonces n’ont pas convaincu les humanitaires, au 23e jour d’une grève de la faim initiée par trois militants associatifs.

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À Calais, le médiateur et les grévistes de la faim ne parviennent pas à s’entendre


Les trois grévistes de la faim réclament l’arrêt définitif des démantèlements de campements. Crédit : capture d’écran Youtube


À l’issue de deux jours de discussions entre les trois grévistes de la faim à Calais et Didier Leschi, le directeur de l’Ofii, aucune solution n’a été trouvée. Les premiers réclament l’arrêt des expulsions des camps de migrants, le second propose de prévenir les exilés avant les démantèlements pour qu’ils aient le temps de rassembler leurs affaires. Le dialogue est dans l’impasse.

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Les expulsions locatives pourraient exploser en 2022, selon la fondation Abbé Pierre


xijian / Getty Images


En 2021, 6.600 ménages ont été expulsés de leur domicile, d’après la fondation Abbé Pierre. L’association, qui salue les prolongations des trêves hivernales mises en place en 2020 et 2021, craint toutefois une recrudescence des expulsions l’année prochaine.

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Pologne : des milliers de personnes manifestent contre les refoulements de migrants à la frontière


Un garde-frontière polonais face à des migrants du côté de la Biélorussie, le 29 septembre 2021. (VIKTOR TOLOCHKO / SPUTNIK / AFP)


Depuis le mois d’août, des milliers de migrants, originaires pour la plupart du Moyen-Orient et d’Afrique, tentent de franchir la frontière polonaise depuis la Biélorussie. Ils sont reconduits manu militari.

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Afghans placés en centres de rétention en France : « Il y a une contradiction entre la pratique et les annonces »


La Cimade dénonce un « enfermement abusif » des étrangers en centre de rétention. Crédit : Reuters


Plusieurs semaines après les annonces sur la suspension des vols vers l’Afghanistan, et les évacuations médiatisées depuis Kaboul, la réalité du terrain est critique. Les enfermements de ressortissants Afghans en centre de rétention administrative (CRA), tout comme les procédures d’éloignement, n’ont pas cessé. Justine Girard, responsable rétention de la Cimade, éclaire ces « contradictions entre les pratiques et les annonces ».

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Les transporteurs doivent payer des amendes s’ils refusent d’expulser des étrangers


(Illustration François Destoc)


Le Conseil constitutionnel a confirmé la validité des amendes infligées aux compagnies de transport aérien et maritime qui refusent d’embarquer des étrangers en situation irrégulière pour les expulser du territoire.

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Reconnaissance de minorité : à Bordeaux, la préfecture propose le retour volontaire à des jeunes en recours


Photo d’archive, prise lors d’un reportage dans le squat de la « Zone Libre » à Cenon en banlieue de Bordeaux. Crédit : InfoMigrants


15 jeunes hébergés par le 115 après avoir été expulsés du squat Kabako, à Bordeaux, ont été remis à la rue mardi 12 octobre. Ce jour-là, la préfecture leur a proposé de se présenter à un rendez-vous pour entrer dans un dispositif d’aide au retour volontaire. Or, tous ces jeunes sont en recours auprès du juge des enfants. Les associations dénoncent une entrave à l’accès aux droits.

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Aucun pays de l’Union européenne ne doit renvoyer les réfugiés syriens entre les mains de Bachar Al-Assad

Loi Ravacley et régularisation des jeunes majeurs : lancement de la campagne éclair



Bonjour à toutes et tous,


Pour information, la nouvelle pétition sur les jeunes majeurs lancée par Patrons solidaires, la LDH et RESF vient d’être mise en ligne avec plus de 150 premiers signataires (personnalités et organisations) que nous remercions au vu de la rapidité avec laquelle nous avons organisé tout cela. Vous trouverez ci joint le communiqué de presse envoyé qui peut être utilisé comme vous l’entendez.


Vous pouvez y accéder pour signer en suivant ce lien :

https://www.change.org/p/r%C3%A9gularisation-pour-les-jeunes-%C3%A9trangers-en-formation

A partir de 100 signataires, change.org entrera vraiment en activité.

Vous pouvez partager la pétition sur vos réseaux en utilisant les hashtags #JeunesMajeurs #Loi Ravacley #Sénat #8JoursPourConvaincre et les liens courts de la pétition :


Change.org/JeunesMajeurs et Change.org/LoiRavacley


Nous espérons que cette mobilisation fera pencher le vote des sénateurs.trices en faveur de la régularisation des jeunes étranger.e.s en formation que celle-ci soit professionnelle ou générale. Ceci bien évidemment ne règle pas tout et ce n’est pas l’objectif. Juste l’espoir d’un petit pas en avant sans rien nier de nos engagements globaux sur le sujet.
Vous trouverez également ci-joint un modèle de lettre vous permettant de saisir vos sénateurs que vous pouvez bien évidement modifier comme vous l’entendez. Ce n’est qu’un outil.

Vous trouverez leurs adresses électroniques en suivant ce lien:  http://www.senat.fr/senateurs/senatl.html.


N’hésitez pas à relayer largement sur vos réseaux.
Merci à vous toutes et tous.

LDH, Patrons solidaires, RESF 

La France expulse quatre Afghans vers la Bulgarie, des avocats craignent un renvoi en l’Afghanistan

Les Afghans expulsés en Bulgarie risquent un renvoi vers leur pays d’origine. Crédit : Pixabay


Quatre Afghans ont été renvoyés lundi par la France vers la Bulgarie, dans le cadre du règlement Dublin qui permet de reconduire vers le premier pays d’arrivée en Europe les demandeurs d’asile. Des avocats redoutent que ces Afghans soient expulsés dans leur pays d’origine, la Bulgarie n’ayant pas suspendu ses renvois vers l’Afghanistan malgré la prise de pouvoir des Taliban.

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Grande-Synthe : un camp de 800 migrants évacué, les associations dénoncent une « politique de la terreur »


Une centaine de CRS était présent dans le camp jeudi 23 septembre pour son démantèlement. Crédit : Utopia 56


Jeudi matin, le campement de migrants de Grande-Synthe, appelé terrain des Jésuites, a été démantelé par les forces de l’ordre, sans réelles propositions de mise à l’abri pour ses quelque 800 habitants, déplorent les associations. Dès le soir même, un autre camp s’est reformé à quelques mètres de là.

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Jeunes majeurs, la situation ne cesse d’empirer

par Maryvonne Blum et Rémy Dufaut



La presse locale faisait état il y a quelques jours (L’Est-Eclair/Libération-Champagne du 16/09/2021) de la situation désespérée d’un nombre croissant de jeunes réfugiés qui montrent pourtant par leur comportement exemplaire et leurs succès scolaires ou d’apprentissage leur véritable volonté de s’intégrer en France, pays des Droits de l’Homme.

Dès leur majorité, ils reçoivent un courrier de la préfecture (OQTF) les obligeant à quitter le territoire français et à retourner dans leurs pays d’origine (Guinée, Mali, Côte d’Ivoire…), pays souvent instables, qu’ils ont quittés dans des conditions difficiles.

Les nouvelles directives gouvernementales ne cessent de se durcir depuis quelques mois (avec suspicion quasi systématique de l’authenticité des documents d’état civil). La crise sanitaire ne peut pas justifier cet état de fait, d’autant que nombre de ces jeunes gens se trouvaient alors en première ligne dans les entreprises d’alimentation (boucheries et boulangeries) notamment.

Le 13 septembre, le boulanger troyen Frédéric Bouchery a lancé une pétition sur change.org, qui a reçu à ce jour près de 23000 signatures.



Un reportage a été diffusé sur France 3, le 21 septembre, montrant combien les décisions de l’administration française peuvent bouleverser le destin d’un apprenti.

Pour ne citer que quelques exemples, comment comprendre que Mohamed Kanga (boucherie), Oumar Konaté (boulangerie), Abou Karaboue (maçonnerie) et tant d’autres jeunes apprentis se retrouvent brutalement dans l’obligation de mettre fin à des années d’efforts, justement récompensés, quand le contexte le permet, par les promesses d’embauche en CDI de leurs patrons formateurs ?

Ces jeunes sont autant abattus que leurs employeurs qui croyaient en eux et se réjouissaient d’avoir trouvé, parfois après plusieurs années de recherche, des apprentis à la hauteur des exigences de ces métiers indispensables à notre société.

L’État finance la formation de ces milliers de jeunes pour les renvoyer à 18 ans vers la précarité, voire la mort.

C’est intolérable et la LDH, que viennent consulter en désespoir de cause ces victimes de la machine à broyer administrative, est fermement décidée à ce que cesse ce massacre.

Associations, employeurs, formateurs, enseignants, éducateurs et citoyens engagés ne laisseront pas perdurer cette situation intolérable.

La mobilisation est en cours.

Les expulsions “indirectes” vers l’Afghanistan inquiètent les défenseurs des droits des exilés

La France n’expulse pas directement vers l’Afghanistan, mais renvoie en Croatie, en Autriche… des pays qui eux vont exécuter les mesures d’éloignement et où il n’y a aucune garantie sur l’examen des demandes d’asile. Hypocrisie…

Un Taliban armé surveille des personnes faisant la queue devant une banque de Kaboul, le 4 septembre 2021. Crédit : Reuters
Car si la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède ou la Finlande ont indiqué clairement qu’ils cessaient ces expulsions, nombre d’autres membres des 27 ne se sont pas positionnés officiellement, entretenant une zone d’ombre sur l’avenir de ces migrants.

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Un porte-parole taliban affirme que les Afghans expulsés d’Europe seront « traduits en justice »


Les Taliban affirment qu’ils respecteront les droits de l’homme. Crédit : kyodo/picture-alliance


Dans une déclaration au journal autrichien Kronen Zeitung, Zabihullah Mujahid, l’une des plus importantes voix des Taliban à Kaboul, a déclaré que les Afghans déboutés du droit d’asile en Europe et expulsés vers l’Afghanistan seraient traduits en justice.

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Un jeune Afghan expulsé vers l’Autriche, malgré les risques de renvoi en Afghanistan


Des manifestants dénoncent les expulsions vers l’Afghanistan devant le ministère autrichien des Affaires étrangères. Crédit : DW/K. Trail


Un jeune homme afghan a été expulsé, mardi, vers l’Autriche, au titre du règlement Dublin, malgré le risque que Vienne le renvoie ensuite en Afghanistan. Contrairement à d’autres pays européens, l’Autriche n’a pas suspendu les renvois d’Afghans vers Kaboul. La Cimade dénonce une attitude « particulièrement cynique ».

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