Chaude actualité…



Présomption de légitime défense : comment une demande des policiers d’extrême droite est devenue mainstream.

Le gouvernement s’apprête à faire voter une « présomption de légitime défense » en faveur des policiers qui font usage de leur arme. La mesure est assimilée à un « permis de tuer » par ses détracteurs et rompt avec le principe d’égalité devant la loi.



« Une faute morale et politique » : des responsables talibans attendus à la Commission européenne pour parler immigration

Cinq responsables talibans ont reçu l’autorisation d’entrer en Belgique, attendus ce mardi à Bruxelles pour évoquer avec la Commission européenne le renvoi d’exilés afghans vers leur pays d’origine, une perspective dénoncée par des élus et des ONG.



Menacé après la condamnation du fondateur du média identitaire Frontières, le juge Youssef Badr annule sa venue à Reims.

La rencontre prévue ce lundi 22 juin après-midi avec le juge Youssef Badr à la bibliothèque universitaire Robert de Sorbon à Reims est annulée. Une annulation qui intervient dans un contexte de menaces portées contre le magistrat depuis la condamnation du fondateur du media identitaire Frontières.



« Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir » : une enquête pour incitation à la haine ouverte après la diffusion d’une vidéo tournée dans une discothèque de l’Aveyron.

Depuis le 6 juin, une vidéo prise dans une boîte de nuit de Rodez (Aveyron) a été vue par plusieurs milliers de personnes et repartagées par de nombreux comptes. Sur ces images, on peut voir un groupe de personnes alcoolisées entonner des chants racistes. Une enquête pour incitation à la haine a été ouverte par le procureur.



Pétition : pour un Défenseur des droits à la hauteur de la fonction.

Sophie Binet, SG de la CGT, et des milliers d’autres personnes, représentant.es d’organisations, chercheur.e.s, personnalités et citoyen.nes sont signataires de la pétition « Défenseur des droits : une nomination déterminante pour les droits et libertés » – pour marquer leur opposition à l’éventuelle nomination de François-Noël Buffet.



Face aux canicules, le grand chantier du siècle.

La protection thermique des logements, des écoles, des hôpitaux et des villes doit devenir une grande infrastructure publique du XXIe siècle. Comme l’eau potable, l’électricité ou le rail hier, elle doit être planifiée, financée et organisée collectivement.




Les experts du ministère de la Santé devraient, après ces précieuses instructions, se pencher à présent sur la façon de consommer d’autres boissons…

Le peuple a le droit de savoir !

RD

Rétention administrative: une dérive carcérale




Après des débats mouvementés, les députés ont adopté, mardi 5 mai, un texte visant à allonger la rétention administrative d’étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux de 3 à 7 mois. Cette mesure, au parcours législatif cahoteux après une censure du Conseil constitutionnel l’été dernier, était défendue de longue date par la droite.

Cette proposition de loi, dite loi « Philippine »,  du nom de cette étudiante assassinée en septembre 2024 par un ressortissant marocain sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), libéré quelques jours avant d’un centre de rétention administratif (CRA), doit encore être examinée par le Sénat à partir du 20 mai. Connaissant la composition de celui-ci, il y a fort à parier qu’elle ne sera pas remise en cause.



Depuis plusieurs mois, les professionnels du droit des étrangers observent un affaiblissement inquiétant du contrôle judiciaire sur les placements et maintiens en centre de rétention administrative. Le SAF rappelle avec force que la rétention administrative n’est pas une peine : elle n’est légale que si l’éloignement est réellement possible. À défaut, la privation de liberté devient illégale.



Le « règlement retour » (que nous avons déjà évoqué dans ces colonnes) prévoit des « hubs de retour » : bien que le texte soit vague à ce sujet, on peut imaginer des centres de rétention à grande échelle, installés hors du territoire de l’Union Européenne, dans des pays tiers avec lesquels les personnes concernées pourraient n’avoir aucun lien.

L’une des mesures centrales de l’accord franco-britannique, signé en avril sans aucune consultation démocratique, est la création d’un centre de rétention administrative et d’expulsion à Dunkerque, dont la cible est explicitement nommée – dix nationalités parmi lesquelles, des Afghans, des Syriens, des Soudanais, des Érythréens. C’est-à-dire des personnes qui fuient des guerres, des dictatures, des persécutions – et qui ont, dans leur immense majorité, le droit à la protection internationale.




Toutefois, les mobilisations citoyennes prouvent leur utilité pour dénoncer les OQTF, assignations à résidence et enfermements en CRA qui frappent les plus fragiles.



C’est pourquoi nous devons faire tout le bruit possible autour de ce projet de loi scélérate qui fait de la rétention un outil de mise à l’écart de celles et ceux que l’administration désigne comme indésirables, faisant le jeu de la droite extrême et de l’extrême droite.





RD

Calais : les chasseurs mis à contribution pour traquer les migrants

aubergedesmigrants



Nous évoquions récemment ici même le règlement européen « retour » adopté le 26 mars 2026 grâce au lobbying des extrêmes droites au Parlement européen et qui porte un coup sans précédent au droit international, entérinant le remodelage du droit de l’Union en vue de l’adapter à l’idéologie raciste, anti migratoire et anti-démocratique qui prévaut à l’échelle européenne et bien au-delà.



L’accord « One in, One out » entre la France et le Royaume-Uni que le Conseil d’Etat ne rejetait pas fin 2025 contre l’avis de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme) enfonçait encore davantage le clou.


Non content de ces dispositions qui favorisent des traitements cruels, inhumains ou dégradants, exposant les deux gouvernements à des violations de la Convention des Nations unies contre la torture et de la Convention relative au statut des réfugiés, le ministre de l’Intérieur français recrute à présent des chasseurs pour assister la police dans ses activités de harcèlement des personnes en exil.

Ça n’est pas une pratique vraiment nouvelle puisque, avant même les passages remarqués de Darmanin et de Retaillau, leur prédécesseur Castaner sollicitait la population pour l' »aider à sauver des vies ».



On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre cette campagne censée faire appel à la générosité des chasseurs, pour soi-disant sauver des vies, et les sombres périodes qu’a connues la France au cours desquelles l’occupant nazi récompensa la collaboration, la dénonciation et la délation pour emmener à la mort 6 millions de vieillards, de femmes, d’hommes, d’enfants et qui font encore rêver les nostalgiques.




Nous vous proposons la lecture de ce bref ouvrage salutaire que notre amie Agnès nous recommande.


RD

Dans l’actualité de ce 31 mars: fin de la trêve hivernale



« On va punir les ménages » au lieu d’être « dans une logique de prévention », déplore la Fondation pour le logement des défavorisés.

Les expulsions vont reprendre avec la fin de la trêve hivernale. Les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées, observe la Fondation.



 

Mais aussi


Allô l’Arcom ? C’est encore pour CNews

La chaîne TNT, vaisseau amiral des médias Bolloré, a une spécialité : lancer des campagnes de haine contre telle ou telle personnalité. Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) subit un déluge d’insanités racistes. Dans « Le Procès Bolloré », le livre du FPL publié le 19 mars, d’autres personnes expliquaient parfaitement cette mécanique infernale.




 

Payés moins de 6 euros de l’heure, accidents, agressions : une étude alerte sur le sort des livreurs


Un livreur sur deux a des symptômes dépressifs, les accidents du travail sont courants mais ignorés… Une nouvelle étude inédite par son ampleur détaille les dégâts sur la santé du monde ubérisé des plateformes de livraison. Témoignages.



 

Crise de l’énergie : le retour en grâce de l’E85, le «carburant malin» au bilan environnemental controversé


Carburant l’argent. Face à la flambée des prix à la pompe, le superéthanol E85 attire les automobilistes en quête d’économies. Un mauvais pari, tant pour leur portefeuille que pour l’environnement et notre souveraineté alimentaire. Explications.



 

Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs


Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.



 

Les dangers des réseaux sociaux enfin reconnus par la justice

Les 24 et 25 mars deux décisions de justice (Nouveau Mexique, Californie) marquent un tournant dans la reconnaissance des dangers des réseaux sociaux. Meta et Instagram ont été condamnés pour des contenus addictifs avec des conséquences psychologiques.

L’accusation a porté sur la façon dont les plateformes captent l’attention des jeunes pour augmenter le temps passé afin de générer davantage de profits publicitaires au détriment de leur santé mentale. Même si les montants des condamnations restent symboliques, les décisions pourraient enclencher une dynamique capable de fragiliser la défense des géants de l’Internet, fondée jusqu’ici sur l’irresponsabilité et la neutralité technologique. Uniquement en Californie, plus de 3000 procédures sont en cours d’instruction.

Ces jugements font résonance avec des décisions prises en Australie, bientôt suivies par le Royaume-Uni, la Malaisie. La France prend des initiatives pour encadrer l’usage des smartphones. Partout les alertes sanitaires se multiplient poussant les réseaux sociaux à ne plus ignorer les dommages de leur modèle économique.

Signal utile pour les adultes, médecins, enseignants, parents souvent démunis face aux usages intensifs des réseaux.

Rapport de force inversé, les géants de l’Internet savent désormais qu’ils ne peuvent plus se dispenser d ‘une éthique de la responsabilité.

Tiré du Monde du samedi 28 mars 2026

JC


L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans débattue ce mardi au Sénat

Le Sénat, qui penche à droite, ne remet pas en cause l’objectif général du texte adopté à l’Assemblée nationale. Mais il subsiste un différend quant à la rédaction de cette loi.



 

Moyen-Orient

 

Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens


Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ». Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi.



« Zone tampon et de sécurité », ressource en eau… Que cherche à conquérir Israël au sud du Liban?

Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a annoncé ce mardi 31 mars « le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani », au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné ce dimanche 29 mars l’extension de sa « zone de sécurité » au sud du pays. La région, déjà occupée par Israël entre 1978 et 2000, revêt une importance stratégique et religieuse pour certains. 



 

Dans l’audiovisuel, un tapis rouge pour l’ambassadeur d’Israël


Au lendemain de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, débute une intense tournée médiatique. Propagande à foison, invisibilisation des victimes, contradiction atone : on pensait avoir tout vu, tout entendu. C’était sans compter une séquence inédite, qui se répétera sur trois plateaux différents en dix jours…




 

Iran : L’armée intensifie l’enrôlement d’enfants



Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran mène actuellement une campagne visant à recruter des enfants dès l’âge de 12 ans pour qu’ils s’engagent volontairement en tant que « combattants pour la défense de la patrie », a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le recrutement et l’utilisation d’enfants à des fins militaires constituent une violation grave des droits des enfants, et un crime de guerre lorsque les enfants ont moins de 15 ans.

« Règlement retour » : une attaque de plus contre les droits fondamentaux des personnes étrangères

Centre d’accueil pour les migrants arrivant d’Italie, à Shengjin, en Albanie, le 4 juin 2024.



Le 9 mars 2026, les députés de la commission des libertés civiles ont adopté leurs amendements à la proposition de la Commission visant à réformer la procédure européenne de retour, déposée en mars 2025, par 41 voix pour, 32 voix contre et 1 abstention.





Infomigrants dénonce la création de « hubs de retour » et un processus démocratique bâclé.



Pour Médecins du Monde, c’est la mise en péril des soins de santé. « Cette proposition est en contradiction directe avec l’article 8 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE et le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui garantissent le droit à la vie privée et à la protection des données personnelles pour toute personne résidant dans l’UE, y compris les personnes sans papiers. »


Pour CCFD- Terre Solidaire : « Avec le Règlement Retour, le Parlement européen face à un choix historique : protéger les droits fondamentaux ou ouvrir la voie au cauchemar étasunien de l’ICE »




France Terre d’Asile : « une attaque sans précédent contre les droits fondamentaux des personnes étrangères.« 



La Cimade : « un texte répressif et attentatoire aux droits humains à plusieurs niveaux ! Elle nous appelle à interpeller nos eurodéputés à rejeter le « Règlement retour » lors de la séance plénière du Parlement européen du 26 mars.« 



L’Anafé : « plus de 200 organisations se prononcent collectivement contre le « Règlement retour », annoncé par la Commission européenne en mars 2025, pour dénoncer la logique punitive, discriminatoire et sécuritaire de l’UE, dictée par le racisme, et l’érosion du droit européen, attentatoire aux droits fondamentaux des personnes exilées. »




Gisti : « une loi européenne qui autorise les perquisitions à domicile, la police dans les services publics et le profilage racial.« 






La LDH s’oppose depuis mars 2025 avec d’autres associations à ce que propose l’UE et qui « serait une nouvelle tentative de s’éloigner toujours plus des politiques de migration et d’asile fondées sur les droits, poursuivant ainsi la tendance à l’externalisation qui a été un échec complet, comme le récent accord Italie-Albanie, et qui conduit à des morts, des graves violations de droits humains et des souffrances sans fin. »



Elle dénonçait en mai 2025 avec l’ensemble des partenaires d’Euromed Droits le coût en terme de droits humains de ce nouveau « Règlement sur le retour ».



En septembre 2025, elle signait avec plus de 237 organisations internationales une déclaration commune contre les règles inhumaines qui régissent les expulsions.




La LDH dénonce en outre l’accord « One in, One out », qui continue de porter atteinte aux droits humains et internationaux en plus d’être inefficace.


Stop au massacre en Palestine !

Manifestation ce matin à Troyes à l’appel du collectif aubois pour la Paix

MBK



Depuis pratiquement 2 ans et demi des Palestiniennes et Palestiniens meurent sous les bombes.

En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.

À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.

Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.

Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.

MBK



En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.

Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.

En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.

Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.

Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.

Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.

À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.

Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.

Le plan de Trump, Netanyaou et de leur complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.

Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

MBK



Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.

Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.

En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.

Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.

Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.

Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.

Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !

Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :

  • un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
  • l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
  • la reconstruction sous direction palestinienne
  • l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
  •  le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.

Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :

L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.

L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes

L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports

L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.

La suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.


La LDH de l’Aube tient à préciser qu’elle reste fidèle à ses engagements pour défendre le peuple palestinien au sein du collectif, ainsi qu’à sa volonté de dénoncer toutes les violations des droits humains et des crimes contre l’humanité. La LDH ne tient pas à remettre en cause le collectif. Etant en relation avec des réfugiés d’Iran, elle sait combien ceux-ci ont besoin de soutien. Elle s’associe au MRAP pour déclarer:


Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir !

Soutenons tous les peuples victimes de la guerre et de l’arbitraire !

Le 28 décembre 2025, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.

Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.

Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.

La répression aurait fait plus de 30 000 morts.

Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement ainsi qu’ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.

Liberté, démocratie, dignité sont l’avenir que les Iraniennes et Iraniens sont en train d’écrire eux-mêmes, sans sauveur suprême, ni libérateur étranger.

Les Iraniens et les Iraniennes sont seul-es maîtres de leur destin qu’ils choisiront aux termes d’élections libres.

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien qu’il respecte le droit de manifester et d’exprimer ses opinions et cesse immédiatement la répression à l’encontre des manifestant-es.

Nous exprimons notre entière solidarité avec la lutte des Iraniennes et Iraniens contre l’oppression et la tyrannie.

Solidarité avec les Iranien-ne-s en lutte pour la démocratie et la liberté.

Solidarité avec tous les peuples victimes de la guerre, de la tyrannie, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, partout dans le monde.

Nous dénonçons toutes les atteintes aux droits humains et aux violations du droit international.

À bas les dictateurs !

Femmes, vie, liberté vit et vaincra !



Prochaine manifestation à Troyes pour la Paix partout dans le monde vendredi 20 février.


On the Streets Of Minneapolis



L’ICE poursuit ses arrestations alors que Trump tente de calmer le jeu.

Les deux agents qui ont tué Alex Pretti à Minneapolis le 25 janvier 2026 ont été suspendus. Une annonce qui arrive alors que le gouvernement Trump voit la désapprobation de sa politique migratoire monter dans les sondages et qu’il semble chercher à désamorcer la situation de ces derniers jours. Mais sur place, plusieurs militants manifestant contre les agents fédéraux de l’immigration (ICE) constatent toujours la présence de ces agents et ne voient aucun changement.



«Profils de hooligans» et formation express: le recrutement des agents de l’ICE pointé du doigt aux États-Unis.

Après l’émotion suscitée par la mort d’Alex Pretti, le 24 janvier 2026, et celle de Renee Good quelques semaines plus tôt, deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux, les interrogations émergent quant au profil des agents de la police de l’immigration (ICE), leur recrutement et leur formation.



Des vidéos montrent des actions violentes en série de l’ICE à Minneapolis depuis la mort de Renee Good.
Suite à la mort de Renee Good, tuée par un agent de l’ICE, les services américains d’immigration ont continué voire amplifié leurs opérations dans le Minnesota, comme en témoignent de nombreuses vidéos diffusées par les médias anglo-saxons.



« Nous ne lâchons rien » : comment Minneapolis se mobilise contre l’ICE.

L’offensive de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis a suscité un flot d’images virales montrant des migrants menottés et embarqués de force. Sur place, des milliers d’habitants ont retourné les caméras contre l’agence, filmant systématiquement les agents masqués afin de montrer au monde les abus de la police aux ordres de Donald Trump.



Ces entreprises qui s’enrichissent grâce à la politique migratoire de Trump.

Palantir, Geogroup, Capgemini… depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s’appuie sur une foule d’entreprises privées pour sa politique migratoire répressive. Nombreuses sont celles qui ont grandement bénéficié de ces contrats passés avec le gouvernement des États-Unis. Plongée au cœur du business américain de la répression.



Où se trouve la sortie pour échapper à toute cette violence étatique aux États-Unis ?

Il est difficile de trouver dans l’histoire des États-Unis un effort comparable à celui qui a présidé à la création d’une agence nationale spécialisée dans la violence à l’échelle de l’ICE. Si ses conséquences politiques et psychologiques immédiates sont évidentes, ses effets durables sur l’avenir restent difficiles à cerner. Par Aziz Huq, professeur de droit à l’université de Chicago.



Mourir sous les balles d’un fonctionnaire fasciste.

Une issue de plus en plus plausible. Si la logique actuellement en cours se poursuit, la création d’une milice équivalente à ICE en France n’est qu’une question de temps, avec ses rafles et ses exécutions sommaires. « Il faut organiser des grandes rafles un peu partout », dixit Arno Klarsfeld : c’est ce qu’ils veulent, ce qu’ils feront.



https://www.cartooningforpeace.org/




Une nouvelle victime de l’ICE



Des agents fédéraux ont encore abattu un homme à Minneapolis, ont rapporté plusieurs médias états-uniens, deux semaines après qu’un agent de la police de l’immigration (ICE) a tué une femme par balle dans cette même ville le 7 janvier. Loin du profil criminel que l’administration Trump s’est empressée de dépeindre, la victime, Alex J. Pretti, 37 ans, était infirmier dans une unité de soins intensifs.

2025 : l’une des pires années pour le droit des étrangers en France



Textes juridiques des douze derniers mois (du plus récent au plus ancien):

La Directrice générale de l’OIM lance un appel à la solidarité mondiale à l’occasion de la Journée internationale des migrants



Aujourd’hui, alors que le monde célèbre la Journée internationale des migrants (JIM), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que la migration est un phénomène  riche  d’opportunités, de progrès humain et de développement partagé, et réaffirme la nécessité de mettre en place des systèmes migratoires plus solides et plus fiables qui protègent les personnes en déplacement et qui aident les communautés qui les accueillent. 




Nous avons vu dans ces pages, ces derniers jours, que la France, n’est plus la terre d’asile par excellence, parmi les plus accueillantes du continent, comme elle l’était devenue au XIXe siècle, avec l’héritage à l’époque révolutionnaire, de cet embarrassant devoir d’asile envers les étrangers “bannis pour la cause de la liberté”.

La Journée Internationale des migrants est célébrée dans tous les Etats membre de l’ONU.

A Troyes et dans l’Aube, les organisations du collectif « Né(e)s d’ici ou venu(e)s d’ailleurs » étaient mobilisées comme chaque année depuis 25 ans.



Embarrassée face aux pressions populistes des droites extrêmes et des extrêmes-droites, la France suit la tendance qui s’est emparée de l’Europe entière.

Mais on voit chaque jour que le monde entier est touché par celle-ci, du nord au sud et d’est en ouest. Et pourtant, on sait que les migrations que nous avons connues jusqu’alors n’en sont encore qu’à leur début, devant la menace climatique qui pèse plus lourdement sur les pays qui ont moins que d’autres les moyens d’y faire face.

L’Amérique du nord, avec les USA au premier rang des pays les plus riches (voir ici), était jusqu’alors l’une des premières destinations de l’immigration. La donne est en train de changer, avec la campagne contre l’immigration menée par Donald Trump depuis son arrivée au pouvoir, assimilant celle-ci une à « menace civilisationnelle ». Faisant figure de leader mondial dans ce domaine également, il cherche à entraîner le monde entier dans son délire.



Trump étend sa campagne contre l’immigration de masse à ses alliés occidentaux. Le département d’État américain a demandé aux ambassades des États-Unis en Australie, en Europe, au Canada et en Nouvelle-Zélande de faire remonter les données sur les délits et les atteintes aux droits humains commis par les immigrés sur leurs territoires, rapporte le quotidien australien “The Age”. Une manière pour Washington d’agiter l’épouvantail d’une “menace civilisationnelle”.



Non content de s’en prendre violemment aux migrants, il lâche la bride à la pire des polices dont les pratiques rappellent les heures sombres de la ségrégation et les exactions du Klu Klux Klan, compromettant gravement la sécurité dans l’ensemble de la nation.


« Déchets » venus de « pays de merde »… Trump s’en prend violemment aux migrants. Donald Trump n’a plus aucun filtre. Mercredi soir, pendant un meeting en Pennsylvanie censé vanter sa politique économique, il a demandé « Pourquoi est-ce que nous ne prenons que des gens qui viennent de pays de merde ? »



Donald Trump s’en prend violemment à la Somalie, un « pays pourri », selon lui, et promet de durcir encore plus sa politique d’immigration. Le président de Etats-Unis a multiplié les propos incendiaires contre la Somalie. La semaine dernière, il a annoncé son intention de « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde ».



Traque des migrants aux États-Unis : jusqu’où ira la ICE, la très controversée police de l’immigration ?Aux États-Unis, les critiques contre Donald Trump se concentrent sur la radicalité et la violence assumée de sa police de l’immigration, l’ICE, comparée à des « chasseurs de prime du Far West ».



Aux États-Unis, la répression contre les immigrés prend des airs de “goulag”. Dans son numéro de novembre et décembre 2025, le magazine américain “Mother Jones” consacre un dossier complet à “la mise en place brutale de l’État policier de Trump”. Il dénonce un système répressif, qui mobilise d’importants moyens financiers et humains, au mépris de la dignité des personnes ciblées.



La politique d’immigration affaiblit la sécurité publique. Les entraves à la protection des personnes migrantes victimes de crimes met les communautés en danger. Les mesures prises par l’administration Trump en matière d’immigration aux États-Unis compromettent la protection des personnes sans papiers ayant été victimes de crimes, en entravant la capacité des forces de l’ordre à enquêter sur ces crimes en vue de poursuivre leurs auteurs, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.  



Certains états sont particulièrement ciblés dans la décision de mettre fin au regroupement familial pour leurs ressortissants. États-Unis : fin du regroupement familial humanitaire pour sept pays. Les États-Unis durcissent encore leur politique migratoire. Washington annonce la fin du programme humanitaire de regroupement familial pour sept pays, dont Haïti, Cuba et le Honduras.



D’autres le sont par une « une interdiction d’entrée totale pour les ressortissants de chaque satané pays qui a inondé notre nation de meurtriers, de sangsues et d’accros aux aides sociales ».

Les Etats-Unis suspendent les demandes d’immigration en provenance de 19 pays. Les demandes de cartes de résident permanent des ressortissants des pays concernés – Afghanistan, Birmanie, Tchad, Cuba… – tout comme les demandes de naturalisation sont interrompues.



C’est ainsi que le pays revendique des chiffres record en matière d’expulsions. Le “tsar des frontières” somme les migrants sans papiers de quitter le pays. Depuis la frontière mexicaine, Tom Homan, principal architecte de la politique migratoire de la Maison Blanche, lance un avertissement direct aux immigrants en situation irrégulière. L’administration Trump durcit le ton et revendique des chiffres records en matière d’expulsions.



Pourtant, le « land of freedom » (pays de la liberté) ne serait jamais devenu ce qu’il est sans l’immigration. Que seraient les Etats-Unis sans les immigrés ?



Les répercussions se font sentir largement hors des frontières américaines et le Canada, où l’on assiste également à la fin du « rêve canadien » et plus au sud où le Chili, notamment,  vient de voir l’extrême-droite revenir au pouvoir, avec l’élection du président le plus à droite de l’ère post-Pinochet.

Présidentielle au Chili : l’inquiétude des migrants face à la probable victoire de l’extrême droite. À quelques jours du second tour de la présidentielle chilienne, qui a eu lieu dimanche, les étrangers en situation irrégulière s’inquiètaient des promesses d’expulsions massives portées par le candidat d’extrême droite José Antonio Kast, grand favori du scrutin. Entre tensions à la frontière, discours sécuritaire et incertitude politique, le climat se tend. 






Et, pour que cette Journée internationale des migrants ne se clôture pas sur de si alarmantes nouvelles, nous pourrons au moins nous réconforter de deux décisions judiciaires récentes qui confirment que l’extrême-droite ne peut pas encore tout se permettre en France.


Diffamation à l’encontre de La Cimade : Marine Le Pen définitivement condamnée.



Mila, militante d’extrême droite, a été condamnée à 2 000 euros d’amende avec sursis pour un tweet raciste.


RD

Migrants: Europe, la tentation du repli



A la veille de la Journée internationale des migrants, demain jeudi 18 décembre, on constate que le phénomène n’est pas seulement français, comme nous l’avons vu hier dans ces pages : de Madrid à Londres, l’Europe est traversée par une vague d’hostilité envers les immigrés, alimentée par des violences et une rhétorique politique de plus en plus radicale. Comment comprendre cette montée des tensions ? S’agit-il d’un phénomène européen ou de crises nationales qui se répondent ?




Les pays de l’UE approuvent un net durcissement de la politique migratoire.

Sous pression de la droite et de l’extrême droite, les ministres de l’Intérieur des Etats membres de l’Union européenne ont ouvert la voie lundi à l’envoi de migrants dans des centres situés hors de ses frontières.



Immigration : les Vingt-Sept ouvrent la voie aux « hubs de retour » hors des frontières de l’UE.

Les ministres de l’Intérieur des États membres de l’Union européenne ont donné, lundi, leur feu vert à un nouveau durcissement de la politique migratoire. Ils ont notamment validé la création de centres de retour en dehors des frontières de l’UE pour y envoyer les migrants dont la demande d’asile a été rejetée. Ces mesures doivent encore passer devant le Parlement en mars 2026.



Qui voudra bien des migrants ?

Le 8 décembre, les ministres de l’Intérieur des Etats membres de l’UE ont validé trois textes présentés par la Commission européenne visant à durcir les règles en matière de migration. Création de “hubs de retour”, renvoi des migrants irréguliers dans des pays “sûrs” sans lien avec leur origine, sanctions renforcées pour les personnes refusant de quitter le territoire : le tour de vis européen marque un tournant dans la politique d’accueil du continent.



Au Conseil de l’Europe, plusieurs pays membres réclament une révision de la CEDH pour faciliter les expulsions de migrants.

Plusieurs États membres du Conseil de l’Europe, organe chargé de défendre la démocratie et les droits de l’Homme sur le continent, ont réclamé mercredi une modification de la Convention européenne des droits de l’Homme pour que le texte permette d’expulser plus facilement des migrants.



L’Europe menace de réduire les avantages commerciaux des Etats qui refusent de coopérer en matière d’immigration.

Les pays en développement et les pays les moins avancés pourront se voir imposer des droits de douane plus élevés s’ils refusent de reprendre leurs ressortissants expulsés de l’UE. L’accord, scellé lundi entre le Conseil et le Parlement européens, prévoit cependant des mécanismes d’une telle complexité qu’il a peu de chances d’être appliqué.



Immigration : une géo-histoire de la tentation du repli.

Alors que le Portugal, longtemps perçu comme un modèle d’accueil, restreint à son tour le regroupement familial, des émeutes anti-immigration éclatent ailleurs sur le continent, notamment devant des hôtels abritant des demandeurs d’asile au Royaume-Uni. En toile de fond, la question demeure : que produisent, en France comme ailleurs, ces politiques sur l’expérience concrète des étrangers et sur le climat social ?



Ce sondage qui montre que les Européens ont une vision erronée de l’immigration.

Une enquête européenne révèle un fort décalage entre la perception de l’immigration et la réalité, alimentant une opposition croissante aux flux migratoires sur fond d’inquiétudes identitaires et sociales.



Croissance, démographie : les apports de l’immigration à une Europe vieillissante.

Dans une Europe dont les dirigeants prennent volontiers l’immigration pour bouc émissaire, l’Espagne fait figure d’exception : elle connaît une forte hausse de sa population et de sa croissance économique grâce à l’immigration – en partie celle de travailleurs saisonniers, venus d’Afrique par exemple, mais surtout en raison de l’arrivée de nombreux Latino-américains qui s’installent dans le pays. Reportage à Madrid.



Migrants: en France, les conditions d’accueil deviennent inhumaines



Alors qu’on s’apprête à se mobiliser pour la Journée internationale des migrants ce jeudi 18 décembre, on constate une nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France. Les conditions d’hébergement pour celles et ceux qui n’ont pas pu régulariser leur situation deviennent de plus en plus inhumaines.



REIMS: Ce parc où une trentaine de personnes survit sous des tentes, malgré le froid de l’hiver.

Plusieurs familles sont installées dans des conditions très précaires au parc Saint John Perse, à Reims (Marne). Pour l’essentiel exilés, en provenance d’Europe de l’Est ou du continent africain, ils attendent la régularisation de leur situation. Reportage.



LYON: « On ne peut pas laisser sa tente ouverte sinon les rats vont rentrer » : environ 250 mineurs non accompagnés vivent à la rue.

Environ 250 jeunes non accompagnés en attente d’une réponse à leur recours pour faire reconnaitre leur minorité vivent dans un campement dans des conditions de vie insalubres depuis janvier à Lyon. Suite à plusieurs nuits glaciales, quelques dizaines ont trouvé refuge dans une église du quartier. Reportage.



RENNES: 140 personnes évacuées de l’espace Simone-Iff par les forces de l’ordre.

Elle était imminente et attendue par les personnes à la rue et les collectifs de soutien. L’évacuation de l’espace social commun Simone-Iff à Rennes a eu lieu le jeudi 4 décembre.



FOUGERES: Fin de l’hébergement des jeunes migrants : un appel lancé pour leur « mise à l’abri ».

Alors que la mairie de Fougères (Ille-et-Vilaine) a stoppé la prise en charge de l’hébergement des quinze jeunes arrivés de Rennes fin octobre, le comité de soutien cherche à mobiliser associations et citoyens pour trouver une solution. Ils organisent une rencontre, jeudi 4 décembre 2025.



TREGUEUX: L’État interrompt l’hébergement d’urgence de jeunes migrants près de Saint-Brieuc : des associations alertent.

Les jeunes migrants logés à Trégueux (Côtes-d’Armor) devront quitter l’établissement le 16 décembre 2025. La préfecture a décidé de ne plus prendre en charge leur hébergement. L’État estime qu’ils sont majeurs, ce que contestent ces jeunes qui ont formulé un recours. En attendant, ils risquent de dormir dans la rue.




A suivre…

Le logement est un besoin essentiel, pas une variable d’ajustement budgétaire



Après avoir été largement rejeté par les députés, le projet de loi de finances poursuit son examen au Sénat, dans sa version présentée par le gouvernement. Ce retour à la case départ est une très mauvaise nouvelle pour les personnes sans domicile et mal-logées, tant le texte initial manque d’ambition pour le logement, et poursuit le démantèlement de filets de protection essentiels des plus vulnérables.



La crise du logement, déjà profonde, s’aggrave dans notre pays. Se loger ne doit pas être un privilège. Le logement constitue aujourd’hui le premier poste de dépense des ménages en France, représentant en moyenne 27 % de leurs revenus et pouvant atteindre jusqu’à 50 % pour certains foyers, en particulier pour les locataires dans les zones tendues, selon l’Insee (2023).



Une retraitée de 77 ans expulsée de son logement social : « Ça coûte cher d’être pauvre ».

Une septuagénaire a été expulsée de son logement social à Reims (Marne), le 24 novembre dernier, après des années de difficultés financières et d’impayés. Malgré ses efforts pour rembourser les arriérés de loyer, la locataire surendettée se retrouve à la rue. Son fils déplore un manque de solution de relogement.



Un Marseillais de 73 ans bientôt expulsé de son logement social : « Je ne dors pas la nuit ».

À Marseille, un homme âgé de 73 ans sera, en mars prochain, mis à la porte du logement social qu’il occupe avec sa famille depuis 1967. Le bail était au nom de sa sœur, décédée en octobre, et il ne remplit pas les critères pour y rester, selon le bailleur Provence Métropole Logement.



Une sexagénaire meurt dans la rue faute de logement social : son fils accuse la mairie.

À Piriac-sur-Mer, Sylviane, 66 ans, est décédée d’un malaise cardiaque après avoir passé plusieurs nuits dans sa voiture avec son mari. Un drame qui met en lumière la pénurie de logements sociaux dans les communes littorales.



L’ex-ministre Guillaume Kasbarian « assume le record » d’expulsions locatives, et provoque un tollé.

Celui qui est désormais député Renaissance appelle même à « aller plus loin », en facilitant les expulsions pour loyers impayés.



La ministre de la Culture Rachida Dati fait de nouveau polémique : l’élue aurait abusé de sa position pour obtenir un logement social à Paris pour sa sœur.

La ministre de la Culture, de nouveau au cœur d’un scandale. D’après une enquête du Canard enchaîné publiée dans son édition du mercredi 15 octobre, Rachida Dati est intervenue pour favoriser l’attribution d’un HLM situé à Paris (Île-de-France) pour sa sœur.



Le 9ème art en crise



Le naufrage du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) interroge. Qui a sabordé le navire ? Pourquoi la société organisatrice 9eArt + et l’association qui lui a donné délégation en 2007 sont-elles autant critiquées ? Comment ont-elles provoqué le boycott des artistes, la défection des éditeurs et la défiance des financeurs ? Comment expliquer un tel gâchis ?



Alors que le festival est en danger de mort, Charente Libre n’a cessé depuis 18 ans de multiplier les mises en garde. En particulier sur l’opacité de son fonctionnement et la confiance aveugle accordée à Franck Bondoux par l’association.



Festival d’Angoulême : Rachida Dati a une carotte pour que l’édition 2026 soit maintenue malgré les polémiques.

La ministre de la Culture a indiqué dans « Ouest-France » que des subventions qu’elle avait sucrées au festival pourraient être « rétablies » si « les conditions sont réunies ».



« Dans la bataille autour du Festival de la BD d’Angoulême, ce sont des autrices, souvent jeunes, qui portent la colère »

Pourquoi les auteurs se sacrifient-ils en appelant au boycott de la manifestation en janvier ? En toile de fond figurent la paupérisation du métier (dont les autrices sont les premières victimes), une surproduction d’albums et un affrontement entre art et commerce, observe dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



Violée et licenciée : la double peine pour une salariée du festival d’Angoulême.

Chloé, une ancienne responsable de la communication, a saisi les prud’hommes pour contester son licenciement pour faute grave. Son tort : avoir signalé un viol dont elle aurait été victime lors de la précédente édition du Festival d’Angoulême.



Quand la BD dérange : PETITE CHRONIQUE D’UNE EXPULSION



Ce week-end (21-23 novembre 2025), j’aurais dû assister au festival de bande dessinée BD COLOMIERS (https://www.bdcolomiers.com/), auquel j’ai été invitée suite à la publication en traduction française de mon livre  « Sindrome Italia » par les éditions PresqueLune (https://www.presquelune.com/syndrome-italie).

La maison d’édition avait organisé mon voyage, mon hébergement ainsi que deux jours de dédicaces pour la sortie du livre. Inutile de dire que j’étais impatiente : c’est un très beau festival, où j’aurais pu rencontrer de nombreux collègues, une occasion importante pour mon travail.

Vendredi soir. Le vol Francfort-Toulouse atterrit à 18 heures et, dès que je descends de l’avion, je trouve trois agents de la Police nationale (la police française) qui m’attendent. Ils m’arrêtent et me mettent au courant du fait que je ne peux pas mettre les pieds en France, qu’ils ne savent pas exactement pourquoi, mais qu’il existe un signalement du ministère de l’Intérieur concernant le danger que je représenterais. Je reste interdite, mais après un premier moment de surprise mêlée de panique, j’explique tout d’abord que je n’ai jamais eu de problèmes avec la justice française et je montre la lettre d’invitation du festival, en précisant que je suis là pour mon travail. Ils ne m’écoutent pas, ils sont inflexibles.

On me dit que je dois immédiatement remonter dans l’avion et retourner à Milan : ils ont reçu l’ordre de me rapatrier et si je refuse, « ce sera pire pour moi », ils seront obligés de m’arrêter et, probablement, de me transférer dans un CRA (Centre de rétention administrative pour migrants). Tout cela dure 15 minutes, je me sens acculée et je décide de remonter dans l’avion.

Dans l’avion, on me remet une sorte de procès-verbal de rapatriement dans lequel il est précisé que je n’ai pas pu entrer en France car je constituerais « une menace grave pour l’ordre public français » et qu’en conséquence, je fais l’objet d’une « mesure d’interdiction d’entrée ». En cherchant une explication à cela, je me souviens du mois de juin 2023, lorsque j’ai participé aux journées d’assemblées, de concerts et de manifestations publiques organisées à Paris à l’occasion du dixième anniversaire du meurtre de Clément Méric, un jeune antifasciste tué en 2013 à Paris à l’âge de 18 ans par trois extrémistes de droite. Bien que ces initiatives se soient déroulées sans aucune tension, en présence de milliers de personnes venues à Paris de toute l’Europe, j’ai appris que certains de mes compagnons de voyage italiens avaient eu des problèmes aux frontières dans les mois qui ont suivi, avec quelques questions supplémentaires de la part de la police sur les raisons de leurs déplacements, mais personne n’a jamais été bloqué ou refoulé. 

Il y a donc encore quelque chose qui m’échappe et je vais certainement devoir me faire aider par des personnes plus compétentes en matière de jurisprudence française pour clarifier les aspects juridiques de cette affaire.

Cela dit, je tiens à partager quelques brèves réflexions.

Mon travail de dessinatrice de bandes dessinées m’amène souvent à voyager : découvrir le monde, parler aux gens, m’informer pour écrire et dessiner ce qui se passe autour de moi, tout cela fait partie de ma vie. Tout comme être active politiquement, participer à des initiatives, des manifestations et des assemblées : tout cela se mélange et se reflète également dans ce que je dessine. Face à tout cela, je ne suis donc pas surprise de pouvoir faire l’objet d’une « attention » particulière de la part des forces de police, étant donné que désormais, l’activisme politique, même modéré et au grand jour, constitue un motif de profilage de la part de l’État. C’est pourquoi j’ai toujours pris en compte les responsabilités et les conséquences que cela implique, tout comme je suis consciente que ce que j’écris peut ne pas plaire à tout le monde.

Mais être rapatriée de force avec ce genre de justification a vraiment dépassé mon imagination et m’oblige à écrire ces lignes pour donner une explication au festival, à la maison d’édition et aux personnes qui seraient venues me rendre visite au stand, à la fois pour les remercier de leur compréhension et pour m’excuser de la situation dans laquelle je les ai mises.

Mais surtout, je tiens à souligner la gravité de ce qui s’est passé : si, d’une part, je pense que la dérive autoritaire et répressive des États européens à l’encontre des militants et des activistes politiques est désormais évidente pour tous, d’autre part, je constate une dérive arbitraire croissante de la part des forces de police, qui peuvent décider sans explication de vous renvoyer chez vous simplement parce que vous êtes « indésirable », créant ainsi un système de contrôle et de surveillance basé non pas sur des faits, mais sur les opinions et les fréquentations des personnes.

J’ai pensé que cela ne pouvait pas rester une simple « mauvaise expérience » personnelle, mais qu’il était judicieux de la partager, afin de contribuer, dans la mesure du possible, à démanteler des mécanismes destinés à empirer s’ils ne sont pas combattus de toute urgence.

Elena Mistrello


Règlement Retour : France terre d’asile appelle l’Union européenne à s’opposer à une attaque sans précédent contre les droits fondamentaux des personnes étrangères



Le Parlement européen et le Conseil doivent se positionner sur la proposition de règlement Retour ce mois-ci. Si ce texte est adopté, il sera directement applicable dans notre droit national, alors qu’il représente une négation sans précédent des droits fondamentaux des personnes étrangères en France et en Europe.



Le Cimade et le CCFD-Terre Solidaire publient un décryptage de la proposition de règlement retour de la Commission européenne.



France: comment l’État fabrique la précarité des travailleur·euses étranger·es.

Elles s’occupent des enfants, accompagnent les aînés, concoctent les plats des restaurants, construisent les maisons, bâtissent leur vie aussi. Des personnes d’origine étrangère vivent en France depuis des années, et pourtant, du jour au lendemain, leur vie peut basculer : plus de travail, plus de droits, plus de sécurité. En cause : un titre de séjour précaire. Cette bascule n’a rien d’un accident : elle est le produit d’un système dysfonctionnel orchestré par l’État français. Notre rapport dévoile les rouages d’une machinerie qui fabrique l’irrégularité et brise des vies.





Conflit au Soudan : quel accueil pour les migrants soudanais en Europe ?

Le conflit au Soudan a fait près de 13 millions de déplacés dont 4 millions de réfugiés à l’extérieur du pays. Seule une infime partie d’entre eux cherchent refuge en Europe : moins de 10 000 cette année à fin octobre 2025, selon le Haut-commissariat des réfugiés aux Nations unies. Pourtant, ils n’y sont pas toujours bien accueillis.



Marchandage migratoire entre le Royaume Uni et la France : Des associations attaquent l’accord de la honte.

Le 10 octobre 2025, plus de quinze organisations ont saisi le Conseil d’État d’une demande d’annulation – et dans l’attente, de suspension – du décret du 11 août 2025 portant publication de l’accord conclu fin juillet 2025 entre le Royaume-Uni et la France.



Le Royaume-Uni va fortement durcir sa politique du droit d’asile.

Le Royaume-Uni a annoncé samedi une réforme “historique” de sa politique du droit d’asile pour la rendre plus contraignante et moins généreuse, avec l’objectif revendiqué de lutter contre l’immigration illégale.



Il faut rejeter les règles inhumaines qui régissent les expulsions !



Dans une lettre adressée le lundi 14 octobre 2024 aux chefs d’Etat et de gouvernement des 27 Etats membres de l’UE, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, annonçait : « La Commission européenne va proposer une nouvelle législation pour favoriser les expulsions de migrants en situation irrégulière. » Le texte prévoit « des obligations claires de coopération pour les personnes renvoyées » et la volonté de « rationaliser efficacement le processus de retour« , précisait la cheffe de l’exécutif européen. Elle répondait ainsi « à la demande de plusieurs Etats membres de l’UE » qui souhaitaient durcir la politique d’expulsion des personnes en situation irrégulière.



Le 11 mars 2025, la Commission européenne présentait sa proposition de règlement 2025/0059, établissant un système commun en matière de retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier dans l’Union, et abrogeant la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil, la directive 2001/40/CE du Conseil et la décision 2004/191/CE du Conseil.

  

 

Fin juin 2025, la commission des affaires européennes du Sénat français elle-même, sans toutefois remettre fondamentalement en cause ce règlement, dénonçait une « dérive normative » de l’Union européenne, un recours excessif de la Commission européenne aux actes d’exécution et aux actes délégués comme étant de nature à méconnaître les principes de subsidiarité et de proportionnalité, et à limiter le contrôle des Parlements nationaux. Ce rapport recommande aussi de restreindre le recours aux actes d’exécution aux seuls aspects techniques d’une telle réforme, à l’exclusion de toute considération de nature politique. »

 

 

L’Europe n’a nullement besoin de s’aligner en un seul rang sur les positions de pays faisant partie de l’Union des 27 mais néanmoins hostiles à toute présence étrangère sur leur territoire.


Ce 15 septembre la LDH se joignait à plus de 200 organisations internationales pour demander le rejet de ce « Règlement retour ».


Le 11 mars 2025, la Commission européenne a présenté une nouvelle proposition de Règlement retour, destinée à remplacer l’actuelle Directive retour. Cette appellation prosaïque dissimule en réalité des mesures coercitives, traumatisantes et contraires aux droits fondamentaux, dont l’objectif est d’augmenter les chiffres des expulsions. Plutôt que de mettre l’accent sur la protection, le logement, les soins de santé et l’éducation, le Règlement repose sur des politiques répressives, des centres de détention, les expulsions forcées et la contrainte. 

Le « Règlement sur les expulsions », comme il conviendrait plus justement de l’appeler, s’inscrit dans un changement plus large de la politique migratoire de l’UE, qui présente la mobilité humaine comme une menace pour justifier des dérogations aux garanties des droits fondamentaux. Les institutions européennes et les États membres ont de plus en plus recours à la criminalisation, la surveillance et la discrimination comme principaux outils de gestion migratoire, au lieu de privilégier la protection, la sécurité, l’inclusion sociale, l’élargissement des voies sûres et légales, ainsi que des titres de séjour basés sur les droits. 

Nos organisations sont catégoriques : ce Règlement doit être rejeté. Axé sur la détention, les expulsions forcées, l’externalisation et des mesures répressives, ciblant tout particulièrement les personnes racisées, il ne fera qu’accroître la précarité juridique et exposer davantage de personnes à des situations dangereuses. Nous appelons la Commission européenne à retirer cette proposition et exhortons le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne à la récuser dans sa forme actuelle. 

Le règlement doit être rejeté pour les raisons suivantes : 

  • Expulsions vers des pays ou les personnes n’ont aucun lien et centres de retours hors de l’ue (arts. 4, 17)

Cette proposition, combinée aux amendements du Règlement sur les procédures d’asile qui sont envisagés, instaurerait pour la première fois la possibilité d’expulser une personne contre sa volonté vers un pays tiers où elle n’a aucun lien personnel, par lequel elle n’a que brièvement transité, ou où elle n’a jamais mis les pieds. 

Expulser de force une personne vers un pays avec lequel elle n’a aucun lien ne saurait en aucun cas être considéré comme raisonnable, juste ou durable. Ces mesures auraient pour effet de séparer des familles et des communautés dans toute l’Europe et de détruire le tissu de solidarité indispensable à une vie digne. L’élargissement des options de « retour » soulève de graves préoccupations en matière de droits fondamentaux : risque que des personnes se retrouvent bloquées dans des pays tiers, atteintes à la sécurité et à la dignité lors des éloignements, fragilisation des perspectives d’inclusion et de réintégration, ainsi que restrictions d’accès au soutien, aux droits et aux services. Ces mesures concerneraient également les familles et les enfants, à de rares exceptions près. 

Le projet de Règlement prévoit également la création de “centres de retour”, qui risquent fort de se transformer en centres de détention à caractère carcéral, où seront détenues les personnes en attente d’expulsion, hors du territoire de l’UE. Il s’agit là d’un manquement flagrant au droit international et aux normes des droits humains. Ces dispositifs sont susceptibles de donner lieu à une série de violations des droits fondamentaux, comme la détention arbitraire systématique, le refoulement direct ou indirect (dans les centres de retour ou par des expulsions ultérieures), ou le refus d’accès aux garanties juridiques et de procédure. Par ailleurs, ils renforceraient les pratiques discriminatoires et poseraient de sérieux obstacles au suivi des conditions de respect des droits humains ainsi qu’à la détermination des responsabilités légales et de la compétence juridictionnelle. Les dispositions actuelles du Règlement sont, de surcroît, extrêmement vagues et n’établissent aucune norme contraignante, ce qui est très préoccupant. Comme pour les précédentes tentatives d’externaliser les responsabilités en matière d’asile – menées par l’Australie, le Royaume-Uni ou l’Italie – ces propositions auraient un coût exorbitant, comporteraient des risques importants en termes diplomatiques et de réputation et accentueraient les divergences entre les politiques d’asile et de migration menées par les États membres de l’UE. En outre, elles détourneraient les ressources qui pourraient être utilisées pour des politiques centrées sur la protection, les soins et la sécurité, en faveur d’approches répressives de la gestion des migrations. 

  • Nouvelles obligations de « détection » et de surveillance pour les états (art. 6) 

La proposition impose aux États de mettre en place des mesures pour détecter les personnes séjournant irrégulièrement sur leur territoire. Plus de 80 organisations ont alerté sur le fait que des dispositions similaires, prévues par le Règlement filtrage de 2024, entraîneraient une augmentation du profilage racial et des traitements discriminatoires. Ces mesures ouvriraient la voie à l’amplification des pratiques policières racistes et des raids ciblant les migrant·es  qui sèment la peur au sein des communautés racisées et migrantes. 

Par ailleurs, les dispositifs de détection liés à l’application des règles migratoires entraînent des risques graves de violations des droits humains, notamment en matière de santé, de droits au travail et de droit à la dignité humaine. La peur des autorités dissuade en effet les personnes en situation irrégulière de se soigner, de signaler des abus ou de rechercher une protection. Ces mesures peuvent également créer des conflits éthiques pour les professionnel·les et fragiliser la confiance dans les services publics. Enfin, elles menacent le droit à la vie privée, en raison du partage non sécurisé de données personnelles sensibles, comme des informations relatives à la santé, ce qui contrevient aux normes de protection des données de l’UE et porte atteinte aux libertés de l’ensemble de la société. 

  • Plus de personnes poussées dans l’irrégularité et l’impasse juridique (arts. 7, 14) 

 La proposition impose aux États d’émettre des ordres d’expulsion conjointement à toute décision mettant fin au séjour régulier, sans examen préalable d’autres options pour obtenir un statut au niveau national (raisons humanitaires, intérêt supérieur de l’enfant, raisons médicales ou familiales, délai de détermination de l’apatridie, ou autres cas où l’expulsion n’est pas possible). Jointe à des règles similaires du Pacte sur la migration et l’asile qui lient décision négative d’asile et expulsion, cette proposition risquerait de rendre encore plus difficile l’accès aux titres de séjour nationaux. Elle prévoit même la délivrance de décisions d’expulsions mentionnant plusieurs pays de retour potentiels lorsqu’aucun pays précis ne peut être identifié, ce qui est particulièrement alarmant. 

La proposition réduit également les protections pour les personnes qui ne peuvent pas être expulsées – souvent sans que ce soit de leur faute. Bien qu’elle permette le report de « l’éloignement » en cas de risque de refoulement, elle supprime l’obligation actuelle d’identifier et d’évaluer d’autres circonstances individuelles, en faisant abstraction du fait que dans de nombreux cas, le “retour” peut être inapproprié, voire impossible, par exemple pour les personnes apatrides, ou pour d’autres raisons liées aux droits humains. 

Tout ceci met en lumière l’irrégularité d’une proposition dont le seul objectif est « d’augmenter les taux de retour », tout en gonflant artificiellement le nombre de personnes visées par des décisions d’expulsion. En conséquence, un nombre de personnes plus important encore seront poussées dans l’irrégularité et un vide juridique, privées de droits fondamentaux tels que l’accès aux soins, et exposées à la précarité, au sans-abrisme, à l’exploitation ou à la détention prolongée. Ces politiques ne portent pas seulement atteinte aux individus : elles fragilisent les communautés et aggravent la peur et l’insécurité, en particulier parmi les personnes migrantes et racisées et les communautés dont elles font partie. 

  • Dramatique extension de la rétention (art. 29 à 35) 

La proposition recommande le recours à la rétention systématique par les États. Elle accroît de manière significative la durée maximale de la détention, de 18 à 24 mois. Cette augmentation est disproportionnée et inutile, et risque de porter de graves atteintes aux droits fondamentaux des personnes concernées, ainsi qu’à leur dignité et à leur santé. Elle élargit également les motifs de rétention, et y inclut des critères qui, dans les faits, comprennent la plupart des personnes entrées irrégulièrement en Europe ou se trouvant en situation irrégulière, à l’encontre du principe de proportionnalité et de nécessité. Par exemple, le simple fait de ne pas être en possession de certains documents ou d’être sans hébergement pourraient constituer des motifs de placement en rétention.  

La proposition rend possible la rétention des enfants, en dépit du droit international des droits humains et des standards internationaux qui indiquent que l’enfermement est toujours une violation des droits de l’enfant et que la rétention n’est jamais conforme au principe d’intérêt supérieur de l’enfant, et à l’encontre de l’engagement mondial des gouvernements de travailler en vue de mettre fin à cette pratique. D’autres groupes vulnérables, y compris des personnes ne pouvant faire l’objet d’une expulsion, pourraient aussi faire l’objet de privation de liberté. La proposition semble rendre possible la rétention pour une durée indéfinie pour les personnes considérées comme représentant une « menace à la sécurité », sur la base d’une décision judiciaire. Elle permet également aux États membres de suspendre les garanties fondamentales de la rétention si le système est confronté à la notion mal définie de « charge lourde et imprévue ». L’augmentation des capacités de rétention va créer des opportunités lucratives pour les entreprises privées qui gèrent les centres de rétention, incitant le développement d’une industrie de la rétention au détriment des droits et de la dignité des personnes.  

Les « alternatives à la rétention », ou mesures non privatives de liberté, telles que proposées par la Commission, ne constitueraient pas de véritables alternatives, et ne seraient pas systématiquement envisagées avant le recours à la rétention. Elles pourraient plutôt être utilisées en complément de la rétention, notamment lorsque la durée maximale aura été atteinte. Prises ensemble, ces évolutions ont pour conséquences une extension significative de la rétention, qui ne pourrait dès lors plus être considérée comme une mesure de dernier ressort ou imposée pour la durée la plus courte possible, en contradiction évidente avec les exigences du droit international.  

  • Mesures  répressives et coercitives (art. 10, 12, 13, 16, 22, 29) 

La proposition introduit des obligations de coopération étendues, disproportionnées et irréalistes aux personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion, telles que fournir des documents d’identité qu’elles ne possèdent pas forcément, se soumettre à des fouilles corporelles et de leurs biens personnels, ou coopérer avec des pays tiers en vue d’obtenir des documents de voyage. Elles sont couplées à de lourdes sanctions en cas de « manquements » : amendes, interdictions d’entrée sur le territoire, restrictions des départs volontaires, ainsi que le refus ou le retrait d’aides financières, d’allocations ou d’autorisations de travail. En l’absence de mécanisme de recours effectif pour contester la décision ayant établi un manquement à la coopération, ou pour s’assurer que les personnes ne sont pas pénalisées par des circonstances indépendantes de leur volonté – comme la situation d’apatridie, les barrières numériques ou liées à l’alphabétisation, l’âge, la santé ou la présence de traumatisme – ces mesures risquent d’être appliquées de manière arbitraire et d’affecter de façon disproportionnée les personnes en situation de précarité socio-économique.  

La proposition introduit un basculement des « retours volontaires » vers les « renvois forcés », faisant des expulsions  l’option par défaut. Bien que dans de telles circonstances, la notion de volonté puisse être remise en question, la proposition réduit plus encore les options à la disposition des personnes et leur capacité de choisir. Cela passe par l’introduction de fondements très larges pour lesquels les retours forcés seraient obligatoires, et par la suppression de la période minimum de sept jours existant actuellement pour les départs volontaires, ou pour la mise en œuvre d’une décision d’expulsion.  

Des dérogations sont prévues pour les personnes qui « constituent une menace pour l’ordre public, la sécurité publique ou la sécurité nationale » – fondements définis de manière approximative et qui risquent d’être appliqués de façon abusive. Tout cas impliquant un risque pour la sécurité ou concernant une condamnation pénale devrait être traité dans le cadre d’une procédure judiciaire pénale, avec les garanties d’un procès équitable.  

  • Erosion du droit au recours (art. 28)

Dans la continuité de l’érosion de ces droits dans le Pacte, la proposition supprime l’effet suspensif automatique du recours contre l’exécution d’une décision d’expulsion. L’effet suspensif devra être demandé en même temps que l’appel, ou être accordé ex officio. Cela crée une couche supplémentaire de complexité pour les personnes risquant une expulsion, ainsi que pour les autorités judiciaires, et supprime une garantie essentielle du droit à un recours effectif. Sans aucune exigence de délais minimum pour introduire un recours (la proposition précise uniquement que les délais de recours ne doivent pas dépasser 14 jours), les États membres pourraient rendre impossibles en pratique les recours contre les décisions d’expulsion, en contradiction avec la jurisprudence établie des cours européennes.  

  • Surveillance numérique accrue et violations de la protection des données (art. 6-9, 23, 38-41) 

La proposition étend la surveillance numérique des personnes dans le cadre des procédures d’expulsion, dénoncée par les experts des droits numériques et par le Contrôleur européen de la protection des données. Cela inclut le recueil et le partage de nombreuses données personnelles, y compris des données sensibles relatives à la santé et au casier judiciaire, entre des États membres de l’UE et des pays tiers qui n’ont pas forcément les mesures de protection des données adéquates. Cela permet également le recours à des technologies de surveillance intrusives dans les centres de rétention, et l’usage d’« alternatives à la rétention » numériques, telles que le suivi GPS et la surveillance téléphonique, qui, alors qu’elles sont présentées comme des alternatives à l’enfermement, sont néanmoins très intrusives et peuvent conduire à un enfermement de facto. Ces technologies constituent en outre de nouveaux marchés lucratifs pour les entreprises de surveillance. 

La création d’une « décision de retour européenne », enregistrée dans le Système d’information Schengen (SIS), renforce encore l’amalgame entre gestion des migrations et contrôle policier, avec le partage prévu des données avec les autorités policières. Il existe une tendance documentée à l’abus des données et aux manquements aux règles légales relatives à la confidentialité et la protection des données personnelles par les autorités dans le cadre du SIS, ce qui augmente le risque de fuites et d’abus.  

  • Absence d’étude d’impact et de consultations 

Comme d’autres propositions législatives récentes en matière migratoire, cette proposition de la Commission européenne a été présentée sans étude d’impact préalable de l’incidence sur les droits humains ni consultations formelles, y compris avec les partenaires sociaux, dans un domaine où l’élaboration de politiques fondées sur des preuves est particulièrement cruciale. Cette pratique contrevient à l’Accord interinstitutionnel sur l’amélioration de la qualité de la législation et aux propres Lignes directrices de la Commission pour mieux légiférer lorsqu’une proposition législative a un impact social significatif et quand plusieurs options politiques existent. Une étude d’impact sur les droits humains préalable est essentielle pour garantir le respect de la Charte des droits fondamentaux, le principe de non-refoulement, l’interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants, les libertés individuelles, les droits de l’enfant, le droit au recours effectif, la vie privée et familiale, la confidentialité et la protection des données, et la non-discrimination.  

  • Ignorer les alternatives à un contrôle migratoire punitif 

Cette proposition est le reflet de la fausse hypothèse selon laquelle les expulsions seraient la seule option pour les personnes dont la demande d’asile a été rejetée, ou dont le droit au séjour a expiré ou a été retiré. Afin de diminuer le nombre de personnes piégées dans une situation d’irrégularité, les États de l’UE devrait garantir l’accès aux titres de séjour humanitaires ou fondés sur les droits humains, et élargir les possibilités vers une large gamme de titres de séjour pour permettre aux personnes de faire des projets, exercer un emploi régulier, étudier, et participer pleinement à tous les aspects économiques, sociaux et culturels des sociétés où elles vivent.    

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Nous appelons l’UE à cesser de céder au racisme, à la xénophobie et aux intérêts corporatifs, et à inverser le basculement punitif et discriminatoire de sa politique migratoire, pour orienter à la place des ressources vers des politiques fondées sur la sécurité, la protection et l’inclusion, qui renforcent les communautés, préservent la dignité, et garantissent que chacun et chacune peut vivre en sécurité, quel que soit son statut.  

Les institutions de l’UE et les États membres doivent rejeter les mesures d’expulsions basées sur une approche punitive et coercitive, qui réduisent les standards des droits humains, et qui affectent de façon disproportionnée les personnes racisées. A la lumière des préoccupations soulignées ci-dessus, nous appelons la Commission européenne à retirer cette proposition et nous exhortons le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne à la rejeter. 

Consulter la liste des signataires 

Le 15 septembre 2025

 

Alerte : des milliers de jeunes scolarisés et leur famille mis en danger



Communiqué commun dont la LDH est signataire et pétition 

Les mesures gouvernementales contre les droits des personnes étrangères mettent en danger des centaines de milliers de personnes dans notre pays, dont des milliers de jeunes et leurs familles.

L’application de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau (qui abroge la circulaire Valls de 2012) entraîne :

  • la restriction massive des admissions exceptionnelles au séjour, notamment au titre de la vie privée et familiale ;
  • l’exigence absurde de sept années de présence pour les jeunes devenus majeurs, au lieu de trois précédemment ;
  • la multiplication des refus de séjour avec obligation de quitter le territoire valables trois ans au lieu d’un an et opposables à toute demande ultérieure ;
  • une atteinte au droit à la scolarisation, aux études supérieures ou aux formations en alternance.

De la maternelle à l’université, ces élèves, nos élèves, les ami-e-s et camarades de nos enfants, risquent de voir leur études interrompues, leur insertion professionnelle et sociale remise en cause, leur parcours de vie saccagé.

Pour les populations d’origine étrangère, en situation régulière ou qu’elles aspirent à le devenir, cette dérive xénophobe met gravement en cause le sentiment d’intégration et le vivre ensemble.

N’attendons pas qu’il soit trop tard pour réagir ! Au-delà de cette pétition, nous appelons solennellement les personnels de l’éducation, les parents, les jeunes, les élu-e-s et acteurs institutionnels, toutes les citoyennes et tous les citoyens à se mobiliser pour la régularisation durable de ces jeunes insérés dans un parcours de formation.

Bobigny / Paris, le 20 juillet 2025

Procès de la destruction du camp de Roms à Villeron : le maire, qui clame « ne pas être raciste », relaxé



Dominique Kudla, le maire sans étiquette de Villeron, et cinq de ses administrés étaient jugés ce lundi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Ils avaient mis en fuite des familles Roms et détruit leurs cabanons en février 2023. Tous ont été relaxés par le tribunal.



Le procès des Roms, ou de leur expulsion sauvage ?


Le 23 juin 2025 s’est tenu à la sixième chambre du Tribunal correctionnel de Pontoise le procès d’une expulsion sauvage de Roms à Villeron, dans le Val d’Oise. Appelé par la Voix des Rroms et son avocat à témoigner en mobilisant mes travaux sur la « question rom », faute de pouvoir être présent, j’ai rédigé à l’attention du tribunal l’attestation que je livre ici.

« Opération Retailleau » : des vies brisées pour une stratégie de com’




Ils étaient pères de famille, travailleurs et pour certains en attente de régularisation.

Près de 700 personnes sans-papiers ont été interpellées lors de l’opération nationale de contrôle migratoire, menée par le ministère de l’Intérieur les 18 et 19 juin dernier. Peu ont été conduits en CRA, mais pour ces derniers, la vie s’est figée.

Des tirs israéliens tuent 46 personnes lors d’une distribution d’aide, selon la Défense civile de Gaza



Alors qu’ils attendaient une distribution d’aide humanitaire, des civils gazaouis ont été ciblés par des tirs israéliens, selon la Défense civile palestinienne. L’attaque, qui a fait 46 morts, s’est produite à Nuseirat, près du centre d’aide humanitaire de la Gaza Humanitarian Foundation. Les scènes de chaos lors des distributions de l’organisme controversé, contrôlé par Israël et les Etats-Unis, se multiplient, provoquant l’indignation de la communauté internationale.



Gaza. Affamer-expulser, expulser-affamer


À travers la très mal nommée Gaza Humanitarian Foundation (GHF), Israël conditionne depuis le 26 mai l’acheminement de l’aide. Ce monopole est en réalité utilisé pour forcer les habitants de Gaza à se déplacer vers le sud, dans des « zones de concentration ». Ce plan de transfert par la famine a commencé à s’enliser, mais cela ne fait qu’augurer d’une plus grande brutalité.



En Israël, les Palestiniens discriminés jusque dans les abris antimissiles


Deux jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, le bilan est tombé : 28 morts israéliens dans cette guerre de douze jours, d’après les autorités. Parmi eux, quatre personnes sont mortes à Tamra, une ville israélienne à majorité arabe. Les attaques aériennes de l’Iran ont mis en exergue les différences de protection entre les civils israéliens.