Le 20 avril, les jardins de l’Engrenage ont été expulsés. Fini le lieu de vie. Terminées, les cultures potagères. Les gestes que le maire François Rebsamen a ordonnés ne laissent aucun doute : «Bétonner, emmurer ceux qui contestent la politique aménagementiste, c’est vouloir contrôler, égaliser le vivant», écrivent les auteurs de cette tribune.
Une nouvelle plateforme de visualisation de données montre comment l’urgence climatique converge avec d’autres menaces pour entraîner de nouveaux déplacements et augmenter la vulnérabilité des personnes contraintes de fuir leur foyer.
Le Conseil d’État enjoint au gouvernement de systématiser les études environnementales avant tout projet d’aménagement. Une avancée juridique pour la démocratie, la santé et les écosystèmes.
Le confinement de mars 2020 a permis d’éviter 2.300 décès en lien avec l’exposition aux particules fines et 1.200 décès liés au dioxyde d’azote. // PHOTO : Ostranitsa Stanislav / Shutterstock
Selon Santé publique France, entre 2016 et 2019, environ 40.000 décès par an sont attribuables à la pollution de l’air aux particules fines. La précédente évaluation estimait ce nombre de décès à 48.000.
A Paris, une manifestation à l’appel de dizaines d’associations, organisations non gouvernementales (ONG) ou syndicats s’est élancée à 14 heures de la place de l’Opéra en direction de la place de la République. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
L’Assemblée nationale examine à partir de lundi le projet du gouvernement issu de la convention citoyenne pour le climat, fustigé pour son « manque d’ambition ». Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour que le texte soit réécrit.
Des marches pour le climat et la justice sociale auront lieu vendredi 19 mars à travers le monde. En France, Youth for climate appelle à se mobiliser dans une quarantaine de villes. «Le projet de loi Climat n’apporte aucune solution au ravage écologique», se désolent les jeunes activistes.
Une décennie après le séisme de magnitude 9 qui a causé le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima, Reporterre est parti à la rencontre de ceux qui sont revenus habiter dans la zone sinistrée des vingt kilomètres autour de la centrale. Dans la région du Tohoku où a eu lieu la catastrophe, la contamination radioactive est toujours forte et plusieurs villes demeurent inhabitables.
Cette lettre à l’humanité est un document issu du milieu artistique et intellectuel brésilien, des mouvements sociaux de protestation contre le génocide perpétré par Jair Bolsonaro.
«Nous vivons à une époque sombre, où les pires personnes ont perdu leur peur et les meilleures ont perdu espoir». Hanna Arendt
Le Brésil crie à l’aide.
Les Brésiliennes et Brésiliens engagés dans la vie sont retenus en otage par le génocidaire Jair Bolsonaro, qui détient la présidence du Brésil, avec un gang de fanatiques poussés par l’irrationalité fasciste.
Cet homme sans humanité nie la science, la vie, la protection de l’environnement et la compassion. La haine de l’autre est la raison pour laquelle il exerce le pouvoir.
Le Brésil souffre aujourd’hui de l’effondrement intentionnel du système de santé. L’abandon de la vaccination et des mesures de prévention de base, l’encouragement à l’agglomération et la rupture du confinement, combinés à l’absence totale de politique de santé, créent l’environnement idéal pour de nouvelles mutations du virus et mettent en danger l’humanité toute entière. Nous avons assisté avec horreur à l’extermination systématique de notre population, en particulier des pauvres, des quilombolas et des autochtones.
Nous sommes devenus une «chambre à gaz» à ciel ouvert.
Le gouvernement génocidaire monstrueux de Bolsonaro est passé d’une simple menace pour le Brésil à une menace mondiale.
Nous lançons un appel aux organismes nationaux – STF, OAB, Congrès national, CNBB – et aux Nations Unies. Nous exhortons la Cour pénale internationale (CPI) à condamner de toute urgence la politique génocidaire de ce gouvernement qui menace la civilisation.
Jeudi 25 février, une coalition d’associations, soutenue par des dizaines de députés européens, adresse une interpellation à l’Efsa, l’autorité européenne chargée de l’évaluation des risques dans le domaine des denrées alimentaires et des pesticides. Cette tribune en explique les raisons.
Puissante arme aux mains des industriels des énergies fossiles, le Traité sur la charte de l’énergie (TCE) leur permet de dissuader et/ou sanctionner les pouvoirs publics désireux de lutter contre le réchauffement climatique et d’œuvrer en faveur de la transition énergétique. Ce mardi 23 février, des dizaines d’organisations en Europe, dont plus d’une trentaine en France, lancent une pétition et une campagne qui exige de l’UE et de la France qu’elles se retirent du TCE dans les plus brefs délais, sans attendre la rénovation d’un Traité qui ne peut être amélioré.
Alors que l’entreprise multinationale allemande de l’énergie RWE vient d’annoncer recourir au TCE pour poursuivre les Pays-Bas concernant leur décision de sortir du charbon d’ici à 2030 (1), des dizaines d’organisations en Europe rendent publique une pétition appelant les gouvernements, parlementaires et institutions européennes à « sortir du traité sur la Charte de l’énergie et à stopper son expansion à de nouveaux pays » (2).
En France, dans le cadre de cette mobilisation visant à obtenir une décision claire avant la COP26 sur le climat qui se tiendra cet automne à Glasgow, ce sont plus de 30 organisations, parmi lesquelles 350.org, ActionAid France – Peuples Solidaires, Aitec, Alternatiba, Amis de la Terre, ANVCOP 21, Attac France, Bloom, CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Stop CETA-Mercosur, Confédération paysanne, FNE, Greenpeace, LDH, Le Mouvement, Notre affaire à tous, Réseau action climat, We move Europe, XR France et Youth for climate, qui appuient et relaient le lancement de cette campagne (3).
Ce n’est pas la première fois que le Traité sur la charte de l’énergie, longtemps resté dans l’oubli, est utilisé par des investisseurs et entreprises du secteur des énergies fossiles pour protéger leurs intérêts au détriment de l’intérêt général et/ou dissuader les pouvoirs publics de prendre des mesures climatiques ambitieuses. Parmi des dizaines de cas, une entreprise britannique Rockhopper s’en prend à l’Italie à la suite de son moratoire sur les forages offshore, tandis qu’une entreprise canadienne Vermilion a fait pression sur le gouvernement français pour réduire l’ambition de la loi Hulot sur les hydrocarbures (4).
Depuis des années, les organisations de la société civile alertent sur le caractère nocif de ce Traité et appellent l’UE et les États-membres à s’en retirer au plus vite (5). C’est possible, l’Italie l’a fait depuis 2016. Cela fait quelques mois que ces vives critiques s’étendent : 200 scientifiques ont récemment formulé une demande similaire (6), tandis que 250 parlementaires ont demandé à la Commission d’explorer la possibilité de se retirer conjointement de cet accord (7). Les gouvernements espagnols et français ont également exprimé cette demande « d’étudier une sortie coordonnée de l’UE de ce traité » (8).
Ces prises de position interviennent alors que des négociations pour une « modernisation » du TCE ont débuté en 2020 et que quatre nouvelles sessions sont planifiées en 2021, la prochaine du 2 au 5 mars, sans obligation de résultat et sans date de fin de négociation (9). Compte-tenu de l’opposition de plusieurs pays, dont le Japon, ces négociations ne produiront rien de plus que quelques modifications cosmétiques. Les propositions de l’UE sont d’ailleurs très largement insuffisantes (10).
Le temps presse. Le meilleur moyen d’obtenir un retrait conjoint à l’échelle européenne est d’augmenter la pression sur chacun des États-membres pour sortir de ce traité suranné, dangereux et climaticide. Par le lancement de cette pétition européenne, les organisations de la société civile donnent le coup d’envoi de plusieurs mois de campagne ayant comme point d’orgue les échéances de la loi climat européenne et la COP26 à Glasgow à l’automne 2021.
Exemple d’organisations en Europe : Attac Deutschland, Transparency Deutschland, PowerShift (Allemagne), Attac Spain, Campaña No a los tratados de Comercio e Inversión. Spain (Espagne), Finnish TTIP platform, Greenpeace Finland, FoE Finland (Finlande), Corporate Europe Observatory Europe Beyond Coal Campaign CAN Europe FoE Europe (UE), Handel Anders ! coaliti, Transnational Institute, SOMO (Pays-Bas), Attac Austria, Naturfreunde Deutschlands, IG Windkraft Österreich, ökonews.at (Autriche), TROCA (Portugal) etc
Liste des organisations en France : 350.org, ActionAid France – Peuples Solidaires, Aitec, Alofa Tuvalu, Alternatiba, Amis de la Terre, ANVCOP 21, Attac France, Bloom, CADTM France, CCFD-Terre Solidaire, Collectif Stop CETA-Mercosur, Comité Pauvreté et Politique, Confédération paysanne, CRID, Emmaus international, FNE, Générations futures, Greenpeace, LDH, Le Mouvement, Notre affaire à tous, Pour un réveil écologique, Réseau action climat, Résilience France, Sherpa, Utopia, Veblen Institute, We move Europe, XR France, Youth for climate,
Le Traité sur la charte de l’énergie, l’accord qui protège les pollueurs, note d’information de l’Aitec et d’Attac France
En décembre 2019, dans une lettre ouverte signée 278 syndicats et associations, dont le collectif Stop CETA-Mercosur et plusieurs de ses membres, ont appelé l’UE et les États-membres à se retirer du TCE
En décembre, 200 scientifiques ont appelé l’UE et les États-membres à se retirer du TCE
Plus de 250 parlementaires appellent la Commission européenne et les États-membres à explorer la possibilité de se retirer conjointement de cet accord.
Lettre des ministres français Bruno Le Maire, Barbara Pompili, Franck Riester, Clément Beaune à la Commission européenne, annoncée fin décembre par tweet, que nous rendons.
Programme des réunions du processus de modernisation
Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic Free Trade Area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.
Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités.
La France est-elle en train de négocier en catimini les conditions de son ralliement à l’Accord UE-Mercosur ? Selon un « document de travail » émanant du Ministère du commerce extérieur, la France semble accepter de sauver cet accord controversé, aux côtés de la Commission qui s’y emploie avec détermination : sous couvert de contreparties qui ne changent pas l’économie générale de cet accord inacceptable, la France accepte de ne pas rouvrir la négociation sur le contenu de l’accord. Le collectif national Stop CETA-Mercosur appelle le gouvernement à abandonner son double discours consistant à dire « Non » à Paris et à négocier à Bruxelles pour sauver l’accord. Il reprendra dans les jours prochains ses actions de mobilisation en ce sens.