L’économie victime ou cause du réchauffement climatique ?



Acrimed décrypte inlassablement le traitement de l’actualité par les médias. Celle-ci fut bien évidemment largement consacrée cet été aux conditions climatiques extrêmes que nous avons connues et à leurs conséquences. Après la fin de cette cinquième vague, la température redevenue normale permet à nos neurones de tenter, sans risque de surchauffe, un bilan (hélas peut-être pas encore définitif) sur cet été de tous les dangers…

Canicule, sécheresse, incendies : dans les médias, le climat sans la politique.

Du climatoscepticisme au climato-présentisme.

Comme en 2022, l’été 2026 condense les manifestations les plus tangibles et les plus extrêmes du réchauffement climatique, avec des températures record et des phénomènes traumatiques, comme les canicules à répétition, la sécheresse qui dure et les incendies qui se propagent. Devant une telle crise, les rédactions n’ont pas pu faire l’impasse sur la question écologique. Avec leurs biais habituels : couverture événementielle et racoleuse, informations silotées d’une rubrique et d’un sujet à l’autre, dissonance discursive entre le traitement des catastrophes et la promotion du business as usual.



L’économie mondiale est effectivement directement impactée par cette actualité. Bien sûr il s’agit de s’interroger sur les causes et les conséquences directes de ces événements.



Il est donc maintenant fortement question de s’adapter en adaptant l’économie.



L’éternelle opposition croissance/décroissance revient en force sur le tapis.



D’aucuns n’en démordent pas.

« Étrangler la prospérité, comme en rêvent les décroissants, reviendrait à débrancher la machine qui fabrique nos solutions. » disent-ils.



En 2021, Oxfam prévenait que, pour les pays à faible revenu, le changement climatique pourrait avoir des conséquences beaucoup plus graves encore. Selon une étude récente de la Banque mondiale, entre 32 millions et 132 millions de personnes vont basculer dans l’extrême pauvreté d’ici à 2030 en raison du changement climatique.



La chaleur provoquée par le dérèglement climatique devrait provoquer dix fois plus de morts dans les pays pauvres que dans les pays riches en 2050.

Près de 90 % de cette mortalité supplémentaire surviendront dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Des résultats qui éclairent d’un jour nouveau les inégalités massives liées au changement climatique.



En France, pourtant pas encore un pays « à revenu faible ou intermédiaire inférieur », le rapport d’Oxfam a révélé que la chaleur tue chaque année plus de 5 000 personnes en France. A l’été 2025, la mortalité liée à la chaleur a été 31 % plus élevée dans les 10 départements les plus pauvres que dans les 10 départements les plus riches.



Le 8e rapport du Haut Conseil pour le Climat a été publié en juillet dernier ! Intitulé “Dangers climatiques : la France face à ses responsabilités”, un titre sans appel sur l’impréparation de la France face au changement climatique, tant sur la baisse des émissions (atténuation) que sur l’adaptation. En 2025, le HCC alertait sur la politique du gouvernement Macron qui mettait les Français en danger.



Pour la LDH, combattre les changements climatiques passe par la justice sociale ! Les décisions qui s’imposent en matière de préservation de l’environnement, dans des conditions assurant la santé et la vie humaines, ne peuvent être prises au détriment des droits socio-économiques, notamment des plus fragiles. Inversement, la protection des écosystèmes est la condition de l’exercice des droits de toutes et tous. C’est avec ces exigences écologiques que la LDH œuvre pour la justice sociale et l’accès à la justice climatique.


«Il y a une privatisation de l’eau, cette ressource essentielle transformée en euros»



La fuite en avant. Mégabassines, géo-ingénierie, OGM… Que valent les solutions proposées aujourd’hui pour faire face aux sécheresses et aux inondations, dans un monde toujours plus exposé aux aléas climatiques ? Éléments de réponse dans ce grand entretien avec l’hydrologue Agnès Ducharne.



L’eau, baromètre de l’impuissance politique en matière d’écologie


« Il n’est pas trop tard » disait notre nouveau Premier ministre, Michel Barnier, en 2019 au sujet du climat. Sera-t-il différent des hommes politiques qui « trop souvent manquent d’ambition » sur le sujet, d’après lui ?

Ne rien céder, pour la justice climatique et contre l’extrême droite