Le traitement subi par des militants de Greenpeace pour une action à la centrale de Gravelines jugé « profondément préoccupant » par l’ONU.
Dans son courrier, Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, alerte sur l’arrestation, le traitement abusif présumé en garde à vue et la condamnation pénale de l’ONG et des militants, ainsi que des « demandes d’importants dommages-intérêts ».
« On relève un certain nombre de nullités » : condamnés dans l’affaire Lafarge, ces Normands se pourvoient en cassation.
Lundi 24 août 2026, la cour d’appel de Rouen a condamné quatre militants à des peines de prison avec sursis pour des faits commis en décembre 2023 sur un site du cimentier Lafarge. Trois Ornais comptent parmi les prévenus. Tous ont décidé de se pourvoir en cassation.
« Faire la peau aux écolos » : le patron de la Coordination rurale devant la justice.
« Débat d’idées » ou « discours de haine » ? Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, un syndicat agricole, avait appelé lors d’un congrès à « faire la peau aux écolos ». Jeudi 3 septembre 2026, il a dû se défendre devant un tribunal.
Acrimed décrypte inlassablement le traitement de l’actualité par les médias. Celle-ci fut bien évidemment largement consacrée cet été aux conditions climatiques extrêmes que nous avons connues et à leurs conséquences. Après la fin de cette cinquième vague, la température redevenue normale permet à nos neurones de tenter, sans risque de surchauffe, un bilan (hélas peut-être pas encore définitif) sur cet été de tous les dangers…
Canicule, sécheresse, incendies : dans les médias, le climat sans la politique.
Du climatoscepticisme au climato-présentisme.
Comme en 2022, l’été 2026 condense les manifestations les plus tangibles et les plus extrêmes du réchauffement climatique, avec des températures record et des phénomènes traumatiques, comme les canicules à répétition, la sécheresse qui dure et les incendies qui se propagent. Devant une telle crise, les rédactions n’ont pas pu faire l’impasse sur la question écologique. Avec leurs biais habituels : couverture événementielle et racoleuse, informations silotées d’une rubrique et d’un sujet à l’autre, dissonance discursive entre le traitement des catastrophes et la promotion du business as usual.
L’économie mondiale est effectivement directement impactée par cette actualité. Bien sûr il s’agit de s’interroger sur les causes et les conséquences directes de ces événements.
En 2021, Oxfam prévenait que, pour les pays à faible revenu, le changement climatique pourrait avoir des conséquences beaucoup plus graves encore. Selon une étude récente de la Banque mondiale, entre 32 millions et 132 millions de personnes vont basculer dans l’extrême pauvreté d’ici à 2030 en raison du changement climatique.
La chaleur provoquée par le dérèglement climatique devrait provoquer dix fois plus de morts dans les pays pauvres que dans les pays riches en 2050.
Près de 90 % de cette mortalité supplémentaire surviendront dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Des résultats qui éclairent d’un jour nouveau les inégalités massives liées au changement climatique.
En France, pourtant pas encore un pays « à revenu faible ou intermédiaire inférieur », le rapport d’Oxfam a révélé que la chaleur tue chaque année plus de 5 000 personnes en France. A l’été 2025, la mortalité liée à la chaleur a été 31 % plus élevée dans les 10 départements les plus pauvres que dans les 10 départements les plus riches.
Le 8e rapport du Haut Conseil pour le Climat a été publié en juillet dernier ! Intitulé “Dangers climatiques : la France face à ses responsabilités”, un titre sans appel sur l’impréparation de la France face au changement climatique, tant sur la baisse des émissions (atténuation) que sur l’adaptation. En 2025, le HCC alertait sur la politique du gouvernement Macron qui mettait les Français en danger.
Pour la LDH, combattre les changements climatiques passe par la justice sociale ! Les décisions qui s’imposent en matière de préservation de l’environnement, dans des conditions assurant la santé et la vie humaines, ne peuvent être prises au détriment des droits socio-économiques, notamment des plus fragiles. Inversement, la protection des écosystèmes est la condition de l’exercice des droits de toutes et tous. C’est avec ces exigences écologiques que la LDH œuvre pour la justice sociale et l’accès à la justice climatique.
Glissé dans le projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030, l’article 21 crée de toutes pièces un régime juridique inédit : l’état d’alerte de sécurité nationale. Adopté à l’Assemblée nationale lors des débats du 18 mai avec les voix du camp gouvernemental et de l’extrême droite, le texte file désormais au Sénat, avec pour objectif une adoption définitive avant le 14 juillet. Tout s’est passé dans la plus grande discrétion. Comme d’habitude quand on veut que personne ne regarde.
C’est quoi « l’état d’alerte de sécurité nationale », possible régime d’exception adopté discrètement par les députés ?
Cela évoque une « dictature militariste », des « libertés en berne », un « état d’alerte permanent ».
Les droits mettent des siècles à se conquérir, quelques semaines à se perdre. À un an de l’élection présidentielle, alors que son bilan en matière de libertés publiques est déjà accablant, Emmanuel Macron ne désarme pas. Le projet de loi de programmation militaire « pour faire face au retour de la guerre » – dont l’examen n’a pas été achevé dans les délais prévus et devrait reprendre le 18 mai – en est une nouvelle illustration.
Dès le 3 mai, une tribune publiée dans L’Humanité et cosignée par la Ligue des droits de l’Homme, la CGT, Solidaires, la FSU, France Nature Environnement, Greenpeace, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature et Alternatiba, avait sonné l’alarme. Ces organisations dénonçaient un état d’urgence qui ne dit pas son nom, activable sur des critères volontairement flous et vagues, permettant des dérogations immédiates aux règles de protection environnementale, aux normes de sécurité au travail, aux règles d’urbanisme et même au droit du patrimoine archéologique.
Ce vendredi 20 mars, à l’appel des organisations AGUI, CGT, CIMADE, FSU, GREENPEACE, LDH, MRAP, MUSAWA et de citoyen.ne.s, une soixantaine de personnes se sont rassemblées place Alexandre-Israël (place de l’hôtel de ville) pour dénoncer le racisme et la xénophobie qui gagnent chaque jour du terrain, en même temps que les droites extrêmes et les extrêmes-droites, qui attisent la haine et le rejet de l’autre.
Le communiqué des organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs, actrices de la société civile, a été lu à quatre voix devant un public de militants fidèles à leurs engagements et de passants attirés par l’attroupement.
Merci aux membres du collectif Louise-Michel pour la mise à disposition de leur matériel de sonorisation.
Soixantième anniversaire de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale
La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960 où, à Sharpeville (en Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid. En proclamant la Journée internationale en 1966, l’Assemblée générale a engagé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale (Résolution 2142 (XXI)).
En 1979, l’Assemblée générale a adopté un Programme d’activités à entreprendre au cours de la seconde moitié de la Décennie de la lutte contre le racisme et la discrimination raciale (A/RES/34/24). À cette occasion, l’Assemblée générale a décidé qu’une semaine de solidarité avec les peuples en lutte contre le racisme et la discrimination raciale, commençant le 21 mars, sera organisée chaque année par l’ensemble des États.
Depuis lors, le système d’apartheid en Afrique du Sud a été démantelé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons mis en place un cadre international de lutte contre le racisme, guidé par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette Convention est sur le point d’être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d’individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l’injustice et des préjugés causés par le racisme.
Alors que la Première ministre présente le 18 septembre les grandes orientations concernant la planification écologique, des activistes de Greenpeace se mobilisent en mer pour bloquer l’arrivée du terminal méthanier au Havre et dénoncer la politique énergétique absurde d’Emmanuel Macron, qui va à contre-sens de l’urgence climatique, et dont cette nouvelle infrastructure gazière est un symbole funeste.