L’obsession sécuritaire

Pologne : le pouvoir dos au mur sur l’avortement

Lors de la manifestation contre l’arrêt du Tribunal constitutionnel, le 2 novembre à Varsovie. JANEK SKARZYNSKI / AFP

Confronté à une contestation d’une ampleur inattendue et en chute dans les sondages, le gouvernement polonais cherche une échappatoire à la quasi-interdiction de l’avortement décidée par le Tribunal constitutionnel.

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Des nouvelles de Finlande

Voici ce que nous écrit, Julien, notre adhérent de Finlande (extrait):


« Oui les temps sont difficiles en France et le mois à venir le sera aussi. Espérons que ce demi-confinement apporte les effets attendus et permette une amélioration. Il est triste de voir la discorde semée par quelques-uns porter ses fruits et voir la société française et ses communautés se fracturer d’où je vis. C’est une tendance que j’observais déjà quand je suis parti mais malheureusement les choses ne s’améliorent pas pour le moment.

Je ne sais que dire sur la Finlande immédiatement si ce n’est que j’y ai trouvé ce que je sentais disparaître en France: une société fonctionnelle et inclusive où le but recherché est que personne ne soit livré à lui-même, mettant un accent sur la responsabilité individuelle de tous et pour tout. Je pense que la France a beaucoup à apprendre de la Finlande d’un point de vue sociétal et de son système éducatif. J’espère pouvoir aider dans mes échanges écrits avec toi et d’autres membres de la LDH. »

Sans commentaire…

L’inclusion est essentielle pour protéger les réfugiés et leurs hôtes pendant la pandémie de Covid-19

Des fillettes en train de se laver les mains au Brésil, sur fond de célébration de la Journée mondiale du réfugié 2020.   © HCR/Lucas Novaes

Les restrictions qui freinent l’accès à l’asile, exacerbent les violences sexistes, poussent à des retours dangereux et entraînent la perte des moyens d’existence, comptent parmi les rudes et profondes répercussions que la pandémie de coronavirus a infligées aux réfugiés, a indiqué ce jour la Haut Commissaire assistante du HCR chargée de la protection internationale, Mme Gillian Triggs.

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Les annonces sur « la loi sur le séparatisme »

Immigration=invasion ?

Par Rémy Dufaut


« Le plus grand danger à l’heure actuelle n’est pas, si je puis dire, dans les événements eux-mêmes. […] Il est dans l’énervement qui gagne, dans l’inquiétude qui se propage, dans les impulsions subites qui naissent de la peur, de l’incertitude aiguë, de l’anxiété prolongée. »


— Jean Jaurès – Extraits de son dernier article dans L’Humanité du 31 juillet 1914



A la lecture des nouvelles de ces jours-ci, l’annonce du reconfinement m’affecte finalement moins que celles-ci :

Pour Christian Estrosi, « il faut modifier la Constitution » pour lutter contre le terrorisme.

Au lendemain de l’attentat de Nice, le maire de la ville estime que « la volonté d’agir » contre le terrorisme « ne suffit pas ». « Il faut des actes et des actes immédiats », a-t-il martelé au micro d’Europe 1

Terrorisme : Eric Ciotti réclame un « Guantanamo à la française ».

Partisan d’une législation « d’exception » face à l’islamisme radical, le député des Alpes-Maritimes s’est dit favorable à un système de rétention administrative préventive pour les individus les « plus dangereux », évoquant l’exemple du camp de détention militaire américain.

Attaque de Nice: droite et RN veulent durcir la lutte contre l’immigration.

La droite et le Rassemblement national ont mis vendredi l’accent sur la lutte contre l’immigration au lendemain de l’attaque au couteau à Nice commise par ce jeune Tunisien qui venait d’arriver en France.

Valeurs Actuelles nous avait pourtant bien mis en garde dès janvier, signalant entre autres l’« anomalie » concernant les migrants géorgiens et Albanais, troisièmes et quatrièmes en terme de demandes d’asile alors que leurs pays d’origine sont considérés comme « sûrs ».

Ces déclarations, que l’on peut à juste titre considérer comme de réelles et graves dérives, font largement le miel des « identitaires» qui s’en délectent et surenchérissent, répétant que les frontières sont la « seule solution à l’immigration-invasion. »

Si nous poursuivons un peu la lecture des médias en tous genres et, poussant à notre tour le bouchon, afin de démonter le ridicule de ces proclamations inacceptables, nous finissons par nous poser un certain nombre de questions :

  • n’est-il pas vrai que certaines aient même trouvé la clé du succès d’une invasion, s’efforçant de s’accoupler plus souvent, avec des mâles d’autres espèces ?

Je propose donc à MM. Estrosi et Ciotti ainsi qu’à leurs amis d’extrême-droite quelques pistes de réflexion du même tonneau pour tenter d’endiguer le « fléau »:

  • il suffit de prendre des clichés par millions pour les traquer ou bien d’utiliser des pesticides, ce qui,  en passant,  ferait grand plaisir aux lobbies agro-chimiques qui leur sont si chers…
  • prenons exemple sur cet Américain qui fabrique des masques en peau de python et d’iguane pour se protéger du coronavirus.

Alors,  plus simplement et plus sérieusement, n’irions-nous pas mieux si nous apprenions à vivre avec les immigrés et surtout à les considérer comme des êtres humains, pour la plupart parfaitement intègres et très généreux, que nous nous devons d’accueillir et d’aider, car nous en avons malgré tout encore les moyens, au lieu de tous les voir systématiquement comme d’inéluctables islamistes décérébrés ? Ils en sont eux-mêmes les premières victimes…

Souffrances solidaires

Par Rémy Dufaut

Selon le psychiatre Serge Hefetz, qu’a rencontré mardi Frédéric Jouvet de l’Obs, « un reconfinement va aggraver la fragilité psychologique ».

À l’annonce des mesures ce mercredi soir par le président, un tel scénario est confirmé, pour tenter d’endiguer la progression du Covid-19 et risque donc d’accentuer la fragilité psychologique des Français, la situation ayant effectivement perdu son « caractère exceptionnel » par rapport au premier confinement, malgré les quelques nuances apportées cette fois-ci.

Si cette menace concerne davantage les personnes seules n’ayant pas un entourage sur lequel s’appuyer ou précarisées par cette situation ou bien encore fragiles psychologiquement, tout le monde risque évidemment d’en souffrir à plus ou moins long terme.

https://focus.nouvelobs.com/2020/05/20/411/0/4961/2475/633/306/75/0/f996847_zb-InxYGxKefsE_xsSHkrvhu.jpg
Le premier confinement a eu des effets psychologiques importants au sein de la population. (Photo d’illustration.) (PATRICK GELY/SIPA)

 

Pendant ce temps, les nombreux enfants restés dans les nouveaux camps de tentes à Lesbos ou dans les autres îles « hotspot » après l’incendie du camp de Moria (tous n’ont pu être déplacés) risquent de développer à long terme certains troubles mentaux, comme l’a déclaré à InfoMigrants Greg Kavarnos, psychologue de Médecins sans frontières (MSF) qui porte de son mieux assistance aux demandeurs d’asile.

Ces enfants, y compris les plus jeunes, bénéficient déjà, comme leurs parents, de traitements médicamenteux et psychothérapiques, censés les aider à mieux supporter leur situation traumatique permanente.

Le RIC de Lesbos inondé après la première pluie d’octobre 2020 | Photo: privée

Il n’est pas question de hiérarchiser les niveaux de souffrance, mais il me semble que les enfants de Lesbos se trouvent dans une situation présentant un autre caractère d’urgence que le malheureux Français condamné à prendre pendant quelques semaines l’air sur son balcon, en sortant son chien ou en quête de papier hygiénique au supermarché, quand bien même il aura hélas perdu temporairement, voire durablement, son emploi. La solidarité, malgré les apparences, fonctionne toujours mieux sous nos latitudes qu’ailleurs… Elle en a encore les moyens.

Et c’est précisément pour cette raison qu’il faut l’entretenir et l’appliquer autant au Français confiné qu’à tous ceux qui en ont  besoin, ici ou ailleurs, qu’ils soient nés « chez nous » ou autre part…

LA POLOGNE S’ATTAQUE AU DROIT À L’AVORTEMENT

Des manifestants avec des slogans anti-gouvernement et pro-choix sont vus à Gdansk, Pologne, le 24 octobre 2020 // Credit : MICHAL FLUDRA / NURPHOTO

En ce qui concerne l’avortement, la Pologne a l’une des législations les plus restrictives en Europe. Aujourd’hui, elle va un cran plus loin en restreignant davantage ce droit.

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Haine, arbitraire : nous ne céderons rien

Un récidiviste à Mayotte, jusqu’où ira le préfet de Mayotte ?

Samuel Paty, en souvenir d’avenir

Les brèves de Jean

L’actu à travers la loupe de Jean Camus

Un marché de dupes, un exemple (parmi d’autres sans doute)

  • 1) Promesse a été faire aux citoyens de la convention climat que leurs propositions passeraient « sans filtre ».
  • 2) proposer de taxer de 10€ par kg supplémentaire tout véhicule de plus de 1400kg. Automobilistes  et constructeurs de crier. Résultat: la barre est relevée à 1800 kg. Ça tombe bien, les 10 SUV les plus vendus en France sont tous en dessous de la barre.
  • 3) le lendemain faire voter un amendement qui assouplit  le durcissement du barème. 132g de CO2 au lieu de 123g préconisés par la convention. Trop brutal. Le malus est étalé de 5 g en 5 g chaque année. Soit 123g pour 2023.

Sans pour autant vouloir devenir des « amish », on aimerait bien quand même…

CORONAVÉRITÉ

Naviguer dans les ruines de la réalité consensuelle

© Oscar Keys

Il ne suffit pas qu’un fait soit vérifié pour que tout le monde y croit. Il faut aussi et surtout qu’il fasse consensus. L’accord commun se révèle alors plus important que la preuve… et c’est ainsi que la réalité devient tout autre. Un article signé Hubert Guillaud, initialement publié sur InternetActu.

Un (assez long mais) intéressant article de SOCIALTER à lire ICI

ÉTATS-UNIS : DES MANIFESTATIONS MENACÉES ET SANS PROTECTION

© Brandon Bell / Getty Images

À l’approche des élections américaines et depuis la mort de Georges Floyd, de nombreuses manifestations pacifiques font l’objet de menaces et d’attaques violentes de groupes armés, sans que la police n’intervienne pour protéger les manifestants. Notre dernière enquête montre que la police ne respecte pas son obligation de protéger les manifestations pacifiques.

Lire ICI l’enquête d’Amnesty International

La CNDA porte plainte pour injures et menaces

La CNDA à Montreuil. Crédit : InfoMigrants (Archive)


Mise en cause par des mouvements d’extrême-droite dans l’assassinat du professeur Samuel Paty par un réfugié tchétchène, la Cour nationale du droit d’asile a porté plainte. Elle rappelle qu’à l’époque où sa juridiction a accordé l’asile à sa famille, le terroriste avait 9 ans.

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L’islamiste politique ne décide jamais d’une révolution, mais de comment la parasiter

Par Kamel Daoud

Kamel Daoud en 2019. Durant la décennie 1990-2000, il a été rédacteur en chef au Quotiden d’Oran.• Crédits : ULF ANDERSEN / AURIMAGES – AFP

Tribune |Comment la Religion arrive-t-elle presque toujours à voler nos révolutions ? Comment opère-t-elle ce hold-up des espoirs et des soulèvements ? L’écrivain Kamel Daoud livre une analyse subjective, personnelle, « impliquée », de son aventure intellectuelle et artistique depuis quatre décennies.

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Elisabeth Badinter : « Cela ne peut plus se régler dans le pacifisme »

Pour la philosophe, la guerre contre les islamistes est empêchée par la peur mais aussi par la démagogie d’une certaine gauche, qui prétend à tort défendre les musulmans.

Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher, publiés le 20/10/2020 dans l’Express.

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On pourra également lire ICI les propos de Boualem Sansal pour qui « la France ne comprend toujours pas ce à quoi elle est confrontée ».

« Nos autorités ont laissé se développer ce qui allait devenir l’islamisme »

Les collègues, la hiérarchie, l’éducation nationale

Par la rédaction de CHARLIE HEBDO.fr

Ne pas jeter d’huile sur le feu. C’est un sujet sensible. Ne pas heurter les convictions des élèves et des familles. Surtout ne pas risquer d’être soupçonné de racisme. Attention à ne pas imposer une vision trop stricte de la laïcité. Si certains élèves refusent d’aller à certains cours, pourquoi ne pas leur proposer une solution de remplacement ? Pas de provocation. Moins on en parle, mieux on se porte… Souvent, la difficulté qu’ont les enseignants à aborder les thèmes de la laïcité, de la liberté d’expression, des attentats islamistes, à parler de Charlie à l’école, est aussi liée à l’attitude désespérante de leurs collègues, qui baissent les bras ou, pire, anticipent les « tabous » réels ou supposés des élèves. A l’attitude de leur hiérarchie, qui ne les soutient pas. Ou à celle, enfin, d’une institution qui préfère « ne pas faire de vagues ». Témoignage d’un retraité de l’Éducation nationale.

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Calais : l’interdiction de distribution de repas aux migrants prolongée

Des migrants marchent dans les rues de Calais, en octobre 2019. Crédit: Mehdi Chebil pour InfoMigrants


L’arrêté interdisant aux associations non mandatées par l’État de distribuer des repas aux migrants dans une partie du centre-ville de Calais a été de nouveau prolongé par la préfecture du Pas-de-Calais.

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Les brèves de Jean

L’actu sous la loupe de Jean Camus


Le mardi 20 octobre 2020, Le Monde publie le témoignage  d’une enseignante: K…… originaire d’Algérie enseigne en CM2, elle a 2 filles. « Mes parents ont cru en l’école, ils m’ont obligée à apprendre, à respecter mes professeurs. Notre intégration, notre réussite tout passait par là… » « Je me bats pour mes filles. Je ne lâche rien sur la laïcité à l’école et les valeurs de la République. Mais je sais qu’un jour viendra où je serai menacée….. »

Si seulement elle  se sentait plus soutenue par sa hiérarchie,  si elle savait que la direction  ne se couchera pas devant des parents vindicatifs. « Mais l’administration a peur. Le mot d’ordre est: pas de vagues, surtout pas de vagues… Elle capitule.. Alors on louvoie, on joue au caméléon. C ‘est très compliqué. »

La comédienne Zabou Breitman ajoute: « Cet attentat m’a fait tomber dans un trou. Plus rien n’existait, Trump, le Covid, la crise du théâtre ? Que nous arrive-t-il ? Comment avons-nous abandonné notre précieuse laïcité ? »

Jérôme Feneglio dans l’Editorial du Monde :« Avant de payer de sa vie son ardeur à transmettre la notion de tolérance, Samuel Paty a enduré seul, un calvaire qui concentre bien des maux. Il a fait l’objet d’une chasse à l’homme sur les réseaux sociaux. Il s’est retrouvé harcelé, traqué jusqu’à ce qu’ une brute fanatique convertisse cette haine en assassinat monstrueux. »