Grève des sans-papiers en Belgique : sur 442 demandes de régularisation, seules 55 ont reçu une réponse favorable

Plus de 450 personnes sans-papiers sont toujours en grève de la faim depuis plus d’un mois à Bruxelles, le 2 juillet 2021. Crédit : Reuters


Près d’un an après une difficile grève de la faim, c’est la consternation pour les 442 grévistes sans-papiers de l’Église du Béguinage et de l’université de Bruxelles. Seules 12% des demandes de régularisation déposées à la fin du mouvement ont reçu l’aval des autorités. Une issue consternante, symptôme d’une politique d’immigration belge de plus en plus restrictive.

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« La nuit, je dors sous un pont à Vintimille, la journée, je travaille au noir dans des champs »

Ahmed Qatib dit travailler au noir dans des champs, dans la région de San Remo. Crédit : DR


Ahmed Qatib, un migrant marocain de 33 ans, se trouve bloqué en Italie depuis quatre mois. La frontière avec la France est infranchissable. À court d’option, il dort à la rue dans la région frontalière de Vintimille et travaille au noir pour des exploitants agricoles qui le paient une misère. Témoignage.

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Présidentielle 2022 : que proposent Macron et Le Pen sur l’immigration ?

Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronteront pour le deuxième tour de la présidentielle française le 24 avril prochain. Crédit : Reuters


Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont tous deux été qualifiés dimanche soir pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. Si elle est élue, la cheffe du parti d’extrême-droite fera de l’immigration la grande cause de son mandat en supprimant toute une série de mesures – comme le regroupement familial, le droit du sol ou l’Aide médicale d’État. Le président candidat se montre, lui, moins expansif sur le sujet mais souhaite néanmoins expulser un plus grand nombre de ressortissants étrangers et durcir les conditions d’accès aux titres de séjour. Décryptage.

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Spéciale présidentielle

Quand des candidats racontent n’importe quoi sur l’immigration


Un camp de migrants à Paris, en 2020. Crédit : MSF / Bruno Fert


Approximations douteuses et fausses promesses. Certains candidats à la magistrature suprême n’hésitent pas – depuis le début de la campagne et depuis plusieurs années – à surenchérir sur la question migratoire. À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, InfoMigrants revient sur les principaux clichés concernant l’immigration.

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Les candidats et leurs programmes « médias »



La commission sénatoriale sur la concentration des médias (lancée en novembre 2021 et conclue fin mars 2022), la proposition de deux candidats d’extrême droite de privatiser (au moins une partie de) l’audiovisuel public (décembre), et l’annonce par Emmanuel Macron de vouloir supprimer la redevance audiovisuelle (mars) : trois moments de la campagne qui ont vu s’inscrire à l’agenda du débat public la question des médias au sens large. En dehors de ces trois séquences, et malgré le renforcement de la concentration ayant eu cours durant le quinquennat du locataire de l’Élysée – et qui a encore vocation à s’étendre, force est de constater que les projets de transformation des médias peinent à intéresser les chefferies éditoriales et les intervieweurs. Nombre de propositions figurent pourtant dans les programmes des différents candidats, ainsi que dans des sources complémentaires. Acrimed les a examinés à la loupe.

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L’immigration n’est pas le problème


Conférence de presse commune de la LDH, de la Cimade et du MRAP


La Ligue des droits de l’Homme, la Cimade et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples poussent un coup de gueule contre le vocabulaire utilisé depuis le début de la campagne pour dénigrer les étrangers en France. « L’immigration n’est pas un problème », militent-ils .


par CHRISTOPHE RUSZKIEWICZ


L ’immigration n’est pas un problème, l’étranger ne doit pas servir de bouc émissaire pour les maux de la France », s’insurge Sylvie Garet. La présidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) est, depuis le début de la campagne présidentielle, « affolée par ce qu’on peut entendre. Les pourvoyeurs de haine cherchent à diviser la société en brandissant le chiffon rouge de l’immigration massive ».


« Ce contre quoi
on lutte, c’est le vocabulaire utilisé. »


C’est pour pousser un coup de gueule en commun que le Mrap, la Ligue des droits de l’Homme et la Cimade s’unissent contre ces mauvais signaux envoyés. « Ce contre quoi on lutte, c’est le vocabulaire utilisé », soulignent ces associations d’une seule voix.
« Ministère de la remigration », « assimilation », « grand remplacement », autant de termes galvaudés selon elles. « À chaque élection présidentielle, il y a de la part de candidats une banalisation, une montée de comportements qui sont délictuels. Le racisme est un délit. (…) Derrière, il y a une volonté de stigmatisation, de propager des idées fausses, comme celle du Français de souche. La France est constituée de personnes différentes, et chacun a le droit de cité », fait valoir Hubert Bruneel, secrétaire de la Ligue des droits de l’Homme. « Et ce n’est plus seulement l’extrême droite », constate Jean-Louis Dufaut (Cimade).



DIPLÔME SUIVI D’UNE OQTF


Les trois associations regrettent le sort réservé aux jeunes majeurs réfugiés qui, une fois leur majorité atteinte, « sont laissés dans la nature » après leur apprentissage.
« Souvent, ils reçoivent leur diplôme et, juste derrière, leur OQTF (obligation de quitter le territoire français) », constate Hubert Bruneel. Hélène Darodes, pour la Cimade, regrette par ailleurs le développement de la dématérialisation des actes, « une machine à discriminer », engendrant « des lourdeurs administratives » et l’absence de prise en charge. Et d’ajouter que, depuis peu, « les Dublinés*, assignés à résidence, doivent aller signer en compagnie des enfants, obligés de quitter l’école, alors que c’est contraire aux textes », regrette Hélène Darodes.
Si elles sont favorables « au droit inconstitutionnel à l’accueil », la Ligue des droits de l’Homme, la Cimade et le Mrap regrettent la différence de traitement entre les réfugiés selon leur nationalité : « Pour l’Ukraine, heureusement qu’il y a cette mobilisation, mais cet accueil doit être inconditionnel. Combien de Syriens, d’Afghans, d’Érythréens n’ont pas le droit au même traitement ? On a vu l’élan de solidarité avec les Ukrainiens, on a vu que tout un coup, l’accueil était possible. C’est bien un choix politique… »



Certains discours
sont ouvertement homophobes, sexistes
et misogynes.


« Outre le problème lié au vocabulaire utilisé contre les étrangers, certains discours sont ouvertement homophobes, sexistes et misogynes », complète Rémy Dufaut, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme. Hubert Bruneel est exaspéré de ce candidat qui considère que l’affaiblissement de la société dépend de la place que l’on donne aux femmes… Qui plus est, « ce sont des opinions que l’on essaie de faire passer pour des faits », s’agace Hubert Bruneel. « C’est tellement ahurissant dans le pays de la déclaration des Droits de l’Homme », conclut Jean Camus, secrétaire adjoint de la Ligue des droits de l’Homme.

*Les Dublinés sont soit des personnes qui
demandent l’asile sur le territoire français,
mais c’est un autre pays européen qui se
révèle responsable de leur demande ; soit
des personnes interpellées en situation
irrégulière et ayant formulé une demande
d’asile dans un autre pays européen.


Immigration : les priorités des douze candidats à la présidentielle

Une préoccupation des candidats est d’éviter, d’une manière ou d’une autre, la répétition des drames de chavirages d’embarcations chargées de migrants en Manche ou en Méditerranée. © Crédit photo : Photo AFP


Qu’ils les mettent ou non en tête de leurs priorités, tous les candidats à l’élection présidentielle font des propositions sur l’asile, la nationalité, le contrôle des frontières. Revue de détail

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Présidentielle 2022

Quotas, éloignements, asile… Les propositions des candidats de droite sur l’immigration

Valérie Pécresse et Emmanuel Macron se partagent l’électorat de la droite et du centre-droit. Crédit : Reuters


Valérie Pécresse propose d’adopter une ligne dure sur l’immigration si elle est élue à l’élection présidentielle française d’avril. La candidate de la droite veut notamment instaurer la demande d’asile depuis un pays tiers et faire adopter une loi sur des quotas d’immigrés. Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, souhaite, lui, une refonte du droit d’asile et des « procédures d’éloignement plus rapides ».

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« Les femmes se sont battues pour le droit de vote, on ne doit pas l’oublier »

Assia Rezagui, 19 ans, votera pour la première fois lors de l’élection présidentielle des 10 et 24 avril 2022. © France 24


Comme de nombreux étudiants, Assia Rezagui, 19 ans, votera pour la toute première fois à l’occasion de l’élection présidentielle en avril 2022. Passionnée par la politique depuis son plus jeune âge, la jeune militante n’imagine pas une seconde ne pas se rendre dans l’isoloir les 10 et 24 avril prochains. Portrait d’une primovotante engagée.

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Pour les associations ivoiriennes, les aides aux retours volontaires ne sont pas la solution

Un migrant ivoirien traverse le col de l’Échelle entre l’Italie et la France, dans les Alpes, en 2018. Crédit : AFP


L’UE réaffirme sa volonté de faire de la lutte contre l’immigration illégale l’une de ses priorités. Pour ce faire, elle entend renforcer sa « stratégie de retour volontaire des migrants » et réviser plusieurs textes fondamentaux de sa politique migratoire. En Côte d’Ivoire, fort pays d’immigration irrégulière avec au moins 7 400 départs ces trois dernières années, les associations rappellent que les aides au retour ne seront jamais suffisantes sans le développement économique et l’égalité territoriale dans le pays.

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Présidentielle 2022 : « Le sujet migratoire n’est pas nouveau, mais le débat s’est radicalisé »

Des migrants marchent dans les rues de Calais, en octobre 2019. Crédit: Mehdi Chebil


À moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle française, l’immigration est, une fois de plus, un thème de campagne majeur pour plusieurs candidats, notamment à droite et à l’extrême-droite de l’échiquier politique. Dans l’Histoire, la question migratoire a toujours été source de passion et de crispations. Mais aujourd’hui « le débat s’est radicalisé », estime François Héran, professeur au collège de France, où il occupe la chaire Migrations et sociétés, également auteur du livre « Parlons immigration en 30 questions », à la Documentation française. Entretien.

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« La suspicion permanente » : ces Français musulmans oppressés par le débat identitaire

Le débat sur la place de l’islam en France est régulièrement alimenté par des polémiques. (Illustration François Destoc)


Trois Français musulmans d’origine maghrébine témoignent de leur désarroi face à l’omniprésence des débats toujours plus décomplexés sur l’islam et l’immigration.

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En chiffres, les dernières évolutions de l’immigration en France en 2021

En 2021, la France a expulsé davantage de migrants qu’en 2020. Crédit : Studio graphique FMM


Selon les chiffres délivrés par le ministère de l’Intérieur, la France a expulsé davantage de migrants qu’en 2020. Paris a dans le même temps accordé l’asile à de nombreux demandeurs (+70 %). InfoMigrants fait le point sur les données de l’immigration en 2021.

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Le vrai coût des aides sociales versées aux immigrés en France


Les aides sociales touchées par les immigrés représentaient 20,7 milliards d’euros en 2018 en France, selon des estimations de l’OCDE transmises à « Marianne ». Les baisses d’allocations défendues par Éric Zemmour et Marine Le Pen rapporteraient toutefois un montant bien inférieur, tout en amputant brutalement les revenus de nombreux ménages.

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Leçon d’histoire à l’attention de Gérald Darmanin



Si la France n’a pas de leçon à recevoir des Britanniques, Gérald Darmanin mérite de réviser son histoire de France et en particulier le chapitre sur l’immigration. Patrick Weil est l’auteur d’un texte sur la politique française d’immigration de novembre 1988 dans la revue Pouvoirs, qu’il est utile à chacun de relire aujourd’hui pour bien comprendre le phénomène et pour constater combien est inquiétante l’évolution actuelle des esprits. Patrick Weil a d’ailleurs récemment rappelé que « L’immigration, c’est de l’addition, pas du remplacement » .

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Les immigrés ne coûtent rien (ou presque) à l’État, selon l’OCDE


Le ministère de l’Economie, à Paris. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)


« La contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation », conclut l’organisation dans son rapport.

Quel est « l’impact budgétaire » de l’immigration pour un État ? L’OCDE a publié, jeudi 28 octobre, une étude sur le sujet. En faisant le ratio entre les contributions versées par les immigrés et les dépenses publiques de l’État, elle conclut que le coût s’équilibre et qu’il peut même s’avérer positif.

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L’immigration tire-t-elle les salaires vers le bas, comme l’affirme Marine Le Pen ?


La hausse des salaires au Royaume-Uni, citée en exemple par la candidate du RN à la présidentielle, est une conséquence des crises du Covid-19 et du Brexit, par ailleurs à l’origine d’une grave pénurie de main-d’œuvre outre-Manche. Les études montrent que l’immigration a peu d’impact sur le chômage et les salaires. Sauf exceptions.

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Peut-on geler l’immigration pour en changer les règles, comme le propose Michel Barnier ?



L’ancien commissaire européen, candidat à l’investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle, souhaite instaurer un moratoire sur l’immigration, d’une durée de trois à cinq ans, quitte à contester la primauté du droit européen. Un moratoire sur lequel Michel Barnier reste flou et qui nécessiterait une réforme particulièrement lourde.

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Entre Londres et Paris, une énième rencontre pour lutter contre l’immigration clandestine


Un groupe de migrants débarque à Dungeness, dans le Kent (sud du Royaume-Uni), après avoir traversé la Manche, le 20 juillet 2021. Crédit : Picture alliance/


Les ministres britannique et français de l’Intérieur, Priti Patel et Gérald Darmanin, se sont entretenus mardi pour convenir d’une nouvelle batterie de mesures destinées à lutter contre l’immigration illégale dans la Manche. Il s’agit, au moins, de la troisième rencontre de ce type entre Paris et Londres depuis un an.


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Immigration : le Conseil d’État retire trois pays africains de la controversée liste des pays « sûrs »

Immigration : le Conseil d’Etat retire trois pays africains de la controversée liste des pays « sûrs »


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France : la police refoule des enfants migrants


Contrôle à bord du train par la Police Aux Frontieres (PAF) en gare de Menton-Garavan (première gare sur le territoire français pour les voyageurs en provenance d’Italie), Menton, France, mars 2021. © 2021 Sipa via AP Image


Ces expulsions constituent des violations des lois sur la protection de l’enfance et l’immigration.


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Création d’un poste de préfet délégué à l’immigration en Ile-de-France


Le campement de migrants brièvement installé place de la République, à Paris, lundi 23 novembre. Crédit : Utopia 56

Le Conseil des ministres a validé mercredi 21 avril la création d’un poste de préfet délégué à l’immigration dans tous les départements franciliens, en collaboration avec le préfet de police de Paris. Une création de poste qui inquiète les associations : le cahier des charges de ce nouveau préfet reste vague.


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