La démocratie, les droits et l’État de droit sont confrontés en France à une menace existentielle, celle de la bascule vers le fascisme-illibéralisme qui a infailliblement lieu lorsque les extrêmes droites arrivent au pouvoir d’État.
Des pays considérés comme démocratiques ont connu cette bascule systémique : Hongrie, Pologne, Italie, États-Unis.
Avec des différences propres à chaque pays, l’offensive des extrêmes droites se déploie selon trois dimensions essentielles – sociétale, idéologique et politique. Elle remet partout en cause la légitimité de la démocratie et de l’État de droit et l’universalité des droits.
La jeunesse française serait de plus en plus encline à estimer qu’un pouvoir politique autoritaire serait souhaitable. Seul un jeune sur deux préfère sans réserve la démocratie aux autres systèmes politiques.
Quatre d’entre eux ont confié leurs motivations dans une enquête intitulée « Il nous faudrait un Poutine » : ces jeunes Français qui rêvent d’un pouvoir autoritaire.
Cette jeunesse semble ignorer que l’histoire, qu’ils connaissent trop mal, est têtue.
Quand les Allemands ont confié leur sort au nazisme et à Hitler, son leader, le 30 janvier 1933, ils ignoraient que, 12 ans et 3 mois plus tard, celui-ci se donnerait la mort avec sa compagne Eva Braun, qu’il venait d’épouser pour l’occasion.
Deux jours plus tôt, Intercepté le 26 avril par des partisans communistes près du village de Dongo (Italie), Mussolini était jugé et exécuté le 28 avril en compagnie de sa maîtresse Clara Petacci.
Au procès de Nuremberg, Intenté par les forces alliées contre vingt-quatre hauts responsables nazis qui s’est tenu du 20 novembre 1945 au 1er octobre, douze des accusés, dont Hermann Göring, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop et Ernst Kaltenbrunner, furent condamnés à mort. Les autres furent condamnés à des peines de prison allant de dix ans à la perpétuité.
On ne compte plus les dictateurs dont le sort ne fut pas plus enviable : Staline, Mao, Ceausescu, Saddam Hussein, Kadhafi ainsi que d’autres moins connus : Trujillo, Diem, Papa Doc et Baby Doc, Tito, Marcos, Stroessner… Bachar al-Assad, le “Boucher de Damas“ s’est réfugié à Moscou.
L’agonie mise en scène de Franco se voulut le feuilleton christique d’un Caudillo faisant don de sa personne à l’Espagne mais ne fut pas pour autant très ragoûtante, quoique largement saluée par ses victimes et leurs descendants.
Peu de dictateurs sont morts dans leur lit et la liste interminable de ceux-ci et de leur fin souvent tragique ou pour le moins mouvementée devrait être davantage enseignée dans les écoles.
On entend aujourd’hui toutes sortes de commentaires sur la paranoïa de Poutine qui ne daterait pas d’hier mais qui se sentirait suffisamment en danger pour avoir renforcé les protocoles de sécurité autour de sa personne.
Trump, qui joue son fier-à-bras, n’a-t-il pas déjà été victime de 5 tentatives d’assassinat en 10 ans ? Mais est-il le symptôme d’une époque violente ou en est-il aussi l’une des causes ?
Et qu’en est-il du sort des populations durant ces périodes funestes et celles qui s’ensuivent ? Combien de victimes ? Quel prix doivent-elles payer pour retrouver un niveau de vie correct et pendant combien d’années vont-elles devoir endurer les conséquences de la folie des tyrans et despotes qu’elles ont portés au pouvoir ?
Malgré le vernis de ses candidats, de plus en plus craquelé cependant, l’extrême droite ne cache plus son projet : remise en cause de la démocratie et des droits fondamentaux, imposition de sa vision autoritaire de notre société. De plus en plus décomplexée, elle confirme chaque jour ses idées traditionnalistes et réactionnaires, son antiparlementarisme, son racisme, son islamophobie, son antisémitisme, son nationalisme son homophobie et son sexisme.
Avant même les élections municipales de 2026, on connaissait le bilan de la gestion des municipalités par l’extrême droite.
Et pourtant, celle-ci ne cesse de progresser, multipliant par 3 le nombre de ses édiles en France et mettant en application ses sinistres promesses phares: le maire de Liévin supprime l’hommage du 1er Mai aux victimes de la catastrophe minière de 1974 ; à Carpentras, lors des commémorations du 8 Mai 1945, c’est l’hymne pétainiste « Maréchal nous voilà » qui résonne dans la ville ; la subvention au Planning familial est supprimée ; à La Flèche, le maire décroche le drapeau européen de la mairie ; à Vierzon, la municipalité annule la commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai ; à Carcassonne, le maire s’empresse de supprimer le drapeau européen, prendre un arrêté anti-mendicité, supprimer la subvention et le local de la LDH, couper le budget publicité et communication municipale dédié à trois journaux de presse locale accusés de « salir la ville et de manquer de neutralité » ; à Sainte-Savine, le chef de file de l’opposition RN au conseil municipal remet en cause les subventions à deux associations parce qu’elles « combattent les idées de certains d’entre eux » : la LDH pour son positionnement politique et ses appels à manifester contre le parti de Marine le Pen ainsi que le tiers lieu associatif Aux Adelphes qui « fait la promotion (sic) sur ses réseaux sociaux de la Palestine » et « organise dans ses locaux des réunions non mixtes, interdites aux hommes. » (Libération-Champagne jeudi 23 avril 2026)
Plus cette évolution ira en s’amplifiant, plus la France s’enfoncera dans une dérive mortifère que je ne veux vraiment pas pour mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.
Jeunesse, ressaisis-toi avant qu’il ne soit trop tard !
RD
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Philippe Arbona, conseiller municipal RN à Troyes, poursuit inlassablement son travail besogneux de désinformation dans la rubrique Expression Libre de l’organe municipal d’information Press’Troyes, dont le directeur de la publication est François Baroin.
Dans le numéro 357 de février 2026, il s’acharne une fois de plus sur « les migrants » et autres indésirés (ceux-là même dont on ignore le nombre) responsables d’un « coût financier », « asphyxie de l’économie locale » et carrément « menace pour les libertés individuelles », comme le relève notre amie observatrice et lanceuse d’alerte Agnès.Et de citer la statistique tronquée commandée au CSA par CNews selon laquelle 72% des Français estimeraient qu’il existe un lien direct entre insécurité et immigration.
Sa haine viscérale de l’étranger ne laisse pas de nous interroger lorsqu’on regarde l’origine du patronyme « Arbona » qui est indéniablement catalane et que l’on apprend que les personnes le portant résident majoritairement en Espagne et en Algérie. On notera également qu’Arbuna est un nom germanique documenté.
Il faut bien à Philippe Arbona l’espace d’un mois pour commettre régulièrement ces quelques lignes de vomissures, reprenant, en les remettant au goût du jour, tous les poncifs exhumés des archives de la Waffen-SS et rappelés à l’histoire par des Bousquet, Gaultier, Duprat et consorts qui donnèrent naissance au FN, devenu RN.
L’absence crasse de réflexion et de documentation de certains élus devient une désespérante tradition en ces temps troublés. Aussi, nous efforcerons-nous à un peu de pédagogie pour leur ressasser quelques vérités. Pour ce faire, il suffira de reprendre ici in extenso le billet de Jérôme Valette publié le 8 décembre dernier par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII).
La lettre du CEPII n° 436, « Immigration et délinquance : réalités et perceptions » [avril 2023- NDLR], a été largement relayée. Cependant, elle a parfois été diffusée de manière tronquée et avec des interprétations s’éloignant de son message initial. Ce billet a pour objectif d’apporter des clarifications sur la nature même de la relation entre immigration et délinquance.
Dans l’opinion publique, l’idée qu’il existe un lien entre immigration et délinquance est aujourd’hui profondément ancrée. De fait, les immigrés et les étrangers sont effectivement surreprésentés dans les statistiques de délinquance de nombreux pays d’accueil. En France, selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, les étrangers représentent 17 % des personnes mises en cause alors qu’ils ne constituent que 8 % de la population.
Cette surreprésentation est particulièrement marquée pour les atteintes aux biens : 39 % pour les vols dans les véhicules, 37 % pour les cambriolages ou encore 30 % pour les vols violents sans arme ; et, dans une plus faible mesure, pour les atteintes à la personne : 15 % pour les violences physiques hors cadre familial, 13 % pour les violences sexuelles, par exemple.
On observe également que les localités affichant les niveaux de délinquance les plus élevés sont aussi celles où la population immigrée est la plus importante. Il existe donc une corrélation positive entre immigration et délinquance.
Pour autant, ces observations permettent-elles de conclure qu’un afflux d’immigrés conduit systématiquement à un accroissement des taux de délinquance ?
Pour répondre à cette question, il est essentiel de tenir compte des caractéristiques socio-économiques des localités où vivent les immigrés. Par exemple, un taux de délinquance élevé dans une zone donnée pourrait davantage refléter une concentration de difficultés sociales et économiques (taux de pauvreté et de chômage élevé, manque d’infrastructures publiques) que la seule présence immigrée.
Aussi, pour isoler l’effet propre de l’immigration sur la délinquance, il est impératif de comparer les évolutions des taux de délinquance et des taux d’immigration de localités comparables sur le plan socio-économique. Sinon, il n’est pas possible de séparer l’effet de l’immigration de celui des spécificités locales.
Si, à notre connaissance, aucune étude utilisant cette approche n’a été menée spécifiquement sur données françaises, plusieurs travaux l’ont appliquée à des pays voisins comme l’Italie ou le Royaume-Uni, entre autres. Une étude plus récente a élargi le champ de l’analyse à 55 pays de l’OCDE, dont la France, sur la période 1990-2019.
Quels enseignements peut-on tirer de ces travaux sur d’autres pays pour le cas français ?
Tout d’abord, qu’aucune de ces études ne trouve d’effet significatif de l’immigration sur les taux moyens de délinquance, mais que cet effet peut différer selon le type d’infractions, la composition des flux migratoires et les politiques d’intégration en vigueur dans les pays d’accueil.
Ainsi, les vagues migratoires composées d’individus qui rencontrent des difficultés d’accès au marché du travail peuvent se traduire par des hausses des atteintes aux biens. C’est ce qui a été constaté au Royaume-Uni à la fin des années 1990 : l’arrivée de réfugiés privés d’autorisation de travail a eu pour conséquence une augmentation des vols. À l’inverse, après l’élargissement de l’Union européenne de 2004, l’afflux d’immigrés en provenance de pays de l’Est avec un visa de travail a au contraire réduit les taux d’atteintes aux biens dans les régions où ces immigrés se sont installés, leur taux d’emploi étant alors supérieur à celui des natifs.
L’accès des immigrés au marché du travail étant un facteur essentiel, il n’est pas surprenant que plusieurs travaux académiques fassent état d’une réduction marquée de la délinquance d’origine immigrée lorsque l’accès à un emploi stable et légal s’améliore. Cette dynamique a notamment été observée en Italie: la régularisation des étrangers sans titre de séjour a diminué de moitié leur probabilité de commettre une infraction l’année suivante.
L’exemple suisse illustre aussi l’importance de la composition des flux migratoires. Les demandeurs d’asile ayant grandi dans un pays marqué par un conflit présentent une probabilité plus élevée de commettre un crime violent à l’âge adulte que ceux n’ayant pas été exposés à la violence pendant l’enfance. Néanmoins, les auteurs de cette étude soulignent que cet effet peut être réduit grâce à des politiques et dispositifs d’accueil efficaces. En effet, les cantons offrant un accès rapide au marché du travail et proposant des programmes civiques transmettant les normes sociales, l’histoire et les codes civiques du pays d’accueil, parviennent à diminuer le risque d’infraction.
En définitive, même si l’on observe une corrélation positive entre immigration et délinquance, les études ne mettent pas en évidence d’effet causal de l’immigration sur le niveau moyen de délinquance. Cependant, la composition des vagues migratoires et les conditions d’accueil influencent la relation observée. Dans ce contexte, les politiques qui agissent directement sur ces deux facteurs jouent un rôle déterminant dans l’effet que l’immigration peut exercer sur la délinquance.
Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) est le principal centre français de recherche et d’expertise en économie internationale. Les analyses et études du CEPII sur la macroéconomie et les finances, les politiques commerciale et migratoire contribuent au débat public et à la formulation des politiques économiques. Le CEPII produit des bases de données et renforce le dialogue entre chercheurs, décideurs de la sphère publique ou privée et acteurs de la société civile à travers l’organisation de nombreuses conférences. Fondé en 1978 et placé auprès du Premier ministre, le CEPII fait partie du réseau coordonné par France Stratégie.
Jérôme Valette est, outre son engagement au CEPII, Directeur du département Dynamics à l’Institut Convergences Migrations (ICM). Il enseigne par ailleurs l’économie des migrations en Master 1 et 2 à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Université du Caire.
Diplômé du CERDI et de l’Université Clermont Auvergne. Il est actuellement en détachement de son poste de Maître de Conférences à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Philippe Arbona
Libération a repéré ce suppléant de la 2e circonscription de l’Aube qui a des fixettes propres à l’extrême-droite. « En mai 2020, il partageait sur son compte Facebook un visuel d’hommage à Sébastien Deyzieu, militant de l’Œuvre française mort en marge d’une manifestation interdite en 1994. Arbona commente la publication avec le slogan des néofascistes français qui commémorent chaque année l’événement : «Sébastien présent.» Le mois suivant, Philippe Arbona poste la photo d’un ancien tract du mouvement néofasciste Ordre nouveau, dissous en 1973 pour sa violence. Il commente : «Aujourd’hui l’anarchie demain l’Ordre nouveau», soit le slogan historique du groupe, raconte Libération.
L’ICE poursuit ses arrestations alors que Trump tente de calmer le jeu.
Les deux agents qui ont tué Alex Pretti à Minneapolis le 25 janvier 2026 ont été suspendus. Une annonce qui arrive alors que le gouvernement Trump voit la désapprobation de sa politique migratoire monter dans les sondages et qu’il semble chercher à désamorcer la situation de ces derniers jours. Mais sur place, plusieurs militants manifestant contre les agents fédéraux de l’immigration (ICE) constatent toujours la présence de ces agents et ne voient aucun changement.
«Profils de hooligans» et formation express: le recrutement des agents de l’ICE pointé du doigt aux États-Unis.
Après l’émotion suscitée par la mort d’Alex Pretti, le 24 janvier 2026, et celle de Renee Good quelques semaines plus tôt, deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux, les interrogations émergent quant au profil des agents de la police de l’immigration (ICE), leur recrutement et leur formation.
Des vidéos montrent des actions violentes en série de l’ICE à Minneapolis depuis la mort de Renee Good. Suite à la mort de Renee Good, tuée par un agent de l’ICE, les services américains d’immigration ont continué voire amplifié leurs opérations dans le Minnesota, comme en témoignent de nombreuses vidéos diffusées par les médias anglo-saxons.
« Nous ne lâchons rien » : comment Minneapolis se mobilise contre l’ICE.
L’offensive de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis a suscité un flot d’images virales montrant des migrants menottés et embarqués de force. Sur place, des milliers d’habitants ont retourné les caméras contre l’agence, filmant systématiquement les agents masqués afin de montrer au monde les abus de la police aux ordres de Donald Trump.
Ces entreprises qui s’enrichissent grâce à la politique migratoire de Trump.
Palantir, Geogroup, Capgemini… depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s’appuie sur une foule d’entreprises privées pour sa politique migratoire répressive. Nombreuses sont celles qui ont grandement bénéficié de ces contrats passés avec le gouvernement des États-Unis. Plongée au cœur du business américain de la répression.
Où se trouve la sortie pour échapper à toute cette violence étatique aux États-Unis ?
Il est difficile de trouver dans l’histoire des États-Unis un effort comparable à celui qui a présidé à la création d’une agence nationale spécialisée dans la violence à l’échelle de l’ICE. Si ses conséquences politiques et psychologiques immédiates sont évidentes, ses effets durables sur l’avenir restent difficiles à cerner. Par Aziz Huq, professeur de droit à l’université de Chicago.
Mourir sous les balles d’un fonctionnaire fasciste.
Une issue de plus en plus plausible. Si la logique actuellement en cours se poursuit, la création d’une milice équivalente à ICE en France n’est qu’une question de temps, avec ses rafles et ses exécutions sommaires. « Il faut organiser des grandes rafles un peu partout », dixit Arno Klarsfeld : c’est ce qu’ils veulent, ce qu’ils feront.
En réponse à nos voeux d’hier et à la citation du texte de Martin Niemöller, Agnès nous présente les siens, assaisonnés de sa spontanéité acérée, authentique et sans oeillères avec, en échange, une autre citation commentée et ornementée de considérations auxquelles rien ne résiste.
« La victoire des régimes autoritaires ne se mesure pas seulement en conquêtes territoriales ou en influence diplomatique. Elle se lit dans la capacité à faire plier les démocraties, à les amener à renoncer graduellement à leurs propres principes, par pragmatisme politique ou par peur électorale. » Blast
Et là, nous sommes tous concernés… pas forcément tout de suite, mais ça nous pend au nez comme une boule scintillante à la branche du sapin. Ou comme la roupie au bec du sansonnet. Ou comme… liste à compléter, j’ai plein d’images, pas forcément sortables, hi han ! Parce que le régime autoritaire, chez nous aussi… graduellement… suis mon regard chargé d’épices et aromates à l’attention de nos gouvernants.
Une autre mignonne, dénichée sur un forum, il s’agissait de débattre de la montée de ladite « islamophobie », laquelle, curieusement, semble avoir « pris la place » de l’antisémitisme historique, essentiellement à l’ED mais pas seulement : Sleeping Giants – « Les mouches ont changé d’âne ». Souvent varient… bien fol est qui s’y fie… ah les vagabondes fantaisistes !
A quoi j’ajoute ceci, le tout de mon cru : c’est certes rassurant de voir les mouches sur la croupe du voisin, haro sur ce baudet, et tout le monde se joint volontiers au festin. Ciel, mon crottin ! Mais elles volent, comme les oiseaux, de branche en branche, ces goulues… et y a pas de raison qu’elles ne décident demain de venir faire du tourisme sur nos postérieurs proprets. Ce qui boucle avec ta citation. CQFD.
Veuilleurs meuh, ne piquons pas du nez ! Et attention aux batailles de bouse, qui salissent les mains et les tabliers !
Il a fallu rajouter des chaises et des bancs avant de commencer la conférence organisée hier soir à la salle Hubert-Raymond de La Chapelle-Saint-Luc par le Collectif aubois de veille et de lutte contre les extrêmes-droites. Certains militants aux jambes aguerries ont dû rester debout durant les deux bonnes heures d’exposé et d’échanges avec Ugo Palheta, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille.
S’ensuivirent une séance de dédicaces par Ugo Palheta de ses ouvrages, présentés par Les Amis de la librairie indépendante et coopérative Les Passeurs de Textes, la poursuite des questions et partages d’expériences entre les différents auditeurs et le conférencier autour d’un buffet bien garni de nourritures plus matérielles, agrémentées des boissons du moment, au cours d’un repas partagé, fourni par les bénévoles du Collectif aubois de veille et de lutte contre les extrêmes-droites.
Le Collectif tient à remercier en premier lieu Ugo Palheta pour avoir accepté de venir à Troyes malgré les incidents récurrents sur la ligne SNCF Paris-Troyes (une alerte à la bombe à la Gare de l’Est l’a précisément contraint à différer son départ de Paris en prenant le train suivant) et de devoir faire le retour ce matin vers Paris bien avant l’aube, la Ville de La Chapelle Saint-Luc pour la mise à disposition de la salle, la presse locale (et en particulier Stéphanie Munier, qui a publié 2 articles pour annoncer l’événement), les radios locales (Thème Radio, Latitude, Troyes Aube Radio…) et tout le public venu en nombre pour rappeler que l’extrême-droite n’est pas une fatalité dans notre département et que, si elle fait du bruit, c’est bien parce qu’elle n’a que ça à faire valoir comme argument.
La campagne des élections municipales est déjà engagée et le Collectif de veille de de lutte contre les extrêmes-droites sera présent partout où il peut l’être pour faire barrage au fascisme.
Ugo Palheta
Ugo Palheta est sociologue, actuellement maître de conférences à l’université de Lille, rattaché à l’équipe « Cultures et sociétés urbaines » du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (Cresppa, UMR 7217), et associé à l’unité « Migrations internationales et minorités » (U08) de l’Institut national d’études démographiques (INED), co-directeur de publication de la revue en ligne Contretemps, et anime un podcast consacré aux questions des extrêmes-droites (en France et au-delà), du fascisme (historique et contemporain) et de l’antifascisme, intitulé « Minuit dans le siècle », sur la plateforme Spectre.
Il est l’auteur d’ouvrages faisant référence tels « La possibiliité du fascisme » (Ed. La Découverte, 2018), « Face à la menace fasciste: Sortir de l’autoritarisme » (Ed. Textuel, 2021), « La nouvelle internationale fasciste, » (Ed. Textuel, 2022), « Défaire le racisme, affronter le fascisme » (Ed. La Dispute, 2022), « Comment le fascisme gagne la France: De Macron à Le Pen » (Ed. La ,Découverte,2025), entre autres.
Juste après avoir prêté serment, le nouveau président américain, Donald Trump, s’est rendu auprès de ses partisans, devant lesquels il a signé près de 80 décrets – révoquant des mesures de son prédécesseur, Joe Biden, et ouvrant la voie à d’autres décisions. Celles-ci prévoient notamment le limogeage de nombreux fonctionnaires fédéraux, le verrouillage de la frontière avec le Mexique, et une amnistie des insurgés du Capitole. Les éditorialistes commentent.
Anne Deysine, experte des Etats-Unis : « La résistance va se focaliser sur ce qui est vraiment important »
Etats-Unis : ce vieux manuel de sabotage qui refait surface pour résister à Donald Trump
Les consultations d’un guide de méthodes pour résister au fascisme, déclassifié par la CIA en 2008, explosent depuis l’élection de Donald Trump.
Faut-il y voir un acte de résistance ? Ou bien est-ce la traduction d’une vraie crainte face au déconcertant Donald Trump, réélu pour un second mandat en novembre dernier ? Depuis plusieurs semaines, un vieux manuel de résistance au fascisme, déclassifié par la CIA en 2008, est devenu viral sur Internet. Il s’agit d’un guide gouvernemental très sérieux daté de la Seconde Guerre mondiale.
États-Unis. Comment la résistance à Donald Trump sort de sa torpeur
Le projet 2025 de Trump couronne une résistance de plusieurs décennies aux réformes progressistes du 20e siècle
Pendant une grande partie du XXe siècle, les efforts de refonte du gouvernement ont été motivés par le désir progressiste de mettre le gouvernement au service des Américains ordinaires, notamment avec les réformes du New Deal et de la Grande Société.
Aux États-Unis, les purges d’Elon Musk créent un premier front de résistance
Face au rythme et à l’amplitude des réformes menées par le bras droit de Trump contre le gaspillage de l’État, la riposte a lieu dans la rue et dans les tribunaux. Le bras de fer est engagé.
Résistances politique et économique après un mois de présidence Trump 2.0, au pas de charge
Résistance scientifique aux États-Unis : « La science est le premier des contre-pouvoirs »
Aux États-Unis, les scientifiques commencent à s’organiser pour résister aux attaques de la nouvelle administration Trump, qui censure les bourses de recherche, réduit les fonds de recherche et va jusqu’à supprimer des données publiques qu’elle estime gênantes. Mais ils restent divisés.
Snobé par les Etats-Unis, le G20 fait de la résistance en Afrique du Sud
Dans le viseur de l’administration Trump, Pretoria a plaidé pour le multilatéralisme lors de la réunion des ministres des affaires étrangères du G20 à Johannesburg.
Au lendemain de la première investiture de Trump, en 2017, environ un demi-million de personnes avaient déferlé sur Washington, en signe de protestation, scandant le célèbre : « Voici à quoi ressemble la démocratie! » Huit ans plus tard, la révolte citoyenne est anémique et l’opposition politique, émasculée. Apathie, vous avez dit?
L’administration Trump efface des millions de données scientifiques, la résistance s’organise
Cancel que ça s’arrête ? Depuis l’investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, nous assistons à un autodafé numérique de tout ce qui touche de près ou de loin à des politiques jugées trop progressistes. Le processus est méthodique et tout y passe. Analyse.
US go home, enfin !
« US go home! » Les plus vieux écraseront peut-être une larmichette en se rappelant ce slogan qu’ils traçaient d’une main plus ou moins habile sur les murs des villes d’Europe. Contre la guerre étatsunienne au Viet-Nam. Contre le modèle de société imposé par l’Oncle Sam. Allez, du balai, les Ricains! Eh bien, plus d’un demi-siècle plus tard, nous y voilà. « US » est vraiment « go home »!
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Rome, 7 janvier 2025: près de 1000 néonazis font le salut fasciste lors d’une commémoration
Cette année encore, des néo nazis se sont donnés rdv à Rome pour rendre hommage à deux militants fascistes tués en 1978. A visages découverts et devant les caméras, ils n’ont pas hésité à faire le salut fasciste… L’Europe est plus que jamais prête pour redevenir fasciste. Et nous regardons le drame arriver sans pouvoir l’arrêter.
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Immigration, droits des personnes transgenres, environnement, commerce international, Ukraine… Dès son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé une série de mesures, dont certaines peuvent être mises en œuvre via des décrets présidentiels.
Donald Trump reprend le Bureau ovale de la Maison Blanche, lundi 20 janvier, pour un second mandat susceptible de marquer une rupture encore plus nette que le précédent (de 2017 à 2021). Il entend perdre dès son retour une série de mesures sur l’immigration, les droits des personnes transgenres, le climat ou le commerce international par le biais de décrets présidentiels. Des décisions radicales qui mettront rapidement à l’épreuve sa capacité d’action institutionnelle. Tour d’horizon de promesses parfois floues, mais toujours spectaculaires.
Pourquoi l’expulsion de millions de sans-papiers pourrait avoir de lourdes conséquences
En Écosse, Donald Trump se bat contre des «moulins à vent» au nom du golf
Le président américain Donald Trump ne le cache pas, il n’aime pas les éoliennes. Cette opposition a une explication : le golf, son golf. Alors que le milliardaire critique de manière de plus en plus virulente les énergies renouvelables, sa bataille contre les éoliennes semble avoir commencé en Écosse. Près d’Aberdeen, l’organisation Trump veut installer un club de golf : pour cela, elle tente de faire capoter un projet d’éoliennes et s’attaquer aux dunes naturelles, importantes pour la biodiversité locale. Une bataille qui a débuté en 2006 et qui court encore aujourd’hui.
Conséquences pour la santé américaine et la santé mondiale
« Le fil rouge, c’est la remise en cause de la démocratie » : pourquoi historiens et politologues sont de plus en plus nombreux à qualifier Donald Trump de « fasciste »
Le républicain retrouve la Maison Blanche, lundi, avec l’intention de mettre en œuvre un programme xénophobe et risquant de fragiliser à long terme les institutions américaines.
Ce que dit vraiment le rapport du Conseiller spécial chargé de l’enquête sur Donald Trump
Même s’il apporte assez peu d’éléments nouveaux, le Rapport final du Conseiller Spécial Jack Smith sur les événements du Capitole le 6 janvier 2020, dit quelque chose d’essentiel : les preuves recueillies étaient largement suffisantes pour obtenir la condamnation de Donald Trump lors d’un procès. Et pourtant, de procès, il n’y aura pas.
Une lueur d’espoir ? L’héritage de Martin Luther King Jr., plus fort que la haine et la malveillance
Déclaration conjointe de huit organisations à l’occasion de l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2025.
Attentats d’extrême-droite : des chiffres sous-estimés ?
Ce 21 mai, la police a interpellé un masculiniste de 26 ans, qui envisageait une tuerie de masse lors du passage de la flamme olympique. Cet attentat déjoué n’est pas un cas isolé. Un rapport de l’Union Européenne sur les « menaces terroristes » semble cependant considérablement minimiser le risque de ces attaques. Sur la base de chiffres biaisés. Analyse. Et rappel : l’extrême-droite TUE.
Le Rassemblement National et l’école : la restauration d’un ordre ancien
«Quand tu luttes contre le changement climatique, tu es obligé de faire barrage à ces gens-là» : les influenceurs écolos se mobilisent contre l’extrême-droite
L’assassinat du député Giacomo Matteotti, particulièrement clairvoyant sur les dangers du fascisme et opposant acharné à Mussolini, marque le basculement de l’Italie dans la dictature. C’était il y a tout juste 100 ans…
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En guise d’introduction à la conférence de ce vendredi 22 mars, sur laquelle nous reviendrons prochainement, Hubert Bruneel, membre du collectif et secrétaire de la section de l’Aube de la LDH a tenu à rappeler nos objectifs en ces termes:
Bienvenue à toutes et à tous et merci d’avoir répondu à l’invitation de notre collectif.
Depuis plusieurs années nous sommes confrontés à un contexte grave, attentatoire aux libertés,qui appelle à la vigilance, à l’alerte et à l’action.
Les extrêmes-droites en France, comme dans d’autres pays, ont toujours assimilé la défense des libertés publiques, la lutte contre les injustices et les discriminations et la défense des droits humains à une forme de subversion antinationale qu’il convenait d’éradiquer, n’hésitant pas à recourir à la violence dans le discours et dans les actes.
L’histoire a montré que les extrêmes-droites avaient pu accéder au pouvoir, soit par la voie des urnes, soit par celle de la force, mais qu’elles l’avaient toujours pris en s’affranchissant de la démocratie et des libertés publiques.
Depuis plusieurs années le FN, transformé en RN, s’est engagé dans une stratégie de respectabilité, qui favorise sa reconnaissance par le public et contribue à la banalisation d’opinions contraires à l’Etat de droit et au respect des droits fondamentaux. Dans le même temps, des groupes, des associations, des partis et des groupements d’extrêmes-droites agissent.
Dans une démocratie digne de ce nom, l’Etat se doit d’agir contre la montée du fascisme et pour défendre les libertés de tous les citoyens.
Le département de l’Aube n’échappe hélas plus aux marches des néo-nazis et aux concerts de groupes se revendiquant « aryens ». Chacun sait qu’aucun territoire n’est à l’abri de ces très dangereuses dérives qui annoncent la perspective d’un avenir extrêmement sombre.
Autant de raisons pour s’unir et agir ensemble.
Ce constat incite à la plus grande vigilance et à l’alerte. C’est pourquoi la LDH a mis en place des cellules de veille au niveau national dans chacune de ses sections.
La cellule de veille de la section LDH de l’Aube a proposé de constituer un collectif sur le département. Elle a sollicité toutes les organisations qui défendent les libertés, associations, syndicats, partis politiques, collectifs et les citoyens désireux de se joindre à eux.
Ensemble, nous avons décidé de constituer le Collectif aubois de veille pour lutter contre les extrêmes-droites, dans une approche transpartisane, pour agir, réagir de façon concertée et faire face aux extrêmes-droites, à leur propagande, à leurs intimidations et à leurs exactions.
Ensemble nous avons défini les objectifs, l’organisation du collectif ainsi que ses modalités de fonctionnement et mettons en place des relais dans les quartiers et les territoires pour élargir le réseau des veilleurs.
Ensemble, nous nous organisons et nous donnons les moyens pour :
documenter la totalité des faits et des actions concernant les agissements des extrêmes-droites, leurs actions contraires aux droits fondamentaux, leur posture et leur communication visant à faire l’apologie du racisme, de l’antisémitisme, de l’homophobie et de toutes les formes de discriminations et à les banaliser, à travers une action de veille partagée et coordonnée.
mettre en place des relais dans les quartiers et les territoires pour élargir le réseau des veilleurs.
partager l’information au sein du collectif.
agir concrètement pour en finir avec les idées fausses des extrêmes-droites, pour dénoncer leur duplicité, leurs agressions verbales et physiques, leurs actes répréhensifs et contraires à la loi, leurs atteintes aux droits et aux libertés
communiquer auprès des publics.
Ce sont les raisons pour lesquelles nous avons invité Jonathan Preda, enseignant et historien, qui est actuellement doctorant à l’Institut Français de Géopolitique. Il consacre ses travaux à l’étude de l’extrême-droite en France. Nous le remercions d’avoir accepté de nous présenter ses recherches et ses connaissances. Nous lui laissons le soin de se présenter.
Le conférencier, Jonathan Preda, enseignant agrégé en histoire-géographie et doctorant à l’Institut Français de Géopolitique/photo MB
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Outre-Rhin aussi, 2024 fait craindre « un risque pour la démocratie » : le parti d’extrême-droite Alternative für Deutschland pourrait rafler des scores importants à plusieurs élections. « L’AfD se renforce à mesure que l’État de droit se défigure lui-même ». Et au lieu d’endiguer la catastrophe, L’État allemand tire à boulets rouges sur les luttes antifascistes -ça vous dit quelque chose ?
Selon les juges, le délit n’est pas manifeste dans le cadre d’une commémoration et s’il n’est pas prouvé que les personnes effectuant le salut romain ont pour objectif de ressusciter le parti fasciste.
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Une foule en rangs serrés, des cris, des saluts fascistes cadencés : la scène ne vient pas d’un documentaire historique sur la prise de pouvoir de Mussolini en Italie, elle a été filmée le 7 janvier 2024 au cœur de Rome.
Le maire de Péage-de-Roussillon, victime avec sa famille d’une agression raciste à la sortie d’un bar d’Avignon, a relaté « cette douloureuse expérience » mardi soir au cours de ses vœux devant ses administrés. André Mondange a dénoncé « la montée de l’extrême droite » et appelé à la tolérance.
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L’Action française est un des plus importants mouvements groupusculaires de l’extrême droite. Toujours tendance chez les militants de ce bord, les royalistes sont pourtant débordés par des groupes plus radicaux, comme récemment à Rennes.