Atteintes aux libertés, démocratie en danger




Après les mobilisations récentes et toujours en cours qui ébranlent la sérénité du gouvernement, une question se pose : vont-ils arrêter tout le monde ?

En un mois de mobilisation lycéenne, le nombre de gardes à vue a déjà dépassé celui du mouvement des Gilets jaunes, qui avait duré huit mois. Nos invités reviennent sur la répression judiciaire sans précédent du mouvement social en cours.

Depuis la mi-septembre, 12 000 personnes ont été placées en garde à vue d’après les chiffres communiqués par le ministère de la Justice. Depuis les pillages de magasins et dégradations de bâtiments publics du 17 octobre, le gouvernement réclame la plus grande fermeté, qui se traduit parfois par des peines lourdes, prononcées dans l’urgence en comparution immédiate : des peines de prison ferme, des interdictions de manifester, parfois même de voter. Quel effet cette répression judiciaire du mouvement social a-t-elle sur notre démocratie et nos libertés publiques ?



La France glisse-t-elle vers des pratiques autoritaires ? 7 signes d’alerte 

Partout dans le monde, les pratiques autoritaires progressent. Les États-Unis en sont le dernier exemple le plus frappant : dans cette démocratie ancienne, qui se présentait comme un modèle, les droits humains se sont dégradés à une vitesse fulgurante. À l’approche d’échéances électorales cruciales en France, Amnesty International livre ce que nos chercheurs observent dans le monde entier : comment les fondements d’un État de droit et de la protection des droits humains peuvent être affaiblis, petit à petit, par l’adoption de pratiques autoritaires. Ces pratiques contaminent même les démocraties, et la France n’est plus à l’abri de cette tendance mondiale. Notre analyse des sept signes des pratiques autoritaires montre pourquoi notre État de droit est aujourd’hui en état d’alerte.



Traitement des manifestations du 24 octobre : le doigt dans l’engrenage de l’illibéralisme

Dans les jours précédant les manifestations, le gouvernement et le président de la République ont multiplié les annonces visant à renforcer la réponse pénale et restreindre la liberté de manifester. Leur concrétisation amorce un tournant vers l’illibéralisme.



La mort lente de la démocratie : du danger de la comparaison avec les années 30

Face à la crise de la démocratie libérale en France et partout dans le monde, on invoque souvent le retour des années 1930. Mais l’analogie nous place dans la position de l’enfant du conte qui applique les consignes de la situation antérieure et se trouve toujours en décalage avec les besoins de l’heure. Par Renaud Meltz, historien et contributeur de « Vichy : Histoire d’une dictature, 1940-1944 ».





La police, pilier de la République ?




Lettre ouverte à Laurent Nuñez : si la police protège les milices fascistes, qui protège les manifestant·es ?

Après les attaques de milices fascistes du 24 octobre et face aux soupçons de complicité policière, Attac interpelle Laurent Nuñez pour exiger la fin de l’impunité et des réponses avant les mobilisations du 31 octobre et du 5 novembre.



Depuis le début du mouvement lycéen, 83 enquêtes ont été confiées à l’IGPN et l’IGGN

Le ministère de l’intérieur donne à l’Agence Radio France un nouveau bilan du nombre d’enquêtes confiées à la police des polices et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale depuis le début de la mobilisation des organisations lycéennes et étudiantes mi-septembre.





Existe-t-il vraiment des « policiers casseurs », en civil et infiltrés dans les manifestations, qui commettent des dégradations ?

Cette accusation, qui revient à chaque grande mobilisation sociale émaillée d’incidents, est alimentée par plusieurs vidéos filmées le 17 octobre ou lors de rassemblements des lycéens. Mais aucune ne permet d’attester que des policiers attiseraient volontairement les violences.

« Un vrai et gros problème de confiance ».

Plutôt qu’une stratégie orchestrée, il pourrait s’agir « d’ordres à un niveau infra », sur le terrain, « de policiers qui se montent le bourrichon et se disent ‘on va salir le mouvement’, et prennent alors des initiatives », avance cet ancien proche du ministère de l’Intérieur. Mais les hypothétiques participations ou incitations des policiers aux actions des casseurs sont « très difficiles à prouver », rappelle Sebastian Roché, qui « n’y croit pas trop ». « On ne peut être sûr de rien », poursuit Arnaud-Dominique Houte. « Mais il y a un vrai et gros problème de confiance, alerte l’historien. Et quand les gens n’ont plus confiance en la police, ils peuvent la soupçonner, à tort ou à raison, des pires pratiques. »







Policiers infiltrés parmi les manifestants : une « tradition » selon le préfet du Rhône

Le préfet du Rhône affirme qu’il s’agit d’une pratique courante. Il a toutefois demandé l’ouverture d’une enquête.



Le Canard Enchaîné

Secteur du sanitaire et social : « les dégradations des conditions de travail » sont déplorées par les syndicats aubois qui manifestent à Troyes



Jeudi 15 mai.

Professionnels de la protection de l’enfance, de la prévention ou du handicap, d’Ehpad et plus globalement du secteur sanitaire et social se sont réunis pour faire le même constat : « Cette convention unique revoit à la baisse nos acquis sociaux. Avec notamment moins de congés trimestriels, notre repos journalier qui passe à neuf heures alors qu’il était de onze heures, l’amplitude hebdomadaire qui monte à 48 heures contre 44 heures actuellement, etc. », s’indigne Alban, qui travaille dans le secteur de la protection de l’enfance.

Soulèvement démocratique en Serbie « Journal libre » de la télévision de Voïvodine



La colère redouble en Serbie. D’abord porté par les étudiants, le mouvement s’étend à toute la Serbie, alors que de nombreuses professions sont entrées en grève générale. Suivez les dernières informations en temps réel et en accès libre.



Serbie: Les manifestants se rassemblent en masse trois mois après l’accident à la gare de Novi Sad


Des dizaines de milliers d’étudiants et de citoyens serbes, qui manifestent depuis des mois contre la corruption, sont réunis samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu dans cette ville il y a trois mois jour pour jour.

Les manifestants sont arrivés à Novi Sad, 2e ville de Serbie, à pied, à vélo ou en voiture. Drapeaux à la main, scandant des slogans contre la corruption, ils ont bloqué les trois principaux ponts qui enjambent le Danube à partir de 15H00 (14H00 GMT),avant de converger en début de soirée vers le principal pont de la ville où ils vont passer la nuit.

France: la grogne s’étend


DÉCRYPTER LE MOUVEMENT DES AGRICULTEURS


Colère des agriculteurs : qu’est-ce que l' »exception agricole française » évoquée par Gabriel Attal lors de sa déclaration de politique générale ?


Face à la détresse du monde agricole, la remise en cause des accords de libre-échange



Grève des profs jeudi 1er février : « Je me mobilise demain car je refuse de faire partie d’une Education nationale qui pratique la ségrégation scolaire »



Artisans du BTP en colère dans l’Aube : ils déversent des bennes de gravats devant le centre des impôts