Tran To Nga lors d’une manifestation. — Jacques Witt/SIPA
La franco-vietnamienne Tran To Nga , 79 ans, a été déboutée par la justice française dans sa volonté de poursuivre en justice 14 multinationales accusées d’avoir produit l’«Agent orange».
Les gens reçoivent une assistance en oxygène gratuitement dans un Gurudwara (temple sikh), au milieu de la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19), à Ghaziabad, Inde, le 6 mai 2021. REUTERS / Danish Siddiqui
Le principal chef de l’opposition indienne, Rahul Gandhi, a averti vendredi que si la deuxième vague meurtrière du COVID-19 balayant le pays n’était pas maîtrisée, elle dévasterait l’Inde et menacerait le reste du monde.
Dans une lettre, Gandhi a imploré le Premier ministre Narendra Modi de se préparer à un autre verrouillage national, d’accélérer un programme de vaccination à l’échelle du pays et de suivre scientifiquement le virus et ses mutations.
Gandhi a déclaré que la deuxième nation la plus peuplée du monde avait la responsabilité dans « un monde globalisé et interconnecté » d’arrêter la croissance « explosive » du COVID-19 à l’intérieur de ses frontières.
« L’Inde abrite un être humain sur six sur la planète. La pandémie a démontré que notre taille, notre diversité génétique et notre complexité font de l’Inde un terrain fertile pour que le virus mute rapidement, se transformant en une forme plus contagieuse et plus dangereuse, « a écrit Gandhi.
« Permettre la propagation incontrôlable du virus dans notre pays sera dévastateur non seulement pour notre peuple mais aussi pour le reste du monde. »
La variante B.1.617 hautement contagieuse du COVID-19 de l’Inde s’est déjà répandue dans d’autres pays, et de nombreux pays ont décidé de réduire ou de restreindre les mouvements en provenance de l’Inde.
Le Premier ministre britannique Boris a déclaré vendredi que le gouvernement devait gérer très soigneusement l’émergence de nouvelles souches de coronavirus en Inde qui ont depuis commencé à se propager au Royaume-Uni.
Pendant ce temps, des tonnes de matériel médical en provenance de l’étranger commencent à arriver dans les hôpitaux de Delhi, ce qui pourrait alléger la pression sur un système surchargé.
TAUX DE VACCINATION
Au cours de la semaine dernière, l’Inde a signalé 1,5 million de nouvelles infections supplémentaires et un nombre record de morts par jour. Depuis le début de la pandémie, il a signalé 21,49 millions de cas et 234 083 décès. Il compte actuellement 3,6 millions de cas actifs.
Modi a été largement critiqué pour ne pas avoir agi plus tôt pour supprimer la deuxième vague, après que les festivals religieux et les rassemblements politiques ont attiré des dizaines de milliers de personnes ces dernières semaines et sont devenus des événements « super diffuseurs ».
Son gouvernement – qui a imposé un verrouillage strict en mars 2020 – a également été critiqué pour avoir levé les restrictions sociales trop tôt après la première vague et pour des retards dans le programme de vaccination du pays.
Le gouvernement a été réticent à imposer un deuxième verrouillage par crainte des dommages à l’économie, bien que de nombreux États aient annoncé leurs propres restrictions.
Goa, un haut lieu du tourisme sur la côte ouest où jusqu’à une personne sur deux testée ces dernières semaines pour le coronavirus a été positive, a annoncé vendredi des restrictions strictes à partir de dimanche, limitant les horaires pour les épiceries, interdisant les déplacements inutiles et exhortant les citoyens à annuler tous les rassemblements .
Bien que l’Inde soit le plus grand fabricant de vaccins au monde, elle a également du mal à produire et à distribuer suffisamment de doses pour endiguer la vague de COVID-19.
Bien que le pays ait administré au moins 157 millions de doses de vaccin, son taux d’inoculation a fortement baissé ces derniers jours.
L’Inde a vacciné 2,3 millions de personnes jeudi, le plus ce mois-ci mais encore loin de ce qui est nécessaire pour freiner la propagation du virus.
ENREGISTRER LES INFECTIONS
L’Inde a signalé une autre augmentation quotidienne record des cas de coronavirus, 414188, vendredi, portant le nombre total de nouveaux cas pour la semaine à 1,57 million. Les décès dus au COVID-19 ont augmenté de 3 915 à 234 083.
Les experts médicaux disent que l’étendue réelle du COVID-19 est probablement beaucoup plus élevée que les chiffres officiels.
Le système de santé indien s’effondre sous le poids des patients, les hôpitaux étant à court de lits et d’oxygène médical. Les morgues et les crématoriums ne peuvent pas gérer le nombre de bûchers funéraires morts et de fortune brûlés dans les parcs et parkings.
Les infections se propagent désormais des villes surpeuplées vers les villages ruraux éloignés qui abritent près de 70% des 1,3 milliard d’habitants.
Bien que les régions du nord et de l’ouest de l’Inde soient les plus touchées par la maladie, le sud semble maintenant devenir le nouvel épicentre.
Dans la ville méridionale de Chennai, seulement un lit sur cent avec oxygène et deux lits sur cent dans les unités de soins intensifs (USI) étaient vacants jeudi, contre un taux de vacance de plus de 20% toutes les deux semaines, selon les données du gouvernement.
Dans la capitale technologique de l’Inde, Bengaluru, également dans le sud, seuls 23 des 590 lits des USI étaient vacants.
Le taux de test de positivité – le pourcentage de personnes testées qui ont la maladie – dans la ville de 12,5 millions a triplé pour atteindre près de 39% mercredi, contre environ 13% il y a deux semaines, selon les données.
Syed Tousif Masood, un bénévole d’un groupe de ressources COVID-19 à Bengaluru appelé Project Smile Trust, a déclaré que la ligne d’assistance du groupe recevait en moyenne 5000 demandes par jour pour des lits d’hôpital et de l’oxygène, contre 50 à 100 appels de ce type il y a à peine un mois. .
« Les experts disent que nous n’avons pas encore atteint le sommet », a-t-il déclaré. « Si ce n’est pas le sommet, alors je ne sais pas ce qui se passera au vrai sommet. »
Plusieurs ONG environnementales ont organisé une conférence de presse pour dénoncer le décalage entre l’ambition portée par la loi Climat et les amendements adoptés par les députés. Elles espèrent que la société se mobilisera dimanche 9 mai pour de nouvelles marches pour le climat.
Un groupe de militants bloque l’entrée de la tour Total à La Défense en avril 2019. //PHOTO Guénolé LE GAL / Les Amis de la Terre / ANV-COP 21 / Greenpeace
Les entreprises du CAC 40 vont verser 51 milliards d’euros à leurs actionnaires. Leur chiffre d’affaires s’est pourtant effondré globalement de 55% cette année. Mais où les actionnaires trouvent-ils l’argent pour se rémunérer ?
Carte météorologique diffusée sur Antenne 2 le 30 avril 1986
La CRIIRAD s’alarme en constatant : « Aujourd’hui pourtant un nombre croissant d’articles assure que les autorités n’ont pas menti. Les procédés utilisés sont assez grossiers mais ils semblent fonctionner car, le temps passant, la mémoire s’efface. »
Elle a publié un certain nombre de documents que vous trouverez ci-dessous:
En complément, un premier volet du dossier rappelle les déclarations choquantes, et sans fondement scientifique, des services officiels français sur l’ampleur de l’accident et son impact en Union soviétique. Le second volet traite du fameux bouclier anticyclonique qui aurait protégé la France (avec le panneau STOP sur la frontière française).
Trente ans avant Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de Kychtym
Alors que la catastrophe nucléaire de Tchernobyl s’est produite il y a trente-cinq ans, une autre explosion, survenue en 1957 en Russie dans le centre nucléaire militaire de Mayak, continue d’empoisonner la région. Retour sur cette catastrophe tenue secrète pendant plus de vingt ans.
Durant les mois de mars et avril 2020, la surmortalité a été particulièrement forte chez les Africains et les Asiatiques. Crédit : Reuters
Un rapport de l’Institut national des statistiques, Insee, met en lumière la surmortalité qui a été « 2,1 fois plus forte » chez les personnes nées à l’étranger que celles nées en France en 2020, notamment pendant la première vague de la pandémie de coronavirus. Les Africains et les Asiatiques sont particulièrement concernés.
Le confinement de mars 2020 a permis d’éviter 2.300 décès en lien avec l’exposition aux particules fines et 1.200 décès liés au dioxyde d’azote. // PHOTO : Ostranitsa Stanislav / Shutterstock
Selon Santé publique France, entre 2016 et 2019, environ 40.000 décès par an sont attribuables à la pollution de l’air aux particules fines. La précédente évaluation estimait ce nombre de décès à 48.000.
Voies rapides, aéroport proche, pollution omniprésente… Les aires d’accueil des gens du voyage n’ont rien d’accueillant. La faute à une politique qui leur est hostile, s’indignent les Voyageurs, qui s’inquiètent pour leur santé.
Hypocrites, les médecins ? Certains semblent l’être en tout cas : pile, ils publient des tribunes anxiogènes sur la situation de l’épidémie de Covid en France ; face, ils militent pour la suppression des lits en réanimation.
Youtube, Twitter, Linkedin… Les pro-atome envahissent les réseaux sociaux grâce à une kyrielle d’opérations de communication lancées par l’industrie électronucléaire. Leur argument phare : la faible empreinte carbone du secteur. Leur méthode : construire une opposition factice entre scientifiques (pronucléaires) et militants (anti).
Depuis l’accord entre les dirigeants européens en juillet dernier, le plan de relance n’est toujours pas en vigueur. Le processus est aujourd’hui bloqué suite à une plainte déposée à la Cour constitutionnelle allemande.
Des enfants dans un centre pour mineurs isolés à Athènes, en Grèce. Image d’illustration. Crédit : Picture alliance
Un enquêteur indépendant a conclu mercredi que le suicide du jeune Mulubrhane Medhane Kfleyosus, un réfugié érythréen de 19 ans, en 2019, était dû à un manque de prise en compte de son état de santé mentale, rapporte The Guardian. Avant lui, trois de ses compagnons d’exil s’étaient déjà donné la mort.
La pandémie de Covid-19 a mis à jour le terrible bilan de politiques destructrices, délibérément créatrices de divisions et qui perpétuent les inégalités, la discrimination et l’oppression. Des mesures qui ont représenté un terreau fertile favorisant les ravages causés par le Covid-19.
Anne Bouillat, fondatrice du centre d’accueil du Planning Familial de Troyes et Antoinette Chérain, militante de la première heure à l’occasion du cinquantenaire du Mouvement français pour le planning familial en mars 2006. Photo Libération-Champagne
“On en vient à se dire ce truc complètement fou, qu’on va peut-être garder l’enfant parce qu’on n’a pas d’argent”, Annabelle 31 ans.
Ce témoignage interpelle, nous sommes en 2021 !!!
En effet, se rendre à l’étranger n’est pas accessible pour toutes. Précaires, migrantes, sans papiers, mineures sans l’accord de leurs parents : elles sont nombreuses à vivre la violence d’être forcée à poursuivre une grossesse non-désirée.
1971/2021
50 ans plus tard, 343 femmes ont de nouveau déclaré avoir avorté au-delà des délais légaux français.
Chaque année, le Planning Familial accueille plus d’un demi-million de personnes : des femmes de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles qui demandent à avorter au-delà du délai légal français. Ces personnes viennent au Planning pour un test de grossesse, une échographie ou encore parce qu’elles y ont été orientées par des professionnel.le.s de santé.
Faux négatifs lors d’un test de grossesse, difficulté à prendre rendez-vous dans les dernières semaines du délai, émergence des violences dans le couple, leurs histoires sont toutes différentes. Il faut les écouter. Ces personnes souhaitant mettre fin à une grossesse doivent traverser des frontières, ou débourser des sommes très importantes pour avorter dans des pays aux législations plus progressistes, comme l’Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, où les délais vont jusqu’à 22 semaines de grossesse.
Pour certaines, cela s’avère impossible.
Comment accepter cette inégalité de traitement devant le choix de mener une grossesse à terme ?
Communiquons autour de nous :
« Monsieur le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, Madame la Ministre déléguée en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances Elisabeth Moreno, cette situation est indigne d’un pays qui se revendique des plus progressistes sur les questions des droits des femmes et de l’égalité. Soutenez la proposition de loi qui allongerait le délai légal de 12 à 14 semaines de grossesse ! Allongez les délais de l’IVG pour permettre à toutes les femmes d’avoir le choix ! »
De nombreuses personnalités du monde politique, artistes et journalistes ont signé « le nouveau manifeste des 343 » .
Comme elles, mobilisons-nous avec le Planning familial pour exiger du gouvernement ce changement législatif nécessaire pour la liberté de chacune à disposer librement de son corps.
Soutenons l’allongement des délais légaux à 14 semaines pour l’avortement en France !
La Cour des comptes a publié ce jeudi son rapport annuel 2021 consacré pour une large part à la gestion de la crise sanitaire. Parmi les problèmes, la Cour pointe le recul des capacités d’hospitalisation en soins critiques en regard des besoins.
Après les députés, les sénateurs ont voté la fin de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH. Mais ce texte doit maintenant repasser à l’Assemblée, à majorité LREM. Or Sophie Cluzel se dit contre ce principe. Quelle issue ?
Une décennie après le séisme de magnitude 9 qui a causé le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima, Reporterre est parti à la rencontre de ceux qui sont revenus habiter dans la zone sinistrée des vingt kilomètres autour de la centrale. Dans la région du Tohoku où a eu lieu la catastrophe, la contamination radioactive est toujours forte et plusieurs villes demeurent inhabitables.